rencontre entre Bonne Nouvelle et damné de la terre

La théologie de la Libération prend au sérieux le contact direct des plus souffrants avec la Bonne Nouvelle. Par leurs propres expériences de vie et de morts, par leurs chemins de croix et de Vie, ils comprennent vite dans leurs tripes la révolution chantée avec amour et justesse par Marie dans le Magnificat. Ils plongent facilement dans l’accueil du Salut, comme les gens de mauvaises vies dans l’évangile. À ce titre, ils sont des interprètes des Écritures d’une redoutable pertinence. Ils bondissent de joie quand ils découvrent leur dignité intrinsèque aux yeux de Dieu, quand ils comprennent comment la Bible les pousse à briser le fatalisme de leurs misères & des oppressions subies, quand l’Évangile leur donne la force de briser les chaînes de leurs esclavages, aussi quand la Parole de Dieu cesse de faire d’eux des bénéficiaires passifs de la charité, offerte par les plus nantis dans leurs divers assistanats.

La théologie de la Libération veille à enlever tout ce que les riches mettent comme obstacles (d’abord idéologiques) entre les plus démunis et la Révélation de notre Salut ! Bienheureux suis-je quand je découvre que je suis pauvre et sauvé !…

Bienheureux sommes-nous en œcuménisme si nous pouvons reconnaître le charisme de petites Églises très dérangeantes par leur prosélytisme qui hérisse nos poils : elles parviennent souvent mieux que nous à mettre en contact la Bonne Nouvelle et les damnés de la terre. Bienheureux sommes-nous en œcuménisme si nous pouvons travailler main dans la main avec ces pasteurs ‘free-lance’ doués en pastorale bottom-up et non top-down.

C’est ce que j’ai partagé ce 3 octobre 2026, à l’île Maurice, lors de la rencontre très conviviale accueillant parmi nous Anja Vollendorf, présidente de Church and Peace, avec plusieurs membres du Comité de travail Œcuménique. Merci à Françoise et David White (pasteur presbytérien) pour leur accueil. Merci à Mgr Ian Ernest (évêque émérite anglican) pour son témoignage durablement marquant !

Partagé 2 semaines plus tard sur les réseaux sociaux, alors que les misérables gueux foutent le bordel… Illustration trouvée dans un post de Vayu Putra montrant comment l’esclavage continue à tous nous griffer encore aujourd’hui.