t’écouter tellement bien que tu t’écoutes


« Le ‘oui’ de Dieu a besoin du nôtre
pour obtenir son effet »
(Maurice Zundel).

Que brûle en toi le feu de l’Amour au point de t’illuminer et de devenir lumière pour tes proches et prochain !

(Personnellement, au Rwanda, je me suis mis en route pour 4 jours de marche par monts et par vaux de ce pays aux mille collines, jusqu’à Kibeho : l’écoute par les pieds du Vivant vibrant !)

dansant d’encens

« Il vaut mieux danser sur l’herbe ou sur la fougère que d’être malheureux dans un palais » (Fénelon, 1718).

« Si j’avais en charge l’éducation des enfants d’un pays, je commencerais par les faire danser et chanter tous les matins » (Yehudi Menuhin, 1996).

« La rumba raconte l’histoire de ces peuples qui ont souffert, mais qui ont, dans leur souffrance, cherché à rester debout. La rumba est une musique d’évolution qui vous traverse les tripes » (Alain Mabanckou, 2025). 

« Fais que le rêve
dévore ta vie
afin que la vie
ne dévore pas ton rêve »
(inspiré de Antoine de Saint-Exupéry
qui aurait dit, lui :
« Fais de ta vie un rêve,
et d’un rêve, une réalité », +/- 1937).

unité ubuntu

« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).

loups dévorant l’âme

« Vous savez bien que les comédiens sont immortels
À quoi bon vous crier ce qui ne peut s’écrire
Que je le porte en moi ce séisme d’aimer
Rien ne peut s’arranger ni s’éteindre avec l’âge
La neige des cheveux n’éteint pas le volcan
Ô long brasier cruel, les loups intérieurs me dévorent
Jusque dans le sommeil où me perce en plein rêve
Leur dent la seule vérité
De vos fauteuils d’orchestre entend-on la chamade
Au fond de l’âme et sous le carton peint du masque
L’homme de douleur
Ici se pose à moi la question de moi-même
J’entends ma voix parler comme si
J’étais l’acteur alors
Que je suis les acteurs
À la fois et vers eux les oreilles de l’ombre
Non pas un spectateur mais l’œil
Multiple de tous ceux que le spectacle tient
Les prisonniers du spectacle et rarement l’un d’eux
S’évade en claquant son fauteuil
À vrai dire ni spectateur ni
Acteur mais l’un et l’autre ainsi
Que dans l’amour le couple et dans
L’eau mon visage profond est celui de l’abîme et si… »
(Louis Aragon, La nuit est à l’étroit, dans son amour passionné pour Elsa Triolet, aussi douloureux que des loups dévorant l’âme, aussi inextinguible qu’un incendie brûlant). 

BBC be BC

« Si vous divisez la mort par la vie,
vous obtenez un cercle »

(Colum McCann dans son roman Apeirogon qui symbolise ainsi le cycle perpétuel et infernal, dans lequel une mort en entraîne une autre : le cercle vicieux de nos violences stimulées par nos deuils tragiques… Diviser la mort par la vie n’égale pas zéro qui met fin ; ça égale un cercle délétère dont le cycle de mort est sans fin.

« Ante / Post Christum natum » (« avant / après la naissance du Christ ») est un système de notation dans lequel on passe de l’an 1 a.C.n. à l’an 1 p.C.n. en zappant l’année zéro : pour le cercle vertueux d’une histoire linéaire qui échappe à un kharma sans fin ? Ce n’est pas nul, ça ! Bien joué…

Jésus a été un bâtard

Illustration : Het Zinneke, aussi appelé Zinneke-Pis ; cette « sculpture de rue » sise rue des Chartreux 35, au centre de Bruxelles, en écho au Manneken-Pis (qui pisse en continu depuis 1619, et son pendant féminin la Jeanneke-Pis, arrivée seulement en 1987).

En dialecte bruxellois, Zinneke désigne à la fois la petite Senne (la rivière qui contournait Bruxelles, plus modeste que la Senne parisienne) et un chien bâtard = un chien sans race ; terme devenu affectueux pour désigner quelqu’un de métissé culturellement.

Bâtard en France : terme ancien pour désigner un enfant né hors mariage (aujourd’hui devenu plutôt insultant) ; Half-caste dans l’héritage colonial anglais ; créole dans les îles.

« Un chercheur américain, Bruce Chilton, a proposé de voir en Jésus un mamzer, c’est-à-dire un bâtard, un impur. Ce statut a des conséquences juridiques sévères selon la loi juive. […] Séparation de la famille, célibat, compassion pour les marginaux, relativisation des règles de pureté : tout cela porte, à mon avis, les stigmates d’une enfance exposée au soupçon d’impureté et d’une volonté de transcender cette exclusion sociale. 

[…] Depuis cinquante ans, les historiens sont unanimes : l’intention de Jésus a été de réformer le judaïsme et non de fonder une nouvelle religion. […] Jésus, juif à 100 %, n’a jamais imaginé sortir du judaïsme – cela n’est pas dans son horizon de pensée, ni mentale ni religieuse – mais le mouvement issu de lui ne pouvait évoluer qu’ainsi. En ce sens, Jésus n’est donc pas étranger à la sortie progressive du judaïsme.   […] Combien ces juifs messianiques, affirmant que l’avenir d’Israël passait par le Christ, ont dû se montrer insupportables pour leurs coreligionnaires ! »

(Daniel Marguerat, exégèse (sérieux expert), interview à propos de son livre Vie et destin de Jésus de Nazareth,

https://www.mondedelabible.com/a-lire-vie-et-destin-de-jesus-de-nazareth-par-daniel-marguerat/).

mon territoire sacré en voyage

Pour moi, être seul en voyage,
ce n’est pas renoncer au lien,
c’est avec moi d’abord me sentir bien.

La solitude choisie est un lieu,
un lieu que j’ouvre en moi
pour respirer, me déposer, créer,
un lieu où je peux me relier en vérité,
sans le bruit du monde, sans détour, sans masque.

Prendre le temps d’écouter
ce qui bouge en moi,
à l’intérieur, sans réagir…
et avant d’agir !
Marcher à mon rythme…
Choisir les rencontres
comme les espaces dont j’ai besoin
pour me retrouver,
parfois me relever.

La solitude choisie, un manque ?
Un territoire sacré !
et une manière d’habiter
ma deuxième vie aussi…

C’est ce que j’ai écrit en entendant un partage
de Céline Fauche que je reprends pour l’essentiel.

NB : Me voici en route vers la Région des Grands Lacs pour animer diverses sessions…

l’étincelle du possible

« Je ferme les yeux et j’entends alors les mots millénaires du Talmud, qui sont ceux aussi du Coran : « qui sauve une vie, sauve l’humanité entière ». Dans la nuit du désastre et de l’horreur de notre humanité, […] nos gorges deviennent des puits asséchés d’avoir trop hurlé contre le vent. L’écho ne nous renvoie que le silence…   …Et… nos pupilles, depuis des millénaires ont appris à se dilater jusqu’à percevoir les contours du possible, là où d’autres ne voient que ténèbres. Dans la nuit la plus noire, nos yeux voient, et dans nos cœurs, veille l’étincelle du possible »
(Rachid Benzine, Droit dans les yeux de la Grande Librairie (24/9/2025), avec son roman L’homme qui lisait des livres : «  « N’y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d’une vie. Celle de tout un peuple, parfois », murmure le libraire qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
Dans un monde où les bombes tentent d’avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l’habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit est la plus radicale des révolutions »).

Trump Gauche-marre / Trompe cauchemar

« À chaque pulsation de mon cœur,
il m’apparaît de plus en plus clairement
que tu ne peux pas nous aider,
mais que c’est à nous de t’aider
et de défendre jusqu’au bout
la demeure qui t’abrite en nous »
(Etty Hillesum).

De la Doctrine « Monroe » à « Donroe » :
https://www.rtbf.be/article/de-monroe-a-donroe-qu-est-ce-que-la-doctrine-utilisee-par-trump-pour-justifier-l-enlevement-de-nicolas-maduro-11656023