Pour moi, être seul en voyage, ce n’est pas renoncer au lien, c’est avec moi d’abord me sentir bien.
La solitude choisie est un lieu, un lieu que j’ouvre en moi pour respirer, me déposer, créer, un lieu où je peux me relier en vérité, sans le bruit du monde, sans détour, sans masque.
Prendre le temps d’écouter ce qui bouge en moi, à l’intérieur, sans réagir… et avant d’agir ! Marcher à mon rythme… Choisir les rencontres comme les espaces dont j’ai besoin pour me retrouver, parfois me relever.
La solitude choisie, un manque ? Un territoire sacré ! et une manière d’habiter ma deuxième vie aussi…
C’est ce que j’ai écrit en entendant un partage de Céline Fauche que je reprends pour l’essentiel.
NB : Me voici en route vers la Région des Grands Lacs pour animer diverses sessions…
1/1/2026 Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas… J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement. Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir… J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs. Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière. J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ; les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ; tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées, celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ; me rencontrer peu à peu dans la curiosité de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant, comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte des couches durcies, épaissies, comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement y entrer, traverser et éclairer…
J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent, alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé, les échecs des dernières années, et d’autres élans fuyant vers demain… Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect mes parts porteuses de celles-ci, avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident, avec une ouverture qui n’attend rien. Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions, Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement et de goûter les bienfaits que cela nous procure, savourer les détentes…
Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur, je me suis relié aux personnes qui sont apparues alors dans mon esprit et dans mon cœur ; et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles ajustés envers mes proches et mon prochain.
Paix et joie, confiance et espérance ! Bonne année 2026…
« …bénir le nationalisme, justifier religieusement la violence et la lutte armée : les croyants doivent réfuter activement, avant tout par leur vie, ces formes de blasphème qui obscurcissent le Saint Nom de Dieu. […] C’est la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international, démentie malheureusement par de plus en plus fréquentes violations d’accords difficilement obtenus, dans un contexte qui nécessiterait non pas la délégitimation, mais bien plutôt le renforcement des institutions supranationales. […] La force dissuasive de la puissance, et en particulier la dissuasion nucléaire, incarnent l’irrationalité d’une relation entre les peuples fondée non pas sur le droit, la justice et la confiance, mais sur la peur et la domination de la force. […] La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le pouvoir doux d’éclairer et d’élargir l’intelligence, elle résiste à la violence et la vainc. La paix a le souffle de l’éternité : alors qu’on crie ‘assez’ au mal, on murmure ‘pour toujours’ à la paix. […] Même dans les lieux où il ne reste que des ruines et où le désespoir semble inévitable, nous trouvons aujourd’hui même ceux qui n’ont pas oublié la paix. […] Entamer en soi-même ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses » (Léon XIV, 59ème journée mondiale de la paix, 1er janvier 2026).
« …to bless nationalism, and to justify violence and armed struggle in the name of religion. Believers must actively refute, above all by the witness of their lives, these forms of blasphemy that profane the holy name of God. […] This is the disarming path of diplomacy, mediation and international law, which is sadly too often undermined by the growing violations of hard-won treaties, at a time when what is needed is the strengthening of supranational institutions, not their delegitimization. […] The idea of the deterrent power of military might, especially nuclear deterrence, is based on the irrationality of relations between nations, built not on law, justice and trust, but on fear and domination by force. […] Peace exists; it wants to dwell within us. It has the gentle power to enlighten and expand our understanding; it resists and overcomes violence. Peace is a breath of the eternal: while to evil we cry out “Enough,” to peace we whisper “Forever”. […] Even in places where only rubble remains, and despair seems inevitable, we still find people who have not forgotten peace. […] To begin within ourselves that disarmament of heart, mind and life. God will surely respond to this by fulfilling his promises » (Léon XIV, LIX WORLD DAY OF PEACE, 1st January 2026).
« Ce n’est pas la souffrance de Jésus qui sauve, c’est l’amour avec lequel il a vécu cette souffrance ! c’est tout autre chose » (Yves Congar).
La violence, même dans ses formes légitimées, nous éloigne du Royaume d’Amour qui vient par l’amour dont font preuve les victimes des violences dont sont capables les hommes.
La violence qui n’a rien de divin a été désacralisée par ce Jésus de Nazareth qui a soigné jusqu’au bout au lieu de saigner…
Saint Étienne (fêté chaque 26 décembre) l’a pris au sérieux et l’a suivi : servir jusqu’à mourir. Il consolida ce chemin neuf, devenant le tout premier diacre et premier martyr après Jésus…
« De la pierre qui te perce à la pierre qui transperce, tu vois venir la mort, Étienne le fort. Et dans le temps qu’elle pardonne, ton âme au Seigneur s’abandonne » (hymne de l’Office des Laudes à la saint Etienne).
La première personne à m’avoir souhaité une bonne fête ce matin a été une femme africaine. Voici notre échange :
« L’amour est la seule religion, le seul Dieu, le seul mystère qui mérite d’être vécu. L’amour ne connaît pas de devoir. L’amour est un plaisir, une joie » (Osho).
« Je suis un athée chrétien » (Michel Onfray, philosophe sur pattes de plateaux médiatiques dont les contradictions multiplient les pattes hics, jusqu’aux crises (de foi et de foie) hépatiques ! bien plus soucieux de provoquer des ébats publics que d’éclairer par une pensée académique).
« Michel Onfray ? Un petit maître-penseur de la doxa, passé de la gauche libertaire à une forme de populisme conservateur ! » (Jonathan Sturel, La contre-histoire de Michel Onfray).
Ces 11 au 13 novembre 2025, nombreuses ont été les aurores boréales dans notre ciel nocturne tout dégagé.
Logique ! le Soleil suit un cycle d’activités magnétiques d’environ 11 ans, alternant entre phases calmes et phases intenses, avec un « maximum solaire » à son plus haut niveau d’activité.
Le cycle solaire actuel a débuté en 2019 et a atteint son maximum début 2025. Voilà pourquoi, en ce moment, des aurores boréales sont observées jusque dans le sud de l’Europe. Car le Soleil produit davantage d’éruptions et de vents solaires, avec projection de particules en direction de la Terre qui, en pénétrant dans la partie haute de notre atmosphère, entrent en collision avec les atomes et molécules de l’air (essentiellement oxygène et azote). Ces collisions transmettent de l’énergie aux gaz, qui deviennent « excités ». En revenant à leur état normal, ces gaz émettent de la lumière : verte quand il s’agit d’oxygène en basse altitude et rouge quand il s’agit d’oxygène en haute altitude (au-delà de 200 kms) ; quant à lui, l’azote jouit dans les bleue, violette et rose (le plus rare). Leur joie qui se voit après l’orgasme, quoi… Comme dans mon cœur magnétisé et tout excité après chaque rencontre authentique !
Une aurore est un phénomène électromagnétique et lumineux, non pas thermique ou chimique. Les particules ne brûlent pas : elles transmettent leur énergie aux gaz de l’atmosphère. Il n’y a pas de combustion ; juste électromagnétisme…
Voir aussi mon post rédigé quand j’étais à Rovaniemi, en Laponie : https://etiennechome.site/aurore-boreale/
Ce qui était tenu pour vrai hier peut apparaître faux demain, même en science !
Ce qui est vrai ici ne l’est plus là-bas.
Ce qui est sensé ici (par exemple dans la cheminée de l’illustration) a un autre sens là (dans le pot d’échappement).
Vivent les vérités bien situées dans leur contexte, n’en déplaisent aux Ultramontains (au-delà des Alpes), tel l’abbé Gaume qui écrivit « Le ver rongeur », en lançant l’offensive contre les Gallicans. Attention aux vérités définies de manière centralisée à prétention universelle.
Le Vivant ne nous montre-t-il pas un autre chemin, celui du déploiement organique plein de respect de chacun ? Dans la nature, chaque espèce, chaque organisme, chaque cellule s’épanouit selon sa propre logique. Et pourtant, c’est cette prolifération du singulier qui crée des équilibres globaux, des écosystèmes, des lois biologiques universelles.
L’hêtre ne cherche pas à ressembler au baobab et il ne devient pas universel en l’imitant. C’est en se déployant soi-même que tous deux contribuent à la symphonie du vivant.
Quelle bonne nouvelle : c’est en vivant pleinement ma propre expérience concrète que je peux savourer la beauté de l’universel. C’est à travers le respect de chaque personne dans sa singularité que nous pouvons ensemble goûter à l’universel qui nous unit. C’est aussi la manière de faire de Dieu dans la Bible : se révéler dans l’histoire, dans des visages, dans des lieux, pas dans des idées désincarnées. Et, en Genèse 12, 1, il montre qu’Il sauve l’humanité, un cœur à la fois.
Dans un monde qui cherche souvent à uniformiser, à standardiser, à globaliser, le Vivant nous rappelle que l’unité ne vient pas de la ressemblance, mais de la danse entre différences.
L’universel n’est pas un sommet imposé d’en haut que l’on pense abstraitement. C’est une plaine fertile, nourrie par les racines du particulier, que l’on touche de ses pieds et de ses mains, de ses racines et de ses ailes.
« Le papillon ? Plus tu le pourchasses, plus il t’échappe. Concentre-toi sur autre chose : aligne-toi et il viendra doucement se poser sur toi » (inspiré par Nathaniel Hawthorne).
Image : regarde bien, le chat est toujours là, chat perché…
Les premiers paroles de la chanson « Ermutigung », écrite par le compositeur-interprète est-allemand Wolf Biermann – à qui il était interdit de se produire en public – sont : « Toi, ne te laisse pas endurcir par ces temps durs ». La tradition œcuménique, elle aussi, compte de telles figures courageuses : les 500 ans du mouvement anabaptiste, les plus de 300 ans des Frères moraves de Herrnhut, les 100 ans des quakers en Allemagne, les 35 ans de la réunification allemande… autant d’occasions de rendre hommage à ces hommes et femmes pacifistes et engagés qui, hier comme aujourd’hui, ont incarné et incarnent encore la résistance, la réconciliation et le changement non-violent. Aujourd’hui encore, nous vivons une époque troublée, où les positions se raidissent dangereusement. La tentation serait de nous laisser nous aussi endurcir, au risque de perdre ce dont nous avons le plus besoin : notre capacité à voir au-delà des idéologies et des peurs, et notre force créatrice pour agir de manière non-violente. Résister, réconcilier et transformer ne sont pas ici conçues comme un processus linéaire, mais comme une dynamique. Et la réconciliation – même si le terme peut sembler politiquement provocant en ces temps – reste un horizon biblique, humain et politique. Pour tout cela, Dieu nous promet une force spirituelle toujours renouvelée, qui veut agir dans un cœur de chair : le nôtre. Nous voulons nous encourager mutuellement – avec les membres du vaste réseau de Church and Peace et avec tant d’autres qui partagent leurs expériences avec nous : Marie Anne Subklew, du centre de travail « Théologie des Églises de Paix » ; Friedrich Kramer, délégué à la paix du Conseil de l’Église évangélique en Allemagne (EKD) et évêque de l’Église évangélique de Mitteldeutschland ; et Hana Tonzarova, chargée des questions œcuméniques au sein de l’Église hussite tchécoslovaque et professeure de théologie. Nous nous inspirerons aussi de musiques résistantes et des textes de la théologienne et poétesse Dorothee Sölle…