
Morceaux choisis du discours du roi Philippe pour la fête nationale de ce jour :
« Nous vivons une époque qui privilégie l’autonomie de l’individu et la performance. Or, la solidité d’une société se mesure aussi à la manière dont elle prend soin de ses membres les plus vulnérables. Je songe en particulier aux personnes dont les facultés cognitives s’effacent peu à peu.
Je salue avec admiration les professionnels, les associations, tous ceux qui prennent en charge ces patients et leur procurent un environnement sécurisant. Dans le respect de leur dignité. Ne devrions-nous pas prendre exemple sur eux et mettre plus d’humanité et de tendresse dans notre société ?
[…] Dans notre monde bouleversé, de nombreux États et groupes armés s’affranchissent des règles du droit international. Sous des prétextes fallacieux, ils mènent des guerres insensées et cruelles. Ces crises ne peuvent nous faire oublier les grands défis planétaires : la pauvreté, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles. Les résoudre suppose d’agir de concert, de veiller à ce que des règles communes soient réellement respectées, et de soutenir les institutions qui en sont les gardiennes. Je ne vois pas d’autre voie pour faire face aux dangers qui nous menacent. […] De notre déficit budgétaire à la polarisation dans la société, de l’instabilité géopolitique au réchauffement de la planète, tous ces problèmes ont des causes et des conséquences très différentes. Mais ils ont un point en commun : nous ne pourrons les surmonter qu’ensemble, en nous appuyant sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous divise. En cultivant la cohésion et la faculté de « faire société ». Je vous souhaite, à toutes et à tous, une joyeuse Fête Nationale. »