la paix à construire loin des héros

« Malheur aux peuples qui ont besoin de héros » (Bertolt Brecht). 

« Les actes de l’individu sont limités, mais le héros perçoit son être en puissance comme illimité. C’est pour cela que la mort est toujours prématurée, un vrai scandale. Ce qu’il n’a pas pu accomplir, pas pu épuiser, ce sont ses possibilités. Il se sent trahi, dupé par la puissance de la mort. Elle paraît injuste. Le héros veut la vaincre. L’injustice est dans la raison humaine, pas dans la nature » (Efi Papavassilopoulou, Le héros, le monstre, la mort).

« Le héros militaire est un dupe. Le véritable héros n’est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c’est celui qui se compose une belle vie » (Jean Giono).

Non au phagocytage du Pouvoir politique par les magnats de l’Économie

Quel contraste avec le Far West américain ! Sanna Marin, ancienne Première ministre de Finlande, avait utilisé en 2020 par erreur sa carte de fonction pour payer un petit achat alimentaire (un déjeuner d’une vingtaine d’euros). L’affaire avait été immédiatement rendue publique et elle a aussitôt remboursé la somme. Dans ces pays nordiques, même un tout petit avantage personnel financé par l’argent public est inacceptable. Dans une culture politique de transparence et d’intégrité très stricte, la confiance publique repose sur une rigueur absolue. Une société est en bonne santé quand les citoyens et les structures démocratiques contrôlent efficacement tout dérapage des Autorités.

Un homme politique a le devoir de prendre des décisions qui servent au mieux le Bien commun. En corollaire, il n’a pas le droit d’en prendre pour se servir ! Or, Donald Trump est systématiquement en plein conflits d’intérêts entre ses propres affaires et sa fonction présidentielle. Il s’assied royalement sur le principe fondamental de non collusion. Il botte en touche avec un argument fallacieux (« ce n’est plus moi qui gère le business familial »). Et il fait comme s’il ne voit même pas où est le problème. 

Ce phagocytage du Pouvoir politique par les magnats qui dirigent l’Économie est tellement dangereux qu’il appelle notre mobilisation, non ? Ne laissons pas faire, en subissant passivement, allons-y de notre propre créativité : en parler, faire un article et des posts là-dessus, participer aux dénonciations publiques, boycotts économiques, pressions politiques, soutenir les actions en justice (comme celles de Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) et Public Citizen), relayer les enquêtes du New York Times, du Washington Post ou de ProPublica (dénonçant comment il gouverne d’abord à son avantage personnel), réclamer que soit renforcée la transparence (à travers notamment la publication complète des déclarations fiscales et patrimoniales des dirigeants), mettre en place des lois plus strictes sur les conflits d’intérêts et l’enrichissement des responsables politiques.

Les dangers d’une lecture littérale

Certains s’en tiennent à une lecture littérale des passages bibliques avec la belle intention de respecter la Parole de Dieu, sans réaliser à quel point ils la défigurent bien souvent, en produisant des contresens violents. Deux exemples :

  1. Justifier l’esclavage (comme cela a été fait jusqu’au 19ème siècle) à partir de « Esclaves, obéissez à vos maîtres » (Éphésiens 6,5) n’honore pas le propos et l’intention de Paul.
  2. Recourir à des punitions violentes sur base d’ »œil pour œil, dent pour dent » (Exode 21,24) passe à côté de la loi du talion qui cherche à interdire une réaction de vengeance. Pour en savoir plus : https://etiennechome.site/la-loi-du-talion/.

peau lisse bien faite

« Une police bien faite est le chef d’œuvre de la civilisation ; celui de la morale serait de la rendre inutile » (Jean Mabire).

« Une bonne force de police est une force qui attrape davantage de délinquants qu’elle n’en emploie » (Wikiberal, qui est l’encyclopédie en ligne, gratuite et collaborative, dédiée au libéralisme et au libertarisme).

d’où doux baiser ?

« Un baiser est un secret raconté
à la bouche au lieu de l’oreille.
Les baisers sont les messagers
de l’amour et de la tendresse »
(Ingrid Bergman).

«  C’est à travers un baiser
que je t’envoie mon cœur »
(Anatole France).

« Un baiser sur ta bouche,
un autre sur ton cœur »
(Napoléon Bonaparte,
très amoureux de
Joséphine de Beauharnais).

Il fait déjà bien chaud au Sud et pas encore froid au Nord

« L’amour est la seule religion,
le seul Dieu, le seul mystère
qui mérite d’être vécu.
L’amour ne connaît pas de devoir.
L’amour est un plaisir, une joie »
(Osho).

« Je suis un athée chrétien » (Michel Onfray,
philosophe sur pattes de plateaux médiatiques
dont les contradictions multiplient les pattes hics,
jusqu’aux crises (de foi et de foie) hépatiques !
bien plus soucieux de provoquer des ébats publics
que d’éclairer par une pensée académique).

« Michel Onfray ? Un petit maître-penseur
de la doxa, passé de la gauche libertaire
à une forme de populisme conservateur ! »
(Jonathan Sturel, La contre-histoire de Michel Onfray).

libéré est le détenu qui cesse de nier son nié

« En tuant cette vieille femme, c’est sa propre âme que Raskolnikov avait tué. […] Sonia sourit au prisonnier d’un air aimable et heureux, mais, selon son habitude, ne lui tendit la main que timidement. […] Mais cette fois, leurs mains ne pouvaient rompre leur étreinte. […] Soudain, et sans que le prisonnier sût comment cela était arrivé, une force invincible le jeta aux pieds de la jeune fille. Il se mit à pleurer en enlaçant ses genoux. Au premier moment, elle fut terriblement effrayée et son visage devint mortellement pâle. Elle bondit sur ses pieds et le regarda en tremblant, mais, au même instant, elle comprit tout… Un bonheur infini rayonna dans ses yeux. Elle comprit qu’il l’aimait, oui, elle n’en pouvait douter. Il l’aimait d’un amour sans bornes ; la minute si longtemps attendue était donc arrivée !

Ils voulaient parler, mais ne purent prononcer un mot. Des larmes brillaient dans leurs yeux. Tous deux étaient maigres et pâles, mais ces pauvres visages ravagés étaient illuminés par l’aube d’un avenir renouvelé, d’une résurrection complète faisant passer à une vie nouvelle. C’était l’amour qui les ressuscitait. Le cœur de l’un enfermait une source de vie inépuisable pour l’autre. […] Mais ici commence une autre histoire, celle de la lente rénovation d’un homme, de sa régénération progressive, de son passage graduel d’un monde à un autre, de son entrée dans une réalité nouvelle, jusqu’alors entièrement insoupçonnée » (Fiodor Dostoïevski, finale de l’épilogue de Crime et châtiment).

fontaine de jouvence

« Le seul véritable voyage, le seul bain de jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cents univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est » (Marcel Proust).

Dans “la fontaine de jouvence”, jouvence signifie jeunesse (du latin juventus).