L’expression familière « Tintin ! » signifie « rien du tout », « tu n’auras rien », « tu peux te brosser ». Elle vient d’un vieux mot français datant du Moyen Âge qui évoquait un bruit métallique, un tintement, un cliquetis. Au XVIe siècle, l’expression a été reliée au tintement que font des pièces de monnaie (« payer en espèces sonnantes »). Ce « tintin » n’a aucun lien avec Tintin le personnage d’Hergé, créé en 1929. C’est une coïncidence de vocabulaire.
Joyeux Noël avec paix et joie Joyeuses ailes avec pets et anchois !
Une étude scientifique publiée en l’an 2000 qui défendait la non-cancérogénicité du glyphosate avait lourdement pesé en faveur de l’autorisation de son usage. L’étude était une véritable référence sur la question de l’utilisation du glyphosate et a été citée des centaines de fois dans des publications scientifiques. Elle a également été mentionnée dans l’évaluation scientifique de Santé Canada qui a mené au renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour une période de 15 ans en 2017.
Et v’là tipa que cette étude a été retirée par la revue scientifique Regulatory Toxicology and Pharmacology, notamment parce que trois de ses auteurs sont en collusion directe d’intérêts avec Monsanto.
À partir d’un examen des structures de connexions dans le cerveau, des chercheurs ont pu identifier (sur base d’imageries cérébrales de 3.800 personnes, de 0 à 90 ans) quatre tournants majeurs dans l’évolution de notre cerveau : à 9 ans, 33 ans, 66 ans puis 83 ans. Donc, à cet égard, l’adolescence prend fin plutôt à 33 ans, en gros quand les réseaux interconnectés atteignent une sereine stabilité.
Cf. les travaux de l ’équipe autour de Duncan Astle (Université de Cambridge) qui viennent d’être publiés.
« Après tout, demain est un autre jour » (chute du roman-culte Gone with the Wind traduit : Autant en emporte le vent).
« Au temps pour moi » (ET NON autant) signifie « je reconnais mon erreur ; je me reprends ». Origine de l’expression : un soldat décalé qui se reprend pour être à nouveau à temps : au même pas et au même rythme.
« Autant pour moi » est correct au restaurant : « je commande la même chose ! »
Nos biais visuels sont légions. En voici quelques exemples concrets :
• Biais de contraste : notre perception d’une couleur ou d’une forme dépend de ce qui l’entoure. Par exemple, un gris peut sembler plus clair ou plus foncé selon le fond sur lequel il est placé.
• Illusion de Müller-Lyer : deux segments de même longueur paraissent différents selon les flèches dessinées à leurs extrémités. Ce biais montre comment le contexte graphique trompe notre jugement.
• Biais de taille relative : un objet peut sembler plus grand ou plus petit selon les objets voisins. C’est ce qui se passe dans les illusions où des cercles identiques paraissent différents en fonction de leur entourage.
• Biais de perspective : les lignes convergentes d’une image (comme dans un dessin de route) donnent l’impression que des objets identiques sont plus petits lorsqu’ils sont placés au loin.
• Biais de focalisation visuelle : notre attention se concentre sur un élément saillant (couleur vive, mouvement, contraste), ce qui nous fait négliger les autres détails. C’est exploité dans la publicité et le design.
• Biais de cadrage : la manière dont une image est présentée (zoom, angle, recadrage) influence fortement notre interprétation. Par exemple, une photo recadrée peut donner une impression dramatique ou apaisée selon le choix du photographe.
• Biais de confirmation visuel : nous avons tendance à remarquer et interpréter les éléments visuels qui confirment nos croyances, en ignorant ceux qui les contredisent.
Quel contraste avec le Far West américain ! Sanna Marin, ancienne Première ministre de Finlande, avait utilisé en 2020 par erreur sa carte de fonction pour payer un petit achat alimentaire (un déjeuner d’une vingtaine d’euros). L’affaire avait été immédiatement rendue publique et elle a aussitôt remboursé la somme. Dans ces pays nordiques, même un tout petit avantage personnel financé par l’argent public est inacceptable. Dans une culture politique de transparence et d’intégrité très stricte, la confiance publique repose sur une rigueur absolue. Une société est en bonne santé quand les citoyens et les structures démocratiques contrôlent efficacement tout dérapage des Autorités.
Un homme politique a le devoir de prendre des décisions qui servent au mieux le Bien commun. En corollaire, il n’a pas le droit d’en prendre pour se servir ! Or, Donald Trump est systématiquement en plein conflits d’intérêts entre ses propres affaires et sa fonction présidentielle. Il s’assied royalement sur le principe fondamental de non collusion. Il botte en touche avec un argument fallacieux (« ce n’est plus moi qui gère le business familial »). Et il fait comme s’il ne voit même pas où est le problème.
Ce phagocytage du Pouvoir politique par les magnats qui dirigent l’Économie est tellement dangereux qu’il appelle notre mobilisation, non ? Ne laissons pas faire, en subissant passivement, allons-y de notre propre créativité : en parler, faire un article et des posts là-dessus, participer aux dénonciations publiques, boycotts économiques, pressions politiques, soutenir les actions en justice (comme celles de Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) et Public Citizen), relayer les enquêtes du New York Times, du Washington Post ou de ProPublica (dénonçant comment il gouverne d’abord à son avantage personnel), réclamer que soit renforcée la transparence (à travers notamment la publication complète des déclarations fiscales et patrimoniales des dirigeants), mettre en place des lois plus strictes sur les conflits d’intérêts et l’enrichissement des responsables politiques.
Certains s’en tiennent à une lecture littérale des passages bibliques avec la belle intention de respecter la Parole de Dieu, sans réaliser à quel point ils la défigurent bien souvent, en produisant des contresens violents. Deux exemples :
Justifier l’esclavage (comme cela a été fait jusqu’au 19ème siècle) à partir de « Esclaves, obéissez à vos maîtres » (Éphésiens 6,5) n’honore pas le propos et l’intention de Paul.
Recourir à des punitions violentes sur base d’ »œil pour œil, dent pour dent » (Exode 21,24) passe à côté de la loi du talion qui cherche à interdire une réaction de vengeance. Pour en savoir plus : https://etiennechome.site/la-loi-du-talion/.
Ces 11 au 13 novembre 2025, nombreuses ont été les aurores boréales dans notre ciel nocturne tout dégagé.
Logique ! le Soleil suit un cycle d’activités magnétiques d’environ 11 ans, alternant entre phases calmes et phases intenses, avec un « maximum solaire » à son plus haut niveau d’activité.
Le cycle solaire actuel a débuté en 2019 et a atteint son maximum début 2025. Voilà pourquoi, en ce moment, des aurores boréales sont observées jusque dans le sud de l’Europe. Car le Soleil produit davantage d’éruptions et de vents solaires, avec projection de particules en direction de la Terre qui, en pénétrant dans la partie haute de notre atmosphère, entrent en collision avec les atomes et molécules de l’air (essentiellement oxygène et azote). Ces collisions transmettent de l’énergie aux gaz, qui deviennent « excités ». En revenant à leur état normal, ces gaz émettent de la lumière : verte quand il s’agit d’oxygène en basse altitude et rouge quand il s’agit d’oxygène en haute altitude (au-delà de 200 kms) ; quant à lui, l’azote jouit dans les bleue, violette et rose (le plus rare). Leur joie qui se voit après l’orgasme, quoi… Comme dans mon cœur magnétisé et tout excité après chaque rencontre authentique !
Une aurore est un phénomène électromagnétique et lumineux, non pas thermique ou chimique. Les particules ne brûlent pas : elles transmettent leur énergie aux gaz de l’atmosphère. Il n’y a pas de combustion ; juste électromagnétisme…
Voir aussi mon post rédigé quand j’étais à Rovaniemi, en Laponie : https://etiennechome.site/aurore-boreale/
Il n’y a aucune différence entre pieuvre et poulpe : « poulpe » est le terme officiel et scientifique ; « pieuvre » est un terme populaire, venu de Victor Hugo dans Les travailleurs de la mer (1866). C’est l’invertébré le plus intelligent du règne animal, avec ses neuf cerveaux : un central et un dans chaque bras ; cela permet une coordination et une autonomie de chaque bras qui dispose ainsi de sa propre instance de décision. Ce cerveau d’environ 500 millions de neurones répartis en 9 endroits permet une forme d’intelligence décentralisée, avec des capacités d’apprentissage, de mémoire et de manipulation impressionnantes. En outre, chacun de ses huit bras est muni de ventouses capables de goûter et de sentir. Last but not least, une pieuvre a trois cœurs, dont deux cœurs branchiaux pompant le sang vers les branchies. Son sang est bleu car cuivré (le cuivre convient mieux que le fer pour transporter l’oxygène dans les les profondeurs marines froides et pauvres en oxygène).
L’ADN d’un poulpe est exceptionnel : son génome qui possède +/- 33000 gènes codants (seulement +/- 25000 chez l’humain) est tellement complexe et unique, si éloigné des autres mollusques, que certains chercheurs osent l’hypothèse de son origine extraterrestre ! Avec une peau capable de se métamorphoser, elle a des allures de science-fiction, non ? Pour pouvoir répondre au mieux à des changements de température ou d’environnement, la pieuvre est capable d’éditer son ARN messager sans modifier son ADN. Cette capacité d’adaptation (appelée « édition post-transcriptionnelle de l’ARN »), très utile en particulier à son système nerveux, lui permet de produire des protéines légèrement différentes ou avec une fonction modifiée par rapport à ce qui était initialement prévu par l’ADN.
Avec une sagacité qui échappe à beaucoup, le prince Laurent de Belgique (frère du Roi) s’est exclamé : « Est-ce que tu peux t’imaginer une seconde la richesse intellectuelle de pouvoir parler avec un poulpe, et d’avoir son expérience ? » (interview diffusée en 2013 à l’occasion de ses 50 ans).