« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).
1/1/2026 Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas… J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement. Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir… J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs. Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière. J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ; les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ; tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées, celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ; me rencontrer peu à peu dans la curiosité de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant, comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte des couches durcies, épaissies, comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement y entrer, traverser et éclairer…
J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent, alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé, les échecs des dernières années, et d’autres élans fuyant vers demain… Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect mes parts porteuses de celles-ci, avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident, avec une ouverture qui n’attend rien. Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions, Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement et de goûter les bienfaits que cela nous procure, savourer les détentes…
Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur, je me suis relié aux personnes qui sont apparues alors dans mon esprit et dans mon cœur ; et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles ajustés envers mes proches et mon prochain.
Paix et joie, confiance et espérance ! Bonne année 2026…
Les plus beaux cadeaux de Noël concernent la qualité de présence et de relation, ils sont immatériels. Prendre du temps pour sentir à l’intérieur comment je peux avec créativité et générosité enrichir les rencontres de Noël par des présents de type qualité de présence et de relation entre nous : les gestes, paroles, initiatives & surprises les animant (anima = âme).
L’ADEME a estimé qu’en France, chaque année, sur plus de 300 millions de cadeaux de Noël offerts, plus de 12 millions encombrent inutilement les placards et 1 million sont jetés directement à la poubelle.
La période de Noël fait augmenter de 15 % la production de déchets. L’empreinte carbone à Noël est lourde ; les cadeaux sont largement en tête des émissions de gaz à effet de serre (57 %) ; les déplacements représentent 25 % et l’alimentation 15 %.
Les Français qui emballent leurs cadeaux dans du papier cadeau neuf consomment 20.000 tonnes de papier. Et comme il est souvent enrichi de vernis, plastiques & paillettes, le processus de recyclage est compliqué. Tous ces coûts environnementaux en valent-ils le coup ? Où sont nos « strass et paillettes » moins bling bling ?…
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« Être une conscience, c’est s’éclater vers le monde. […] Nous conservons continuellement la possibilité de changer la signification du passé, en tant que celui-ci est un ex-présent ayant eu un avenir » (L’Être et le Néant, Sartre) (« Lettre est le ? né en Sarthe ou ça se Corse ?)…
Voici la méthodologie d’éducation à la paix qu’avec CommunicActions (l’École internationale que j’ai fondée), je propose depuis plus d’un quart de siècle dans des groupes divers et variés à travers le monde.
Comme c’est à l’intérieur des cœurs et des esprits que résident les principaux obstacles à la paix autant que les transformations les plus décisives, la ressource primordiale vers la paix est une communication vraie, authentique, à même de déverrouiller les blocages humains. C’est en accueillant avec empathie et en profondeur ce qui est important pour chaque personne (ses vécus + besoins, fondements, motivations, intentions profondes, valeurs spirituelles les plus chères) que s’améliore la relation, que se crée une connexion relationnelle sincère qui rend toute la suite du processus de paix possible. Oui mais une telle qualité d’écoute est d’autant plus possible et fructueuse que le dialogue est débarrassé des jeux de pouvoir et agendas cachés. Or, ce n’est pas l’empathie qui peut offrir cela. C’est là qu’interviennent deux autres compétences : la justesse d’un cadre de droit et la force tranquille du négociateur vacciné contre les stratagèmes de prise de pouvoir en vue de gagner davantage.
L’art d’améliorer le cadre de droit est un défi collectif de fond : chaque fois qu’un groupe est confronté à un abus de pouvoir ou plus largement à des structures déficientes ou à des injustices, ce groupe est devant le défi de s’organiser davantage et de renforcer sa cohésion (c’est déjà vrai pour un troupeau d’herbivores face à un prédateur en chasse). Plus un groupe humain est structuré, plus il est capable de se mobiliser pour que la force de la loi l’emporte sur la loi du plus fort. C’est la compétence du processus normatif par lequel le groupe pose la règle juste et s’accorde sur le dispositif en cas de non-respect de cette règle. Ce processus de sanction dissuasive qui donne un poids incontournable à la règle rend le bon comportement plus intéressant que le comportement inacceptable, lequel est mis hors-la-loi. Plus l’endroit où j’anime la formation est une zone de non-droit, plus il est crucial de prendre du temps sur cette compétence. Ce travail qui met fin aux impunités commence dans les familles et les écoles, avant de s’établir à un échelon plus haut de la société : que, déjà, les parents et les enseignants apprennent à remplacer toute punition-répression (la loi du plus fort) par une sanction-réparation (la force de la loi).
Aux côtés de la communication vraie et du cadre de droit, une troisième compétence est indispensable à la résolution constructive d’un conflit : l’art d’une négociation efficace qui évite les pièges des réflexes de rivalité et de compétition en cas d’intérêts divergents et qui est capable de déjouer les techniques de déstabilisation, les tactiques déloyales, les effets de manche, les coups de botte secrète, etc. Plus une personne a appris à rester focus sur les intérêts en présence et à employer la créativité qui invente des solutions nouvelles, plus elle peut induire et garder le cap d’un processus Win-Win : optimiser l’accord le plus pertinent et judicieux, c’est-à-dire celui qui satisfait au mieux tous les intérêts en présence.
Empathie envers les personnes pour connecter le trésor qu’ils portent dans leurs entrailles ET justesse de la justice au niveau d’un cadre de droit qui empêche tout abus de pouvoir ET créativité dans le processus Win-Win qui déjoue les coups de force, tout en augmentant le gâteau à partager, voilà trois énergies très différentes à déployer chacune dans son registre propre. Par exemple, il convient de ne pas recadrer au moment d’écouter en profondeur. Ce qui tonifie une communication vraie, sincère et authentique, c’est la qualité de connexion : un être humain qui accueille un autre être humain. Dès lors, au stade du dialogue où nous cherchons à nous comprendre, un parent, un professeur, un supérieur hiérarchique ont intérêt à enlever entièrement leur casquette d’autorité, qui n’apporte rien à la compréhension du trésor de l’autre ; au contraire, elle crée des interférences qui la bloquent. Il y aura d’autres moments pour recadrer (objectiver) et négocier (se mettre d’accord et décider). Autre exemple, dans l’autre sens, l’empathie et la confiance dans les personnes ne sont pas les bons outils pour améliorer le cadre de droit. Une juste autorité s’exerce de façon dépersonnalisée, sans aucun pouvoir sur les personnes ; elle est au service du Law and Order, en se bornant à être juste, c’est-à-dire gardienne de la loi, garante de son respect par tous, y compris les plus hauts gradés, tandis qu’un autoritaire personnalise son pouvoir : « je suis la loi ; tu m’obéis ». Et il usera subtilement d’appel à l’allégeance à sa personne plutôt qu’à la loi.
M’est avis que la grêle est créée dans les laboratoires secrets du lobby des carrossiers.
« Moi, je dis qu’il existe une société secrète avec des ramifications dans le monde entier, qui complote pour répandre la rumeur qu‘il existe un complot universel » (Umberto Eco, Le Pendule de Foucault).
Dans la Bible, bien mieux qu’une histoire sur la création du monde physique, la Genèse nous invite notamment à suivre ce Dieu qui sépare et ordonne, pour sortir du chaos. La première action divine est de séparer la lumière des ténèbres, séparer ce qui éclaire de ce qui égare, distinguer le vrai du faux, clarifier, ordonner et discerner en mettant de la lumière là où c’est confus.
La téléréalité a accouché d’une ‘infoman’ = titre d’une émission ‘infotainment’, mélangeant les séquences informatives et divertissantes, où nous avons à discerner et distinguer une nympho d’une info !
Le charisme génial et ad hoc du Capitaine Haddock est de laisser libre cours à son tempérament explosif sans jamais tomber dans la vulgarité. Ses apparents jurons puisent en fait dans un large fond d’expressions inventives, absurdes ou détournées (plus de 200 recensées par Albert Algoud, dans Le Haddock illustré), parmi lesquelles des figures de style (catachrèse, anacoluthe), des mots savants (ectoplasme, ornithorynque, pyroclaste), des expressions belges (moule à gaufres)… Ses vitupérations théâtrales sont au fond de véritables performances lexicales.
La catachrèse (qui vient du grec katakhrêsis = « emploi abusif ») est une sorte de métaphore qui détourne l’usage d’un mot. Exemple : pied de table, bras de fauteuil, bain de soleil, tête de l’État, ailes de moulin, dents de scie…
L’anacoluthe (qui vient du grec anakolouthos, qui signifie « ce qui ne suit pas ») est une discontinuité syntaxique volontaire : la phrase commence avec une construction, puis bifurque sans respecter les règles grammaticales classiques, afin de créer une tension ou un effet de surprise.
Voici le partage de Rachid Benzine interviewé à la radio belge ce 28/8/25 sur son nouveau roman « L’homme qui lisait des livres », qui se déroule à Gaza : « La littérature ne peut pas arrêter les bombes ni ressusciter les enfants, les femmes, les hommes qui sont morts de manière innocente. Mais comme le dit Nabil, le héros du roman, la littérature peut sauver en silence. Elle va essayer de sauver ce qu’il y a de plus irréductible dans chaque être humain, à savoir son humanité. Le pire est le processus de déshumanisation où nous devenons insensibles pour fuir notre impuissance. Le principe de la littérature (et de tous les arts qui travaillent le langage) c’est d’ouvrir des possibilités d’imagination et, à partir de là, de réouvrir à l’action » (interview complet : https://auvio.rtbf.be/media/le-monde-en-direct-decrypte-votre-actualite-rachid-benzine-auteur-du-roman-l-homme-qui-lisait-des-livres-3374355).
« Pour le meilleur et pour le pire » ? Cette formule dans les mariages n’est-elle pas à revoir ?
« Je t’aime pour le meilleur et jusque dans les pires des situations » ?
Dans la relation amoureuse, je vais choisir le partenaire de couple le plus à même d’appuyer sur mes boutons rouges pour que je guérisse et grandisse et que je puisse devenir la personne que je suis appelée à être pleinement. Même sans le savoir, ce partenaire va me montrer la voie pour que je répare ce qui a été abîmé et déploie ce qui a été empêché, en lui offrant restauration et confirmation. Il s’agit de trouver la belle présence ET la bonne distance pour ce chemin initiatique. L’espace de la relation est là pour ce laboratoire de croissance et de guérison qu’est l’aventure de couple. Merci à Florentine d’Aulnois-Wang de faire connaître ces vérités à une large audience par ses podcasts de qualité.
Arpenter ce chemin intérieur toujours plus familier qui me ramène à mon axe de lumière, là où je me sens vivant et fluide, du fait d’être aligné et centré, là où je sens la lumière de Vie rayonner, tout à la joie de se marier avec la source de Vie coulant en moi…
Te rencontrer, toi, à partir de cet espace en moi. Et quand la rencontre tourne mal ou court, retourner à mon Essentiel, te laisser expérimenter ton propre chemin intérieur, jusqu’à ce que nos lieux-Source offrent la magie de faire de nos luttes une danse…
Je vois notre relation comme une petite graine unique en son genre, d’une espère encore inconnue, appelée à devenir ce bel arbre que le Ciel espère féconder sur notre terre commune. Je me dis qu’il sera grand et solide grâce aux engrais du don de soi, de l’humilité et de la confiance, qui permettent de survivre aux entraves de l’égocentrisme, de l’orgueil et de la possessivité.
Photo : ‘Mississippi’ vient de ‘misi-ziibi’ en ojibwé (une des langues amérindiennes) = ‘grand fleuve’, ‘père des eaux’.
Savez-vous que 25 des États américains (un sur deux donc) ont des noms amérindiens ? Voici la signification de quelques autres :