
« Repenser la sécurité » est le nom d’un important groupe de citoyens qui œuvre en faveur d’une politique de sécurité civile sur base de 5 piliers principaux. Actuellement, 17 personnes coordonnées par Ralf Becker travaillent sur des scénarios sans cesse actualisés, qui dessinent un avenir désarmé et sécurisé sur le plan civil. Dans six régions modèles en Allemagne, on teste actuellement, comme dans des laboratoires réels, comment ce changement de paradigme peut être vécu et organisé. Vous trouverez plus d’informations et tous les documents d’impulsion, les scénarios et les personnes intervenantes sur le site web de Repenser la sécurité !
https://www.church-and-peace.org/fr/reseau/repenser-la-securite
« Je désirerais seulement qu’on me fît comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois tout d’un tyran seul, qui n’a puissance que celle qu’on lui donne, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. […] Lorsque les soldats d’un tyran sévissent à travers champs et villages, c’est le peuple lui-même qui s’asservit, qui se coupe la gorge. […] Si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper, ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte. […] Au tyran, il ne faut pas lui ôter rien, mais ne lui donner rien. Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse dont on a dérobé la base, s’écrouler de son poids même et se briser. […] De la raison, il y a en chacun quelque « naturelle semence » que l’éducation fait lever ou étouffer » (Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire, Paris, Ed. Lobies, 1947, p. 19-26 ; Payot, 1976, p. 174-176, 183 (commenté par Pierre Clastres et Claude Lefort) ; Flammarion, 1983, p. 137-140).