Il y a 500 ans, « verser un pot de vin » ne signifiait pas corrompre. C’était saluer le bon service ou l’encourager, en offrant au serveur de quoi s’acheter un verre, donner un pourboire (= une pièce d’argent ‘pour boire’). Autre image semblable : graisser la patte de quelqu’un pour bien le disposer.
Un État est d’autant mieux un État de droit que chaque mandataire politique a des comptes à rendre clairement / que ses comptes sont strictement contrôlés. Voici un propos en ce sens d’il y a près de 500 ans :
« Ces accusés sont incapables d’expliquer raisonnablement la source de leur enrichissement extraordinaire et rapide. L’ambiguïté des explications doit être la preuve même de la malversation (Ipsapeculatussitplenaprobatio). Quand une couleur non naturelle s’attache à l’or, elle dissimule à coup sûr des artifices. Apparences et présomptions nous permettent d’habitude de démontrer les crimes cachés. En la matière, l’information des hommes se heurte à mille supercheries et l’erreur imprévue comme le mensonge spécieux nous guettent sous des dehors trompeurs » (Guy Coquille publiant en 1703 des propos tenus en 1577, lors des États de Blois !).
Morceaux choisis du discours du roi Philippe pour la fête nationale de ce jour :
« Nous vivons une époque qui privilégie l’autonomie de l’individu et la performance. Or, la solidité d’une société se mesure aussi à la manière dont elle prend soin de ses membres les plus vulnérables. Je songe en particulier aux personnes dont les facultés cognitives s’effacent peu à peu.
Je salue avec admiration les professionnels, les associations, tous ceux qui prennent en charge ces patients et leur procurent un environnement sécurisant. Dans le respect de leur dignité. Ne devrions-nous pas prendre exemple sur eux et mettre plus d’humanité et de tendresse dans notre société ?
[…] Dans notre monde bouleversé, de nombreux États et groupes armés s’affranchissent des règles du droit international. Sous des prétextes fallacieux, ils mènent des guerres insensées et cruelles. Ces crises ne peuvent nous faire oublier les grands défis planétaires : la pauvreté, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles. Les résoudre suppose d’agir de concert, de veiller à ce que des règles communes soient réellement respectées, et de soutenir les institutions qui en sont les gardiennes. Je ne vois pas d’autre voie pour faire face aux dangers qui nous menacent. […] De notre déficit budgétaire à la polarisation dans la société, de l’instabilité géopolitique au réchauffement de la planète, tous ces problèmes ont des causes et des conséquences très différentes. Mais ils ont un point en commun : nous ne pourrons les surmonter qu’ensemble, en nous appuyant sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous divise. En cultivant la cohésion et la faculté de « faire société ». Je vous souhaite, à toutes et à tous, une joyeuse Fête Nationale. »
Ce 19/7/26, l’Espagne a dominé toute la partie de football et a bien mérité son titre ! aussi dans l’esprit et le fair-play…
Viva España !
Cela a duré 157 ans au cours desquelles l’actuelle Belgique fut intégrée à la monarchie espagnole : 1556 → 1713. Déjà auparavant, Charles Quint, né en Belgique en 1500 et mort en Espagne en 1558 s’était réjoui que ses provinces du Nord soient le plus intense foyer culturel du monde. Avec sa Cour, il a trouvé la formule idéale : l’hiver doux en Espagne et l’été doux en Belgique : doudou climatique !
Les « Pays-Bas espagnols » (le sud des Dix-Sept Provinces, comprenant le nord de la France et l’ouest de l’Allemagne) est alors l’un des principaux centres intellectuels et artistiques d’Europe, notamment en peinture (Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Anthony van Dyck et tant d’autres ; et les arts disent le regard de la foi), en sciences (dont des cartographes à la pelle, tel Mercator ; des médecins, tel Vesalius, père de l’anatomie moderne), en humanisme (un pionnier, Érasme, était venu se réfugier à Bruxelles et à Louvain)…
Certes, n’oublions pas que l’hégémonie politique et la richesse de l’Espagne au XVIe siècle proviennent de l’exploitation massive de son empire colonial dans le Nouveau Monde. Cet âge d’or a été alimenté par le pillage et l’extraction intensive de l’or et de l’argent. Viva España + Justicia y reparaciones para la Argentina y toda América Latina y todos los pueblos colonizados y oprimidos !
Même l’île Maurice et l’Asie colonisées par les Pays-Bas sont concernés par cette Histoire de conquête colonisatrice des Dix-Sept Provinces Réunies (avec les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux) ; à ce propos, voir mon post https://etiennechome.site/dites-les-pays-bas-et-non-la-hollande/ !
Nos armées occidentales se préparent activement à la guerre. Et nos gouvernements nous y entraînent par une forte augmentation des dépenses militaires. Et toi ? Et moi ? Et nous, société civile ? Sommes-nous mobilisés au point de développer toutes les initiatives contribuant à faire reculer les menaces de guerre ? Elles existent par myriades, les initiatives qui désamorcent les pièges des conflits mal gérés, qui empêchent la violence fratricide ! Il y a tant de courses à réaliser, en alternative à la course aux armements qui nous semble imposée, sans alternatives…
Par exemple renforcer les liens entre citoyens vivant à l’ouest et citoyens vivant à l’est de l’Europe. Je suis engagé dans le réseau européen Church and Peace. Plus nous y sommes nombreux, plus nous tendons vers cette masse critique dont nous avons besoin pour une mobilisation citoyenne de cohésion civile inter-nations solidement organisée, pour une paix « civile ». Et si tu te joignais à nos voix pour d’autres voies que la militarisation ? Si tu en as l’élan, merci de visiter notre site : https://www.church-and-peace.org/fr/ + lire nos Newsletters !
Des leaders de notre secteur médical belge s’expriment aussi pour s’opposer à la militarisation, pour demander à notre gouvernement d’investir dans les préventions évitant la guerre, empêchant les conflits de dégénérer en guerre :
« Si nous écoutons nos responsables politiques, l’année écoulée donne l’impression qu’une guerre est devenue inévitable. […] Or, le meilleur pour notre santé, c’est pas de guerre du tout. […] Notre pays connaît une des plus fortes hausses des budgets militaires en Europe. D’ici 2035, pas moins de 34 milliards d’euros d’investissements sont prévus. Le budget annuel est passé de 3,9 milliards en 2015 à près de 13 milliards en 2026. Pour 2035, 12 milliards supplémentaires s’y ajoutent – de quoi financer la carrière complète de plusieurs milliers d’infirmiers et infirmières ! […] Notre secteur est l’une des principales cibles des choix budgétaires du gouvernement. […] Selon le discours militariste actuel, il faudrait réduire les dépenses de santé et de sécurité sociale pour garantir notre sécurité militaire. […] Nous estimons que les autorités politiques doivent choisir une diplomatie intensive plutôt qu’une militarisation massive.
La nouvelle « loi de défense » que prépare le gouvernement prévoit qu’en cas d’urgence, l’armée pourrait réquisitionner du personnel infirmier, du matériel médical et même des stocks de plasma et de sang. Sans tenir compte des conditions de travail ni des droits, l’armée pourrait donner des ordres au personnel soignant, même si ceux-ci vont à l’encontre des principes éthiques et déontologiques qui régissent notre profession.
Au lieu d’investir dans les domaines où les besoins sont les plus importants en Belgique, les investissements seraient prioritairement dirigés vers ce que décide l’armée.
En Allemagne, où la militarisation des soins de santé est déjà bien avancée, le gouvernement prévoit que la construction de nouveaux hôpitaux ou services doit s’aligner sur la logique d’un éventuel « front de l’Est ». Concrètement, des lits ne pourraient être ouverts que s’ils répondent aux besoins de l’armée en cas de conflit avec la Russie. Des représentants de l’armée siégeraient également dans les comités de planification hospitalière et pourraient intervenir dans le triage hospitalier « en cas de crise ». […] En tant que médecins et soignants civils, nous voulons contribuer à prévenir toute guerre par la diplomatie et la gestion des conflits. Et si une guerre devait éclater, nous voulons pouvoir fournir une aide humanitaire sans discrimination » (nombreux signataires dont un médecin ancien ministre).
Aujourd’hui, c’est le 14 juillet ! Chers voisins français, bonne fête de la paix juste ! Creusez bien les bons sillons de paix juste…
Nos armées occidentales se préparent activement à la guerre. Et nos gouvernements nous y entraînent par une forte augmentation des dépenses militaires. Et toi ? Et moi ? Et nous, société civile ? Sommes-nous mobilisés au point de développer toutes les initiatives contribuant à faire reculer les menaces de guerre ? Elles existent par myriades, les initiatives qui désamorcent les pièges des conflits mal gérés, qui empêchent la violence fratricide ! Il y a tant de courses à réaliser, en alternative à la course aux armements qui nous semble imposée, sans alternatives…
Par exemple renforcer les liens entre citoyens vivant à l’ouest et citoyens vivant à l’est de l’Europe. Je suis engagé dans le réseau européen Church and Peace. Plus nous y sommes nombreux, plus nous tendons vers cette masse critique dont nous avons besoin pour une mobilisation citoyenne de cohésion civile inter-nations solidement organisée, pour une paix « civile ». Et si tu te joignais à nos voix pour d’autres voies que la militarisation ? Si tu en as l’élan, merci de visiter notre site : https://www.church-and-peace.org/fr/ + lire nos Newsletters.
Des leaders de notre secteur médical belge s’expriment aussi pour s’opposer à la militarisation, pour demander à notre gouvernement d’investir dans les préventions évitant la guerre, empêchant les conflits de dégénérer en guerre :
« Si nous écoutons nos responsables politiques, l’année écoulée donne l’impression qu’une guerre est devenue inévitable. […] Or, le meilleur pour notre santé, c’est pas de guerre du tout. […] Notre pays connaît une des plus fortes hausses des budgets militaires en Europe. D’ici 2035, pas moins de 34 milliards d’euros d’investissements sont prévus. Le budget annuel est passé de 3,9 milliards en 2015 à près de 13 milliards en 2026. Pour 2035, 12 milliards supplémentaires s’y ajoutent – de quoi financer la carrière complète de plusieurs milliers d’infirmiers et infirmières ! […] Notre secteur est l’une des principales cibles des choix budgétaires du gouvernement. […] Selon le discours militariste actuel, il faudrait réduire les dépenses de santé et de sécurité sociale pour garantir notre sécurité militaire. […] Nous estimons que les autorités politiques doivent choisir une diplomatie intensive plutôt qu’une militarisation massive.
La nouvelle « loi de défense » que prépare le gouvernement prévoit qu’en cas d’urgence, l’armée pourrait réquisitionner du personnel infirmier, du matériel médical et même des stocks de plasma et de sang. Sans tenir compte des conditions de travail ni des droits, l’armée pourrait donner des ordres au personnel soignant, même si ceux-ci vont à l’encontre des principes éthiques et déontologiques qui régissent notre profession.
Au lieu d’investir dans les domaines où les besoins sont les plus importants en Belgique, les investissements seraient prioritairement dirigés vers ce que décide l’armée.
En Allemagne, où la militarisation des soins de santé est déjà bien avancée, le gouvernement prévoit que la construction de nouveaux hôpitaux ou services doit s’aligner sur la logique d’un éventuel « front de l’Est ». Concrètement, des lits ne pourraient être ouverts que s’ils répondent aux besoins de l’armée en cas de conflit avec la Russie. Des représentants de l’armée siégeraient également dans les comités de planification hospitalière et pourraient intervenir dans le triage hospitalier « en cas de crise ». […] En tant que médecins et soignants civils, nous voulons contribuer à prévenir toute guerre par la diplomatie et la gestion des conflits. Et si une guerre devait éclater, nous voulons pouvoir fournir une aide humanitaire sans discrimination » (nombreux signataires dont un médecin ancien ministre).
Il y a 40 ans, le 25 mai 1986, à 15h00, plus de 6 millions de personnes se sont donné la main, dans une chaîne humaine qui a traversé toute l’Amérique, à partir d’une fillette sans-abri de six ans qui se tenait à la pointe sud de Manhattan jusqu’à Long Beach, en Californie. « Hands Across America » : tant de vérités humaines expérimentées pendant 15 minutes en tenant la main à deux personnes très différentes de soi, en s’impliquant ainsi dans une mobilisation de masse pour plus de solidarité et de soins envers les plus souffrants du système économique (améliorer les banques alimentaires, les refuges, etc.).
Il y a plein de leçons à tirer sur les limites d’une telle opération. ET une vérité à mettre en avant :
« Le seul qui peut rendre à l’Allemagne sa grandeur, c’est le chancelier Adolf Hitler », éructe un prêtre en chair de vérité dans L’Espion de Dieu (titre original : Bonhoeffer), film de 2025. Au bout du compte, Hitler a finalement conduit à ses plus basses petitesses son peuple et le monde entier avec lui…
Cette vérité se répète : des politiciens font miroiter des grandeurs qui n’en sont pas à bien de leurs concitoyens myopes sur cette loi d’airain : une politique de domination condamne aux dominations. Exercer des pouvoirs SUR les autres multiplie les mains mises, emprises et pouvoirs des uns SUR/SOUS les autres et des autres SUR/SOUS les uns. Ce qui les fait reculer : 1) un pouvoir POUR respecter et faire respecter le cadre de droit, 2) également un pouvoir POUR garantir les conditions rendant possible des négociations efficaces Win-Win, ces deux pouvoirs étant à articuler aux 3) pouvoirs AVEC les autres, augmentant le respect des personnes et améliorant nos relations.
Trump a insulté la planète entière, jusque et y compris le pape, exception notable de Poutine ! Trump qui a insulté les Chinois pendant des années, file plus doux avec eux, en espérant échapper au déclin américain. Mais l’hégémonie des cow-boys dominants craque de toute part et leur coûtera très cher.
Les Chinois, eux, restent tranquilles de bout en bout, calmes et silencieux, réservés et fins stratèges. Pendant des décennies, on leur a donné peu de place au banquet occidental. Aujourd’hui, c’est à leur table que Trump quémande. Mais ses marchandages yankees, à coup d’effets de menton, tombent à plat ici… La roue de l’Histoire tourne inexorablement, prisonnière de l’enfer humain qui croit échapper à la domination par la domination.
« Entende qui a des oreilles ! », dixit un sage qui a donné sa vie jusqu’au bout, il y a exactement deux mille ans, autrement plus révolutionnaire que tous les révolutionnaires, en sapant les fondements mêmes de la domination des uns sur les autres, de l’esclavage, de l’oppression politique et économique. L’humanité en est subvertie, même si les ferments de cette révolution-là agissent dans le temps long, discrètement efficaces à l’échelle des siècles et des millénaires, à la manière d’une forêt qui pousse…
« Nous avons besoin d’un mouvement populaire pour la paix » a déclaré Jane Kinninmont, la responsable de l’association de soutien pour l’UNO (UNA UK), lors d’un congrès conjoint sur le thème de la paix qui a eu lieu à Milton Keynes, près de Londres.
Church and Peace a coorganisé le congrès du 24 au 26 avril 2026 avec le Mouvement de la Réconciliation (FOR UK), le Mouvement Anglican pour la Paix (AFP), CHIPS (le Service international chrétien pour la paix) et Pax Christi UK sur le thème « Guérir des conflits » – les processus de la guérison après les guerres et les conflits.
C’est un enfant qui débarque de Tunisie en France avec ses parents. Il est accepté à l’école primaire. Sa maitresse : « bonjour ! comment tu t’appelles ? » Il répond : « moi, je m’appelle Mohamed ». Elle réplique : « alors, pour que ça se passe bien ici, tu as intérêt à t’appeler Gérard… ». « Je ne comprends pas. Toute ma vie, je me suis appelé Mohamed. Maintenant, je dois m’appeler Gérard ?! » Il rentre chez lui. Le soir, sa mère : « ça va, t’as passé une bonne journée ? » « Ouais, c’était bien, mais juste, la maîtresse, elle m’a dit qu’à partir de maintenant, faut plus m’appeler Mohamed, faut m’appeler Gérard. » Sa mère s’exclame « Quoi ? T’as pas honte ? En plus t’as accepté ? Toute ta vie, on t’a appelé Mohamed. Ton père, il s’appelle Mohamed. Ton grand-père, il s’appelle Mohamed ». Sur ce, elle lui met une gifle, elle lui éclate la tête. Dès que son père rentre, elle lui raconte l’histoire, qui s’y met : « Quoi ? Tu n’t’appelles plus Mohamed ? » Et lui aussi lui met une gifle et lui éclate la tête. Le lendemain, le petit retourne courageusement à l’école. La maîtresse le trouve cabossé : « qu’est-ce qu’il se passe, mon petit Gérard ? » « Oh non, rien de grave, je me suis juste fait agresser par deux arabes ».
Subtile parabole autour de l’inculturation des immigrés. Qui a des oreilles, qu’il entende !