« Je ne peux diriger le vent, mais je peux ajuster mes voiles. Être présent, c’est vivre cette liberté capable de s’ajuster à la distance de l’autre » (inspiré de Confucius).
Je ne peux créer à partir de l’Absolu. Mais j’aime absolument participer à la création…
Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux que de choisir un camp contre un autre, que de brandir des drapeaux partisans ? Ne sont-elles pas au top quand elles intègrent les parts de vérité des uns et des autres et servent notre bien commun ?
Et nos consciences ne sont-elles pas au top quand elles saisissent en profondeur ce qui relie les êtres humains dans leur commune fragilité plutôt que dans leurs apparentes puissantes forces d’oppositions ?
Dans une relation saine, nous sommes assez proches pour entendre les cœurs battre et assez loin pour que chacun respire pleinement (inspiré de Khalil Gibran).
« L’amour véritable n’est pas en-deçà de la discorde Il en est au-delà, par l’accueil courageux du conflit, sans tomber dans les pièges de la violence ! » (Cf. Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35 ; disponible en français et en anglais auprès de l’auteur).
Je reviens du Québec avec ce chant : https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U
Tous ensemble, Il me semble… On pourrait changer le monde, De jour en jour, De coeur en coeur, Par des gestes d’amour. Tous ensemble, Il me semble, On pourrait changer le monde En changeant tout d’abord son coeur.
Mais pour cela, Ne faut-il pas, tant de fois, Apprendre encore à être vrai? Apprendre à se connaître, Être avant de paraître, S’aimer soi-même comme on est. Garder les pieds sur terre Et fuir l’imaginaire Des top-modèles bien trop parfaits.
Mais pour cela, Ne faut-il pas tant de fois, Apprendre encore à fair’ tomber Les murs d’indifférence, Les murs d’intolérance, Qui nous retiennent prisonniers ? Plus loin que la méfiance Croire en nos différences Et nous pourrons mieux nous aimer. Mais pour cela, Ne faut-il pas tant de fois, Apprendre encore à partager Le temps et la tendresse, Le talent, la richesse? Ne rien donner, ça n’donne rien. Le coeur est un espace Où il y a tant de place, Où Dieu lui-même se sent bien
(Robert Lebel , ‘Tous ensemble’ dans son album ‘Parfois j’ai peur’).
Je crois en cet amour qui ne m’oblige pas à prouver ma valeur, où mon âme se sent « à la maison » avec toi. Je goûte à cette relation connectée qui permet à chacun.e de nous deux d’être soi-même sans se poser de questions. Je déguste notre bouteille remplie du nectar de nos actes bien plus sûrement que du vent de nos paroles passionnées… (au point de départ de mon inspiration : un partage de Joey Palermo que j’ai laissé résonner en moi).
« Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de Maman, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze » (Emmanuel Carrère, Kolkhoze. Faire kolkhoze : ce rituel d’enfance de la rejoindre dans son lit quand Papa était absent pour ses affaires).
« Le ‘oui’ de Dieu a besoin du nôtre pour obtenir son effet » (Maurice Zundel).
Que brûle en toi le feu de l’Amour au point de t’illuminer et de devenir lumière pour tes proches et prochain !
(Personnellement, au Rwanda, je me suis mis en route pour 4 jours de marche par monts et par vaux de ce pays aux mille collines, jusqu’à Kibeho : l’écoute par les pieds du Vivant vibrant !)
Voici une présentation brève (45 minutes) de la méthode C-R-I-T-E-R-E ® :
Développant l’art de conclure des accords à partir de nos désaccords, cette méthode articule les compétences de communication vraie et de négociation efficace, au sein d’un cadre de droit ajusté. Elle est une synthèse originale et novatrice des techniques reconnues pour leur efficacité en communication et en négociation. Elle donne ainsi accès aux meilleurs acquis des recherches dans ces domaines, en les appliquant d’une manière claire et précise à nos relations de tous les jours.
« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).