« Ainsi parle le Seigneur : Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ; je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois… Les montagnes laisseront couler le vin nouveau, toutes les collines en seront ruisselantes » (Amos 9,11).
« On met le vin nouveau dans des outres neuves » (Matthieu 9,17).
Belle ressemblance phonétique des verbes ‘ouïr’ et ‘jouir’ mais elle est fortuite ; elle est un accident du français :
ouïrvient du latin audīre(« entendre » ; percevoir par l’ouïe),
jouirprovient du latin gaudēre(« se réjouir »).
« J’ouïs » est au passé simple.
Raymond Devos (1922 – 2006) :
« Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe « OUÏR ». Le verbe ouïr, au présent, ça fait : J’ois… j’ois… Si au lieu de dire « j’entends », je dis « j’ois », les gens vont penser que ce que j’entends est joyeux alors que ce que j’entends peut être particulièrement triste. Il faudrait préciser : « Dieu, que ce que j’ois est triste ! » J’ois… Tu ois… Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit… Oyons-nous ? Vous oyez… Ils oient.
C’est bête ! L’oie oit. Elle oit, l’oie ! Ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle ? Si au lieu de dire « l’oreille » on dit « l’ouïe », alors : l’ouïe de l’oie a ouï. Pour peu que l’oie appartienne à Louis : « L’ouïe de l’oie de Louis a ouï. » « Ah oui ? Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? » « Elle a ouï ce que toute oie oit… » « Et qu’oit toute oie ? » « Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu’elle oit, l’oie !… »
Au passé, ça fait : J’ouïs… J’ouïs ! Il n’y a vraiment pas de quoi ! »
« Je ne peux diriger le vent, mais je peux ajuster mes voiles. Être présent, c’est vivre cette liberté capable de s’ajuster à la distance de l’autre » (inspiré de Confucius).
Je ne peux créer à partir de l’Absolu. Mais j’aime absolument participer à la création…
Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux que de choisir un camp contre un autre, que de brandir des drapeaux partisans ? Ne sont-elles pas au top quand elles intègrent les parts de vérité des uns et des autres et servent notre bien commun ?
Et nos consciences ne sont-elles pas au top quand elles saisissent en profondeur ce qui relie les êtres humains dans leur commune fragilité plutôt que dans leurs apparentes puissantes forces d’oppositions ?
« Deux choses remplissent le cœur d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s’y attache et s’y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi » (Emmanuel KANT, Critique de la raison pratique).
« Le bonheur est un idéal non de la raison mais de l’imagination » (Emmanuel KANT, Fondements de la métaphysique des mœurs).
« Parfois, de loin en loin, quand la nuit est vraiment belle, j’entends un rire lointain […] et me voilà requinqué (Camus, Chute).
« On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère » (Pierre Desproges, Dictionnaire superflu).
« Prier pour ceux qui vous persécutent n’est pas une faiblesse morale, c’est une exigence radicale de l’Évangile. Le Christ ne propose pas une simple attitude de tolérance, mais une transformation du cœur capable de traverser l’injustice sans se laisser corrompre par elle.
La prière pour l’ennemi arrache l’âme à la logique de la vengeance. Elle empêche la blessure de devenir haine, et la haine de devenir identité. Celui qui prie pour celui qui le persécute refuse d’être intérieurement gouverné par le mal qu’il subit.
Dans la tradition catholique, cette prière n’absout pas le péché de l’autre ni ne nie la justice, mais elle place la situation devant Dieu, unique juge des cœurs. Elle libère celui qui prie d’un poids spirituel lourd : celui de porter lui-même la rétribution.
Peu à peu, elle purifie le regard. Elle permet de voir l’autre non seulement comme un adversaire, mais comme une personne capable de conversion. Et elle protège le cœur du durcissement intérieur, qui est souvent le premier fruit de la rancune prolongée. Ainsi, prier pour ceux qui persécutent, c’est choisir la liberté intérieure, la stabilité du cœur et la fidélité à l’amour du Christ, même au milieu de l’injustice » (Pape Léon XIV).
« L’amour véritable n’est pas en-deçà de la discorde Il en est au-delà, par l’accueil courageux du conflit, sans tomber dans les pièges de la violence ! » (Cf. Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35 ; disponible en français et en anglais auprès de l’auteur).
Je reviens du Québec avec ce chant : https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U
Tous ensemble, Il me semble… On pourrait changer le monde, De jour en jour, De coeur en coeur, Par des gestes d’amour. Tous ensemble, Il me semble, On pourrait changer le monde En changeant tout d’abord son coeur.
Mais pour cela, Ne faut-il pas, tant de fois, Apprendre encore à être vrai? Apprendre à se connaître, Être avant de paraître, S’aimer soi-même comme on est. Garder les pieds sur terre Et fuir l’imaginaire Des top-modèles bien trop parfaits.
Mais pour cela, Ne faut-il pas tant de fois, Apprendre encore à fair’ tomber Les murs d’indifférence, Les murs d’intolérance, Qui nous retiennent prisonniers ? Plus loin que la méfiance Croire en nos différences Et nous pourrons mieux nous aimer. Mais pour cela, Ne faut-il pas tant de fois, Apprendre encore à partager Le temps et la tendresse, Le talent, la richesse? Ne rien donner, ça n’donne rien. Le coeur est un espace Où il y a tant de place, Où Dieu lui-même se sent bien
(Robert Lebel , ‘Tous ensemble’ dans son album ‘Parfois j’ai peur’).
Très tôt matin, j’aime prier main dans la main, esprit dans l’Esprit ; accueillir le Créateur créer en moi à travers mon ‘oui’ à sa Vie à travers qui je suis, et ce que je vis…