soutien aux Russes qui disent non à la guerre

Pour les principes fondamentaux, soyons à l’unisson, diffusons, contactons, unissons…

Les Russes qui disent non à la guerre ont d’autant plus besoin de nos soutiens que le Pouvoir les poursuit, les condamne en « traitres à la patrie », les emprisonne et les coupe du reste du monde.

Si nous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à lire « Rester fidèle au Christ et à l’Évangile ». Vous serez profondément enrichis par cet appel lancé le 7 janvier 2025 (jour de la fête de Noël en Russie) par des ecclésiastiques et des laïcs de l’Église orthodoxe russe qui, tout en restant en Russie, refusent la guerre. Leurs 8 affirmations fortes méritent toutes d’être méditées par toutes les consciences qui veulent a) être éclairées sur les mécanismes idéologiques en Russie (utile pour ailleurs, dans l’espace et dans le temps) + b) contribuer à plus de justice et de paix dans le monde. Voici le texte complet :

Je mets en exergue ici les titres des 3 thèses au centre du texte :

4 – SUR L’ÉGALITÉ DES PEUPLES DEVANT DIEU et l’inadmissibilité de l’autoglorification nationale

5 – SUR LA VIE SELON LES COMMANDEMENTS DU CHRIST et son remplacement par la « lutte pour les valeurs traditionnelles »

6 – SUR L’AMOUR CHRÉTIEN DU PROCHAIN et son remplacement par la prédication de la violence et de la « guerre sainte ».

Merci à Marie Biedrawa avec qui je collabore, tous les deux étant dans l’équipe active de Church & Peace, réseau européen engagé pour la paix (elle parle parfaitement les trois langues de communication entre nous : https://www.church-and-peace.org/en/). Elle m’a partagé ces textes, en ajoutant qu’un commentateur allemand a comparé cet appel russe à la Déclaration de Barmen (Dietrich Bonhoeffer et l’Église confessante en 1934) dont voici le texte, tout aussi fort :

Il est important de suivre attentivement toutes les pistes solidaires. Kathy Rousselet y contribue par son article : Quelles résistances au sein de l’Église orthodoxe russe ?, publié dans Bulletins de l’Observatoire international du religieux, 2023, n° 42-43 (disponible ici : https://sciencespo.hal.science/hal-04217037/document).

Elle cite notamment les deux appels suivants, tout en éclairant leur contexte de façon critique.
1)
Déclaration de Noël sur la paix diffusée le 24 décembre 2022 : « Nous appelons tous les chrétiens de Russie désireux de devenir des artisans de paix à prendre les engagements suivants, que nous prenons nous-mêmes. 1. Ne pas fuir la réalité. Considérer les événements avec toute la gravité nécessaire et de façon responsable, en évaluant ce qui se passe non pas du point de vue des valeurs mondaines, mais du point de vue des enseignements de Jésus Christ. 2. Prier pour la fin de la guerre. Demander à Dieu d’amener nos compatriotes, les dirigeants de notre État et les leaders religieux à se repentir. 3. S’opposer. En tenant compte de tous les risques encourus, condamner le mal et appeler au retrait immédiat des troupes russes d’Ukraine et à la fin de cette guerre. 4. Résister de manière non violente à la mobilisation. Persuader parents et amis de ne pas participer à cette guerre de quelque manière que ce soit ; aider ceux qui se soustraient à l’appel sous les drapeaux. 5. S’impliquer dans l’aide humanitaire. Aider les réfugiés ukrainiens où qu’ils se trouvent. Aider toutes les victimes de cette guerre par tous les moyens à votre disposition. Nous sommes conscients qu’il est aujourd’hui effrayant de protester en Russie contre la guerre. On peut vous déclarer traîtres, « agents de l’étranger » ; on peut vous infliger une amende ; on peut vous emprisonner. Nous savons également qu’en Russie, qui se veut un pays chrétien, cet appel à la paix est puni par des amendes et des peines de prison. Mais en tant que chrétiens, nous vous exhortons à le faire pour l’amour de Jésus-Christ et pour l’amour de votre prochain – pour l’amour des habitants de l’Ukraine » (disponible en ligne : https://christians4peace.com/).

2)
Appel de prêtres de l’Église orthodoxe russe à la réconciliation et à la fin de la guerre : « Nous, prêtres et diacres de l’Église orthodoxe russe, chacun en son nom personnel, lançons un appel à tous ceux dont dépend la fin de la guerre fratricide en Ukraine, pour la réconciliation et un cessez-le-feu immédiat.
[…] Nous sommes profondément affligés par l’épreuve à laquelle nos frères et sœurs d’Ukraine ont été soumis de façon injuste. Nous rappelons que la vie de chaque personne est un don inestimable et unique de Dieu, et nous souhaitons donc que tous les soldats, tant russes qu’ukrainiens, rentrent sains et saufs dans leurs foyers et leurs familles. Nous sommes attristés à l’idée du gouffre que nos enfants et petits-enfants en Russie et en Ukraine devront combler pour recommencer à être amis, à se respecter et à s’aimer. Nous respectons la liberté divine de l’homme et pensons que le peuple ukrainien doit faire son choix par lui-même, pas face aux armes, sans pression ni de l’Ouest ni de l’Est.
[…] Il n’y a pas d’autre voie que le pardon et la réconciliation mutuelle. « La voix du sang de ton frère crie vers moi depuis la terre ; et maintenant tu es maudit depuis la terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère », dit Dieu à Caïn, qui était jaloux de son jeune frère. Malheur à tout homme qui se rendrait compte que ces paroles lui sont adressées personnellement. Aucun appel non violent à la paix et à la fin de la guerre ne doit être rejeté par la force et considéré comme une violation de la loi, car tel est le commandement divin : « Heureux les artisans de la paix ». Nous appelons toutes les parties belligérantes au dialogue, car il n’y a aucune autre alternative à la violence. Seule la capacité d’entendre l’autre peut donner l’espoir d’une sortie de l’abîme dans lequel nos pays ont été précipités en quelques jours. Entrons tous et toutes dans le Carême dans un esprit de foi, d’espérance et d’amour. Arrêtez la guerre » (pétition de mars 2022 avec 293 signataires, suivie de l’appel d’ octobre 2022, signé par 300 prêtres : cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_orthodoxe_russe_dans_le_conflit_russo-ukrainien).

L’union fait la force véritable.

Merci pour toute diffusion de ce message !
Soyons à l’unisson, diffusons, contactons, unissons…

Très intéressant aussi, ce programme d’Arte, partie de la série ‘Masha on Russia’ :

https://www.arte.tv/fr/videos/124453-002-A/des-deserteurs-russes-temoignent

Et pour être bien informé de ce qui se passe sur place, KAVKAZSKYI UZEL est une très bonne source : https://www.kavkaz-uzel.eu/. RADIO SVOBODA également : https://www.svoboda.org/. Vivent nos traducteurs offerts sur internet.

appel à être prophètes

Dans la blague « Allo Ulysse, c’est Achille ! Ça te dit ce soir un plan à Troie ? », Ulysse représente le stratège rusé, Achille symbolise le guerrier puissant physiquement, un peu comme, il y a 5 ans, Zelensky et son commandant militaire sur le terrain Zaloujny, Macron et son Général Pierre Schill,
Iron Man < > Thor…

Et si, dans ce plan à Troie,
on ajoute un véritable troisième ?
Dans la Bible, Dieu ne laisse jamais seuls, sans Esprit,
ni les stratèges politiques (Jacob et Joseph)
ni les guerriers (Samson et Josué),
qui ont bien besoin d’esprit dans leurs combats
afin qu’ils soient surtout prophètes éclairés
par un sens spirituel & moral qui vient d’une écoute et une humilité qui se reçoit d’un ordre supérieur.

origine de mon nom Chomé

Étymologiquement, chômer, c’est se reposer par temps de chaleur. Le mot « chômer » provient du latin populaire du XIIIe siècle, repris en Occitan : « caumare », lui-même dérivé du grec ancien « καυμα » (kauma) signifiant « chaleur ». Chômer, c’est laisser reposer une activité pendant la chaleur.

À la Révolution française, mon aïeul, le Marquis de Chaume, a quitté en 1789 son domaine en Île-de-France et refit sa vie à Anvers. Pour ne pas avoir la tête coupée, il a coupé son nom : de Chaume est devenu Chomé ! Il a choisi ce nom qui avait, à son époque, une excellente aura car l’augmentation des temps chômés, c’est-à-dire des temps de repos, représentait un grand progrès pour l’humanité : libération des durs labeurs.

La plaie du chômage que nous connaissons aujourd’hui n’est venue qu’après, avec la révolution industrielle, laquelle d’ailleurs a cherché à faire travailler même le jour du dimanche (dies Dominici : le jour du Seigneur). C’est au 19e siècle, avec les cadences des industries et les conditions de vie dans les cités ouvrières que le travail devient si pénible mais aussi que la perte d’emploi est une catastrophe pour quelqu’un qui a quitté la campagne, réduit à vivre en cité. « Chômé » perd son sens si progressiste qu’il avait au 18e siècle.

Fêter le travail le 1er mai par un jour chômé :
mise à pied
pour prendre son pied !
Vivent nos temps chômés
qui nous offrent congé
et tiennent chaud met /
Étienne Chomé…

verser 1 pot de vin pour boire

Il y a 500 ans, « verser un pot de vin » ne signifiait pas corrompre. C’était saluer le bon service ou l’encourager, en offrant au serveur de quoi s’acheter un verre, donner un pourboire (= une pièce d’argent ‘pour boire’). Autre image semblable : graisser la patte de quelqu’un pour bien le disposer.

Un État est d’autant mieux un État de droit que chaque mandataire politique a des comptes à rendre clairement / que ses comptes sont strictement contrôlés. Voici un propos en ce sens d’il y a près de 500 ans :

« Ces accusés sont incapables d’expliquer raisonnablement la source de leur enrichissement extraordinaire et rapide. L’ambiguïté des explications doit être la preuve même de la malversation (Ipsa peculatus sit plena probatio). Quand une couleur non naturelle s’attache à l’or, elle dissimule à coup sûr des artifices. Apparences et présomptions nous permettent d’habitude de démontrer les crimes cachés. En la matière, l’information des hommes se heurte à mille supercheries et l’erreur imprévue comme le mensonge spécieux nous guettent sous des dehors trompeurs » (Guy Coquille publiant en 1703 des propos tenus en 1577, lors des États de Blois !).

l’union fait la force

Morceaux choisis du discours du roi Philippe pour la fête nationale de ce jour :

« Nous vivons une époque qui privilégie l’autonomie de l’individu et la performance. Or, la solidité d’une société se mesure aussi à la manière dont elle prend soin de ses membres les plus vulnérables. Je songe en particulier aux personnes dont les facultés cognitives s’effacent peu à peu.

Je salue avec admiration les professionnels, les associations, tous ceux qui prennent en charge ces patients et leur procurent un environnement sécurisant. Dans le respect de leur dignité. Ne devrions-nous pas prendre exemple sur eux et mettre plus d’humanité et de tendresse dans notre société ?

[…] Dans notre monde bouleversé, de nombreux États et groupes armés s’affranchissent des règles du droit international. Sous des prétextes fallacieux, ils mènent des guerres insensées et cruelles. Ces crises ne peuvent nous faire oublier les grands défis planétaires : la pauvreté, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles. Les résoudre suppose d’agir de concert, de veiller à ce que des règles communes soient réellement respectées, et de soutenir les institutions qui en sont les gardiennes. Je ne vois pas d’autre voie pour faire face aux dangers qui nous menacent. […] De notre déficit budgétaire à la polarisation dans la société, de l’instabilité géopolitique au réchauffement de la planète, tous ces problèmes ont des causes et des conséquences très différentes. Mais ils ont un point en commun : nous ne pourrons les surmonter qu’ensemble, en nous appuyant sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous divise. En cultivant la cohésion et la faculté de « faire société ». Je vous souhaite, à toutes et à tous, une joyeuse Fête Nationale. »

Viva España y Bélgica

Ce 19/7/26, l’Espagne a dominé toute la partie de football et a bien mérité son titre ! aussi dans l’esprit et le fair-play…

Viva España !

Cela a duré 157 ans au cours desquelles l’actuelle Belgique fut intégrée à la monarchie espagnole : 1556 → 1713. Déjà auparavant, Charles Quint, né en Belgique en 1500 et mort en Espagne en 1558 s’était réjoui que ses provinces du Nord soient le plus intense foyer culturel du monde. Avec sa Cour, il a trouvé la formule idéale : l’hiver doux en Espagne et l’été doux en Belgique : doudou climatique !

Les « Pays-Bas espagnols » (le sud des Dix-Sept Provinces, comprenant le nord de la France et l’ouest de l’Allemagne) est alors l’un des principaux centres intellectuels et artistiques d’Europe, notamment en peinture (Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Anthony van Dyck et tant d’autres ; et les arts disent le regard de la foi), en sciences (dont des cartographes à la pelle, tel Mercator ; des médecins, tel Vesalius, père de l’anatomie moderne), en humanisme (un pionnier, Érasme, était venu se réfugier à Bruxelles et à Louvain)…

Certes, n’oublions pas que l’hégémonie politique et la richesse de l’Espagne au XVIe siècle proviennent de l’exploitation massive de son empire colonial dans le Nouveau Monde. Cet âge d’or a été alimenté par le pillage et l’extraction intensive de l’or et de l’argent. Viva España + Justicia y reparaciones para la Argentina y toda América Latina y todos los pueblos colonizados y oprimidos !

Même l’île Maurice et l’Asie colonisées par les Pays-Bas sont concernés par cette Histoire de conquête colonisatrice des Dix-Sept Provinces Réunies (avec les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux) ; à ce propos, voir mon post https://etiennechome.site/dites-les-pays-bas-et-non-la-hollande/ !

la paix à partir de nos engagements citoyens

Nos armées occidentales se préparent activement à la guerre. Et nos gouvernements nous y entraînent par une forte augmentation des dépenses militaires. Et toi ? Et moi ? Et nous, société civile ? Sommes-nous mobilisés au point de développer toutes les initiatives contribuant à faire reculer les menaces de guerre ? Elles existent par myriades, les initiatives qui désamorcent les pièges des conflits mal gérés, qui empêchent la violence fratricide ! Il y a tant de courses à réaliser, en alternative à la course aux armements qui nous semble imposée, sans alternatives…

Par exemple renforcer les liens entre citoyens vivant à l’ouest et  citoyens vivant à l’est de l’Europe. Je suis engagé dans le réseau européen Church and Peace. Plus nous y sommes nombreux, plus nous tendons vers cette masse critique dont nous avons besoin pour une mobilisation citoyenne de cohésion civile inter-nations solidement organisée, pour une paix « civile ». Et si tu te joignais à nos voix pour d’autres voies que la militarisation ? Si tu en as l’élan, merci de visiter notre site : https://www.church-and-peace.org/fr/ + lire nos Newsletters !

Des leaders de notre secteur médical belge s’expriment aussi pour s’opposer à la militarisation, pour demander à notre gouvernement d’investir dans les préventions évitant la guerre, empêchant les conflits de dégénérer en guerre :

https://www.lesoir.be/758750/article/2026-07-11/pourquoi-les-travailleurs-des-soins-de-sante-doivent-sopposer-la-militarisation

En voici des extraits : 

« Si nous écoutons nos responsables politiques, l’année écoulée donne l’impression qu’une guerre est devenue inévitable. […] Or, le meilleur pour notre santé, c’est pas de guerre du tout. […] Notre pays connaît une des plus fortes hausses des budgets militaires en Europe. D’ici 2035, pas moins de 34 milliards d’euros d’investissements sont prévus. Le budget annuel est passé de 3,9 milliards en 2015 à près de 13 milliards en 2026. Pour 2035, 12 milliards supplémentaires s’y ajoutent – de quoi financer la carrière complète de plusieurs milliers d’infirmiers et infirmières ! […] Notre secteur est l’une des principales cibles des choix budgétaires du gouvernement. […] Selon le discours militariste actuel, il faudrait réduire les dépenses de santé et de sécurité sociale pour garantir notre sécurité militaire. […] Nous estimons que les autorités politiques doivent choisir une diplomatie intensive plutôt qu’une militarisation massive. 

La nouvelle « loi de défense » que prépare le gouvernement prévoit qu’en cas d’urgence, l’armée pourrait réquisitionner du personnel infirmier, du matériel médical et même des stocks de plasma et de sang. Sans tenir compte des conditions de travail ni des droits, l’armée pourrait donner des ordres au personnel soignant, même si ceux-ci vont à l’encontre des principes éthiques et déontologiques qui régissent notre profession.

Au lieu d’investir dans les domaines où les besoins sont les plus importants en Belgique, les investissements seraient prioritairement dirigés vers ce que décide l’armée.

En Allemagne, où la militarisation des soins de santé est déjà bien avancée, le gouvernement prévoit que la construction de nouveaux hôpitaux ou services doit s’aligner sur la logique d’un éventuel « front de l’Est ». Concrètement, des lits ne pourraient être ouverts que s’ils répondent aux besoins de l’armée en cas de conflit avec la Russie. Des représentants de l’armée siégeraient également dans les comités de planification hospitalière et pourraient intervenir dans le triage hospitalier « en cas de crise ». […] En tant que médecins et soignants civils, nous voulons contribuer à prévenir toute guerre par la diplomatie et la gestion des conflits. Et si une guerre devait éclater, nous voulons pouvoir fournir une aide humanitaire sans discrimination » (nombreux signataires dont un médecin ancien ministre).

Aujourd’hui, c’est le 14 juillet !
Chers voisins français, bonne fête de la paix juste !
Creusez bien les bons sillons de paix juste…

les courses à la paix juste

Nos armées occidentales se préparent activement à la guerre. Et nos gouvernements nous y entraînent par une forte augmentation des dépenses militaires. Et toi ? Et moi ? Et nous, société civile ? Sommes-nous mobilisés au point de développer toutes les initiatives contribuant à faire reculer les menaces de guerre ? Elles existent par myriades, les initiatives qui désamorcent les pièges des conflits mal gérés, qui empêchent la violence fratricide ! Il y a tant de courses à réaliser, en alternative à la course aux armements qui nous semble imposée, sans alternatives…

Par exemple renforcer les liens entre citoyens vivant à l’ouest et  citoyens vivant à l’est de l’Europe. Je suis engagé dans le réseau européen Church and Peace. Plus nous y sommes nombreux, plus nous tendons vers cette masse critique dont nous avons besoin pour une mobilisation citoyenne de cohésion civile inter-nations solidement organisée, pour une paix « civile ». Et si tu te joignais à nos voix pour d’autres voies que la militarisation ? Si tu en as l’élan, merci de visiter notre site : https://www.church-and-peace.org/fr/ + lire nos Newsletters.

Des leaders de notre secteur médical belge s’expriment aussi pour s’opposer à la militarisation, pour demander à notre gouvernement d’investir dans les préventions évitant la guerre, empêchant les conflits de dégénérer en guerre :

https://www.lesoir.be/758750/article/2026-07-11/pourquoi-les-travailleurs-des-soins-de-sante-doivent-sopposer-la-militarisation

En voici des extraits : 

« Si nous écoutons nos responsables politiques, l’année écoulée donne l’impression qu’une guerre est devenue inévitable. […] Or, le meilleur pour notre santé, c’est pas de guerre du tout. […] Notre pays connaît une des plus fortes hausses des budgets militaires en Europe. D’ici 2035, pas moins de 34 milliards d’euros d’investissements sont prévus. Le budget annuel est passé de 3,9 milliards en 2015 à près de 13 milliards en 2026. Pour 2035, 12 milliards supplémentaires s’y ajoutent – de quoi financer la carrière complète de plusieurs milliers d’infirmiers et infirmières ! […] Notre secteur est l’une des principales cibles des choix budgétaires du gouvernement. […] Selon le discours militariste actuel, il faudrait réduire les dépenses de santé et de sécurité sociale pour garantir notre sécurité militaire. […] Nous estimons que les autorités politiques doivent choisir une diplomatie intensive plutôt qu’une militarisation massive. 

La nouvelle « loi de défense » que prépare le gouvernement prévoit qu’en cas d’urgence, l’armée pourrait réquisitionner du personnel infirmier, du matériel médical et même des stocks de plasma et de sang. Sans tenir compte des conditions de travail ni des droits, l’armée pourrait donner des ordres au personnel soignant, même si ceux-ci vont à l’encontre des principes éthiques et déontologiques qui régissent notre profession.

Au lieu d’investir dans les domaines où les besoins sont les plus importants en Belgique, les investissements seraient prioritairement dirigés vers ce que décide l’armée.

En Allemagne, où la militarisation des soins de santé est déjà bien avancée, le gouvernement prévoit que la construction de nouveaux hôpitaux ou services doit s’aligner sur la logique d’un éventuel « front de l’Est ». Concrètement, des lits ne pourraient être ouverts que s’ils répondent aux besoins de l’armée en cas de conflit avec la Russie. Des représentants de l’armée siégeraient également dans les comités de planification hospitalière et pourraient intervenir dans le triage hospitalier « en cas de crise ». […] En tant que médecins et soignants civils, nous voulons contribuer à prévenir toute guerre par la diplomatie et la gestion des conflits. Et si une guerre devait éclater, nous voulons pouvoir fournir une aide humanitaire sans discrimination » (nombreux signataires dont un médecin ancien ministre).

l’union fait la force

Il y a 40 ans, le 25 mai 1986, à 15h00, plus de 6 millions de personnes se sont donné la main, dans une chaîne humaine qui a traversé toute l’Amérique, à partir d’une fillette sans-abri de six ans qui se tenait à la pointe sud de Manhattan jusqu’à Long Beach, en Californie. « Hands Across America » : tant de vérités humaines expérimentées pendant 15 minutes en tenant la main à deux personnes très différentes de soi, en s’impliquant ainsi dans une mobilisation de masse pour plus de solidarité et de soins envers les plus souffrants du système économique (améliorer les banques alimentaires, les refuges, etc.).

Il y a plein de leçons à tirer sur les limites d’une telle opération.
ET une vérité à mettre en avant :

l’union fait la force !

Comment sortir de la domination

« Le seul qui peut rendre à l’Allemagne sa grandeur, c’est le chancelier Adolf Hitler », éructe un prêtre en chair de vérité dans L’Espion de Dieu (titre original : Bonhoeffer), film de 2025.
Au bout du compte, Hitler a finalement conduit à ses plus basses petitesses son peuple et le monde entier avec lui…

Cette vérité se répète : des politiciens font miroiter des grandeurs qui n’en sont pas à bien de leurs concitoyens myopes sur cette loi d’airain : une politique de domination condamne aux dominations. Exercer des pouvoirs SUR les autres multiplie les mains mises, emprises et pouvoirs des uns SUR/SOUS les autres et des autres SUR/SOUS les uns. Ce qui les fait reculer : 1) un pouvoir POUR respecter et faire respecter le cadre de droit, 2) également un pouvoir POUR garantir les conditions rendant possible des négociations efficaces Win-Win, ces deux pouvoirs étant à articuler aux 3) pouvoirs AVEC les autres, augmentant le respect des personnes et améliorant nos relations. 

Trump a insulté la planète entière, jusque et y compris le pape, exception notable de Poutine ! Trump qui a insulté les Chinois pendant des années, file plus doux avec eux, en espérant échapper au déclin américain. Mais l’hégémonie des cow-boys dominants craque de toute part et leur coûtera très cher.

Les Chinois, eux, restent tranquilles de bout en bout, calmes et silencieux, réservés et fins stratèges. Pendant des décennies, on leur a donné peu de place au banquet occidental. Aujourd’hui, c’est à leur table que Trump quémande. Mais ses marchandages yankees, à coup d’effets de menton, tombent à plat ici…  La roue de l’Histoire tourne inexorablement, prisonnière de l’enfer humain qui croit échapper à la domination par la domination.

« Entende qui a des oreilles ! », dixit un sage qui a donné sa vie jusqu’au bout, il y a exactement deux mille ans, autrement plus révolutionnaire que tous les révolutionnaires, en sapant les fondements mêmes de la domination des uns sur les autres, de l’esclavage, de l’oppression politique et économique. L’humanité en est subvertie, même si les ferments de cette révolution-là agissent dans le temps long, discrètement efficaces à l’échelle des siècles et des millénaires, à la manière d’une forêt qui pousse…