IFS 4

Dans la session d’initiation à l’ IFS (Internal Family System) que je donne régulièrement, quelle joie de voir émerger l’énergie de « Self ». En IFS, le Self désigne cette instance centrale de la personne, là où « je suis qui je suis » pleinement, en vérité, mon essence-Ciel indemne des blessures de la vie, ouvert à tous les possibles, capable naturellement d’accueil bienveillant et curieux. C’est ce lieu-source en nous qui a les ressources pour clarifier, accueillir et soutenir avec compassion tous les aspects intérieurs de notre psychisme. L’objectif du processus IFS est de restaurer le « Self leadership », état dans lequel la vie psychique se trouve guidée harmonieusement par le Self. Cela permet petit à petit à la personne de soulager les charges et fardeaux douloureux portés par ses parties et de retrouver un apaisement intérieur durable et un équilibre psychique fluide et dynamique.

Cette démarche de l’IFS, proprement psychologique, est en profonde connivence avec les diverses démarches spirituelles par lesquelles les âmes humaines, naturellement connectées au Souffle de l’Amour, parviennent à offrir ce Souffle gratuitement et généreusement à tout ce qui en est coupé ou loin. (Source abreuvante, Souffle oxygénant, Soleil lumineux : les 3 archétypes de la nature pour dire cette vie trinitaire qui anime tout Vivant…)

3 sites pour en savoir plus sur l’IFS : https://www.selfleadership.org/ + http://ifs-association.com/ ;

en couple, cf. https://www.toniherbineblank.com/), ainsi que le livre de référence : Schwartz Richard, No bad Parts, traduit en français : https://editions.quantum-way.com/auteur/richard-schwartz/.

il est île, elle est ailes

« Et ces deux âmes s’envolèrent ensemble,
l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre »
et vice-versa… (Victor Hugo).

« « Femme » est le mot le plus noble qu’on puisse
attribuer à l’âme, bien plus noble que vierge.
Que l’être humain accueille Dieu en soi,
c’est bien, et dans cet accueil, il est vierge.
Mais que Dieu devienne en lui fécond,
c’est mieux » (Maître Eckhart).

Expérimenter l’Amour inconditionnel et infini

Je viens d’avoir mon 59ème anniversaire qui m’a permis de me reconnecter à l’expérience fondatrice de ma vie. J’allais sur mes 15 ans quand j’ai fait l’expérience d’être aimé d’un Amour d’une telle Présence gratuitement généreuse que ce moment reste le plus important de ma vie. L’expérience de cet Amour inconditionnel et infini est le roc de ma vie, la source de ma joie.

Vivre, c’est dire merci pour cette Source surabondante et inépuisable à laquelle est naturellement connectée la fine pointe de mon être : mon âme, le cœur de mon cœur… Gratitude éternelle !

Lumière reçue avant d’être donnée

Accueillir et offrir le bon air de la vie, aussi simplement que mes poumons inspirent et expirent (avec ou sans ma conscience). Recevoir et donner aussi simplement qu’un robinet donne l’eau qu’il reçoit, sans autre effort que d’être branché à la source…

« Vous ne pouvez pas davantage changer le passé que modifier la scène que dépeint un vitrail. En revanche, par votre patient travail intérieur, vous pouvez un jour faire jaillir intérieurement une lumière qui en transfigurera jusqu’aux instants les plus sombres et difficiles. Les faits resteront les mêmes, mais il se dégagera d’eux un éclat qui en justifiera rétrospectivement jusqu’au moindre détail. Seule la forme du passé est figée à jamais comme le verre ; à tout moment, votre conscience présente peut l’illuminer, en révéler la beauté insoupçonnée et en faire surgir un sens aussi lumineux que le diamant dissimulé dans la noirceur du charbon » (Olivier Clerc, Graines de sens).

Cultiver les alternatives à la violence

M’engager dans la non-violence,
c’est commencer par reconnaître
ma propre violence
puis prendre les moyens d’en sortir,
en choisissant de cultiver
les alternatives à la violence,
toujours plus en conscience.
Ouvrir d’autres chemins
mobilise le meilleur de moi-même :
calme, courage, connectivité,
créativité, clarté, compassion,
confiance et curiosité…

Curiosité bien placée

« T’écouter avec curiosité, c’est comme l’art du jardinier qui, avant de semer, aère la terre comprimée : il lui donne de l’espace pour qu’elle respire. T’écouter avec curiosité, c’est m’intéresser si bien à ce que tu dis que ta propre écoute vers tes entrailles se déploie et te donne de la joie à explorer, en amont des mots, ce qui te fait vivre et vibrer, tes fondements, motivations, intentions profondes… » (Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 241, disponible en français et en anglais et les sessions organisées par le réseau CommunicActions 
(www.communicactions.eu et www.communicactions.org).

Me changer, moi, change le système entre nous

« Véritable nouvelle naissance,
le jour où j’ai réalisé que
je ne pouvais pas te changer
et où j’ai décidé de changer
en moi ce qui pouvait l’être.
[…] Je ne peux pas changer l’autre
mais sa capacité à changer
est étonnante lorsque j’utilise
mes forces à me changer, moi »
(Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 234).

À gauche de la photo : un ficus / banian d’Éthiopie.         

La pugnacité du vivant à laquelle Il m’invite à participer

« Fâchée avec mon Dieu imaginaire qui avait rompu sans préavis mon contrat inconscient de protection, je manquais de secours spirituel. Je ne trouvais pas de prière qui puisse être autre chose qu’une immense contradiction, une négociation régressive avec la peau morte d’un Dieu qui ne tenait pas.

Pourtant, lorsque je caressais, du bout des doigts, le visage bleu et enflé de cet enfant presque étranger, dans le roulis devenu rassurant de l’oxygène qui lui parvenait machinalement, j’étais parfois saisie par une sérénité démente. Il arrive que l’impuissance ouvre sur des paysages singuliers.

La détresse m’avait dilatée et, en quelque sorte, elle avait élargi ma surface d’échange avec la vie. Et près de ce petit corps, se superposait à ma supplication muette pour qu’il vive, la conviction profonde que, ‘quoi qu’il arrive’, ce qui était incroyable et sublime, c’était qu’il fût né. Et que cela, jamais, ne pourrait être retiré à quiconque. Ni à lui, ni à moi, ni au monde, ni à l’histoire.

Je mis du temps à comprendre que cette clairvoyance fulgurante était peut-être la première véritable prière de ma vie.

[…] En dépit des relents de superstition qui me saisissent parfois, en dépit de mon petit négoce intérieur qui n’en finira jamais tout à fait de marchander avec un Dieu imaginaire, j’ai entrevu un Autre Dieu qui ne se porte pas garant de ma sécurité, mais de la pugnacité du vivant à laquelle il m’invite à participer » (Marion Muller-Colard, L’autre Dieu).

Pour creuser : https://etiennechome.site/pour-que-ou-parce-que/

Ho’oponopono

Ho’oponopono est un mot qui signifie en hawaïen « réparer », « faire la paix ».

Ho’oponopono est une vieille pratique hawaïenne, reconnue en tant que « trésor vivant » du pays (placé dans la Constitution d’Hawaï en 1993).

Sa version popularisée est très simplifiée = 4 phrases à répéter :

Je suis désolé.e.

S’il te plaît, pardonne-moi.

Merci.

Je t’aime.

À vrai dire, la pratique complète stimule des initiatives qui contribuent à la guérison et à la réconciliation, à partir de la paix intérieure : sagesse traditionnelle et universelle d’admettre, demander pardon et libérer, remercier et envoyer de l’amour.