De l’art d’ouvrir des possibilités d’imagination et d’action…

Voici le partage de Rachid Benzine interviewé à la radio belge ce 28/8/25 sur son nouveau roman « L’homme qui lisait des livres », qui se déroule à Gaza :
« La littérature ne peut pas arrêter les bombes ni ressusciter les enfants, les femmes, les hommes qui sont morts de manière innocente. Mais comme le dit Nabil, le héros du roman, la littérature peut sauver en silence. Elle va essayer de sauver ce qu’il y a de plus irréductible dans chaque être humain, à savoir son humanité. Le pire est le processus de déshumanisation où nous devenons insensibles pour fuir notre impuissance. Le principe de la littérature (et de tous les arts qui travaillent le langage) c’est d’ouvrir des possibilités d’imagination et, à partir de là, de réouvrir à l’action » (interview complet : https://auvio.rtbf.be/media/le-monde-en-direct-decrypte-votre-actualite-rachid-benzine-auteur-du-roman-l-homme-qui-lisait-des-livres-3374355).

Supériorité structurelle blanche

La couleur de peau blanche est une norme invisible et pourtant effective dans de nombreuses sociétés. Elle offre structurellement aux Blancs des privilèges et leur épargne plusieurs discriminations, le plus souvent sans qu’ils en soient conscients.

Estelle Depris propose un manuel qui partage des ressources éducatives concrètes pour prendre conscience de la réalité raciste, surtout là où elle passe de manière acceptable parce qu’assez inconsciente, par le recours à des analyses de faits d’actualité, une vulgarisation d’articles sociologiques (dont des ouvrages anglo-saxons), des témoignages, etc. Son guide pratique s’appelle : Mécanique du privilège blanc. Comment l’identifier et le déjouer ?

Les biais de réduire la 3D à la 2D

Sur nos cartes habituelles (héritières du Flamand Mercator), plus un pays est proche des pôles, plus il apparaît grand. Ainsi, la Russie, le Groenland, le Canada nous semblent énormes ;  à tort. À l’inverse, plus un pays est proche de l’équateur, plus il est représenté petit ; à tort.

Le Groenland et l’Afrique y semblent de grandeur équivalente, alors que l’Afrique est 14 fois plus grande que le Groenland ! Celui-ci est déjà plus petit que les deux seuls Congo…

Il existe des cartes qui représentent fidèlement les surfaces réelles, dont Equal Earth est la plus esthétique et la plus politiquement engagée pour rendre justice aux pays autour de l’équateur : cf. mon post de début septembre 2026 https://etiennechome.site/le-defi-de-reduire-la-3d-a-2d/
+ https://equal-earth.com/equal-earth-projection.html ;
voir aussi https://thetruesize.com/.

Mercator, lui, cherchait à faciliter la navigation, en conservant localement les angles et les formes à petite échelle, ce qui rend droites les ‘lignes de cap constant’ (rhumb lines), au détriment des surfaces qui sont déformées ! Quand on réduit la 3D à la 2D, on ne peut malheureusement pas tout avoir !

Dans l’image d’illustration, outre la carte d’Equal Earth, je reprends la carte de Kai Krause qui montre comment l’Afrique est aussi grande qu’USA, Chine, Inde, Europe de l’Est et les principaux pays d’Europe de l’Ouest, …, réunis !

Mes autres posts sur le sujet :

Pangée super posée

Sur cette carte, Massimo Pietrobon a placé nos pays actuels sur la Pangée, ce supercontinent unique qui a existé il y a 250 millions d’années. Cela nous aide à visualiser que l’Amérique Latine, l’Afrique et l’Inde ne faisaient qu’un, tandis que le sol indien était encore très éloigné du reste de l’Asie. La côte Est des États-Unis côtoyait le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal ! L’Antarctique n’était pas encore un désert de glaces.

Dire que dans quelques millions d’années, les Rwandais et les Congolais seront séparés par un océan, tout comme les Israéliens et les Égyptiens – bonne chance au Sinaï qui s’éloigne des deux car il se trouve entre 3 rifts (ceux de la mer Rouge, du golfe de Suez et du golfe d’Aqaba) –, tandis que l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud ne feront plus qu’un, la Méditerranée ayant disparu ! Par contre, aucune séparation en vue à l’est de l’Europe : Russes et Ukrainiens resteront voisins directs, tout comme les Flamands et les Wallons !

Mes autres posts sur la dérive des continents :

Une vision Pangée qui date de 600 ans :

https://www.visualcapitalist.com/historical-map-that-changed-cartography

le plus grand voyageur sur cette terre, pèlerin du Paradis

Les sternes arctiques évitent la nuit et cherchent le jour, car qui dit lumière, dit nourriture abondante. Cela les amène à migrer toute l’année : elles se reproduisent côté Pôle Nord, pendant l’été arctique, puis font +/- 40.000 kms au-dessus de l’Atlantique (et parfois 50.000 kms pour celles qui s’offrent le plaisir d’un passage par les îles paradisiaques de l’océan Indien). Puis elles passent leurs vacances dans l’Antarctique, en plein été polaire (lumière garantie 24 heures sur 24)… Et hop c’est reparti pour le voyage retour (de 3 mois) vers l’été polaire de l’Arctique.

Dans une vie de 34 ans, ça fait 3 millions de kms (l’équivalent de 4 Aller-Retour Terre-Lune !)…

Devine quel est le nom scientifique de la sterne arctique ! Réponse dans l’image.

Pour l’explication scientifique de l’alternance jours/nuits polaires, cf.
https://etiennechome.site/couchers-et-levers-du-roi-soleil/.

L’instant présent présente la Présence

Chaque instant est une porte !

« Chaque geste que tu fais peut t’ouvrir
ou te fermer une porte.
Chaque mot que bredouille un inconnu
peut être un message à toi adressé.
À chaque instant, la porte peut
s’ouvrir sur ton destin
et, par les yeux de n’importe quel mendiant,
il peut se faire que le ciel te regarde.
L’instant où tu t’es détourné, lassé,
aurait pu être celui de ton salut.
Tu ne sais jamais.
Chaque geste peut déplacer une étoile »
(Christiane Singer).

les amoureux = promesse de complétude

« Tu portais le parfum de mon futur » (Patrick Süskind, Le parfum).

Tomber amoureux : entendre une promesse de complétude ; voir https://etiennechome.site/tomber-amoureux-de-qui-est-promesse-de-completude/ ! Extrait : Grâce à la sagesse de notre inconscient, nous « choisissons » un.e partenaire susceptible de rejouer avec nous dans le présent notre drame fondamental du lointain passé.

Nous tombons amoureux d’un.e qui a résolu partiellement le drame en développant des qualités auxquelles nous-même avons dû renoncer, petit.e, pour être ajustés à l’amour imparfait de nos parents.

Nous allons nous combler l’un.e l’autre dans la phase attractive.

Nous allons nous blesser, nous dégoûter dans la phase répulsive.

Nous sommes ensemble pour devenir adultes : chacun.e peut guérir, récupérer les talents qu’il a du sacrifier, petit.e.

À l’époque, nous avons eu du génie à construire ce programme de survie. Aujourd’hui, devenus adulte, notre génie est de découvrir comment lâcher nos programmes devenus obsolètes et goûter à la plénitude de cœurs réconciliés avec leur histoire.

Pour approfondir :

Carlo Trippi, La thérapie imago. Une nouvelle approche de l’aventure du couple ; HENDRIX Harville Hendrix & Helen Lakelly-Hunt, Le Couple, mode d’emploi.