Dans la blague « Allo Ulysse, c’est Achille ! Ça te dit ce soir un plan à Troie ? », Ulysse représente le stratège rusé, Achille symbolise le guerrier puissant physiquement, un peu comme, il y a 5 ans, Zelensky et son commandant militaire sur le terrain Zaloujny, Macron et son Général Pierre Schill, Iron Man < > Thor…
Et si, dans ce plan à Troie, on ajoute un véritable troisième ? Dans la Bible, Dieu ne laisse jamais seuls, sans Esprit, ni les stratèges politiques (Jacob et Joseph) ni les guerriers (Samson et Josué), qui ont bien besoin d’esprit dans leurs combats afin qu’ils soient surtout prophètes éclairés par un sens spirituel & moral qui vient d’une écoute et une humilité qui se reçoit d’un ordre supérieur.
« Changer le monde n’est pas ta mission. Te changer toi-même n’est pas ton devoir. T’éveiller à ta vraie nature, voilà ta chance et ta magnifique opportunité » (Mooji).
« Ne cherchez pas à posséder beaucoup de richesses sur la terre. Là, les insectes et la rouille détruisent tout. Les voleurs entrent dans les maisons et ils volent. Mais cherchez à posséder beaucoup de richesses auprès de Dieu. Là, les insectes et la rouille ne détruisent rien, les voleurs n’entrent pas et ils ne peuvent pas voler. Oui, là où tu mets tes richesses, c’est là aussi que tu mettras ton cœur » (Mt 6,19-21).
Les plus beaux palais sur cette terre ne sont rien d’autre qu’une cahute provisoire (une cahute est une petite habitation rudimentaire et précaire : une cabane, une hutte, une masure, un abri de fortune) !
Ces temps-ci, une fois par semaine, le dimanche, je me réveille spontanément et en forme, à 3h00, une heure plus tôt que d’habitude (4h00), comme irrésistiblement appelé à prier, à me tenir aux côtés de Jésus au Jardin des Oliviers, qui – comme dit l’évangéliste Jean – nous conduit au Père (& Mère, source de toute vie).
Je ne prie pas des lèvres. Je remonte le fleuve, la rivière, le ruisseau, jusqu’à la source. Et là, au coeur de mon coeur, je savoure ce qui jaillit et coule de Source. Quelle joie de laisser ÊTRE simplement…
Je respire avec l’Intention Vivante/vibrante d’être dans leurs Volonté & projet d’Amour. Mon bonheur est de demeurer dans ce flux de Vie donnée gratuitement. Cette vie, c’est comme l’eau qui descend de la montagne sans robinet, inépuisable et surabondante.
Voici un de mes messages fondamentaux qui articule ressources humaines (l’axe horizontal du travail sur soi, avec les moyens psy qui existent) et ressourcement à la source (l’axe vertical de l’accueil en moi de la Lumière, du Souffle et de la Source).
Mes jugements, reproches et réflexes de contrôle sur les autres sont l’amer salaire de mauvaises relations à l’intérieur de moi. C’est par un plus grand respect de moi-même à l’égard de mes fondements, besoins, valeurs, intentions et motivations que je peux être délivré de mes paroles-poisons. Celles-ci correctement traduites deviennent un trésor que je parviens à honorer et à partager. J’apprends à écouter les messages de mon corps (sensations physiques), mon cœur (mes émotions) et mes entrailles (mes manques/besoins), m’amenant au cœur de mon cœur, ce lieu calme, libre et bienveillant.
Puis, en sens inverse, à partir de ce lieu-source duquel coule la source inépuisable et surabondante de l’Amour, j’apprends à accueillir chaque part de ma vie qui se manifeste ici et maintenant, en prenant soin de sa colère / fatigue / souffrance et de son besoin, à accomplir ce dialogue intérieur chaque fois qu’un sentiment sonne l’alerte en moi. Cette bienveillance avec mes parts m’apprend à écouter chez l’autre, en amont de ses paroles-poisons, ses propres trésors et ainsi de le rencontrer depuis cette paix dont lui-même est porteur.
La fausse vie est épuisante, la vraie vie est inépuisable.
Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux que de choisir un camp contre un autre, que de brandir des drapeaux partisans ? Ne sont-elles pas au top quand elles intègrent les parts de vérité des uns et des autres et servent notre bien commun ?
Et nos consciences ne sont-elles pas au top quand elles saisissent en profondeur ce qui relie les êtres humains dans leur commune fragilité plutôt que dans leurs apparentes puissantes forces d’oppositions ?
« Prier pour ceux qui vous persécutent n’est pas une faiblesse morale, c’est une exigence radicale de l’Évangile. Le Christ ne propose pas une simple attitude de tolérance, mais une transformation du cœur capable de traverser l’injustice sans se laisser corrompre par elle.
La prière pour l’ennemi arrache l’âme à la logique de la vengeance. Elle empêche la blessure de devenir haine, et la haine de devenir identité. Celui qui prie pour celui qui le persécute refuse d’être intérieurement gouverné par le mal qu’il subit.
Dans la tradition catholique, cette prière n’absout pas le péché de l’autre ni ne nie la justice, mais elle place la situation devant Dieu, unique juge des cœurs. Elle libère celui qui prie d’un poids spirituel lourd : celui de porter lui-même la rétribution.
Peu à peu, elle purifie le regard. Elle permet de voir l’autre non seulement comme un adversaire, mais comme une personne capable de conversion. Et elle protège le cœur du durcissement intérieur, qui est souvent le premier fruit de la rancune prolongée. Ainsi, prier pour ceux qui persécutent, c’est choisir la liberté intérieure, la stabilité du cœur et la fidélité à l’amour du Christ, même au milieu de l’injustice » (Pape Léon XIV).
Très tôt matin, j’aime prier main dans la main, esprit dans l’Esprit ; accueillir le Créateur créer en moi à travers mon ‘oui’ à sa Vie à travers qui je suis, et ce que je vis…