Jésus, autrement plus révolutionnaire que tous les révolutionnaires ?

Une conférence donnée d’abord au Canada pour des étudiants et chercheurs universitaires du GTAS (Groupe de Théologie Africaine et Afrodescendants) :

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Heures du Québec sur l’affiche  =>

15 à 17h30 à Paris, Kigali, Buja et Goma ;
17 à 18h30 à l’île Maurice ;

18h30 à 20h00 à Colombo (Sri Lanka) ;

21h00 à 22h30 à Perth (Australie-Occidentale).

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Un mouvement populaire pour la paix

« Nous avons besoin d’un mouvement populaire pour la paix » a déclaré Jane Kinninmont, la responsable de l’association de soutien pour l’UNO (UNA UK), lors d’un congrès conjoint sur le thème de la paix qui a eu lieu à Milton Keynes, près de Londres.

Church and Peace a coorganisé le congrès du 24 au 26 avril 2026 avec le Mouvement de la Réconciliation (FOR UK), le Mouvement Anglican pour la Paix (AFP), CHIPS (le Service international chrétien pour la paix) et Pax Christi UK sur le thème « Guérir des conflits » – les processus de la guérison après les guerres et les conflits.

Sur cette conférence européenne de Church and Peace 2026, lisez ici le riche communiqué de presse que propose Anja Vollendorf, notre présidente : https://www.church-and-peace.org/fr/2026/04/un-mouvement-populaire-pour-la-paix/.

inculturation des immigrés ?

C’est un enfant qui débarque de Tunisie en France
avec ses parents. Il est accepté à l’école primaire.
Sa maitresse : « bonjour ! comment tu t’appelles ? »
Il répond : « moi, je m’appelle Mohamed ».
Elle réplique : « alors, pour que ça se passe bien ici,
tu as intérêt à t’appeler Gérard… ».
« Je ne comprends pas. Toute ma vie,
je me suis appelé Mohamed.
Maintenant, je dois m’appeler Gérard ?! »
Il rentre chez lui. Le soir, sa mère :
« ça va, t’as passé une bonne journée ? »
« Ouais, c’était bien, mais juste, la maîtresse,
elle m’a dit qu’à partir de maintenant,
faut plus m’appeler Mohamed, faut m’appeler Gérard. »
Sa mère s’exclame « Quoi ? T’as pas honte ?
En plus t’as accepté ?
Toute ta vie, on t’a appelé Mohamed.
Ton père, il s’appelle Mohamed.
Ton grand-père, il s’appelle Mohamed ».
Sur ce, elle lui met une gifle, elle lui éclate la tête.
Dès que son père rentre, elle lui raconte l’histoire, qui s’y met :
« Quoi ? Tu n’t’appelles plus Mohamed ? »
Et lui aussi lui met une gifle et lui éclate la tête.
Le lendemain, le petit retourne courageusement à l’école.
La maîtresse le trouve cabossé : « qu’est-ce qu’il se passe,
mon petit Gérard ? »
« Oh non, rien de grave, je me suis
juste fait agresser par deux arabes ».

Subtile parabole autour de l’inculturation des immigrés.
Qui a des oreilles, qu’il entende !

Peace

Pour l’essentiel, la paix coule de source,
comme un fleuve se reçoit des ruisseaux
sortis de la source. La paix est parmi nous
un cadeau à déballer ensemble.
Je vous salue de la conférence européenne
« Guérir des conflits », qui a lieu ce WE à Milton Kenes (UK) :
https://www.church-and-peace.org/fr/2026/01/guerir-des-conflits-conference-europeenne-2026/.

prédateurs et lâches

« Face aux agissements des prédateurs américains, russes et israéliens, face à la multiplication des attaques contre le système de justice internationale, Amnesty International dénonce le silence et l’inaction des dirigeants de ce monde :

« En 2025, Trump, Poutine et Netanyahu entre autres, ont cherché à asseoir leur domination économique et politique par la destruction, la répression et la violence à grande échelle sur la scène internationale. Ces prédateurs, après avoir eux-mêmes paralysé le Conseil de sécurité de l’ONU par un usage abusif et inadmissible de leur droit de veto, prétendent aujourd’hui que les mécanismes internationaux de paix et de sécurité ne fonctionnent pas. Ils proposent alors des solutions de rechange qui ne servent que leurs propres intérêts, en négociant ce qu’ils appellent des cessez-le-feu, des cessez-le feu qui ne tiennent pas compte des civils, qui ne s’attaquent pas aux causes profondes du conflit, qui ne rendent pas justice, des cessez-le-feu qui, sans surprise, sont constamment violés » » (Agnès Callamard, secrétaire général d’Amnesty International, répercutée aux infos de 6h00 AM de la RTBF, ce 21 avril 2026). Cf. Rapport annuel 2025 que j’ai lu ici en français : https://www.amnesty.org/fr/annual-report-global-analysis/ 

La paix reçue de Dieu en soeurs et frères

 «  Soyez l’huile qui se répand sur les blessures humaines. […] Le monde est détruit par quelques dominateurs ET, par ailleurs, il est aussi maintenu sur pied par une myriade de frères et sœurs solidaires ! Ils sont de la descendance d’Abraham, innombrables comme les étoiles du ciel et les grains de sable sur la plage de la mer. Regardons-nous dans les yeux : nous sommes déjà ce peuple immense! Nous devons simplement nous accueillir les uns les autres. Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires. […] La paix n’est pas à inventer : elle est à accueillir, en accueillant le prochain comme notre sœur et notre frère. […] Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde. Servons la paix ensemble, chacun agissant selon sa propre vocation. Allons de l’avant sans nous lasser, avec courage, et surtout ensemble, toujours ensemble, dans cette révolution silencieuse ! » (pape Léon, Rencontre de paix à Bamenda, au Cameroun, 16 avril 2026).

Au complot et temps obscurs

« Quelque chose de rance flotte dans l’air, comme ressurgi de temps obscurs qu’on croyait révolus. On le sent bien, la marée progresse, le barrage est tout près de céder, la boue va tout recouvrir. Au prochain tour ou au suivant, la prochaine secousse…

Partout, on l’entend monter le chant aigre de l’identité, le cantique moisi de l’origine, du repli et du rejet ; la vieille rengaine de l’ordre et du travail, de la famille, de la patrie ; le mépris de tout ce qui élève, augmente, démultiplie, nuance, mélange, complexifie… Et Dieu par-dessus tout ça.

Je pense à nos enfants et me souviens du temps pas si lointain où nous ne savions pas vraiment qui était quoi ni d’où venait chacun. Nous nous prenions comme nous étions, comme nos trajets nous avaient faits. Comptait par-dessus tout ce qui nous rassemblait, où nous allions et d’y aller ensemble. Nos parents, nos professeurs nous avaient enseignés de ne nous fier qu’aux Lumières, aux mots gravés aux frontons, de nous méfier des racines qui entravent et des souches qui pourrissent, de n’attendre du ciel qu’un peu de bleu et des réserves de pluie. Ils nous rêvaient ouverts, éclairés, peuplés de multitudes, délivrés, désassignés, réinventés.

Mais voilà, ça se propage : vieux refrains réactionnaires, vieux couplets nationalistes patriarcaux, autoritaires, illibéraux, virilistes ; chansons tristes du déni climatique et du complotisme.

Alors, puisque c’est dit-on une guerre culturelle qu’on nous livre, ne désarmons pas, demeurons éveillés, ne nous laissons pas réduire. Luttons, vers à verre ; répliquons, pied à pieds ; bataillons, mot pour maux ; combattons, livre à l’ivre » (Olivier Adam, Droit dans les yeux, dans La grande librairie, 22 octobre 2025).

Une preuve de plus que la terre n’est pas plate :

La véritable force

« Soyons un rempart contre ce délire de toute puissance qui devient toujours plus agressif, dans ce cauchemar où la réalité se peuple d’ennemis. Le saint Nom de Dieu ne peut être entraîné dans des discours de mort.
Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent !
Assez des démonstrations de force !
Assez de guerre !
La véritable force se manifeste en servant la vie »
(pape Léon, veillée de prière pour la paix à Rome ce samedi 11 avril).