pièges et illusions systématiques de la violence

Quel aveuglement sur l’enchaînement des violences :
c’est toi qui as commencé ; c’est toi le méchant et moi le gentil ;
tes actes sont violents, les miens sont légitime force ;
c’est moi qui aurai les derniers maux,
qui peux prétendre mettre fin à tes violences…

Pour approfondir ces 3 grands pièges de la violence et ses illusions : https://etiennechome.site/les-pieges-de-la-violence-ses-illusions/.

Tous ces actes de violence présentés comme efficaces pour nous faire gagner du temps, ce sont des raccourcis de prétendue justice qui, à vrai dire, nous font perdre beaucoup de temps, tel un miroir qui s’échappe de nos mains et qui se brise : ses fragments sont si peu aptes à jouer encore leur rôle de miroir. La vérité tombe de nos mains, encore et encore… Et, à chaque fois, ses fragments rapetissent…

Dans l’escalade des violences de toute guerre, les belligérants s’enfoncent toujours plus dans l’horreur, toujours plus aveuglés, toujours moins capables de regarder en face leurs erreurs de base…

« La guerre ne détermine pas qui a raison, seulement qui reste » (Bertrand Russell).

« Qui prend l’épée périra par l’épée » (Matthieu 26, 52).

« Œil pour œil, et le monde entier deviendra aveugle » (Gandhi).

Comme c’est important de connaître hors crise les pièges de la violence et ses illusions, de les repérer à l’œuvre partout dans le monde et de tout temps, dans l’histoire de l’humanité…
Cela aide de repérer comment s’enchaînent les violences par exemple ces deux derniers siècles en France-Allemagne, au Rwanda-Congo, en Russie-Ukraine, à l’intérieur des États US… Ça ouvre les yeux, ça empêche de prendre par exemple le 11 septembre 2001 comme le point de départ, le temps 0 de la croisade américaine de ces dernières 25 années !

une bonne information

Si l’argent est le nerf de la guerre,
la qualité des informations
est l’oxygène de la fournaise,
la principale munition invisible
des guerres d’aujourd’hui.

L’argent arme les armées,
l’information arme
les consciences,
celles des démons,
celles des anges aussi.

Si les batailles d’hier se gagnaient sur les champs, celles d’aujourd’hui se gagnent de plus en plus sur les flux.

« Soyons conscients et présents humblement et agissant même modestement ! » (le colibri et sa goutte pertinente dans l’incendie).

« Fiat lux et facta est lux » 
(Dieu s’exclamant pendant
la Genèse de ce monde) :
que la lumière soit ! et la lumière fut…

instrumentalisations de la Parole de Dieu

« Béni soit l’Éternel, mon rocher, qui exerce mes mains au combat, qui entraine mes doigts à la bataille » (Ps 144/143, 1) : ce verset de la Bible est répété par Pete Hegseth, Secrétaire à la Guerre des USA (autrefois Secrétaire à la Défense), pour légitimer l’attaque au Venezuela et maintenant sa guerre contre l’Iran.

« Dieu ne peut pas être enrôlé par les ténèbres » : voilà ce que Léon XIV, le pape américain, répète quant à lui : luit la lumière et jaillit la vie, qui viennent du Dieu de la Lumière et de la Vie.

La manière dont le Dieu de Jésus-Christ est avec nous, voilà la meilleure manière de dénoncer les instrumentalisations de la Parole de Dieu et les défigurations du Nom de Dieu dans chacune de ces guerres justifiées mais non justes.

élections laxatives

« Voter, c’est écrire l’Histoire » (Alex Le Gall).

« On ne ment jamais tant qu’avant les élections,
pendant la guerre et après la chasse »
(Georges Clemenceau).

« Vivement Agen, ensemble pour changer d’ère » (Maître Laurent Bruneau, élu ce 22/3/26 nouveau maire d’Agen !).

« Vivement à jeun, ensemble pour changer d’air »
(Docteur Étienne Chomé, gros bêta (chanson dont voici les paroles :
Mais qu’est-ce ki m’énerve
C’est un gros bêta
Y m’énerve
C’est un gros bêta
 
Y dit gros poilu
A tous les gendarmes moustachus
Y dit gros poilu poilu
Gros poilu
 
Y dit scrogneugneu
Là ça va ça n’est pas trop fâcheux
Y dit scrogneugneu gneugneu
Scrogneugneu
 
Y dit pieds qui puent
Quand il voit quelqu’un marcher pieds nus
Y dit pieds qui puent qui puent
Pieds qui puent
 
Y dit gros derrière
Là je trouve quand même qu’il exagère
Y dit gros derrière derrière
Gros derrière
 
Y dit ptit boudin
A la jolie fille du pharmacien
Y dit ptit boudin boudin
Ptit boudin
 
Y dit vieill dondon
Là ça mérite une punition
Y dit vieill dondon dondon
Vieill dondon
 
Y dit vieux croûton
Au monsieur qui nourrit les pigeons
Y dit vieux croûton croûton
Vieux croûton
 
Y dit ptit péteux
Alors là j’n’aurais pas trouvé mieux
C’est lui qu’est un ptit péteux
Ptit péteux)).

prière des pauvres point pauvre

« Toujours, mais surtout dans les circonstances dramatiques de la guerre, telles que celles que nous vivons actuellement, les médias doivent se prémunir contre le risque de devenir de la propagande. Et la tâche des journalistes, qui consiste à vérifier l’information pour ne pas devenir le porte-parole des puissants, devient encore plus urgente et délicate — je dirais même essentielle. C’est à vous qu’il revient de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations, de montrer le visage de la guerre et de la raconter à travers le regard des victimes, afin de ne pas la transformer en jeu vidéo. Ce n’est pas facile dans les quelques minutes d’un journal télévisé et de ses reportages approfondis. Mais tel est le défi » (Léon XIV s’adressant aux journalistes de la télévision italienne, 16 mars 2026).

danser sous une capote

« Le braconnage de la misère n’est pas un fléau qui partira tout seul, Madame, à l’égocharité qui ne dit pas son nom. […]
Lui et les siens étaient des proies idéales pour ces messies qui se présentaient armés d’un sourire, sans capote ni kalachnikov, et qui finissaient par les baiser sans le moindre état d’âme. […]
Or les diamants, chacun le sait, ne sont pas éternels. Pareil pour le pétrole, le cuivre ou même le coltan. Ils s’épuiseront beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit, tandis que les pauvres seront toujours parmi nous, faisant de la misère une ressource éternelle, un produit sûr, une valeur refuge, l’or noir réinventé, pour tout dire. Cette pauvreté extrême, ces tragédies humaines que d’aucuns vous envient sans le dire au point de les piller pour cumuler les distinctions honorifiques, au nom de la philanthropie, et les gains en Bourse, au nom du libre-échange, il est temps qu’elles vous profitent. Il est grand temps que les pays comme le vôtre, qui abritent l’extrême pauvreté à profusion, puissent vivre des ventres ballonnés qu’on montre sur les écrans du monde entier, en percevant un pourcentage déterminé au titre des droits liés à l’image, en dollars américains de préférence, tant et aussi longtemps que l’ère du yuan se fera attendre » (Blaise Ndala, Sans capote ni kalachnikov, notamment sur la marchandisation de la misère dans l’Afrique des Grands Lacs, où la guerre sert à en exploiter les richesses minières).

Décapoter : l’inverse de capoter, qui signifie :
1.
Garnir d’une capote (capoter une voiture, fermer sa capote).
2.
Être renversé, se retourner (la voiture a capoté).
3.
Échouer (le projet a capoté).
4.
Au Québec, devenir un peu fou => adorer quelque chose, kiffer / tripper, s’extasier.

À propos de l’art de savourer la vie même dans l’épreuve : « danser sous la pluie » se dit parfois en argot « danser sous une capote ». Invitation à danser un slow-gant dans notre déca.potable ?

dignité humaine notre boussole

« Les droits humains ne sont pas un obstacle au progrès, ils en sont un moteur essentiel. Ils définissent le cap. La dignité humaine est notre boussole. Un monde qui protège les droits humains est un monde qui se protège lui-même » (António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, 23 février 2026).

poutre et paille

« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille de l’œil de ton frère » (Matthieu 7,3-5).

« Quel est le comble de l’économe ? Coucher sur la paille qu’il voit dans l’œil de son voisin et se chauffer avec la poutre qu’il a dans le sien » (Alphonse Allais, Le Tintamarre, 1879).