L’écrit plutôt que les cris

Exprimer son vécu par écrit a un effet cathartique !

« En la réécrivant on ne revit pas la situation, on la recrée ! La recréation d’un souvenir, le fait de revenir dans le moment présent pour analyser un événement du passé va permettre de relativiser, de donner cohérence, et de retrouver un état d’esprit beaucoup plus positif par rapport à un événement même s’il a été traumatique. Écrire est aussi une façon de consolider la connaissance. Et souvent en consolidant la connaissance, on a envie de la mettre en pratique et en la mettant en pratique, on renforce une compétence. Donc l’écriture est aussi pour moi le début de l’apprentissage profond » (Sylvie Gendreau, professeure d’écriture créative à Montréal).

Disposer de la procédure à suivre en cas de désaccord

« ‘Conflit’ vient du latin ‘conflictus’ qui signifie ‘choc, heurt’. Il désigne une rencontre qui provoque la confrontation (= front contre front) d’une divergence. Il y a conflit dès que se présente une différence entre deux individus, entre deux groupes, déjà même en chaque personne divisée. Un conflit émergeant n’est ni bon ni mauvais, il est neutre car nous ne pouvons pas dire ce qu’il va produire comme fruit. C’est la manière dont on va le gérer qui est bonne ou mauvaise. Un désaccord, une opposition, une incompréhension, une distance, une dissension sont capables de nous conduire au pire de la violence comme au meilleur de la rencontre. Le conflit est un appel à plus de vérité et un défi pour plus de relation, une invitation à découvrir et à honorer une différence. Le conflit se distingue donc de la violence qui est abus de force dans la gestion du désaccord » (Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 37).

Nouvelle lune Nouvel An renouveau

Le monde a célébré la conjonction de la nouvelle lune avec l’éclipse solaire totale visible en Amérique. À Maurice, aujourd’hui, 9 avril 2024, est un jour férié pour tout le monde, en l’honneur de la fête d’Ougadi qui est célébrée par les Télégous suivis par tous les Hindous, entraînant l’ensemble de la Nation mauricienne. Chaque année, cette nouvelle lune-là signe le Nouvel An, au cours duquel nous sommes tous invités à nous débarrasser de ce qui nous encombre, à transformer / transmuter ce qui a besoin de l’être : nous offrir du renouveau, réorienter notre vie vers le Vivant véritable. Soyons neufs en ce neuf avril…

Concrètement, ici, les préparations d’Ugadi ont débuté il y a déjà une semaine : les maisons ont été nettoyées à fond et, si besoin, repeintes. On se débarrasse des vieilles choses et on achète des habits neufs pour toute la famille. La nouvelle année est aussi célébrée en décorant l’entrée de la maison avec des dessins confectionnés à base de poudres de couleur (rangolis) et en ornant la porte de la maison d’une guirlande de feuilles de mangue. En Inde, le parterre devant les maisons est arrosé avec de l’eau mélangée à la bouse de vache et on mange le pulihora, plat propre à cette fête ; à Maurice, on mange selon le rituel l’« Ugadi Pachadi », une préparation spéciale qui combine toutes les saveurs : sucrée, aigre, salée, amère, astringente et piquante ; plat aux saveurs arc-en-ciel pour palais arc-en-ciel… C’est une manière symbolique de s’ouvrir à une nouvelle année qui fera vivre des expériences aussi diverses que tristesse, bonheur, colère, peur, dégoût, surprise ; c’est une manière de se préparer à en tirer le meilleur parti. 

Et demain, rebelote, jour férié autour de la Communauté musulmane qui fête l’Aïd el-Fitr, au terme du Ramadan.

Vibromasseurs ?

Quand un tambour ou un diapason vibre, s’il y a, à ses côtés, sur la même fréquence, un compère / confrère (on est entre pairs), celui-ci se mettra à résonner. Nous faisons de même entre nous et avec le monde à chaque instant ! Osons entre nous jouer notre rôle de vibromasseurs, ma sœur …et mon frère !

« Plus nous sommes en cohérence cardiaque, plus notre champ magnétique est cohérent. Cela a un impact sur l’entourage, cela élève l’énergie des autres » (Rollin McCraty, du HeartMath Institute). Ce chercheur le montre avec, à l’appui, des courbes de synchronisation que des instruments de mesure en laboratoire objectivent : impressionnante visualisation de l’impact de nos fréquences vibratoires. Voir mon post de demain sur les ‘ondes & résonance de Schumann’…

Le sens premier de « vierge »

Dans la tête de beaucoup, virginité rime avec chasteté. Et si la virginité nous parlait bien plus de l’affranchissement des femmes envers les divers assujettissements et formes de domination qu’elles subissent depuis la nuit des temps ?

Au départ, « vierge » ne parle pas de sexualité : le terme désigne une femme non mariée, qui ‘n’appartient’ pas à un homme : une femme qui EST en tant que telle. Ce qu’ont explicitement revendiqué les amazones (/ âmes à zone libérée ?). Tout comme le vir / homme viril, ‘vierge’ dérive d’une racine latine signifiant force et  compétence.

Plusieurs auteurs défendent cette approche, dont le livre d’Élise Thiébaut illustré par Elléa Bird : ‘Vierges : la folle histoire de la virginité’. Son dernier chapitre fait un parallèle qui montre comment les projets de conquête des hommes peuvent pervertir l’authentique virginité : les premières îles découvertes par Christophe Colomb ont été appelées les îles « vierges ». Les conquistadores ont conquis ces terres à la manière du macho qui voit la femme vierge comme devant être conquise et possédée.

Consulter quelques pages ici : https://www.lelombard.com/bd/vierges/vierges-la-folle-histoire-de-la-virginite.

Y a qu’à haka

Impressionnant le haka de Hana-Rawhiti Maipi-Clarke, cette députée maorie de 21 ans, les yeux exorbités et le torse gonflé, pour prêter serment et appuyer son premier discours enflammé au parlement néozélandais. Son haka fut soutenu par des dizaines de Maoris dans les balcons. Ils veulent le maintien des droits des peuples autochtones, alors que le Premier Ministre veut abolir des lois qu’il juge rétrogrades et racistes car « encore fondées sur l’appartenance à un peuple particulier ».

Depuis 1905, les All Blacks néozélandais arrivent sur le terrain de rugby en excitant leur combativité à l’aide du célèbre rituel Haka, cette danse des Maoris – style gorille se frappant la poitrine – pour impressionner un maximum les adversaires.

Le mot ‘haka’ signifie littéralement ‘faire’ ;
comme quoi, y a qu’à / yaka haka faire popo…
(‘pó pó’ & ‘gōng gōng’ = grand-parents en langue hakka ;
c’est en Chine et c’est une autre histoire !
‘yaka awa’ = ‘viens ici’, en lingala ; encore une autre histoire !).

Quel est notre haka à nous ?

NB : Les Australiens, eux, ont leur « chant de combat des kangourous » : le « Wallee Mullara Choomooroo Tingal ». Et voilà que l’équipe des rugbymen français a adopté comme cri de ralliement le cri des spartiates mis en scène dans le film « 300 » de Z. Snyder.

Ne pas louper seulement ce qui mérite la loupe

« La meilleure manière de rencontrer des opportunités, c’est d’en être soi-même une » (Philippe Galibert).

Joie, ce matin, en moi de relier les uns les autres de mon réseau et de se partager mutuellement les grains de blé glanés dans ce champ-ci, dans ce champ-là…

Comment ne pas louper ce qui mérite la loupe (focus sur)
et louper tout le reste (faux-c… sûrs) ?

Révolution ecclésiologique requise pour une gouvernance davantage partagée

Dans l’image, devinez ce que c’est ? Ma réponse : voir tout en bas…
Indice : manger avec des baguettes et se soigner avec l’acuponcture !

Sous la houlette d’un pape qui cherche à décléricaliser l’Église, le synode sur la synodalité s’est ouvert à un nombre croissant de laïcs (dont 40 femmes), à la recherche ensemble de modes de gouvernance davantage partagée. Les Églises protestantes ont des expériences intéressantes à partager en la matière…
Cf. Ludovic Lado sj, Du synode des évêques au synode de l’Église : une révolution ecclésiologique ? (https://www.la-croix.com/debat/synode-eveques-synode-lEglise-revolution-ecclesiologique-2023-11-01-1201289031 ) & mon collègue Stijn Van den Bossche, La soutane, Satan du synode (https://www.cathobel.be/2023/11/la-soutane-satan-du-synode/).

Image : C’est une cathédrale en Chine !