mon intention potache

Des personnes qui m’aiment assez pour oser être vraies avec moi m’interpellent sur certains de mes « posts déplacés« . Mon intention ? Je les veux volontairement décalés, parfois dérangeants et choquants, justement pour déplacer (d’abord en moi, ensuite en quiconque me lit) nos schémas engoncés et bien-pensants, pour stimuler la créativité de nos capacités de pensée latérale… Chercher à faire éclater nos cadres trop étroits, déconstruire quelque chose en espérant une reconstruction plus large !

…Et pardon pour ceux qui sont choqués. Et tant pis pour ceux qui me trouvent pas assez professionnel, qui trouvent que je me discrédite (surtout sur LinkedIn où je relaie trop de mes posts potaches venant de mon site perso) ! J’ai cessé d’essayer de trier ce que je relaie de mes posts, en me censurant moi-même, car je me trompe à chaque fois sur la manière dont ils vont être accueillis. Certains hyper potaches donnent finalement lieu à de beaux échanges en MP ! Alors, je laisse les lecteurs décider du temps qu’ils consacrent à me lire / me survoler / réagir, chacun à partir de sa Weltanschauung (vision du monde)…

« Les pédants sont trop bêtes pour deviner leur bêtise et pour la cacher. Ils se trompent dans l’appréciation des grandeurs relatives et confondent leurs cirons avec des éléphants » (Henri-Frédéric Amiel).
NB Le ciron est un acarien (visible à l’œil nu dans la farine, les denrées sèches, sur la croûte de certains fromages).

« Le mérite du calembour ?
Faire briller la bêtise ! »
(Diane de Beausacq).

« L’amour est une bêtise,
mais cette bêtise est divine »
(Victor Cherbuliez).

Sécurité et tendre douceur

« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS  (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).

Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.

On peut s’amuser, à la mode des Anciens :

invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !

L’ictus frappe, l’invictus se relève…

Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !

Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…

Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…

cheminer en couple

« La réalité, c’est qu’il n’existe aucun couple sans vagues, sans doutes ni sans crises. Quand vous regardez vos amis avec envie, vous ne voyez pas la « vitre invisible » qu’ils doivent eux aussi parfois traverser, ni les moments de solitude et de déconnexion qu’ils tentent courageusement de raccommoder en coulisses. Les couples vibrants ne sont pas ceux qui ne se disputent jamais, mais ceux qui acceptent de frotter leurs incompatibilités et décident de se retrousser les manches pour nettoyer leur Espace Entre.
Tomber amoureux se fait tout seul, mais le rester est une décision consciente qui demande des compétences et de l’intentionnalité au quotidien. L’amour ne suffit pas, il se construit pas à pas, avec ses hauts, ses bas et toute notre magnifique imperfection. Soutenons les couples qui essayent plutôt que de les envier. À nos Amours… » (Florentine d’Aulnois-Wang).

En regardant ceci
https://www.facebook.com/reel/1267465998677017
sur Blanche-Neige et le Prince qui se sont mariés,
hélas sans se connaître, j’ai composé cet alexandrin :
se rencontrer, cheminer sans empressement
tout un chemin de dialogue, d’ajustements…

Connect before correct

Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux
que de choisir un camp contre un autre,
que de brandir des drapeaux partisans ?
Ne sont-elles pas au top
quand elles intègrent les parts
de vérité des uns et des autres
et servent notre bien commun ?

Et nos consciences ne sont-elles pas au top
quand elles saisissent en profondeur
ce qui relie les êtres humains
dans leur commune fragilité
plutôt que dans leurs apparentes
puissantes forces d’oppositions ?

Discorde n’est pas désamour

« L’amour véritable n’est pas en-deçà de la discorde
Il en est au-delà, par l’accueil courageux du conflit,
sans tomber dans les pièges de la violence ! »
(Cf. Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35 ; disponible en français et en anglais auprès de l’auteur).

Tous ensemble

Je reviens du Québec avec ce chant :
https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U

Tous ensemble,
Il me semble…
On pourrait changer le monde,
De jour en jour,
De coeur en coeur,
Par des gestes d’amour.
Tous ensemble,
Il me semble,
On pourrait changer le monde
En changeant tout d’abord son coeur.

Mais pour cela,
Ne faut-il pas, tant de fois,
Apprendre encore à être vrai?
Apprendre à se connaître,
Être avant de paraître,
S’aimer soi-même comme on est.
Garder les pieds sur terre
Et fuir l’imaginaire
Des top-modèles bien trop parfaits.

Mais pour cela,
Ne faut-il pas tant de fois,
Apprendre encore à fair’ tomber
Les murs d’indifférence,
Les murs d’intolérance,
Qui nous retiennent prisonniers ?
Plus loin que la méfiance
Croire en nos différences
Et nous pourrons mieux nous aimer.
Mais pour cela,
Ne faut-il pas tant de fois,
Apprendre encore à partager
Le temps et la tendresse,
Le talent, la richesse?
Ne rien donner, ça n’donne rien.
Le coeur est un espace
Où il y a tant de place,
Où Dieu lui-même se sent bien

(Robert Lebel , ‘Tous ensemble’
dans son album ‘Parfois j’ai peur’).

art mûr < > armures

Je crois en cet amour qui ne m’oblige pas à prouver ma valeur, où mon âme se sent « à la maison » avec toi.
Je goûte à cette relation connectée qui permet à chacun.e de nous deux d’être soi-même sans se poser de questions.
Je déguste notre bouteille remplie du nectar de nos actes bien plus sûrement que du vent de nos paroles passionnées…
(au point de départ de mon inspiration :
un partage de Joey Palermo que j’ai laissé résonner en moi).

« Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de Maman, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze » (Emmanuel Carrère, Kolkhoze. Faire kolkhoze : ce rituel d’enfance de la rejoindre dans son lit quand Papa était absent pour ses affaires).