petit chou né dans le chou cigogne point ne s’y cogne

En Alsace, la légende raconte que les âmes des enfants attendent de venir au monde en flottant sur un lac souterrain (situé d’après les anciens sous la cathédrale de Strasbourg). La famille souhaitant avoir un enfant dépose un morceau de sucre sur le bord de la fenêtre. La cigogne capte le message et va le chercher auprès d’un gnome attentionné. Naviguant sur le lac dans sa belle barque argentée, il cueille alors l’âme du bébé qui se laissera prendre dans son doux filet d’or…

Un bébé chou naît dans les choux, ceux-ci étant associés à la fertilité. Voilà pourquoi, depuis longtemps dans nos contrées, on sert de la soupe aux choux aux jeunes mariés. Croyances confirmées aujourd’hui ? Les riches vitamines des choux (et particulièrement les ‘choux de Bruxelles’) boostent la fécondité, en stimulant la quantité de sperme + leur durée de vie ainsi qu’en assurant le bon développement du fœtus.

Appelé médecin du pauvre, le chou est excellent pour rester en forme : détoxifiant pour le foie, booster d’immunité et des fonctions cognitives (sa vitamine K), il prévient aussi l’hypertension et les AVC (son potassium), tout en étant peu calorique. C’est maintenant qu’on le plante pour l’avoir en hiver… Savez-vous planter les choux, à la mode de chez nous ?…

la vie réveillée et en éveil à la pointe de l’aube

Quelle joie de communier aux mots de Thoreau quand il partage son expérience de la première heure de chaque jour : il n’y a pas d’heure plus sacrée que cette heure aurorale. C’est l’heure par excellence où les sens et l’esprit échappent à la torpeur quotidienne ; une vie réveillée à la pointe de l’aube, où le léger bourdonnement d’un moustique en train de faire tout le tour de la cabane est reconnue comme une épopée héroïque pas moindre que celle d’Ulysse dans les yeux d’Homère ; cette vie en éveil qui reconnaît à l’instant présent la majesté de la grandeur cosmique, insufflée par le Vivant aussi minuscule soit-il.

Voici les mots mêmes de Thoreau, lui qui chercha à « expérimenter la vie » dans une cabane en bois (pendant 2 ans, 2 mois et 2 jours) : « Le léger bourdonnement du moustique en train d’accomplir son invisible et inconcevable tour dans ma cabane à la pointe de l’aube, lorsque j’étais assis porte et fenêtre ouvertes, me causait tout autant d’émotion que l’eût pu faire nulle trompette qui jamais chanta la renommée. C’était le requiem d’Homère ; lui-même une Iliade et Odyssée dans l’air, chantant son ire à lui et ses courses errantes. Il y avait là quelque chose de cosmique ; un avis constant jusqu’à plus ample informé, de l’éternelle vigueur et fertilité du monde. Le matin, qui est le plus notable moment du jour, est l’heure du réveil. C’est alors qu’il est en nous le moins de somnolence ; et pendant une heure, au moins, se tient éveillée quelque partie de nous-même, qui tout le reste du jour et de la nuit sommeille.

[…] Les Védas disent : « Toutes intelligences s’éveillent avec le matin. » La poésie et l’art, et les plus nobles comme les plus notables actions des hommes, datent de cette heure-là » (Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, 1854).

Dans ce cabanon, Thoreau avait l’intention d’expérimenter ce qu’offre d’une part une simplicité volontaire et d’autre part un laboratoire effervescent de vie intérieure. Il y donna priorité à cette aube intérieure qui laisse partir les fumées d’une vie superficielle, s’ancre dans le fond solide & rocheux du Réel essenceCiel et plonge dans le feu de son cœur…

Bons choix de vie, bonne sagesse à chacun.e de nous !

apprivoiser mes protecteurs

Il est dit : « sois patient avec tout le monde ». Et François de Sales ajoute : « particulièrement avec toi-même ».

Il est dit : « aime ton ennemi » et j’ai réalisé qu’il s’agissait d’abord d’un apprivoisement intérieur : aimer les plus effrayants en moi, ne pas m’occuper de leurs actes horribles et mettre toute mon attention curieuse à comprendre leur intention positive, leur rôle protecteur.

se désintoxiquer par les pieds

Au Japon, Ogimi est un village riche en centenaires. Les ingrédients de leur longévité ? Une philosophie de vie ikigai + des habitudes alimentaires telles que manger du poisson cru + algues, tofu, légumes violets… ET des rituels quotidiens, comme chaque soir avant de dormir, se détendre en trempant ses pieds dans l’eau chaude avec des minéraux.

Ces Okinawais de 90 ans qui mangent léger, dont du poisson cru deux fois par jour, ont des ventres plats, non ballonnés. Ils expliquent que l’eau tire les poisons par la peau des pieds, là où le corps a le plus de pores. Les pilules prises le matin par les Occidentaux pour se débarrasser des parasites intestinaux n’opèrent pas ce que réussissent leurs bains de pieds en fin de soirée.

Il semblerait que les parasites s’enfouissent dans nos parois intestinales, construisant des forteresses protectrices appelées biofilm qui les cachent de notre système immunitaire et des analyses médicales. Quand nos pieds sont immergés dans une eau minéralisée traversée par un courant ionique doux, le village des centenaires est convaincu que ce courant crée un gradient qui attire les toxines et les sous-produits parasitaires vers l’extérieur, à travers la peau. Et ils le font le plus tard possible le soir quand les parasites se nourrissent et se reproduisent, sans devoir pénétrer le biofilm.

Livre : “Ikigai : Le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse”, écrit par Héctor García et Francesc Miralles.

psy et spi

Voici un de mes messages fondamentaux qui articule ressources humaines (l’axe horizontal du travail sur soi, avec les moyens psy qui existent) et ressourcement à la source (l’axe vertical de l’accueil en moi de la Lumière, du Souffle et de la Source).

Mes jugements, reproches et réflexes de contrôle sur les autres sont l’amer salaire de mauvaises relations à l’intérieur de moi. C’est par un plus grand respect de moi-même à l’égard de mes fondements, besoins, valeurs, intentions et motivations que je peux être délivré de mes paroles-poisons. Celles-ci correctement traduites deviennent un trésor que je parviens à honorer et à partager. J’apprends à écouter les messages de mon corps (sensations physiques), mon cœur (mes émotions) et mes entrailles (mes manques/besoins), m’amenant au cœur de mon cœur, ce lieu calme, libre et bienveillant.

Puis, en sens inverse, à partir de ce lieu-source duquel coule la source inépuisable et surabondante de l’Amour, j’apprends à accueillir chaque part de ma vie qui se manifeste ici et maintenant, en prenant soin de sa colère / fatigue / souffrance et de son besoin, à accomplir ce dialogue intérieur chaque fois qu’un sentiment sonne l’alerte en moi. Cette bienveillance avec mes parts m’apprend à écouter chez l’autre, en amont de ses paroles-poisons, ses propres trésors et ainsi de le rencontrer depuis cette paix dont lui-même est porteur.  

La fausse vie est épuisante, la vraie vie est inépuisable.

Je suis donc je rayonne et je chantonne

« On peut vivre dans une maison exiguë,
on ne peut pas vivre dans une âme tourmentée »
(Proverbe cambodgien).

« Ce ne sont pas les pierres qui font la qualité d’une maison mais bien les âmes qui l’habitent » (Proverbe indien).

Un foyer où l’on se sent bien ensemble : quel trésor sans prix.

Dans des vers holorimes, la rime court sur l’ensemble du vers ; ce sont des vers entièrement homophones. 

apprivoiser mon frein vagal

Je viens d’animer un atelier sur notre système nerveux autonome, avec lequel nous pouvons grandir en familiarité.
1)
Quand je suis stressé, activé, mobilisé,
je peux en conscience respirer ventralement
avec une expiration prolongée
plus longue que l’inspiration
=> mon système nerveux est encouragé
à ralentir le cœur, pour revenir à un calme profond.
2)
Quand je me sens engourdi, flottant, embrumé, figé,
que mon énergie est basse,
je peux en conscience respirer ventralement
avec une inspiration prolongée
plus longue que l’expiration
=> tout mon être est énergisé
et je me remets en mouvement,
pour sortir de la léthargie.

Je peux visualiser un frein de bicyclette qui
1) freine pour ralentir en dévalant la pente,
2) relâche le frein et remettre de la vitesse.
Je peux encore joindre le geste physique de tenir mon guidon et de jouer avec mon frein, tout en accompagnant ma respiration et mon image à l’esprit…

ombre et hombré

Par temps de canicule, porter des vêtements en fibres naturelles (coton, lin ou bambou) permet de respirer mieux que les synthétiques + se rafraîchir avec une serviette humidifiée et refroidie avec un bloc sortant du congélateur…

« Alors ils ont éteint, d’un geste de prophètes,
Le
soleil de justice et les lampes des fêtes.
Et
l’on vit s’avancer, dans l’ombre, à petits pas,
La
peur aux doigts crochus et le mensonge gras »
(Victor
Hugo, poème Les Ténèbres dans Les Châtiments, 1853).