Aujourd’hui, je vais du plat pays qui est le mien jusqu’au paradis mauricien, dans l’Océan Indien.
Lors de mon précédent voyage dans la Région des Grands Lacs, j’ai eu à faire 10 tests COVID en moins de 40 jours ! Qui ça-tire-hic mieux ?

La bibliothèque d'Étienne Chomé
Jeux du "je" jusqu'au coeur du coeur
Aujourd’hui, je vais du plat pays qui est le mien jusqu’au paradis mauricien, dans l’Océan Indien.
Lors de mon précédent voyage dans la Région des Grands Lacs, j’ai eu à faire 10 tests COVID en moins de 40 jours ! Qui ça-tire-hic mieux ?

« La photographie c’est un art ! Mieux qu’un art, c’est le phénomène solaire où l’artiste collabore avec le soleil »
(Alphonse de Lamartine, Entretien avec Léopold Robert, 1858).
« Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune.
Il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune un véritable soleil »
(Pablo Picasso).

Un test simple : dégustation de Pepsi et de Coca-Cola. Lorsque les consommateurs peuvent voir qu’ils boivent du Coca-Cola, 75% déclarent le préférer. Par contre, en faisant la dégustation à l’aveugle, 67% des individus déclarent préférer Pepsi. Grâce au scanner IRM, des chercheurs ont montré en 2003-2004 que le test à l’aveugle active la région du putamen situé dans la zone primitive et instinctive des plaisirs immédiats et des valeurs gustatives. Par contre, cette zone reste inactive si le test commence par montrer la marque Coca ; c’est alors la zone tout à l’avant du cerveau qui travaille, zone de la conscience et de la mémoire (cortex préfrontal et hippocampe). Donc, lorsque l’on dit au cerveau qu’il boit du Coca-Cola, il a une préférence immédiate pour ce produit, alors même que la zone du goût lui signale une autre préférence ; c’est alors toute la puissance de l’image et la notoriété de la marque qui priment.
Des années de matraquage publicitaire réussissent à supplanter notre perception immédiate et à modifier nos choix, par la gratification que l’on éprouve à consommer la marque qu’on imagine consommer… Les pubs nous vendent la puissance d’une image, les émotions et le souvenir associés à une marque.
Cf. l’étude menée par Sam McClure, Jian Li, Damon Tomlin, Kim Cypert, Latané Montague et Read Montague : « Neural Correlates of Behavioral Preference for Culturally Familiar Drinks », Neuron, 2004.
Le neuromarketing est la fusion de deux domaines : le marketing et de la neuroscience. Attention à la confusion : qui éclaire qui ? La neuroscience éclaire la conscience sur les manipulations publicitaires ou elle éclaire les marketings pour mieux nous manipuler ?

« L’homme : Tel un lis des vallées entre les épines, ma grande amie entre les filles. La femme : Tel un pommier entre les arbres d’une forêt, mon bien-aimé entre les hommes. J’ai désiré son ombre et m’y suis assise. Et son fruit a été doux à mon palais. Il m’a menée dans la salle du festin. Et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’AMOUR. Soutenez-moi par des gâteaux de raisins. Fortifiez-moi par un lit de pommes car je suis malade d’amour. Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m’embrasse »
(Cantique des Cantiques 2,1-6 : le livre biblique dans lequel une voix masculine et surtout une voix féminine s’entrelacent et se célèbrent mutuellement).

« Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait, maman disait parfois :
– Cessez un instant de boire et de parler. Nous obéissions.
– Regardez-vous, disait-elle doucement.
Nous nous regardions sans comprendre, amusés.
– C’est pour vous faire penser au bonheur, ajoutait-elle.
Nous n’avions plus envie de rire.
– Une maison chaude, du pain sur la nappe, des coudes qui se touchent, voilà le bonheur, répétait-elle à table. Puis, le repas reprenait tranquillement. Nous pensions au bonheur qui sortait des plats fumants et qui nous attendait dehors au soleil et nous étions heureux.
Papa tournait la tête comme nous, pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor. En riant, parce qu’il se sentait visé, il disait à ma mère :
– Pourquoi est-ce que tu nous y fais penser à c’ bonheur ?
Elle répondait :
– Pour qu’il reste avec nous le plus longtemps possible »
(Félix Leclerc, Pieds nus dans l’aube, 1969).


Demandez-vous, mon amour, si vous n’avez pas été
cruelle de m’avoir ainsi envouté et privé de ma liberté.
Quant à moi, je ne sais comment exprimer
ma dévotion à une si belle créature.
Il me faut un mot plus éclatant qu’éclat,
un mot plus beau que beauté.
Je rêve que nous sommes des papillons
n’ayant à vivre que trois jours d’été.
Avec vous, ces trois jours seraient plus plaisants
que cinquante années d’une vie ordinaire
(John Keats, Lettres à Fanny).
Elle s’est enfin éveillée pour prendre son élan. Elle en a eu assez de vivre sa vie à travers les yeux des autres. Elle a fait tomber tous les masques, et a commencé, doucement, à retirer les couches de ce qu’elle croyait être. Et elle a abandonné toute résistance.
Elle s’est alors relevée, nue, face au monde et a crié : “C’est ma vie ! et je suis maintenant libre d’être la femme que j’aurais toujours dû être !”.
Elle a commencé à voir sa vraie beauté à travers ses propres yeux.
Elle n’était pas parfaite aux yeux des autres, et elle n’avait pas à l’être.
Elle aimait la femme qu’elle devenait.
Elle ne s’est jamais retournée …
Et a continué à avancer avec une telle détermination …
que rien ne pouvait l’arrêter.
Elle s’est parée d’Amour, de pardon …
Elle a trouvé son courage …
Elle se sentait enfin chez elle …
dans son Cœur et dans son Âme …
Et elle a ouvert ses ailes !
(vu sur le blog de Myriam Moon)

De mémoire de rose
On n’a vu mourir un jardinier
Si rien qu’une pause ne peut vous suffire
Madame laissez
Le temps s’est tiré sans le maudire
Patientez
Laissez-vous glisser dans le vent léger
Patience, patientez…
Si l’amour s’envole ne t’en prends qu’à toi
Tu as fui l’école pour le lit d’un roi
Si sa voile blanche n’est plus que brouillard
Te pends pas à la branche
Dès qu’il fera noir
Te pends pas à la branche
Dès qu’il fera noir
Car…
De mémoire de rose
On n’a vu mourir un jardinier
Si rien qu’une pause ne peut vous suffire
Madame laissez
Le temps s’est tiré sans le maudire
Patientez
Laissez-vous glisser dans le vent léger
Patience, patientez…
Garde tout au fond tout au fond de toi
Un vide un endroit
Derrière les fêtes
Ou poser la tête
Dans le vent du soir
Bercer ses vieux rêves
Même s’il fait noir
Bercer ses vieux rêves
Même s’il fait noir
Car…
De mémoire de rose
On n’a vu mourir un jardinier
Si rien qu’une pause ne peut vous suffire
Madame laissez
le temps s’est tiré sans le maudire
Patientez
Laissez-vous glisser dans le vent léger
Patience, patientez
Julos Beaucarne, De mémoire de rose

20 octobre 2021
Quand vous serez au milieu de la grande vie paysanne
Au milieu d’un champ, dans les loin
Ou au cœur d’une forêt en automne
Vous comprendrez qu’il y a loin de vous au cœur du monde
Qu’il y a loin de votre coupe aux lèvres de l’éternel
Et vous écouterez bruire l’automne
Et vous entendrez les feuilles tomber, de vos arbres intérieurs
Vous entendrez la voix de la terre
Et le présent vous sautera aux yeux
Comme un écureuil qui plonge sur l’arbre de la vie
Croyez en l’extase des nuages
Qui traversent les grands horizons
Au petit vent du soir
Au cœur de l’été chaud
Croyez à la douceur d’une amitié
Ou d’un amour
à la main qui serre votre main
Car demain, mais n’y pensez pas
Demain éclateront peut-être les nuages
et l’orage emportera vos amours
Tenez-les serrés
Ne vous endormez pas sur un reproche non formulé
Endormez-vous réconciliés
Vivez le peu que vous vivez, dans la clarté.
Julos Beaucarne

« Vous m’en bouchez un coin » signifie « vous me rendez muet d’étonnement ». Exemple : « Et elle finit entre haut et bas sur une expression triviale que jamais la baronne n’avait entendue. […] « Ça vous en bouche un coin ». Oui c’est cela qu’elle avait dit » (François Mauriac, Le Sagouin, 1951).
Un sagouin est un ouistiti ou une personne sale, un enfant malpropre. Dans le roman de Mauriac, c’est d’abord un enfant, nommé Guillaume, mal aimé et rejeté par sa mère, qui finira par se suicider avec son père, lequel porte les mêmes blessures et souffrances.
Mauriac : la tragédie humaine à l’état brut, dans un récit bref, d’un rythme ascendant, sans concession à l’accessoire. L’action est intérieure, tout se déduit des sentiments, emmêlés dans le jeu des passions humaines…
Mauriac, romancier à la baguette magique, par « son verbe éblouissant, son style poétique, dont le frémissement laisse deviner l’âme sensible de l’homme, ses émois, ses déchirements et sa curiosité toujours anxieuse » (Sculfort).
