Faire scandale en campagne : des ronrons qui tournent en rond

« Le polémiste Zemmour, le coup d’éclat permanent.
Pour continuer à peser dans l’opinion, le candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle française n’a d’autre choix que de provoquer jusqu’à la nausée, par ses dérapages, ses déclarations à l’emporte-pièce, ses provocations, tout ce parfum de scandale qui l’entoure et le définit. Il n’y aura pas d’accalmie; sans cesse, jour après jour, il alimentera la polémique de telle manière à demeurer le centre d’attention, le point de fixation de toute la campagne. C’est d’ailleurs sa seule carte à jouer. Viendrait-il à s’adoucir, à s’arrondir qu’il disparaîtrait aussitôt de la cartographie électorale. Pour exister aux yeux de l’opinion, il lui faudra être dans la surenchère permanente, à la recherche d’une énième provocation qui mettra le feu aux poudres. Et plus il ira loin dans le scandale, dans l’opprobre, et plus il apparaîtra aux yeux de nombreux Français comme celui qui ose là où tous les autres se contentent de rabâcher les mêmes lieux communs, les mêmes banalités » (Laurent Sagalovitsch, 9/12/2021).

« La façon intelligente de garder les gens passifs et obéissants est de limiter strictement le spectre des opinions acceptables, mais de permettre un débat très animé au sein de ce spectre. Cela donne aux gens l’impression que la pensée est libre, alors qu’en même temps, les présupposés du système sont renforcés par les limites imposées à l’étendue du débat » (Noam Chomsky).

« Je ne vois que ce que je crois »

« La façon intelligente de garder les gens passifs et obéissants est de limiter strictement le spectre des opinions acceptables, mais de permettre un débat très animé au sein de ce spectre. Cela donne aux gens l’impression que la pensée est libre, alors qu’en même temps, les présupposés du système sont renforcés par les limites imposées à l’étendue du débat » (Noam Chomsky).

« Je ne vois que ce que je crois » :
le lapsus révélateur d’Éric Zemmour…
Ses idées au logis sont-elles idéologie ?
Ses bulles chics débitées, des bullshits dépités ?

L’art du scandale
dans des ronrons
qui tournent en rond !

Bonheur des navetteurs à vélo

Ce WE, un pont cyclable a été placé pour enjamber le large ring, à hauteur de Zaventem, et ainsi finir l’ ‘autoroute à pied et à vélo’ qui relie Leuven à Bruxelles, sur 25 kilomètres. Fin mars, elle sera ouverte aux cyclistes, qui pourront alors avancer quasiment toujours en site propre, sans être ralentis par les carrefours et les feux rouges.
C’est le bonheur
des navetteurs…
Vive leur santé au grand air,
dans ce bien meilleur R.E.R. !

Les arbres, poèmes vivants

« Les arbres sont des sanctuaires. Quiconque sait comment leur parler, et sait comment les écouter, peut apprendre la vérité » (Hermann Hesse).

« Fermer le livre, se lever,
marcher le long du temps,
regarder la fleur, prêter l’oreille au mystère,
courir jusqu’au fin fond de l’Être,
se faire anéantir par le parfum de la terre
et atteindre le lieu où se rencontrent l’arbre et Dieu.
S’asseoir au seuil de l’expansion,
au lieu de l’extase et de la révélation » 
                                (Sohrab Sepehri).

« L’arbre, c’est à la fois le mystère de la verticalisation, de la prodigieuse croissance vers le ciel, de la perpétuelle régénération ; c’est non seulement l’expansion de la vie, mais encore la constante victoire sur la mort ; c’est l’expression parfaite du mystère de la vie qui est la réalité sacrale du cosmos » (Gérard de Champeaux).

Plus tard, quand je serai grand ?

Pourquoi les gens disent toujours
« plus tard, quand tu seras grand » ?
Moi qui grandis tous les jours,
je suis là, et j’attends.
J’attends que le jour se lève,
de réaliser le rêve.

Sur les doigts d’une main seulement,
tu peux compter les printemps
On te dit que rien ne dure,
que le temps file à toute allure
Mais tu vois le temps qu’ça prend,
une heure assis sur un banc…

D’un bout à l’autre de l’existence,
si le temps passé, reste éphémère,
le temps qui s’écoule est immense.
Pourquoi les gens disent toujours
« plus tard, quand on sera grand » ;
on s’répète ça tous les jours,
depuis la nuit des temps…

(Maxime Le Forestier & Guillaume Aldebert,
chanson Plus tard quand tu seras grand).

La tradition des crêpes à la Chandeleur

Bon-jour / bour-jon / bourgeons !
C’est encore l’hiver, certes,
mais si l’on pénètre à l’intérieur,
sous l’écorce, là où la sève s’active,
elle est déjà là, la vie qui va gicler
et, dans moins de deux mois,
nous éclater en pleine face…

La Chandeleur
chante l’heure
des bourgeons
en gestation,
sortant très bientôt
de l’incognito,
émergeant du chaos,
célébrant l’inchoatif
du vivant hâtif,
à poils ou à tifs…

Chaleureuse fête de la Chandeleur
aux gens de l’hémisphère nord !
Et bonne traversée des Mauriciens et Réunionnais
des pluies et des vents du cyclone Batsirai, en pleine été…
Je vous rejoins dans 12 jours !
Signé : É tienne Chauds-mets

Mur incontournable ou plus grande table ?

   

Dans Chanson pour L’Auvergnat, Georges Brassens décrit, avec gratitude,
le concret de sa vie partagée avec le couple qui lui a offert refuge
pendant la guerre :

Elle est à toi, cette chanson,
Toi, l’Auvergnat qui, sans façon,
M’as donné quatre bouts de bois
Quand, dans ma vie, il faisait froid,
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
M’avaient fermé la porte au nez…
Ce n’était rien qu’un feu de bois,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encor’
A la manièr’ d’un feu de joi’.

Toi, l’Auvergnat quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise, à travers ciel,
Au Père éternel.

Elle est à toi, cette chanson,
Toi, l’hôtesse qui, sans façon,
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim,
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
S’amusaient à me voir jeûner…
Ce n’était rien qu’un peu de pain,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encor’
A la manièr’ d’un grand festin.

Toi l’hôtesse quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise à travers ciel,
Au Père éternel.

Elle est à toi cette chanson,
Toi, l’Étranger qui, sans façon,
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris,
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
Riaient de me voir emmené…
Ce n’était rien qu’un peu de miel,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand soleil.

Toi l’Étranger quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise, à travers ciel,
Au Père éternel.

Les violences structurelles, de première classe

« Plus un homme dispose de pouvoir, de savoir et de richesse, plus il est capable d’habiller sa violence. Il peut s’offrir le luxe de lui donner des formes plus raffinées que le pillage, le vandalisme ou le terrorisme, qui sont les armes des pauvres. Le « méchant », dans les films, quand il en a les moyens, ne salit pas ses « propres » mains. Il confie à ses hommes de main l’exécution de sa violence trop criante. En fait, le plus souvent, les nantis (c’est-à-dire les puissants et/ou les intelligents et/ou les riches) peuvent éviter la violence directe car leurs armes ont pour noms classiques « domination politique », « exploitation économique », « oppression sociale et culturelle ».

Tout l’art des hommes est de déguiser les injustices dont ils profitent. Depuis la nuit des temps, les plus forts parviennent à transformer leur violence directe et interpersonnelle en violence structurelle, impersonnelle. Le truc, c’est de la faire passer dans les mœurs, de camoufler l’exploitation en la logeant dans les coutumes sociales, culturelles, religieuses. C’est comme cela que les hommes s’y sont pris pour dominer les femmes, à travers toutes sortes de coutumes et de règles qui, une fois établies, peuvent se perpétuer de génération en génération. De même dans le système des castes, dont la violence échappe le plus souvent tant à ceux qui en profitent qu’à ceux qui sont exploités. Autre camouflage de la violence : je vois l’horreur de l’exclusion du système de castes des autres, sans voir facilement celle du système dans lequel je vis moi-même. À l’échelle politique et économique, les mécanismes sont les mêmes : ceux qui en ont les moyens s’arrangent pour que leurs intérêts reçoivent des habits légaux, une caution légale, qu’ils se traduisent en règle normale, qu’ils passent inaperçus derrière des mesures présentées comme techniques et nécessaires » (extrait de l’article d’Étienne Chomé : À propos des violences première classe ; disponible dans 

 http://etiennechome.site/outils-pour-de-meilleures-relations-humaines/, l’article n° 2).

“ When the rich rob the poor, it’s called business. 
When the poor fight back, it’s called violence
”

Photo prise au Liban, en octobre 2019