Nos armées occidentales se préparent activement à la guerre. Et nos gouvernements nous y entraînent par une forte augmentation des dépenses militaires. Et toi ? Et moi ? Et nous, société civile ? Sommes-nous mobilisés au point de développer toutes les initiatives contribuant à faire reculer les menaces de guerre ? Elles existent par myriades, les initiatives qui désamorcent les pièges des conflits mal gérés, qui empêchent la violence fratricide ! Il y a tant de courses à réaliser, en alternative à la course aux armements qui nous semble imposée, sans alternatives…
Je suis engagé dans le réseau européen Church and Peace. Plus nous y sommes nombreux, plus nous tendons vers cette masse critique dont nous avons besoin pour une mobilisation citoyenne de défense civile solidement organisée. Et si tu te joignais à nos voix pour d’autres voies que la militarisation ? Visite notre site, s’il te plaît : https://www.church-and-peace.org/fr/.

Des leaders de notre secteur médical belge s’expriment aussi pour s’opposer à la militarisation, pour demander à notre gouvernement d’investir dans les préventions évitant la guerre, empêchant les conflits de dégénérer en guerre :
En voici des extraits :
« Si nous écoutons nos responsables politiques, l’année écoulée donne l’impression qu’une guerre est devenue inévitable. […] Or, le meilleur pour notre santé, c’est pas de guerre du tout. […] Notre pays connaît une des plus fortes hausses des budgets militaires en Europe. D’ici 2035, pas moins de 34 milliards d’euros d’investissements sont prévus. Le budget annuel est passé de 3,9 milliards en 2015 à près de 13 milliards en 2026. Pour 2035, 12 milliards supplémentaires s’y ajoutent – de quoi financer la carrière complète de plusieurs milliers d’infirmiers et infirmières ! […] Notre secteur est l’une des principales cibles des choix budgétaires du gouvernement. […] Selon le discours militariste actuel, il faudrait réduire les dépenses de santé et de sécurité sociale pour garantir notre sécurité militaire. […] Nous estimons que les autorités politiques doivent choisir une diplomatie intensive plutôt qu’une militarisation massive.
La nouvelle « loi de défense » que prépare le gouvernement prévoit qu’en cas d’urgence, l’armée pourrait réquisitionner du personnel infirmier, du matériel médical et même des stocks de plasma et de sang. Sans tenir compte des conditions de travail ni des droits, l’armée pourrait donner des ordres au personnel soignant, même si ceux-ci vont à l’encontre des principes éthiques et déontologiques qui régissent notre profession.
Au lieu d’investir dans les domaines où les besoins sont les plus importants en Belgique, les investissements seraient prioritairement dirigés vers ce que décide l’armée.
En Allemagne, où la militarisation des soins de santé est déjà bien avancée, le gouvernement prévoit que la construction de nouveaux hôpitaux ou services doit s’aligner sur la logique d’un éventuel « front de l’Est ». Concrètement, des lits ne pourraient être ouverts que s’ils répondent aux besoins de l’armée en cas de conflit avec la Russie. Des représentants de l’armée siégeraient également dans les comités de planification hospitalière et pourraient intervenir dans le triage hospitalier « en cas de crise ». […] En tant que médecins et soignants civils, nous voulons contribuer à prévenir toute guerre par la diplomatie et la gestion des conflits. Et si une guerre devait éclater, nous voulons pouvoir fournir une aide humanitaire sans discrimination » (nombreux signataires dont un médecin ancien ministre).