Se mettre à genou ensemble côte à côte et prier, telle est la colonne vertébrale et le ciment du couple.
« Le pardon est certainement l’une des plus grandes facultés humaines et peut-être la plus audacieuse des actions dans la mesure où elle tente l’impossible, à savoir défaire ce qui a été, et réussit à inaugurer un nouveau commencement, là où tout semblait avoir pris fin » (Hannah Arendt).
« Observe-toi toi-même, et chaque fois que tu te trouves, laisse-toi ; il n’y a rien de mieux » (Maître Eckhart).
Image : La langue française et ses jeux de mots ! l’expression « se tôler » peut avoir deux sens : 1) le verbe se tolérer, qui signifie se supporter mutuellement ou se laisser mutuellement exister et 2) l’expression argotique « se prendre une tôler » qui signifie subir une défaite ou une chute violente. La confusion peut venir de la proximité des mots : « tôler » pour le travail de la tôle, « tolérer » pour supporter et « tôle » qui peut aussi signifier prison ou échec.
« Les créatures ne se reposent pas avant d’avoir atteint la nature humaine ; alors elles arrivent à leur forme originelle, à savoir Dieu » (Maître Eckhart).
Ce qui était tenu pour vrai hier peut apparaître faux demain, même en science !
Ce qui est vrai ici ne l’est plus là-bas.
Ce qui est sensé ici (par exemple dans la cheminée de l’illustration) a un autre sens là (dans le pot d’échappement).
Vivent les vérités bien situées dans leur contexte, n’en déplaisent aux Ultramontains (au-delà des Alpes), tel l’abbé Gaume qui écrivit « Le ver rongeur », en lançant l’offensive contre les Gallicans. Attention aux vérités définies de manière centralisée à prétention universelle.
Le Vivant ne nous montre-t-il pas un autre chemin, celui du déploiement organique plein de respect de chacun ? Dans la nature, chaque espèce, chaque organisme, chaque cellule s’épanouit selon sa propre logique. Et pourtant, c’est cette prolifération du singulier qui crée des équilibres globaux, des écosystèmes, des lois biologiques universelles.
L’hêtre ne cherche pas à ressembler au baobab et il ne devient pas universel en l’imitant. C’est en se déployant soi-même que tous deux contribuent à la symphonie du vivant.
Quelle bonne nouvelle : c’est en vivant pleinement ma propre expérience concrète que je peux savourer la beauté de l’universel. C’est à travers le respect de chaque personne dans sa singularité que nous pouvons ensemble goûter à l’universel qui nous unit. C’est aussi la manière de faire de Dieu dans la Bible : se révéler dans l’histoire, dans des visages, dans des lieux, pas dans des idées désincarnées. Et, en Genèse 12, 1, il montre qu’Il sauve l’humanité, un cœur à la fois.
Dans un monde qui cherche souvent à uniformiser, à standardiser, à globaliser, le Vivant nous rappelle que l’unité ne vient pas de la ressemblance, mais de la danse entre différences.
L’universel n’est pas un sommet imposé d’en haut que l’on pense abstraitement. C’est une plaine fertile, nourrie par les racines du particulier, que l’on touche de ses pieds et de ses mains, de ses racines et de ses ailes.
« Tout ce qui a un prix n’a pas de valeur », a dit Kant.
Et tout ce qui relève de l’essentiel ne peut pas s’acheter, tels le sens, la relation, le sacré, la dignité vécue, la liberté choisie, l’invisible vérité profonde, l’amour sincère et authentique, la confiance véritable, la paix intérieure d’une âme délivrée…
La photo de droite a été publiée dans le tabloïd SUN : « Du haut de ses 41 ans, Katie Price ne supporte pas l’idée de vieillir. La starlette de téléréalité accro à la chirurgie esthétique est passée sur le billard pour un lifting du visage dans une clinique d’Istanbul, en Turquie. Elle a aussi opté pour une réduction mammaire. La bimbo britannique défigurée a fait peur à ses 5 enfants en enlevant ses pansements » (https://www.20min.ch/fr/story/sa-chirurgie-esthetique-traumatise-ses-enfants-700938034773).
« Être beau, c’est être soi-même. Il n’est pas nécessaire d’être parfait pour inspirer les autres. Laissez les autres s’inspirer de la façon dont vous gérez vos imperfections » (Thích Nhất Hạnh).
« Avoir peu d’estime pour soi-même n’est pas de la modestie ; c’est de l’autodestruction. Tenir son authenticité en haute estime n’est pas de l’égoïsme ; c’est la condition première au bonheur et au succès » (Bobbe Sommer).
« Préserve ton corps, c’est ton vaisseau, ton vaisseau pour naviguer sur le fleuve de la vie » (Maxalexis).
« Le diable endort notre méfiance avec tous les prestiges de la raison, puis tombe sur nous comme un paquet de chaînes » (Jean Dutourd, Les œuvres romanesques).
« Le papillon ? Plus tu le pourchasses, plus il t’échappe. Concentre-toi sur autre chose : aligne-toi et il viendra doucement se poser sur toi » (inspiré par Nathaniel Hawthorne).
Image : regarde bien, le chat est toujours là, chat perché…
Terminer la journée ensemble par ce simple rituel du « merci – pardon – s’il te plaît » (cf. https://etiennechome.site/merci-pardon-sil-te-plait/). Cette habitude nourrit notre complicité et amorce une douce nuit.
Une variante de ce rituel est “oy and joy” : exprimer ce qui a pesé dans la journée (oy) et ce qui a apporté de la joie (joy). Cette hygiène relationnelle est aussi précieuse que le brossage des dents pour prévenir le développement des bactéries !