Imagine. Tu vis dans une grotte sombre et humide pendant quelques années. À la longue, tu t’es renfermé, bloqué à plus d’un titre…
Une porte s’ouvre, une intense lumière te parvient, des personnes y vivent en recevant tout des autres ET en leur donnant tout, sans aucune retenue ni réticence.
De combien de temps tu auras besoin pour que tes yeux s’habituent à la lumière, pour que tout ton être entre dans cette économie de communion, ce Royaume d’Amour ?
Dans la Tradition, cet espace-temps d’adaptation entre Terre et Ciel s’appelle le purgatoire, cet antichambre dans lequel chaque défunt chemine jusqu’à entrer dans la pleine béatitude…
En ce 2 novembre, nous nous tenons la main sur ce chemin, dans la communion des saints…
Heureux le cœur simple, spontané, émerveillé d’un enfant, il est dans les bras de l’Amour !
Sais-tu que le mot ‘Halloween’ est une contraction de l’antique expression « All Hallows’ Eve » :
hallow = saint ou personne sacrée (comme dans le Notre Père : « Hallowedbe thy name« = « Que ton nom soit sanctifié »).
Eve = la veille (comme dans Christmas Eve, la veille de Noël).
Donc, « All Hallows’ Eve » signifie littéralement « la veille de la fête de tous les saints », la veille de la Toussaint.
La fête d’Halloween, c’est la rencontre de la foi chrétienne avec les traditions celtiques : la fête de Samhain (c’est du gaélique et ça se prononce –paraît-il – « sow-in ») marquait autrefois dans nos contrées le Nouvel An, avec l’entrée dans l’hiver. Nos ancêtres trouvaient que la nuit du 31 octobre au 1er novembre est un espace hors du temps où le visible et l’invisible se frôlent, pendant lequel devient très mince le voile entre le monde des vivants et l’Autre Monde (où vivent les esprits, les dieux et les ancêtres).
Je nous souhaite le cœur spontané et émerveillé de qui plonge simplement dans les bras de l’Amour !
« À l’endroit où nous avons raison, les fleurs ne pousseront jamais au printemps. L’endroit où nous avons raison, est piétiné et dur comme une cour. Mais le doute et l’amour ameublissent le monde, comme une taupe, comme une charrue. Et un murmure se fait entendre, à l’endroit où se dressait la maison qui a été détruite » (Jehuda Amichai, poète israélien, cité par Anja Vollendorf, présidente de Church and Peace lors de sa conférence en français à l’ICJM, ce 28/9/26 ; complet replay : https://www.facebook.com/ICJMPageOfficielle/videos/1274895748083296/).
Find the English version below, just after the illustration
La théologie de la Libération prend au sérieux le contact direct des plus souffrants avec la Bonne Nouvelle. Par leurs propres expériences de vie et de morts, par leurs chemins de croix et de Vie, ils comprennent vite dans leurs tripes la révolution chantée avec amour et justesse par Marie dans le Magnificat. Ils plongent facilement dans l’accueil du Salut, comme les gens de mauvaises vies dans l’évangile. À ce titre, ils sont des interprètes des Écritures d’une redoutable pertinence. Ils bondissent de joie quand ils découvrent leur dignité intrinsèque aux yeux de Dieu, quand ils comprennent comment la Bible les pousse à briser le fatalisme de leurs misères & des oppressions subies, quand l’Évangile leur donne la force de briser les chaînes de leurs esclavages, aussi quand la Parole de Dieu cesse de faire d’eux des bénéficiaires passifs de la charité, offerte par les plus nantis dans leurs divers assistanats.
La théologie de la Libération veille à enlever tout ce que les riches mettent comme obstacles (d’abord idéologiques) entre les plus démunis et la Révélation de notre Salut ! Bienheureux suis-je quand je découvre que je suis pauvre et sauvé !…
Bienheureux sommes-nous en œcuménisme si nous pouvons reconnaître le charisme de petites Églises très dérangeantes par leur prosélytisme qui hérisse nos poils : elles parviennent souvent mieux que nous à mettre en contact la Bonne Nouvelle et les damnés de la terre. Bienheureux sommes-nous en œcuménisme si nous pouvons travailler main dans la main avec ces pasteurs ‘free-lance’ doués en pastorale bottom-up et non top-down.
C’est ce que j’ai partagé ce 3 octobre 2026, à l’île Maurice, lors de la rencontre très conviviale accueillant parmi nous Anja Vollendorf, présidente de Church and Peace, avec plusieurs membres du Comité de travail Œcuménique. Merci à Françoise et David White (pasteur presbytérien) pour leur accueil. Merci à Mgr Ian Ernest (évêque émérite anglican) pour son témoignage durablement marquant !
Partagé 2 semaines plus tard sur les réseaux sociaux, alors que les misérables gueux foutent le bordel… Illustration trouvée dans un post de Vayu Putra montrant comment l’esclavage continue à tous nous griffer encore aujourd’hui.
Liberation Theology takes seriously the direct encounter of those who suffer most with the Good News.
Through their own experiences of life and death, through their ways of the Cross and of Life, they quickly grasp in their very being the revolution sung with love and truth by Mary in the Magnificat. They readily embrace Salvation, just as the people of ill repute did in the Gospel. As such, they are interpreters of Scripture of formidable relevance. They leap for joy when they discover their intrinsic dignity in God’s eyes, when they understand how the Bible urges them to break the fatalism of their miseries and the oppression they have suffered, when the Gospel gives them the strength to break the chains of their bondage, and also when the Word of God ceases to treat them as passive recipients of the charity offered by the more affluent through their various forms of welfare.
Liberation Theology seeks to remove all the obstacles (primarily ideological) that the rich place between the most destitute and the Revelation of our Salvation! Blessed am I when I discover that I am poor and saved!…
Blessed are we in ecumenism if we can recognise the charism of small Churches that are highly disruptive through their proselytism, which makes our hair stand on end: they often succeed better than we do in bringing the Good News into contact with the wretched of the earth. Blessed are we in ecumenism if we can work hand in hand with these ‘freelance’ pastors who excel at bottom-up rather than top-down pastoral care.
This is what I shared on 3 October 2026 in Mauritius, during a very convivial gathering which welcomed amongst us Anja Vollendorf, President of Church and Peace, along with several members of the Ecumenical Working Committee. Thank you to Françoise and David White (a Presbyterian minister) for their hospitality. Thank you to the Rt Rev Ian Ernest (Anglican Bishop Emeritus) for his deeply memorable testimony!
Shared two weeks later on social media, whilst those wretched beggars are causing a right old mess… Illustration found in a post by Vayu Putra showing how slavery continues to scar us all even today.
L’île Maurice est en ce moment secouée par des émeutes populaires. Le piège est de se focaliser sur le haut de l’arbre de la violence : la violence des drogués et des jeunes manipulés sont les feuilles de l’arbre. Ne passons pas à côté des racines / chicos de la violence structurelle… Voici une vidéo du Dr Jonathan Ravat sur les violences systémiques : https://www.facebook.com/reel/1087938170533702.
Cette île d’habitude extrêmement paisible et même pacifique (selon moi, grâce notamment aux beaux réflexes culturels hindou et chinois de non-violence, et je suis prêt à être critiqué…) avait déjà connu deux fois dans son histoire de telles jacqueries incontrôlables : les 22 & 23 janvier 1968 (bilan : au moins 29 morts, des centaines de blessés, des centaines de maisons incendiées ou pillées, des centaines de familles déplacées) et une insurrection populaire du 21 au 25 février 1999 (bilan : cinq morts, des centaines de blessés, de nombreux pillages + évasion de prison de 250 prisonniers, etc.).
Entre 1999 et 2005, pendant les 6 ans où j’ai été résident full time à Maurice, dans mes centaines de sessions pour mieux gérer nos conflits, j’ai régulièrement parlé de mon hypothèse d’un cycle de 30 ans : des accumulations de violences rentrées telles que des émeutes éclatent +/- tous les 30 ans. J’en parlais pour souligner présentement l’importance cruciale d’investir courageusement dans les fondamentaux de justice et de paix ! Sous peine de vivre ce que nous vivons aujourd’hui.
Les laissés-pour-compte / déclassés / va-nu-pieds / méprisés qui n’ont plus rien à perdre sont capables de révolution désorganisée quand une juste évolution est négligée par les Gouvernants, quand s’accumulent les RDV sociaux ratés, les non-remises en question des politiques, à partir d’une sérieuse, courageuse et lucide écoute de la voix des sans-voix, pas assez représentés dans les négociations sociales et politiques.
Ceci dit, l’urgence pour l’heure est intérieure à chaque personne dérégulée par ces émeutes. À partir de mes compétences de coach (notamment Inner Team coaching) et thérapeute IFS (Internal Family system), je consacre prioritairement mon temps à accueillir les personnes à Maurice qui me partagent leurs vécus douloureux (souffrances, peurs, colère, tristesse, etc.) : qu’elles puissent parler pour leurs parts et non à partir d’elles, les accueillir tellement bien que se vive un désamalgamage. Vive l’émergence du Self et la croissance du Self-leadership… Vivent nos démarches de Présence et de dialogue intérieur, qui apportent une contribution précieuse à nou ‘tizil bien aimée…
Je me réjouis qu’avec les nombreuses personnes que j’ai initiées à l’IFS à Maurice, nous nous soutenons dans l’exercice de ce dialogue intérieur, si précieux pour être artisan.e.s de paix, d’abord à l’intérieur de soi, ensuite, autour de soi.
La bonne nouvelle de Jésus : les personnes de la Trinité changent les cœurs de pierre en cœurs de chair. Et c’est ainsi qu’elles recréent !
Elles libèrent de la haine, desserrent nos rancunes. Elles élargissent nos cœurs, donnent clarté et courage pour déposer nos rancœurs, lâcher nos ressentiments…
Je nous souhaite bon accueil de cette bonne nouvelle !…
Avant l’aube, après que j’ai été à la source de mon être, se produit en moi une sorte de feu d’artifices créatif, dans le magma duquel sortent notamment mes posts (assurément de qualités très diverses)… Je les place sur mon site-blog comme des témoins de cette Vie légère et joyeuse, spitante et bouillonnante, que j’ai reçue ici et maintenant, notamment à travers ces vagues de créativité.
Et mon intention, en relayant sur les réseaux sociaux de telles productions, tantôt potaches, tantôt profondes, est de souhaiter à chaque lecteur un semblable accueil intérieur de la Vie et, dans la foulée, une semblable créativité que je trouve bonne de nous partager les uns aux autres : oser être en vie en partageant nos envies…
Bienheureuses les personnes qui savent rire d’elles-mêmes ; elles n’ont pas fini de s’âmes-muser. Voici mon post au début du confinement de 2020 :
« Lorsque j’accepte ma solitude, lorsque j’y adhère, il peut y avoir une percée de l’Être, une émergence de cette transcendance immanente. Je découvre que lorsque j’accepte d’être seul.e, je peux me sentir en communion avec tous les êtres » (Jean-Yves Leloup).
Dans notre amour très humain, ma priorité est d’y accueillir l’Amour (qui vient d’avant et va après nos élans). Je crois que c’est cela le plus fécond (et pas grave si Ouistiti a entendu « fait con »).
« La cicatrice ne raconte pas une douleur que l’on contient en soi, mais une peine que l’on a dépassé » (Margaux Cassan, Stigmates).
4ème de couverture : « Stigmates raconte tous ces moments, petits et grands, où nous allons chercher, dans l’intensité d’une expérience physique, la transcendance que l’époque n’offre plus. Il sera question de plaies, de blessures, de trous, de douleurs fantômes, de traces, de chairs marquées et de toutes les métamorphoses du corps dans son élan déchirant vers le sacré. […] Et si l’origine de la foi ne résidait pas dans l’esprit mais dans le creux de la chair, là où le corps s’enflamme et se dérobe à la raison ? ».
« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).
Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.
On peut s’amuser, à la mode des Anciens :
invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !
L’ictus frappe, l’invictus se relève…
Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !
Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…
Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…