Aujourd’hui est le dernier jour de la canicule ici. Si tu as quelque chose à me dire qui jette un froid, c’est vraiment le bon moment…
Ci-joint une interpellation existentielle d’un manchot à un phoque, laquelle provoqua l’inverse : créer du lien et de la chaleur entre vivants marrants…
« Quand je ris, c’est aux éclats. Quand je pleure, c’est aux sanglots. Je n’y connais de milieu que l’ennui » (Beaumarchais, Lettre à la Comtesse d’Albany, 1791).
Par temps de canicule, porter des vêtements en fibres naturelles (coton, lin ou bambou) permet de respirer mieux que les synthétiques + se rafraîchir avec une serviette humidifiée et refroidie avec un bloc sortant du congélateur…
« Alors ils ont éteint, d’un geste de prophètes, Le soleil de justice et les lampes des fêtes. Et l’on vit s’avancer, dans l’ombre, à petits pas, La peur aux doigts crochus et le mensonge gras » (Victor Hugo, poème Les Ténèbresdans Les Châtiments, 1853).
Est-il possible que les plantes aient des ressentis de douleur ? Perçoivent-elles la souffrance autour d’elles ? Ont-elles une forme de sensibilité ? de conscience ?…
J’ai aimé lire cet article présentant les 3 premières expériences tenant de l’objectiver dans les années 1960 : https://naturerights.com/cleve-backster-et-la-conscience-du-vivant/ Cleve Backster, ancien de la C.I.A., expert polygraphe (détecteur de mensonge), spécialiste des interrogatoires des espions… mettant son savoir-faire au service de la perception des plantes !…
À propos des bienfaits au jardin de travailler la terre à mains nues plutôt qu’avec des gants, des études menées à l’Université de Bristol puis à l’Université du Colorado ont mis en évidence la bienfaisante bactérie ‘Mycobacterium vaccae’ à même de déclencher une cascade de réponses biochimiques internes qui détendent notre système nerveux et boostent notre bien-être, dans le calme ancré et la joie aérée. Cette bactérie entre aussi par nos voies pulmonaires…
Il est aussi suffisamment démontré aujourd’hui que le système immunitaire des enfants qui jouent dans de la terre humifère (riche en humus) est bien meilleur que celui des enfants jouant en milieu aseptisé. Ces derniers développent nettement plus d’asthme et autres allergies ; ces maux résultent de nos soi-disant progrès qui prétendent avoir parfaitement contrôlé les dangers de nos environnements naturels.
Dès lors, au diable l’asphalte « propre » et les aires de jeux tout en plastique, y compris les sols artificiels caoutchoutés (cas-out-shootés).
Vivent les environnements remplis de mousse, feuilles mortes, biodiversité boisée, boues diversement glaireuses… La propreté n’est pas là où on croit. Elle est là où la vie naturelle croît…
Humanité vient de humus via humilité !?!
Tu es poussière et tu retourneras terre humifère… Bon (et bond) de t’y faire et d’en être l’humble thuriféraire !
« Soyez l’huile qui se répand sur les blessures humaines. […] Le monde est détruit par quelques dominateurs ET, par ailleurs, il est aussi maintenu sur pied par une myriade de frères et sœurs solidaires ! Ils sont de la descendance d’Abraham, innombrables comme les étoiles du ciel et les grains de sable sur la plage de la mer. Regardons-nous dans les yeux : nous sommes déjà ce peuple immense! Nous devons simplement nous accueillir les uns les autres. Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires. […] La paix n’est pas à inventer : elle est à accueillir, en accueillant le prochain comme notre sœur et notre frère. […] Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde. Servons la paix ensemble, chacun agissant selon sa propre vocation. Allons de l’avant sans nous lasser, avec courage, et surtout ensemble, toujours ensemble, dans cette révolution silencieuse ! » (pape Léon, Rencontre de paix à Bamenda, au Cameroun, 16 avril 2026).
« Au cours de l’histoire, le coq s’est vu attribuer des rôles contradictoires. Chez les Aztèques, il était le seul à pouvoir remplacer un homme dans un sacrifice expiatoire. En Haïti, les prêtres vaudou utilisent son sang pour y plonger l’effigie en bois de quelqu’un dont ils veulent la mort.
Que ce soit en bien ou en mal, toutes les civilisations lui prêtent des pouvoirs spéciaux. Parce qu’il est la première créature à célébrer chaque matin la résurrection du soleil par son cri triomphal. Certains pensent même que son chant ramène le monde à la vie » (Tom Lanoye, Décombres flamboyants, 2019).
« Dans la tradition chrétienne le coq devint rapidement un symbole de la résurrection. De même que le coq annonce le jour nouveau, de même le chrétien attend le jour où le Christ reviendra. Au Moyen Âge, le coq symbolise le prédicateur qui doit réveiller ceux qui sont endormis. Il occupe à partir de ce moment une place de choix sur le clocher des églises » (Frédéric Manns, franciscain, La Terre Sainte, nov.-déc. 2001, p. 321).
Œuf à la coque = œuf cuit à la coquille par le chef-coquus (en latin cuisinier)…
« Regarder une araignée dans les yeux et plonger dans son monde… Je suis peu à peu passée d’une forte arachnophobie vers l’émerveillement de la beauté de ce regard. Aujourd’hui, je n’ai plus peur des araignées, je les élève et je suis devenue avocate de ces petites bêtes, notamment à travers les réseaux sociaux (@Terrapodia). J’ai pas mal de commentaires de gens qui me remercient parce qu’ils ont changé de regard sur un animal qui les terrifiait. Et ça, c’est la plus belle récompense pour moi » (Jessica Jousse-Baudonnet, Aujourd’hui, je n’ai plus peur des araignées, je les élève).
Grain de blé tombé en terre : quelle apparente abomination que de se retrouver ainsi dans les ténèbres froides et humides des entrailles de la Terre-mère, en train d’être éventré…
Quelle surprise quand une tige sort de terre… et plus tard des épis féconds, chargés de vie…
Quelle surprise quand une souffrance m’a traversée jusqu’à rebondir en vie…
Sur nos lignes de fracture, rester présent, tenir bon avec amour, même si cela coûte…
L’adjectif « feu » (feue) + le nom d’une personne récemment décédée souligne qu’elle a accompli sa destinée (du latin ‘fatutus’, dérivé de ‘fatum’ = destin).
« Les hommes, au fond, ça n’a pas été fait pour s’engraisser à l’auge, mais ça a été fait pour maigrir dans les chemins, traverser des arbres et des arbres, sans jamais revoir les mêmes… S’en aller dans sa curiosité, connaître… » (Jean Giono, Que ma joie demeure, 1935).
« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent… […] Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es » (Jean Anthelme Brillat-Savarin).