Une fusée qui quitte la terre ne cherche pas tant à monter qu’à entrer en orbite. Elle monte verticalement uniquement pour traverser les couches les plus denses de l’atmosphère (où les frottements sont les plus importants). Et dès que l’air se raréfie, elle amorce son « virage gravitationnel », suivant une trajectoire qui dessine un bel arc dans le ciel, utilisant la gravité terrestre pour changer de direction avec un minimum de carburant. Le jeu consiste à tomber vers la Terre, tout en allant assez vite pour que ma chute rejoigne la courbure de la planète.
« Un livre sans point, aux phrases ininterrompues, crée une impression de rhapsodie congolaise. En incitant à poursuivre la parole, la virgule est la ponctuation-reine. La parole est dans la virgule et les silences » (Alain Mabanckou).
« Il vaut mieux danser sur l’herbe ou sur la fougère que d’être malheureux dans un palais » (Fénelon, 1718).
« Si j’avais en charge l’éducation des enfants d’un pays, je commencerais par les faire danser et chanter tous les matins » (Yehudi Menuhin, 1996).
« La rumba raconte l’histoire de ces peuples qui ont souffert, mais qui ont, dans leur souffrance, cherché à rester debout. La rumba est une musique d’évolution qui vous traverse les tripes » (Alain Mabanckou, 2025).
« Fais que le rêve dévore ta vie afin que la vie ne dévore pas ton rêve » (inspiré de Antoine de Saint-Exupéry qui aurait dit, lui : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité », +/- 1937).
De nombreuses études en neurosciences et médecine du sommeil montrent que la sieste accroît la concentration, la mémorisation, la créativité, la performance cognitive et les performances sportives. Une sieste de 20 minutes peut offrir des bienfaits comparables à un cycle de sommeil nocturne de 90 minutes.
Plus nous apprenons à écouter notre corps, plus la sieste viendra à point et sera de la bonne durée pour lui (il s’agit de ne pas commencer un cycle de nuit).
Pour ma part, quel bonheur ces doux plongeons dans des états de conscience modifiée jusqu’au rêve régénérant et inspirant…
Exemples d’études parues : en 2024, dans la Revue du Praticien et une autre par la Fondation pour la Recherche Médicale ; en 2022, étude parue par la Fondation Ramsay Santé, dans la Revue de littérature. En 2020, l’Université de Lyon montra que la sieste consolide les apprentissages des jeunes enfants.
Illustration : Het Zinneke, aussi appelé Zinneke-Pis ; cette « sculpture de rue » sise rue des Chartreux 35, au centre de Bruxelles, en écho au Manneken-Pis (qui pisse en continu depuis 1619, et son pendant féminin la Jeanneke-Pis, arrivée seulement en 1987).
En dialecte bruxellois, Zinneke désigne à la fois la petite Senne (la rivière qui contournait Bruxelles, plus modeste que la Senne parisienne) et un chien bâtard = un chien sans race ; terme devenu affectueux pour désigner quelqu’un de métissé culturellement.
Bâtard en France : terme ancien pour désigner un enfant né hors mariage (aujourd’hui devenu plutôt insultant) ; Half-caste dans l’héritage colonial anglais ; créole dans les îles.
« Un chercheur américain, Bruce Chilton, a proposé de voir en Jésus un mamzer, c’est-à-dire un bâtard, un impur. Ce statut a des conséquences juridiques sévères selon la loi juive. […] Séparation de la famille, célibat, compassion pour les marginaux, relativisation des règles de pureté : tout cela porte, à mon avis, les stigmates d’une enfance exposée au soupçon d’impureté et d’une volonté de transcender cette exclusion sociale.
[…] Depuis cinquante ans, les historiens sont unanimes : l’intention de Jésus a été de réformer le judaïsme et non de fonder une nouvelle religion. […] Jésus, juif à 100 %, n’a jamais imaginé sortir du judaïsme – cela n’est pas dans son horizon de pensée, ni mentale ni religieuse – mais le mouvement issu de lui ne pouvait évoluer qu’ainsi. En ce sens, Jésus n’est donc pas étranger à la sortie progressive du judaïsme. […] Combien ces juifs messianiques, affirmant que l’avenir d’Israël passait par le Christ, ont dû se montrer insupportables pour leurs coreligionnaires ! »
(Daniel Marguerat, exégèse (sérieux expert), interview à propos de son livre Vie et destin de Jésus de Nazareth,
Extraits de Michel Serres dans son essai ‘C’était mieux avant !’ :
« Or, cela tombe bien, avant, justement, j’y étais. Je peux dresser un bilan d’expert.
Chères Petites Poucettes, chers Petits Poucets, ne le dites pas trop à vos vieux dont je suis, c’est tellement mieux aujourd’hui : “Grands Papas Ronchons” qui répètent que tout était mieux avant la paix, la longévité, les antalgiques, la Sécu, l’alimentation surveillée, l’hygiène et les soins palliatifs, ni service militaire ni peine de mort, les voyages, le travail allégé, les communications partagées… […] Avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao… rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d’État laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. »
L’hégémonie américaine repose notamment sur le système du pétrodollar mis en place il y a 50 ans : 1974, les USA obtiennent de l’Arabie saoudite, en échange de sa protection militaire, que tout le pétrole soit vendu dans le monde en dollars américains. C’était indispensable pour la suprématie de la devise américaine sur la planète, avec tous les avantages que cela offre : les États-Unis ont assuré une dépendance structurelle du monde entier au dollar, ont pu financer leurs déficits en imprimant de la monnaie dont tout le monde a eu besoin, ont pu emprunter moins cher que tout le monde et acheter à l’étranger à moindre coût. Depuis les années 70, les USA ont pu ainsi exercer un pouvoir géopolitique décisif. Comme la plupart des transactions internationales sont passées par le système financier américain, les USA ont pu imposer des sanctions financières efficaces, bloquer des transactions, refuser à des banques étrangères l’accès au système SWIFT. Le dollar a été une arme géopolitique silencieuse mais redoutable car en période de crise mondiale, les capitaux ont été se réfugier dans le dollar, ce qui l’a renforcé ! Jusqu’ici, quand le monde a tremblé, l’argent a couru vers les États-Unis…
On comprend ainsi que depuis 50 ans, tout dirigeant d’un pays producteur de pétrole qui décide de « se libérer du dollar » a été brisé par les USA qui ne tolèrent pas que le pétrole soit tarifé en yuans chinois, en euros, en roubles… Exemples : Saddam Hussein annonça en 2000 que l’Irak vendra dorénavant son pétrole en euros. Aussitôt que les USA le firent tomber, la vente du pétrole irakien est revenue au dollar. Kadhafi fut aussi impitoyablement éliminé quand il déclara vouloir placer en 2009 le commerce du pétrole de la Lybie sous le « dinar or », monnaie fièrement africaine adossée à l’or.
« Se libérer du dollar » est une expression que répète depuis 2018 Maduro, le président du Venezuela, ce pays qui possède 20 % des réserves de pétrole prouvées (303 milliards de barils), loin devant tous les autres pays : cinq fois plus de pétrole que l’Irak et la Lybie réunis ! Maduro a systématiquement cherché le soutien des pays les plus engagés dans la dédollarisation mondiale : Chine, Russie, Iran, les BRICS… L’intervention américaine au Vénézuéla cherche à arrêter la dédollarisation mais il est probable qu’elle va l’accélérer. La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays, avec des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar.
Le Vénézuéla fournit moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis. La lutte contre le trafic de drogue est un épiphénomène mis en avant par Trump à des fins d’habillage idéologique du maintien de la Pax Americana. Ce post est un complément à celui que j’ai fait le 31 décembre 2025, 3 jours avant l’intervention militaire des USA pour capturer Maduro et exercer son emprise sur son pays : https://etiennechome.site/la-loi-du-plus-fort-%e2%89%a0-la-paix-veritable/.
« Il faudrait une pandémie d’amour, une épidémie de douceur. Que l’humanité tousse des « Je t’aime » qui fassent éternuer le cœur. Vivent les fièvres de joie, des infections de vie et des crises cordiales. Bienvenue à un monde malade d’affections passionnées » (Paul Lawton).
Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !
Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.
Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.
L’expression familière « Tintin ! » signifie « rien du tout », « tu n’auras rien », « tu peux te brosser ». Elle vient d’un vieux mot français datant du Moyen Âge qui évoquait un bruit métallique, un tintement, un cliquetis. Au XVIe siècle, l’expression a été reliée au tintement que font des pièces de monnaie (« payer en espèces sonnantes »). Ce « tintin » n’a aucun lien avec Tintin le personnage d’Hergé, créé en 1929. C’est une coïncidence de vocabulaire.
Joyeux Noël avec paix et joie Joyeuses ailes avec pets et anchois !
Une étude scientifique publiée en l’an 2000 qui défendait la non-cancérogénicité du glyphosate avait lourdement pesé en faveur de l’autorisation de son usage. L’étude était une véritable référence sur la question de l’utilisation du glyphosate et a été citée des centaines de fois dans des publications scientifiques. Elle a également été mentionnée dans l’évaluation scientifique de Santé Canada qui a mené au renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour une période de 15 ans en 2017.
Et v’là tipa que cette étude a été retirée par la revue scientifique Regulatory Toxicology and Pharmacology, notamment parce que trois de ses auteurs sont en collusion directe d’intérêts avec Monsanto.