Changement politique requis

50 vigoureux gaillards ne suffiront pas à faire bouger le bateau. Seule la marée le fera. Le fera-t-elle en douceur ou en mode tsunami ?  …À nous d’unir les forces sociales jusqu’à la masse critique du changement politique… 

Depuis sa prise d’Indépendance, il y a 60 ans, l’île Maurice est prise en otages par un système électoral qui enferme le leadership politique dans une alternance entre deux dynasties, de pères en fils (les Ramgoolam et Jugnauth), tous issus de la caste Vaish.

Réécoutons la voix de Gandhi, qui nous ouvre la voie :

« Ce ne sont pas tant les fusils britanniques qui sont responsables de notre sujétion que notre coopération volontaire. Le gouvernement n’a aucun pouvoir en dehors de la coopération volontaire ou forcée du peuple. La force qu’il exerce, c’est notre peuple qui la lui donne entièrement. Sans notre appui, quelques Européens ne pourraient pas même tenir la septième partie de nos villages. Sans notre aide, nous savons qu’ils ne peuvent avancer d’un pas. […] La question que nous avons devant nous est par conséquent d’opposer notre volonté à celle du gouvernement ou, en d’autres termes, de lui retirer notre coopération. Si nous nous montrons fermes dans notre intention, le gouvernement sera forcé de plier devant notre volonté ou de disparaître. […] Être capable de dire NON, et cette nation apprend aujourd’hui à dire NON. »

Cf. Tous les hommes sont frères, Gallimard, p. 247
& Gandhi, La jeune Inde, Stock, 1948, p. 195 
& Gandhi, Hind Swaraj, p. 114 ;
cités dans mon livre Le nouveau paradigme de non-violence et dans mon article Réussir une mobilisation collective est un art qui s’apprend, disponible ici : https://etiennechome.site/df/. Cet article fournit la méthodologie et les moyens concrets pour un profond changement politique de la base vers le haut.