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« Si vous divisez la mort par la vie,
vous obtenez un cercle »

(Colum McCann dans son roman Apeirogon qui symbolise ainsi le cycle perpétuel et infernal, dans lequel une mort en entraîne une autre : le cercle vicieux de nos violences stimulées par nos deuils tragiques… Diviser la mort par la vie n’égale pas zéro qui met fin ; ça égale un cercle délétère dont le cycle de mort est sans fin.

« Ante / Post Christum natum » (« avant / après la naissance du Christ ») est un système de notation dans lequel on passe de l’an 1 a.C.n. à l’an 1 p.C.n. en zappant l’année zéro : pour le cercle vertueux d’une histoire linéaire qui échappe à un kharma sans fin ? Ce n’est pas nul, ça ! Bien joué…

je vous saurai gré, pro gré

« On parle souvent de progrès. Je crois que le meilleur, le plus sûr des progrès, serait de se débarrasser des milliers de sottises, d’erreurs, d’infamies, amassées par les hommes, sous le nom de progrès, depuis le commencement du monde » (Alphonse Karr). 

« Si l’homme n’était pas aussi essentiellement copiste, les arts et l’industrie feraient bien plus de progrès » (Pierre-Jules Stahl).

« Le progrès n’est souvent qu’un retour vers les temps oubliés » (Pierre-Claude-Victor Boiste).

Peace and love!

« Aimer, c’est toucher l’intérieur d’une personne
en veillant à ne rien casser » (Sandrine Fillassier).

« Seul l’amour remplace le lait »
(Proverbe australien).

« La tranquillité est le lait de la vieillesse » (Thomas Jefferson).

« Le fromage, le saut du lait vers l’immortalité » (Cliff Fadiman).

Aller à l’universel en laissant le particulier se déployer

Ce qui était tenu pour vrai hier
peut apparaître faux demain,
même en science !

Ce qui est vrai ici ne l’est plus là-bas.

Ce qui est sensé ici (par exemple dans la cheminée de l’illustration)
a un autre sens là (dans le pot d’échappement).

Vivent les vérités bien situées dans leur contexte, n’en déplaisent aux Ultramontains (au-delà des Alpes), tel l’abbé Gaume qui écrivit « Le ver rongeur », en lançant l’offensive contre les Gallicans. Attention aux vérités définies de manière centralisée à prétention universelle.

Le Vivant ne nous montre-t-il pas un autre chemin, celui du déploiement organique plein de respect de chacun ? Dans la nature, chaque espèce, chaque organisme, chaque cellule s’épanouit selon sa propre logique. Et pourtant, c’est cette prolifération du singulier qui crée des équilibres globaux, des écosystèmes, des lois biologiques universelles.

L’hêtre ne cherche pas à ressembler au baobab et il ne devient pas universel en l’imitant. C’est en se déployant soi-même que tous deux contribuent à la symphonie du vivant.

Quelle bonne nouvelle :  c’est en vivant pleinement ma propre expérience concrète que je peux savourer la beauté de l’universel. C’est à travers le respect de chaque personne dans sa singularité que nous pouvons ensemble goûter à l’universel qui nous unit. C’est aussi la manière de faire de Dieu dans la Bible : se révéler dans l’histoire, dans des visages, dans des lieux, pas dans des idées désincarnées. Et, en Genèse 12, 1, il montre qu’Il sauve l’humanité, un cœur à la fois.

Dans un monde qui cherche souvent à uniformiser, à standardiser, à globaliser, le Vivant nous rappelle que l’unité ne vient pas de la ressemblance, mais de la danse entre différences.

L’universel n’est pas un sommet imposé d’en haut que l’on pense abstraitement. C’est une plaine fertile, nourrie par les racines du particulier, que l’on touche de ses pieds et de ses mains, de ses racines et de ses ailes.

Être beau, c’est être soi-même

La photo de droite a été publiée dans le tabloïd SUN : « Du haut de ses 41 ans, Katie Price ne supporte pas l’idée de vieillir. La starlette de téléréalité accro à la chirurgie esthétique est passée sur le billard pour un lifting du visage dans une clinique d’Istanbul, en Turquie. Elle a aussi opté pour une réduction mammaire. La bimbo britannique défigurée a fait peur à ses 5 enfants en enlevant ses pansements » (https://www.20min.ch/fr/story/sa-chirurgie-esthetique-traumatise-ses-enfants-700938034773).

« Être beau, c’est être soi-même. Il n’est pas nécessaire d’être parfait pour inspirer les autres. Laissez les autres s’inspirer de la façon dont vous gérez vos imperfections » (Thích Nhất Hạnh). 

« Avoir peu d’estime pour soi-même n’est pas de la modestie ; c’est de l’autodestruction. Tenir son authenticité en haute estime n’est pas de l’égoïsme ; c’est la condition première au bonheur et au succès » (Bobbe Sommer).

« Préserve ton corps, c’est ton vaisseau, ton vaisseau pour naviguer sur le fleuve de la vie » (Maxalexis).

Bonne rentrée !

« Si, contre la vague, la mer frise,
saute de vent vient en surprise »
(Dicton populaire).

Étonnant comme « nous lisons chaque jour
avec étonnement
des choses que nous voyons chaque jour
sans surprise »
(Philip Chesterfield).

« Celui qui ne peut plus éprouver
ni étonnement ni surprise,
est pour ainsi dire mort :
ses yeux sont éteints »
(Albert Einstein).

Ne gaspillez pas votre vie

« Sed fugit interea, fugit irreparabile tempus,
singula dum capti circumvectamur amore » =
« Mais en attendant, il fuit :
le temps fuit sans retour,
tandis que nous errons,
prisonniers de notre amour du détail »
(Virgile, Géorgiques, livre III, vers 284).

« Laissez-moi respectueusement vous rappeler :
la vie et la mort sont d’une importance extrême.
Le temps s’écoule sans cesse
et l’opportunité se perd.
Éveillez-vous, éveillez-vous,
faites attention !
Ne gaspillez pas votre vie »
(lignée zen soto sambokyodan, Maezumi Roshi).

vieillesse petite porte

Je ne me sens pas vieux.
Oui, mon corps vieillit et se déglingue.
ET mon cœur s’assagit ET mon âme mûrit… 
Mes forces physiques diminuent.
Mes visions de sagesse augmentent.

Je me dis que la vieillesse n’est pas seulement là pour me faire perdre tout ce qui n’est pas l’essentiel. Ce faisant, elle souligne aussi où est l’Essence-Ciel qui se densifie. La vieillesse est là pour m’indiquer où est la toute petite porte, le bon pas sage à vivre, les petits pas à pas sages…