La peur ? Un clignotant utile sur mon tableau de bord interne, disant : prière de renforcer notre sécurité.
Ce n’est pas en contrôlant une émotion qu’on s’en débarrasse, ni en lui offrant de l’indifférence. Une émotion est un cadeau de notre vie psychique qui nous renseigne sur l’état de nos besoins. La peur se met à clignoter en nous en cas de perception de danger et ce clignotant s’éteint de lui-même quand nous l’avons tellement bien écouté que nous avons pris soin de notre sécurité.
Il renverse de leurs trônes les puissants. Il élève les humbles. Il renverse de leurs chaires les savants. Il élève les humbles. Il renverse de leurs tours les possédants. Il élève les humbles. (à partir du ‘Magnificat’ de Marie).
Quelque part, dans un pays d’Afrique, le premier Ministre discute avec un diplomate européen préoccupé par la politique de conquête des Russes qui viennent ici comme chez eux. Le Ministre les défend : « Ils ont construit une centrale électrique, un aéroport ; ils nous ont appris à boire de la vodka et à jouer à la roulette russe ». Le diplomate a une moue d’effroi et de dégoût : « La roulette russe est un jeu très dangereux ». « C’est vrai, répond le Ministre, c’est pourquoi nous avons inventé la roulette africaine. Ça vous dirait d’y jouer ? » « Je ne suis pas sûr… Comment ça se joue ? » Le Ministre frappe dans ses mains et six magnifiques jeunes femmes totalement nues surgissent. Il explique : « Choisissez celle qui vous plaît et elle vous donnera du plaisir oralement. » « Ah, c’est quand même plus plaisant et moins risqué que la roulette russe… » Et le Ministre d’enchaîner tout de go : « Choisissez bien ! Sur les six, une seule est cannibale. »
Dans cette image, licote : en patois bourguignon, cela désigne un loquet qui protège la porte d’entrée ; coque : enveloppe rigide et protectrice (exemple : coque de noix ou noisettes).
Un couple de sourds-muets attentionné l’un envers l’autre met en place un système de signes pour s’indiquer mutuellement s’ils ont envie de faire l’amour ou pas. La femme mime : « Si tu veux faire l’amour, tu me touches le sein gauche. Si tu ne veux pas, tu me touches le sein droit ». L’homme à son tour mime : « Si tu veux faire l’amour, tu me secoues le pénis une fois. Si tu ne veux pas, tu me le secoues 100 fois ».
Elle est retrouvée. Quoi ? – L’Éternité. C’est la mer allée Avec le soleil. Âme sentinelle, Murmurons l’aveu De la nuit si nulle Et du jour en feu. Des humains suffrages, Des communs élans Là tu te dégages Et voles selon. Puisque de vous seules, Braises de satin, Le Devoir s’exhale Sans qu’on dise : enfin. Là pas d’espérance, Nul orietur. Science avec patience, Le supplice est sûr. Elle est retrouvée. Quoi ? – L’Éternité. C’est la mer allée Avec le soleil. Arthur Rimbaud, L’Éternité dansDerniers vers
« Je demandai à un ermite, en Italie, comment il pouvait vivre seul, dans une chaumière élevée sur la cime d’une montagne, à un mille de toute habitation, il me répondit aussitôt : « la Providence est à ma porte » ! » (Laurence Sterne).
Il y a 33 ans, j’avais en charge un troupeau de brebis que je chérissais, en pleine brousse africaine (nous étions pile sur l’équateur). Et au moment de fermer l’enclos, avant la tombée de la nuit, quelle angoisse s’il en manquait une, vu les grands dangers alentours. Je courrais la chercher jusqu’à la trouver. Mais quel drame déchirant quand, déboussolée, la brebis s’enfuyait encore plus loin… Affolée, il lui arrive de ne plus reconnaître la voix du bon berger.
« N’importe quelle liqueur ne vaut la soif, n’importe quel met ne vaut l’appétit. L’homme a une soif qu’il éprouve sans la comprendre, un désir qu’il ne sait ni définir ni contenter. Il essaie de tout. Insatisfait, il cherche toujours. Il croit aborder, il échoue. Qu’est-ce, si ce n’est la soif de l’infini ? (Anne Barratin).
« Quand la soif épouse la faim, bien souvent l’amour s’en est mêlé » (Victor Cherbuliez).
Après une longue nuit d’amour, nous avons lampé une grande gorgée d’eau fraîche.