Ho’oponopono

Ho’oponopono est un mot qui signifie en hawaïen « réparer », « faire la paix ».

Ho’oponopono est une vieille pratique hawaïenne, reconnue en tant que « trésor vivant » du pays (placé dans la Constitution d’Hawaï en 1993).

Sa version popularisée est très simplifiée = 4 phrases à répéter :

Je suis désolé.e.

S’il te plaît, pardonne-moi.

Merci.

Je t’aime.

À vrai dire, la pratique complète stimule des initiatives qui contribuent à la guérison et à la réconciliation, à partir de la paix intérieure : sagesse traditionnelle et universelle d’admettre, demander pardon et libérer, remercier et envoyer de l’amour.

Bug informatique

Bug’ en anglais signifie ‘insecte’, ‘bestiole’. Le premier bug informatique de l’histoire a été dû à un papillon de nuit, qui a offert son corps à la science, à Harvard, le 9 septembre 1947, en faisant griller avec lui une ampoule (les premiers ordinateurs étaient à lampes).

Quand grillon grillait, gris-con criait « bug / insecte ! »… et voilà d’où vient le bug informatique…

Nota Bene : Bon, il y a d’autres explications moins sympa-tics sur l’origine de ce sens du mot ‘bug’ : de l’ancien allemand « Bögge » (lutin en français) ou de l’anglais moyen « bugge » qui a donné le mot « bugbear »(démon qui terrorise les enfants)…, bogue en français (la coque du marron ou de la châtaigne, en s’égarant un peu dans nos arbres d’hiver).

Nouvelle lune Nouvel An renouveau

Le monde a célébré la conjonction de la nouvelle lune avec l’éclipse solaire totale visible en Amérique. À Maurice, aujourd’hui, 9 avril 2024, est un jour férié pour tout le monde, en l’honneur de la fête d’Ougadi qui est célébrée par les Télégous suivis par tous les Hindous, entraînant l’ensemble de la Nation mauricienne. Chaque année, cette nouvelle lune-là signe le Nouvel An, au cours duquel nous sommes tous invités à nous débarrasser de ce qui nous encombre, à transformer / transmuter ce qui a besoin de l’être : nous offrir du renouveau, réorienter notre vie vers le Vivant véritable. Soyons neufs en ce neuf avril…

Concrètement, ici, les préparations d’Ugadi ont débuté il y a déjà une semaine : les maisons ont été nettoyées à fond et, si besoin, repeintes. On se débarrasse des vieilles choses et on achète des habits neufs pour toute la famille. La nouvelle année est aussi célébrée en décorant l’entrée de la maison avec des dessins confectionnés à base de poudres de couleur (rangolis) et en ornant la porte de la maison d’une guirlande de feuilles de mangue. En Inde, le parterre devant les maisons est arrosé avec de l’eau mélangée à la bouse de vache et on mange le pulihora, plat propre à cette fête ; à Maurice, on mange selon le rituel l’« Ugadi Pachadi », une préparation spéciale qui combine toutes les saveurs : sucrée, aigre, salée, amère, astringente et piquante ; plat aux saveurs arc-en-ciel pour palais arc-en-ciel… C’est une manière symbolique de s’ouvrir à une nouvelle année qui fera vivre des expériences aussi diverses que tristesse, bonheur, colère, peur, dégoût, surprise ; c’est une manière de se préparer à en tirer le meilleur parti. 

Et demain, rebelote, jour férié autour de la Communauté musulmane qui fête l’Aïd el-Fitr, au terme du Ramadan.

Graphie : post & blog

Dans « je poste un post sur mes réseaux sociaux »,
ne pas mettre de ‘e’ à « mon post », pour assumer cet anglicisme (en anglais, post = message), qui peut facilement être évité par son équivalent français : « publication » (mais ce sont 11 lettres contre 4 !).
 
NB : Mon blog ou mon blogue ? Les deux sont admis.
L’utilisation de la graphie identique à la forme anglaise blog,
est la plus répandue, reprise dès 2006 par les dictionnaires
Le Petit Larousse et Le Robert.
L’Office québécois de la langue française, lui, a proposé
les termes « blogue », « carnet Web » et « cybercarnet ».
 
En France, jusqu’en 2014, la Commission d’enrichissement de la langue française préconise le mot « bloc-notes » et puis rejoint le terme « blogue » du Québec. Du coup, le Larousse contient les deux graphies…

Le sens premier de « vierge »

Dans la tête de beaucoup, virginité rime avec chasteté. Et si la virginité nous parlait bien plus de l’affranchissement des femmes envers les divers assujettissements et formes de domination qu’elles subissent depuis la nuit des temps ?

Au départ, « vierge » ne parle pas de sexualité : le terme désigne une femme non mariée, qui ‘n’appartient’ pas à un homme : une femme qui EST en tant que telle. Ce qu’ont explicitement revendiqué les amazones (/ âmes à zone libérée ?). Tout comme le vir / homme viril, ‘vierge’ dérive d’une racine latine signifiant force et  compétence.

Plusieurs auteurs défendent cette approche, dont le livre d’Élise Thiébaut illustré par Elléa Bird : ‘Vierges : la folle histoire de la virginité’. Son dernier chapitre fait un parallèle qui montre comment les projets de conquête des hommes peuvent pervertir l’authentique virginité : les premières îles découvertes par Christophe Colomb ont été appelées les îles « vierges ». Les conquistadores ont conquis ces terres à la manière du macho qui voit la femme vierge comme devant être conquise et possédée.

Consulter quelques pages ici : https://www.lelombard.com/bd/vierges/vierges-la-folle-histoire-de-la-virginite.

Le complexe d’Œdipe

Dans la mythologie grecque, Œdipe est le fils du roi de Thèbes, Laïos, et de sa femme, Jocaste. Un oracle prédit aux parents qu’Œdipe tuera son père et épousera ensuite sa propre mère. Pour éviter que l’oracle ne se réalise, les parents décident de tuer l’enfant. Mais le serviteur chargé de l’exécuter le sauve, en l’emmenant loin de là. Œdipe grandit grâce à d’autres parents nourriciers, à Corinthe. Une fois adulte, il apprend la prédiction de l’oracle et, pour y échapper, s’éloigne de ses parents (en fait d’adoption) et s’en va sur les chemins. Finalement, il parvient à Thèbes, où il est pris dans une dispute générale, dans laquelle il se défend, tuant sans le savoir son père. En outre, la ville vit un drame : les jeunes gens disparaissent, dévorés par un monstre, le Sphinx. Un décret est promulgué : celui qui tuera le Sphinx épousera la reine devenue veuve. Ce que fit Œdipe, répondant bien, devant le monstre, à la question énigmatique : « Qu’est-ce que l’homme ? ». La ville est libérée et… Œdipe épouse la reine, qui n’est autre que sa mère naturelle, Jocaste (texte que j’ai écrit à partir de celui de Ghylaine Manet ; merci).

Sur ce, bon complexe d’Œdipe à chacun de nous !

Aurore boréale

Quelle joie de folâtrer en Laponie avec les douces et généreuses queues de renard ! D’après la mythologie d’ici, les renards arctiques sont à l’origine des aurores boréales, courant dans le ciel si vite que la fourrure de leur queue, en frôlant les montagnes, produit des étincelles illuminant le ciel.

Variante explicative : lors des fréquentes éruptions solaires, des particules sont propulsées du soleil et véhiculées jusqu’ici par le vent solaire. Le champ magnétique terrestre, qui nous protège des ardeurs de l’astre solaire, ne leur permet de pénétrer l’atmosphère que par les pôles. Au contact de ces particules, le gaz en haute atmosphère se consume : si c’est de l’oxygène (cas/gaz le plus fréquent), cela donne une aurore boréale aux couleurs vertes !

L’aurore boréale est d’autant plus intense que 1) le vent solaire a de la vitesse, 2) qu’il est dense, 3) que le pôle magnétique est faible, 4) que le ciel est dégagé, 5) que la lune est à un moment faible de son cycle. Ainsi, le 6 novembre 2023 a été exceptionnel : une aurore boréale puissante a été vue jusque dans le nord de l’Italie, alors même qu’elle fut invisible à Rovaniemi (car alors sous intense chute de neige).

Les appareils de photo sur pied obtiennent des clichés bien meilleurs que ce que capte l’œil humain, grâce à leurs différents réglages et longueurs d’exposition.

Le supplice de Tantale

Tantale est un des fils bâtard de Zeus (sa maman est une nymphe) qui s’est méconduit au point d’être condamné à vivre dans le Tartare au milieu d’un fleuve et sous des arbres fruitiers, sachant que le cours du fleuve s’assèche quand il se penche pour en boire, et le vent éloigne les branches de l’arbre quand il tend la main pour en attraper les fruits (c’est ce que racontent Homère dans son Odyssée et Télès dans ses Diatribes).

Nous répétons le « supplice de Tantale » chaque fois que nous faisons miroiter une chose désirable à quelqu’un, tout en l’empêchant d’en bénéficier…

Conventions / qu’on vend Sion ?

Qui a dit que le Nord est en haut ?

Qui a dit que l’Europe est au centre ?

Qui a dit que dix est l’unité de mesure ?

Qui a dit qu’on roule à droite ?

Qui a mis des piments d’office dans les épices du masala ?

Qui a décidé qu’on lève le pouce pour marquer son approbation et on lève son doigt pour demander la parole ?

Qui a dit quatre-vingt-dix et non nonante ? Ça, j’y ai répondu dans mon post d’hier, sur le système vicésimal, adoptant vingt comme unité de mesure (bin oui, logique, c’est notre nombre de doigts et d’orteils !)…

L’origine de soixante-dix supplantant septante

Au tout début de l’Académie française (fin du XVIIe siècle), deux de ses premiers membres, les Sieurs dénommés Vaugelas et Ménage (dépeint par Molière comme un plagiaire et un pédant) ont insisté pour qu’en France, on dise soixante-dix, quatre-vingts et quatre-vingt-dix et non septante, octante et nonante. Et voilà que tous les pédants de la Cour royale, pour briller de culture poudrée, au lieu des trois formes décimales, se sont mis à adopter ces trois exceptions ‘vicésimales’ (= ayant vingt pour unité de mesure ; on dit système vicésimal ; vigésimal est aussi correct)…

Et, quelques générations plus tard, les Parisiens, suivis par toute la France, se mirent à railler les « septante, octante/huitante et nonante » des voisins francophones à accent (bien sûr, ce sont eux qui ont un accent) de la Suisse romande. Spécialistes du compromis, voilà que les petits Belges & Luxembourgeois ont mixé : « septante, quatre-vingts et nonante », sans échapper à l’accent, bien sûr ! Quant aux pays du monde colonisés par la grande France, ils se sont bien sûr pliés à ces 3 fadaises vicésimales.

Et bien, sachez, mes bons Messieurs de la grande France qui continuez à nous railler avec nos septante (bien pratiques pourtant quand on transcrit au vol un numéro de téléphone dicté) que

1) « septante, octante et nonante » ont malgré tout été conservées dans toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie française, n’en déplaise aux poudrés fardés de la Cour de Versailles, qui cherchèrent à péter plus haut que les Britanniques levant le petit doigt lorsqu’ils tiennent leur cup of tea…

2) Certaines régions de France ont résisté aux 3 fadaises vicésimales : régions de l’Est et du Midi de la France, Acadie au Canada…

3) Last but not least, au sortir du traumatisme guerrier, en 1945, les Instructions officielles de la République française, toujours en vigueur, ont conseillé l’emploi des trois formes décimales et de laisser là les trois formes vicésimales, dans le but de — dixit la note officielle — « faciliter l’apprentissage du calcul ».

Qu’on se le dise !…