
« L’Amour est une Flamme vivante qui se transforme en chacun en Lumière et cette alchimie si subtile ne saurait se codifier » (Paule Salomon).
La bibliothèque d'Étienne Chomé
Jeux du "je" jusqu'au coeur du coeur

« L’Amour est une Flamme vivante qui se transforme en chacun en Lumière et cette alchimie si subtile ne saurait se codifier » (Paule Salomon).

Par la fenêtre ouverte, entraient des lueurs d’or.
Le soleil si triste pleurait ses rayons morts.
Les arbres se pliaient, à volonté du vent.
Les oiseaux ne chantaient plus, intrigués du tourment.
Le vent murmurait la ballade de l’été,
en remuant ses lèvres exquises à satiété.
Les chants des cigales, habituellement si gais,
devenaient une plainte râleuse et monotone.
Il est temps de partir, voici venir l’automne…
Annick Elle
« La violence commence « là où cède le langage ». En corollaire, elle peut donc finir là où il s’installe. Bruno Bettelheim souligne la fonction thérapeutique des contes de fées chez l’enfant angoissé et blessé par ses parents : le Roi et la Reine du récit incarnent leur part bonne, la marâtre, la sorcière et l’ogre, leur part méchante et frustrante. L’enfant est ainsi davantage capable de mettre des mots sur ses maux et faire la part entre le réel et le fantasme. Plusieurs études ont mis en évidence que la violence physique est inversement proportionnelle à la capacité de développer un discours intérieur. « Un jeune de banlieue qui dispose de 500 mots de vocabulaire au lieu des 3000 mots utilisés par un bachelier moyen, compense par du bruit et de la violence », explique un éducateur de jeunes. Paul Claudel avait dit : « Tout ce bruit en train de devenir une parole, c’est peut-être intéressant après tout ».
Les liens entre violence et déficit de langage ont été étudiés par le linguiste franco-algérien Alain Bentolila : la manipulation idéologique des groupes extrémistes qui prêchent la violence fonctionne chez des jeunes que ‘l’impuissance linguistique’ marginalise culturellement et socialement. L’alphabétisation est l’antidote de base incontournable : « Seuls les mots organisés apaisent une pensée sans cela chaotique et tumultueuse, qui se cogne aux parois d’un crâne jusqu’à l’insupportable et qui finit par exploser dans un acte incontrôlé de violence ». L’initiation au langage fait une brèche dans la violence grâce à des mots pour laisser une trace de soi-même sur l’intelligence des autres » (Chomé Étienne, Le nouveau paradigme de non-violence, p. 77).

« La poésie n’est pas que belle, elle est rebelle » (Julos Beaucarne).
Aujourd’hui, je vais du plat pays qui est le mien jusqu’au paradis mauricien, dans l’Océan Indien.
Lors de mon précédent voyage dans la Région des Grands Lacs, j’ai eu à faire 10 tests COVID en moins de 40 jours ! Qui ça-tire-hic mieux ?

« La photographie c’est un art ! Mieux qu’un art, c’est le phénomène solaire où l’artiste collabore avec le soleil »
(Alphonse de Lamartine, Entretien avec Léopold Robert, 1858).
« Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune.
Il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune un véritable soleil »
(Pablo Picasso).

Un test simple : dégustation de Pepsi et de Coca-Cola. Lorsque les consommateurs peuvent voir qu’ils boivent du Coca-Cola, 75% déclarent le préférer. Par contre, en faisant la dégustation à l’aveugle, 67% des individus déclarent préférer Pepsi. Grâce au scanner IRM, des chercheurs ont montré en 2003-2004 que le test à l’aveugle active la région du putamen situé dans la zone primitive et instinctive des plaisirs immédiats et des valeurs gustatives. Par contre, cette zone reste inactive si le test commence par montrer la marque Coca ; c’est alors la zone tout à l’avant du cerveau qui travaille, zone de la conscience et de la mémoire (cortex préfrontal et hippocampe). Donc, lorsque l’on dit au cerveau qu’il boit du Coca-Cola, il a une préférence immédiate pour ce produit, alors même que la zone du goût lui signale une autre préférence ; c’est alors toute la puissance de l’image et la notoriété de la marque qui priment.
Des années de matraquage publicitaire réussissent à supplanter notre perception immédiate et à modifier nos choix, par la gratification que l’on éprouve à consommer la marque qu’on imagine consommer… Les pubs nous vendent la puissance d’une image, les émotions et le souvenir associés à une marque.
Cf. l’étude menée par Sam McClure, Jian Li, Damon Tomlin, Kim Cypert, Latané Montague et Read Montague : « Neural Correlates of Behavioral Preference for Culturally Familiar Drinks », Neuron, 2004.
Le neuromarketing est la fusion de deux domaines : le marketing et de la neuroscience. Attention à la confusion : qui éclaire qui ? La neuroscience éclaire la conscience sur les manipulations publicitaires ou elle éclaire les marketings pour mieux nous manipuler ?

« L’homme : Tel un lis des vallées entre les épines, ma grande amie entre les filles. La femme : Tel un pommier entre les arbres d’une forêt, mon bien-aimé entre les hommes. J’ai désiré son ombre et m’y suis assise. Et son fruit a été doux à mon palais. Il m’a menée dans la salle du festin. Et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’AMOUR. Soutenez-moi par des gâteaux de raisins. Fortifiez-moi par un lit de pommes car je suis malade d’amour. Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m’embrasse »
(Cantique des Cantiques 2,1-6 : le livre biblique dans lequel une voix masculine et surtout une voix féminine s’entrelacent et se célèbrent mutuellement).

« Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait, maman disait parfois :
– Cessez un instant de boire et de parler. Nous obéissions.
– Regardez-vous, disait-elle doucement.
Nous nous regardions sans comprendre, amusés.
– C’est pour vous faire penser au bonheur, ajoutait-elle.
Nous n’avions plus envie de rire.
– Une maison chaude, du pain sur la nappe, des coudes qui se touchent, voilà le bonheur, répétait-elle à table. Puis, le repas reprenait tranquillement. Nous pensions au bonheur qui sortait des plats fumants et qui nous attendait dehors au soleil et nous étions heureux.
Papa tournait la tête comme nous, pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor. En riant, parce qu’il se sentait visé, il disait à ma mère :
– Pourquoi est-ce que tu nous y fais penser à c’ bonheur ?
Elle répondait :
– Pour qu’il reste avec nous le plus longtemps possible »
(Félix Leclerc, Pieds nus dans l’aube, 1969).


Demandez-vous, mon amour, si vous n’avez pas été
cruelle de m’avoir ainsi envouté et privé de ma liberté.
Quant à moi, je ne sais comment exprimer
ma dévotion à une si belle créature.
Il me faut un mot plus éclatant qu’éclat,
un mot plus beau que beauté.
Je rêve que nous sommes des papillons
n’ayant à vivre que trois jours d’été.
Avec vous, ces trois jours seraient plus plaisants
que cinquante années d’une vie ordinaire
(John Keats, Lettres à Fanny).
Elle s’est enfin éveillée pour prendre son élan. Elle en a eu assez de vivre sa vie à travers les yeux des autres. Elle a fait tomber tous les masques, et a commencé, doucement, à retirer les couches de ce qu’elle croyait être. Et elle a abandonné toute résistance.
Elle s’est alors relevée, nue, face au monde et a crié : “C’est ma vie ! et je suis maintenant libre d’être la femme que j’aurais toujours dû être !”.
Elle a commencé à voir sa vraie beauté à travers ses propres yeux.
Elle n’était pas parfaite aux yeux des autres, et elle n’avait pas à l’être.
Elle aimait la femme qu’elle devenait.
Elle ne s’est jamais retournée …
Et a continué à avancer avec une telle détermination …
que rien ne pouvait l’arrêter.
Elle s’est parée d’Amour, de pardon …
Elle a trouvé son courage …
Elle se sentait enfin chez elle …
dans son Cœur et dans son Âme …
Et elle a ouvert ses ailes !
(vu sur le blog de Myriam Moon)
