Trump Gauche-marre / Trompe cauchemar

« À chaque pulsation de mon cœur,
il m’apparaît de plus en plus clairement
que tu ne peux pas nous aider,
mais que c’est à nous de t’aider
et de défendre jusqu’au bout
la demeure qui t’abrite en nous »
(Etty Hillesum).

De la Doctrine « Monroe » à « Donroe » :
https://www.rtbf.be/article/de-monroe-a-donroe-qu-est-ce-que-la-doctrine-utilisee-par-trump-pour-justifier-l-enlevement-de-nicolas-maduro-11656023

Du dessous des cartes américaines dans la mise au pas du Vénézuéla

L’hégémonie américaine repose notamment sur le système du pétrodollar mis en place il y a 50 ans : 1974, les USA obtiennent de l’Arabie saoudite, en échange de sa protection militaire, que tout le pétrole soit vendu dans le monde en dollars américains. C’était indispensable pour la suprématie de la devise américaine sur la planète, avec tous les avantages que cela offre : les États-Unis ont assuré une dépendance structurelle du monde entier au dollar, ont pu financer leurs déficits en imprimant de la monnaie dont tout le monde a eu besoin, ont pu emprunter moins cher que tout le monde et acheter à l’étranger à moindre coût. Depuis les années 70, les USA ont pu ainsi exercer un pouvoir géopolitique décisif. Comme la plupart des transactions internationales sont passées par le système financier américain, les USA ont pu imposer des sanctions financières efficaces, bloquer des transactions, refuser à des banques étrangères l’accès au système SWIFT. Le dollar a été une arme géopolitique silencieuse mais redoutable car en période de crise mondiale, les capitaux ont été se réfugier dans le dollar, ce qui l’a renforcé ! Jusqu’ici, quand le monde a tremblé, l’argent a couru vers les États-Unis…

On comprend ainsi que depuis 50 ans, tout dirigeant d’un pays producteur de pétrole qui décide de « se libérer du dollar » a été brisé par les USA qui ne tolèrent pas que le pétrole soit tarifé en yuans chinois, en euros, en roubles… Exemples : Saddam Hussein annonça en 2000 que l’Irak vendra dorénavant son pétrole en euros. Aussitôt que les USA le firent tomber, la vente du pétrole irakien est revenue au dollar. Kadhafi fut aussi impitoyablement éliminé quand il déclara vouloir placer en 2009 le commerce du pétrole de la Lybie sous le « dinar or », monnaie fièrement africaine adossée à l’or.

« Se libérer du dollar » est une expression que répète depuis 2018 Maduro, le président du Venezuela, ce pays qui possède 20 % des réserves de pétrole prouvées (303 milliards de barils), loin devant tous les autres pays : cinq fois plus de pétrole que l’Irak et la Lybie réunis ! Maduro a systématiquement cherché le soutien des pays les plus engagés dans la dédollarisation mondiale : Chine, Russie, Iran, les BRICS… L’intervention américaine au Vénézuéla cherche à arrêter la dédollarisation mais il est probable qu’elle va l’accélérer. La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays, avec des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar.

Le Vénézuéla fournit moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis. La lutte contre le trafic de drogue est un épiphénomène mis en avant par Trump à des fins d’habillage idéologique du maintien de la Pax Americana. Ce post est un complément à celui que j’ai fait le 31 décembre 2025, 3 jours avant l’intervention militaire des USA pour capturer Maduro et exercer son emprise sur son pays : https://etiennechome.site/la-loi-du-plus-fort-%e2%89%a0-la-paix-veritable/.


De la Doctrine « Monroe » à « Donroe » :
https://www.rtbf.be/article/de-monroe-a-donroe-qu-est-ce-que-la-doctrine-utilisee-par-trump-pour-justifier-l-enlevement-de-nicolas-maduro-11656023

Épiphanie illumination de l’intérieur

« Chaque
enfant qui naît
est un miracle
qui sauve le monde
en y introduisant du neuf »
(Hannah Arendt).

Quel est mon œuf neuf offert au monde ? Belle Épiphanie / illumination personnelle !

« N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa maison. Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10, 32-37).
« Voici des versets d’Évangile étonnants, clivants, contradictoires avec le langage chrétien convenu, mais cependant bien réels et incontestables, même si d’aucuns souhaiteraient les effacer de la Bible et les nier. Pourtant, ils existent bel et bien, et ils sont très riches d’enseignements, et porteurs de consolation dans l’épreuve.

Voici donc Jésus qui ne se présente aucunement comme sur une rassurante image sulpicienne, sujet de concorde et de paix béate, mais bien au contraire comme un fauteur de trouble social et même familial, Prophète subversif et clivant. […] La foi donnée par Dieu n’est pas un agréable sédatif inoffensif ! Bien au contraire, celui ou celle que le Seigneur est allé chercher un jour, à sa guise, tout en arrière du troupeau de ses brebis, pour porter sa Parole de feu au monde, celui ou celle-là brûle intérieurement de l’Évangile, et après une lente maturation, atomise sa propre famille en se révélant au grand jour ! » (Véronique Belen, https://www.histoiredunefoi.fr/meditations-bibliques/16123-oui-je-suis-venu-separer-lhomme-de-son-pere-la-fille-de-sa-mere-la-belle-fille-de-sa-belle-mere-on-aura-pour-ennemis-les-gens-de-sa-maison-matthieu-1035-36).

comment sommes-nous sauvés de la violence ?

Ce que la Révélation chrétienne nous apprend,
c’est que 1) la violence n’écrase pas le mal,
elle lui offre plutôt une victoire de plus ;
2) la force qui sauve du mal est d’un ordre
radicalement différent que le fer de la lame de l’épée…

Ci-joint une image d’un archange aux traits féminins,
accompagnant la méditation de Julie Dratwiak :
« Ses ailes déployées, l’ange rappelle que la hauteur
véritable naît d’une descente courageuse dans l’ombre.
Sous son pied, le dragon cesse d’être maître,
il retrouve sa juste place.
Elle avance pieds nus sur la bête vaincue ;
la peur n’a plus de trône.
Et le mystère
Et la victoire
se disent ainsi,
avec grâce,
au point précis où le feu est rendu obéissant »
(Julie Dratwiak, Le Jardin des Oeuvriers).

Sens de mon texte dans l’image : la rose conquiert les cœurs parce qu’elle attire, embellit, émeut, parfume et inspire. Pour ces changements magiques, elle ne passe pas par la conquête impériale et n’entraîne pas la roue infernale des années qui vont de mal en pire quand un empire s’accroche à son pouvoir de domination.

Réveillon réveillons rêve ayons

1/1/2026
Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas…
J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement.
Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir…
J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs.
Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière.
J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ;
les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ;
tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées,
celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ;
me rencontrer peu à peu dans la curiosité
de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant,
comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte
des couches durcies, épaissies,
comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement
y entrer, traverser et éclairer…

J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent,
alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé,
les échecs des dernières années,
et d’autres élans fuyant vers demain…
Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect
mes parts porteuses de celles-ci,
avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident,
avec une ouverture qui n’attend rien.
Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions,
Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement
et de goûter les bienfaits que cela nous procure,
savourer les détentes…

Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur,
je me suis relié aux personnes
qui sont apparues alors
dans mon esprit et dans mon cœur ;
et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles
ajustés envers mes proches et mon prochain.

Paix et joie, confiance et espérance !
Bonne année 2026…

Que vive la paix !

Same text in English, below!

« …bénir le nationalisme, justifier religieusement la violence et la lutte armée : les croyants doivent réfuter activement, avant tout par leur vie, ces formes de blasphème qui obscurcissent le Saint Nom de Dieu. […] C’est la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international, démentie malheureusement par de plus en plus fréquentes violations d’accords difficilement obtenus, dans un contexte qui nécessiterait non pas la délégitimation, mais bien plutôt le renforcement des institutions supranationales.  […] La force dissuasive de la puissance, et en particulier la dissuasion nucléaire, incarnent l’irrationalité d’une relation entre les peuples fondée non pas sur le droit, la justice et la confiance, mais sur la peur et la domination de la force. […] La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le pouvoir doux d’éclairer et d’élargir l’intelligence, elle résiste à la violence et la vainc. La paix a le souffle de l’éternité : alors qu’on crie ‘assez’ au mal, on murmure ‘pour toujours’ à la paix. […] Même dans les lieux où il ne reste que des ruines et où le désespoir semble inévitable, nous trouvons aujourd’hui même ceux qui n’ont pas oublié la paix. […] Entamer en soi-même ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses » (Léon XIV, 59ème journée mondiale de la paix, 1er janvier 2026).

« …to bless nationalism, and to justify violence and armed struggle in the name of religion. Believers must actively refute, above all by the witness of their lives, these forms of blasphemy that profane the holy name of God. […] This is the disarming path of diplomacy, mediation and international law, which is sadly too often undermined by the growing violations of hard-won treaties, at a time when what is needed is the strengthening of supranational institutions, not their delegitimization. […] The idea of the deterrent power of military might, especially nuclear deterrence, is based on the irrationality of relations between nations, built not on law, justice and trust, but on fear and domination by force. […] Peace exists; it wants to dwell within us.  It has the gentle power to enlighten and expand our understanding; it resists and overcomes violence. Peace is a breath of the eternal: while to evil we cry out “Enough,” to peace we whisper “Forever”. […] Even in places where only rubble remains, and despair seems inevitable, we still find people who have not forgotten peace. […] To begin within ourselves that disarmament of heart, mind and life. God will surely respond to this by fulfilling his promises » (Léon XIV, LIX WORLD DAY OF PEACE, 1st January 2026).

pandémie d’amour pas sage vers 2026

« Il faudrait une pandémie d’amour,
une épidémie de douceur.
Que l’humanité tousse des « Je t’aime »
qui fassent éternuer le cœur.
Vivent les fièvres de joie, des infections
de vie et des crises cordiales.
Bienvenue à un monde malade
d’affections passionnées »
(Paul Lawton).

Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !

Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.

Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.

J’ai café ? J’ai gaffé ?

la loi du plus fort ≠ la paix véritable

On parle de Pax Romana, Pax Mongolica, Pax Britannica, Pax Americana, etc., quand la vie internationale jouit d’une période de stabilité suffisamment satisfaisante du fait qu’un de ses acteurs est assez puissant pour imposer sa propre loi, en punir les transgressions, mettre au pas les acteurs moins puissants que lui, au point d’interférer directement dans des conflits entre de tels acteurs secondaires.

Une telle paix hégémonique est possible à cause d’une supériorité militaire écrasante. Dans l’Histoire, à chaque fois, le plus fort développe un narratif légitimant sa domination militaire et ses exploitations économiques, en montrant les bienfaits de la paix qu’il offre : les Romains ont sécurisé les routes méditerranéennes, les Mongoles la route de la soie, les Britanniques les voies de navigation, les États-Uniens la finance mondiale (le dollar = la devise de référence mondiale), les voies de l’espace et j’en passe sur les chemins virtuels…

La puissance hégémonique se sert de son idéologie de paix pour revendiquer le droit à monopoliser la violence légitime, au nom de sa mission civilisatrice et pour le Bien commun.

Bien sûr, nous avons intérêt à regarder sous les couches des vernis idéologiques et repérer quand les infrastructures invisibles fonctionnent comme dans la loi de la jungle, là où « la Nature » enseigne qu’un mâle Alpha qui a réussi à imposer son ordre (désordre dominant établi), peut savoir à l’avance quel sera son sort : quand il sera supplanté, il paiera cash ce qu’il a fait subir aux autres. Tel est le prix à payer d’une paix par la supériorité et non par la négociation entre acteurs respectés comme égaux en dignité, considérés comme égaux en droits et en devoirs fondamentaux, indépendamment de leur puissance physique, militaire ou économique. Cette utopie d’égale dignité entre acteurs a inspiré la création de l’ONU, alors même que le monde semblait sortir de la Deuxième guerre mondiale par un multilatéralisme basé sur l’équilibre des terreurs… La paix véritable se construit de siècle en siècle, à petits pas, en dépassant pas à pas la loi du plus fort.

Suite de ce post :
https://etiennechome.site/du-dessous-des-cartes-americaines-dans-la-mise-au-pas-du-venezuela/
L’hégémonie américaine repose sur le système du pétrodollar !

De la Doctrine « Monroe » à « Donroe » :
https://www.rtbf.be/article/de-monroe-a-donroe-qu-est-ce-que-la-doctrine-utilisee-par-trump-pour-justifier-l-enlevement-de-nicolas-maduro-11656023

Pour entendre deux acteurs secondaires défendant leur propre idéologie dans le moment présent : https://www.youtube.com/watch?v=mLM1prACQ1Y.
Je partage ce document pour nous encourager tou.te.s à une conscience critique sur les mécanismes idéologiques des discours, pas pour prendre position pour ou contre qui que ce soit…

Seigneur n’est pas saigneur

« Ce n’est pas la souffrance de Jésus qui sauve, c’est l’amour avec lequel il a vécu cette souffrance ! c’est tout autre chose » (Yves Congar).

La violence, même dans ses formes légitimées, nous éloigne du Royaume d’Amour qui vient par l’amour dont font preuve les victimes des violences dont sont capables les hommes.

La violence qui n’a rien de divin a été désacralisée par ce Jésus de Nazareth qui a soigné jusqu’au bout au lieu de saigner…

Saint Étienne (fêté chaque 26 décembre) l’a pris au sérieux et l’a suivi : servir jusqu’à mourir. Il consolida ce chemin neuf, devenant le tout premier diacre et premier martyr après Jésus…

« De la pierre qui te perce
à la pierre qui transperce,
tu vois venir la mort,
Étienne le fort.
Et dans le temps qu’elle pardonne,
ton âme au Seigneur s’abandonne »
(hymne de l’Office des Laudes à la saint Etienne).

La première personne à m’avoir souhaité une bonne fête ce matin a été une femme africaine. Voici notre échange :

justice rime avec justesse, juste rime avec ajusté

« Souviens-toi que tu ne peux être le juge de personne. Car avant de juger un criminel, le juge doit savoir qu’il est lui-même aussi criminel que l’accusé, et peut-être plus que tous coupable de son crime. Quand il l’aura compris, il peut être juge. Si absurde que cela semble, c’est la vérité. Car si j’étais moi-même un juste, peut-être n’y aurait-il pas de criminel devant moi. Si tu peux te charger du crime de l’accusé que tu juges dans ton cœur, fais-le immédiatement et souffre à sa place ; quant à lui, laisse-le aller sans reproche. Et même si la loi t’a institué son juge, autant qu’il est possible, rends la justice aussi dans cet esprit, car une fois parti il se condamnera encore plus sévèrement que ton tribunal. S’il s’en va insensible à tes bons traitements et en se moquant de toi, n’en sois pas impressionné ; c’est que son heure n’est pas encore venue, mais elle viendra, et dans le cas contraire, un autre à sa place comprendra, souffrira, se condamnera, s’accusera lui-même, et la vérité sera accomplie. Crois fermement à cela, c’est là-dessus que reposent l’espérance et la foi des saints » (Dostoïevski, Les Frères Karamazov).

« Ne jugez point, afin de n’être point jugés, car on vous jugera comme vous avez jugé » (Matthieu 7,1).