« Il veut des sons et des couleurs. Il a des cris, il a des pleurs et des colères. Mais ses fureurs d’enfant gâté, comme les orages d’été, sont passagères » (Eugène Manuel, La chose ailée, 1907, p. 15).
« Les filles étaient précoces, aux fosses. Il se rappelait les ouvrières de Lille gâtées dès quatorze ans, dans les abandons de la misère » (Zola, Germinal,1885, p. 136).
« Les plus cruels critiques des poètes sont encore les imitateurs : ils se mettent, comme les mouches, sur l’endroit gâté et le dessinent » (Sainte-Beuve, Tableau historique et critique de la poésie française,1828, p. 101).
« Il ne faut pas être triste. Cela veut dire qu’une minuscule petite étincelle porteuse de vie vient de s’allumer dans l’insondable obscurité de ton cœur. Alors félicitation ! » (réplique du film How To Be Single, que j’ai entendue dans l’avion entre l’île Maurice et Les Seychelles, et qui m’a fait bien marrer; j’en ris encore / gens-riz en corps).
Photo (prise en 2003) du Prince Philip protégeant sa Majesté, dans l’uniforme des Gardes de la Reine ! Et la Reine de pouffer de rire, en passant devant son époux…
God save the Queen in His Kingdom !
en ce 19/9/22, jour des funérailles de la Reine Elizabeth
Parce qu’on m’a demandé de faire un discours, je vous signale tout de suite, Mesdames et Messieurs, que je vais parler pour ne rien dire. Oh ! je sais ! vous pensez : « S’il n’a rien a dire, il ferait mieux de se taire ! » Ouais c’est trop facile !… Mais c’est trop facile ! Vous voudriez que je fasse comme ceux qui n’ont rien a dire et qui le gardent pour eux ? Et bien, non ! Mesdames et Messieurs. moi quand je n’ai rien a dire, je veux qu’on le sache ! Je veux en faire profiter les autres !Et si vous-mêmes, Mesdames et Messieurs, vous n’avez rien a dire, eh bien, on en parle, on en discute ! Je ne suis pas ennemi du colloque. Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire, de quoi allons nous parler? Eh bien, de rien ! De rien ! Car rien, ce n’est pas rien ! La preuve, c’est que l’on peut le soustraire : rien moins rien = moins que rien ! Alors si l’on peut trouver moins que rien, c’est que rien vaut déjà quelque chose ! On peut acheter quelque chose avec rien ! En le multipliant ! Une fois rien,… c’est rien ! Deux fois rien,… ce n’est pas beaucoup ! Mais trois fois rien,… pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose. Et pour pas cher ! Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien : rien multiplié par rien = rien. Trois multiplié par trois = neuf. Ça fait : rien de neuf !
Bon, allez, parlons d’autres choses ! Parlons de la situation. Tenez ! parlons de la situation, sans préciser laquelle ! Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique de la situation quelle qu’elle soit ! Il y a quelque mois, souvenez-vous, la situation, pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui, n’en était pas meilleur non plus ! Déjà, nous allions vers la catastrophe et nous le savions… Nous en étions conscient ! Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui ! D’ailleurs, ce sont les mêmes. Oui ! la catastrophe, nous le pensions, était pour demain ! C’est-à- dire qu’en fait, elle devrait être pour aujourd’hui ! Si mes calculs sont justes ! Or, que voyons nous aujourd’hui ? Qu’elle est toujours pour demain ! Alors, je vous pose la question, Mesdames et Messieurs : est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nous l’éviterons ? D’ailleurs, je vous signale (entre parenthèses) que si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la catastrophe, il est possible que l’opposition s’en empare !
En raison de sa forme assez ronde, la « patate » (terme en argot pour la pomme de terre) désigne la tête d’une personne. Avoir la patate, c’est avoir toute sa tête et, par extension, avoir du tonus, du dynamisme, de la vitalité..
Avoir la patate, c’est être en bonne forme.
« Il faut embrasser le pied pour avoir la branche de l’arbre » (Proverbe provençal).
« Oins-moi le pied, je t’oindrai le museau » (Proverbe cévenol).
« J’essaie la moitié du temps de raconter des absurdités pour que personne n’ait l’idée de s’asseoir à mes côtés en ayant quelque chose à dire » (Karl Renz).
Ici, dans la Région des Grands Lacs, comme ailleurs, il y a de tout dans les prédications haranguant les foules : du bon vin et du mauvais, des vieilles outres et des nouvelles…
« Un même oracle peut être trompeur ou divinement inspiré. Et, donc, le prophète qui le prononce peut être faux ou vrai, selon qu’il résonne dans tel ou tel contexte. […] La parole humaine est le lieu du mensonge ; c’est à cette condition qu’elle peut être aussi le lieu de la vérité. Un regard exercé au discernement y verra sans doute plus clair. Mais il ne dispensera pas de devoir prendre, ou non, le risque de faire sienne la parole entendue. Et, si oui, de vérifier en sa chair quels fruits elle porte. […] Dans le premier Testament, le vrai prophète est souvent un homme isolé dont la parole dérange au point que beaucoup préféreraient le voir réduit au silence » (André Wénin, Méfiez-vous des faux prophètes, dans Études, 2000/3, p. 351 à 360), qui s’appuie sur Pietro Bovati : le fait qu’il « voie » se profiler la menace de la mort avant qu’elle ne soit réellement visible aux yeux de la chair est dû à sa pénétration dans l’appréciation de la situation présente ; il est comme une sentinelle qui, de l’emplacement où elle se trouve, aperçoit un danger qui est encore loin, mais qui frappera sûrement si le cri d’alarme n’est pas entendu.
« Ne faites pas attention aux paroles des prophètes qui prophétisent pour vous, ils vous leurrent : vision de leur imagination, ce qu’ils disent ; cela ne vient pas de la bouche du Seigneur » (Jr 23,16). Premier critère : les révélations des faux prophètes n’ont d’autre source qu’eux-mêmes. Ils prétendent avoir eu des visions (Ez 13,6-7), ils ont des songes qu’ils prennent pour la réalité (Jr 14,14 ; 23,25-28), ils se croient et se disent inspirés (Ez 13,3 ; I R 22,19-23). Mais ce n’est pas par des visions, des songes ou des bouffées d’inspiration que le Seigneur communique sa parole à ses envoyés, disent les vrais prophètes. Et pourtant, Amos, Jérémie ou Zacharie ont eux-mêmes des visions (Am 7-8 ; Jr 1,11-14 ; Na 1,1 ; Za 1-6), tandis que Michée ou le Deutéro-Isaïe prétendent parler et agir sous l’emprise de l’Esprit de Dieu (Mi 3,8 ; Is 61,1).
« Ces prophètes ont égaré mon peuple en disant “Paix !”, alors qu’il n’y a point de paix » (Ez 13,10). Les faux prophètes préféreraient donc annoncer la paix et le bonheur (Jr 6,13-14 ; 14,13-15 ; Mi 3,11). Ils caressent ainsi le peuple et ses chefs dans le sens du poil, en leur adressant des paroles rassurantes qui leur évitent de devoir se mettre en question (Jr 28,15 ; Lm 2,14). Mais, ici aussi, le critère n’est pas dirimant. Bien des prophètes reconnus comme authentiques proclament également des messages de paix de la part de Dieu (Is 4,9-11 ; 43,14-21 ; Jr 31 ; Os 11,8-11 ; Am 9,11-15).
Alors que je passe la frontière vers l’Est-Congo aujourd’hui, j’apprends qu’il fait très chaud en Europe. Dans vos châles-heures d’été, je vous souhaite bon fleuve tranquille et belles danses, chères hip hop hautes âmes, jusqu’à plus soif !
Bons baisers du Rwanda, mon pays natal, au printemps éternel, au bon air et à la température idéale : ici, il fait ni trop chaud ni trop froid… Dans l’Akagera, en famille, nous y avons vu des dizaines et des dizaines d’hippopotames, jusqu’à plus soif.
Ci-dessous, des vers holorimes, quelques verres pour la soif !