La violence engendre la violence

Il était une fois un homme qui alla consulter une voyante,
en lui demandant :
– Que va-t-il se passer dans un futur proche ?
– Je vois que tu roules dans une grande limousine
à travers la foule. Les gens sont heureux,
applaudissent et se serrent dans les bras…
– Je leur fais signe ?
– Non, le cercueil est fermé !

De l’Est au Sud…

Ali Bongo Ondimba a déclaré « Je ne peux pas violer la loi »,
en omettant de reconnaître que voilà près de 60 ans que sa
famille décide de la loi, gérant comme une propriété privée
un riche pays, neuf fois plus grand que la Belgique.

Brico-Gin et Prout-Gin et tous les Djinns de la terre,
rappellons-nous que nous sommes poussière
et que nous retournerons à la poussière…

Contre l’injustice, même combat ?

« La non-violence ne capitule pas devant l’oppression ou l’injustice ; elle s’acharne au contraire à les faire disparaître, mais elle n’exclut personne, même pas l’oppresseur, du processus qui conduira à la paix » (Cardinal Maurice Piat).

Le prophète Mahomet disait : « Assiste ton frère, qu’il soit oppresseur ou opprimé ». Son interlocuteur lui dit : « Celui qui est opprimé, je l’assisterai. Mais l’oppresseur, explique-moi comment l’assister ». Mahomet reprit : « Tu l’empêcheras de commettre l’injustice, c’est en cela que consiste ton assistance pour lui ».

La force de la non-violence, c’est d’empêcher les oppresseurs d’être des bourreaux et d’empêcher les opprimés d’être des victimes. 

Je le fais car cela a du sens de le faire, peu importe les résultats

« L’espoir est un état d’esprit, une
orientation de l’esprit et du cœur,
non pas la conviction optimiste
que cela va bien se passer,
mais la certitude que cela a un sens,
quelle que soit la façon dont cela se passe »
(Vaclav Havel).

Quelle force cela donne de savoir que
ce que je fais,
indépendamment
des résultats,
a du sens !
Merci, Maria Biedrawa, ma sœur,
de m’avoir transmis cette vérité
que tu as reçue de Viktor Frankl.

Et les vaches seront bien gardées…

« Colin gardait un jour les vaches de son père ;
Colin n’avait pas de bergère,
Et s’ennuyait tout seul. Le garde sort du bois :
Depuis l’aube, dit-il, je cours dans cette plaine
Après un vieux chevreuil que j’ai manqué deux fois
Et qui m’a mis tout hors d’haleine.
Il vient de passer par là-bas,
Lui répondit Colin : mais, si vous êtes las,
Reposez-vous, gardez mes vaches à ma place,
Et j’irai faire votre chasse ;
Je réponds du chevreuil. – Ma foi, je le veux bien.
Tiens, voilà mon fusil, prends avec toi mon chien,
Va le tuer. Colin s’apprête,
S’arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqu’à regret,
Court avec lui vers la forêt.
Le chien bat les buissons ; il va, vient, sent, arrête,
Et voilà le chevreuil… Colin impatient
Tire aussitôt, manque la bête,
Et blesse le pauvre Sultan.
A la suite du chien qui crie,
Colin revient à la prairie.
Il trouve le garde ronflant ;
De vaches, point ; elles étaient volées.
Le malheureux Colin, s’arrachant les cheveux,
Parcourt en gémissant les monts et les vallées ;
Il ne voit rien. Le soir, sans vaches, tout honteux,
Colin retourne chez son père,
Et lui conte en tremblant l’affaire.
Celui-ci, saisissant un bâton de cormier,
Corrige son cher fils de ses folles idées,
Puis lui dit : chacun son métier,
Les vaches seront bien gardées »

(Jean-Pierre Claris de Florian (1755 – 1794), Le vacher et le garde-chasse).

Une colère qui stimule, donnant naissance à des œuvres

« Ma bouche sera la bouche 
des malheurs qui n’ont point de bouche ; 
ma voix, la liberté de celles
qui s’affaissent au cachot du désespoir »
(Aimé Césaire, Créole de Martinique, Cahiers du retour au Pays natal).

« Le fait d’être cinéaste, pour moi, ce n’est pas un vain mot. C’est un engagement, né d’une grande souffrance, d’un combat et d’une grande frustration. D’une grande colère que j’ai voulue créatrice. On n’existe nulle part, et j’ai voulu que ça existe. Tant que les choses n’iront pas comme il faut, je ne pourrai pas décolérer. Je continuerai à avancer avec ma colère, qui n’est pas une colère de violence, mais une colère qui stimule, qui donne naissance à des œuvres » (Euzhan Palcy, Créole de Martinique ayant reçu le César de la meilleure première œuvre en 1984).

Jean et Hildegard Goss au service de la non-violence évangélique

Fêtant ses cent ans, le MIR (Mouvement International de la
Réconciliation) en France organise un colloque à Paris les 9 et 10 juin.
Il m’a été demandé d’y prendre la parole à propos de
« Jean Goss (1912-1991) et Hildegard Goss-Mayr,
au service de la non-violence évangélique active :
engagement, impact et influence ».

Pour avoir le programme complet / vous inscrire,
contactez-moi en MP
ou christian.renoux@univ-orleans.fr ; mirfr@club-internet.fr.
Tél. +33 01 47 53 84 05 ; www.mirfrance.org/MIR.

C’est naze ? Arrête !

Extraits de Mgr Jacques Gaillot, Chers amis de Partenia :

« J’ai fait un rêve : celui de pouvoir accompagner les pauvres, les exclus, les pas grand-chose, sans avoir à m’expliquer, me justifier auprès des riches, des nantis.

Relever les gens laissés à terre ne suffit pas. La solidarité ne se limite pas à une soupe, un toit et une paire de souliers. La dignité humaine se nourrit de bien autre chose : ne plus être assisté, pouvoir se prendre en charge, être responsable de soi.

Vaste comme le monde, Partenia ne commence et ne s’arrête nulle part. Bien que ne l’ayant pas recherchée, c’est une destination qui me sied, c’est là ou je vais. »

R.I.P., cher évêque de ce diocèse qui ne commence et ne s’arrête nulle part !