psy et spi

Voici un de mes messages fondamentaux qui articule ressources humaines (l’axe horizontal du travail sur soi, avec les moyens psy qui existent) et ressourcement à la source (l’axe vertical de l’accueil en moi de la Lumière, du Souffle et de la Source).

Mes jugements, reproches et réflexes de contrôle sur les autres sont l’amer salaire de mauvaises relations à l’intérieur de moi. C’est par un plus grand respect de moi-même à l’égard de mes fondements, besoins, valeurs, intentions et motivations que je peux être délivré de mes paroles-poisons. Celles-ci correctement traduites deviennent un trésor que je parviens à honorer et à partager. J’apprends à écouter les messages de mon corps (sensations physiques), mon cœur (mes émotions) et mes entrailles (mes manques/besoins), m’amenant au cœur de mon cœur, ce lieu calme, libre et bienveillant.

Puis, en sens inverse, à partir de ce lieu-source duquel coule la source inépuisable et surabondante de l’Amour, j’apprends à accueillir chaque part de ma vie qui se manifeste ici et maintenant, en prenant soin de sa colère / fatigue / souffrance et de son besoin, à accomplir ce dialogue intérieur chaque fois qu’un sentiment sonne l’alerte en moi. Cette bienveillance avec mes parts m’apprend à écouter chez l’autre, en amont de ses paroles-poisons, ses propres trésors et ainsi de le rencontrer depuis cette paix dont lui-même est porteur.  

La fausse vie est épuisante, la vraie vie est inépuisable.

Je suis donc je rayonne et je chantonne

« On peut vivre dans une maison exiguë,
on ne peut pas vivre dans une âme tourmentée »
(Proverbe cambodgien).

« Ce ne sont pas les pierres qui font la qualité d’une maison mais bien les âmes qui l’habitent » (Proverbe indien).

Un foyer où l’on se sent bien ensemble : quel trésor sans prix.

Dans des vers holorimes, la rime court sur l’ensemble du vers ; ce sont des vers entièrement homophones. 

apprivoiser mon frein vagal

Je viens d’animer un atelier sur notre système nerveux autonome, avec lequel nous pouvons grandir en familiarité.
1)
Quand je suis stressé, activé, mobilisé,
je peux en conscience respirer ventralement
avec une expiration prolongée
plus longue que l’inspiration
=> mon système nerveux est encouragé
à ralentir le cœur, pour revenir à un calme profond.
2)
Quand je me sens engourdi, flottant, embrumé, figé,
que mon énergie est basse,
je peux en conscience respirer ventralement
avec une inspiration prolongée
plus longue que l’expiration
=> tout mon être est énergisé
et je me remets en mouvement,
pour sortir de la léthargie.

Je peux visualiser un frein de bicyclette qui
1) freine pour ralentir en dévalant la pente,
2) relâche le frein et remettre de la vitesse.
Je peux encore joindre le geste physique de tenir mon guidon et de jouer avec mon frein, tout en accompagnant ma respiration et mon image à l’esprit…

ombre et hombré

Par temps de canicule, porter des vêtements en fibres naturelles (coton, lin ou bambou) permet de respirer mieux que les synthétiques + se rafraîchir avec une serviette humidifiée et refroidie avec un bloc sortant du congélateur…

« Alors ils ont éteint, d’un geste de prophètes,
Le
soleil de justice et les lampes des fêtes.
Et
l’on vit s’avancer, dans l’ombre, à petits pas,
La
peur aux doigts crochus et le mensonge gras »
(Victor
Hugo, poème Les Ténèbres dans Les Châtiments, 1853).

Humble humus si bienfaisant

À propos des bienfaits au jardin de travailler la terre à mains nues plutôt qu’avec des gants, des études menées à l’Université de Bristol puis à l’Université du Colorado ont mis en évidence la bienfaisante bactérie ‘Mycobacterium vaccae’ à même de déclencher une cascade de réponses biochimiques internes qui détendent notre système nerveux et boostent notre bien-être, dans le calme ancré et la joie aérée. Cette bactérie entre aussi par nos voies pulmonaires…

Il est aussi suffisamment démontré aujourd’hui que le système immunitaire des enfants qui jouent dans de la terre humifère (riche en humus) est bien meilleur que celui des enfants jouant en milieu aseptisé. Ces derniers développent nettement plus d’asthme et autres allergies ; ces maux résultent de nos soi-disant progrès qui prétendent avoir parfaitement contrôlé les dangers de nos environnements naturels.

Dès lors, au diable l’asphalte « propre » et les aires de jeux tout en plastique, y compris les sols artificiels caoutchoutés (cas-out-shootés).

Vivent les environnements remplis de mousse, feuilles mortes, biodiversité boisée, boues diversement glaireuses… La propreté n’est pas là où on croit. Elle est là où la vie naturelle croît…

Humanité vient de humus via humilité !?!

Tu es poussière
et tu retourneras terre humifère…
Bon (et bond) de t’y faire
et d’en être l’humble thuriféraire !

langage du corps

Une personne me partage combien elle est dérangée par des démangeaisons au pied qui l’« appellent » à gratter, gratter, gratter encore…

Nous accueillons avec compréhension celle qui est dérangée puis honorons l’intention positive de celle qui gratte : elle veut soulager.

Une fois celles-ci reconnues et détendues, les démangeaisons deviennent des guides précieux nous conduisant à celle qui a vraiment besoin d’être accueillie, écoutée et guérie, elle qui porte un truc non digéré, un trauma à la base de cet eczéma. Et tant que celui-ci n’est pas déchargé, visité par une Présence lumineuse, les démangeaisons sont un cadeau offert par ce membre précis du corps pour nous inviter à le suivre là où ce n’est pas encore digéré, déchargé, libéré…

Quel membre de mon corps parle et me sert de guide vers quelque stress / brisure / blessure à visiter avec conscience et amour (parfois sans même que la mémoire s’en souvienne, très souvent sans même que l’entendement n’y comprenne rien) ?

Aujourd’hui, en cette fête chrétienne du lavement des pieds, à quel membre cabossé de ma petite famille intérieure cela ferait du bien que je me mette humblement à genou pour me synchroniser à lui, en le lavant avec délicatesse et tendresse ?