à Miami ami-ami

« La rencontre est le but et le sens d’une vie humaine.
Elle permet qu’on ne la traverse pas en somnambule.
Quand mes yeux se fermeront, ils le feront sur une immense bibliothèque constituée par des visages qui m’auront ému, troublé, éclairé.
Un visage est éclairant quand un être est bienveillant et qu’il est tourné vers autre chose que lui-même.
Le soin qu’il prend de l’autre, l’illumine, le rend vivant.
Il capte une lumière et la renvoie.
C’est quelque chose de rare.
La richesse de cette vie est faite surtout de visages et de quelques paroles » (Christian Bobin, L’homme-joie).

Du pétrodollar au pétroyuan

« Gagner sans combattre est le sommet de l’art de la guerre » (Sun Tzu). Ci-dessous un exemple ?

Voici un exposé de Géopolitique mondiale (https://geopolitiquemondiale.com/) que je contracte (divisé par deux).

Du pétrodollar au pétroyuan : le basculement silencieux d’Ormuz.

Au détroit d’Ormuz, les bateaux amis (chinois, indiens, pakistanais…) et neutres sont autorisés par les Gardiens de la Révolution à passer. La liste des invités redessine la carte des puissances mondiales.

Chaque navire qui passe en payant en yuans fragilise l’architecture du pétrodollar. Chaque jour où ce système fonctionne prouve que le commerce mondial de l’énergie peut s’effectuer en yuans, via un point de passage stratégique non occidental — même en temps de guerre.

Cette démonstration ne disparaîtra pas avec la fin du blocus. Ce système de paiement en yuans, né sous contrainte, peut devenir un modèle en temps de paix.

Pékin n’a tiré aucun coup de feu, n’a déployé aucun soldat, n’a exposé aucun actif. La guerre menée et financée par les États-Unis contribue, paradoxalement, à construire l’infrastructure financière dont la Chine pourrait hériter une fois les combats terminés.

Le détroit sépare désormais les nations en deux catégories : celles qui paient en yuans, et celles dont les bateaux attendent devant le détroit d’Ormuz. Et l’écart entre les deux se mesure dans une monnaie que ni Washington ni Jérusalem ne contrôlent. Le détroit devient un lieu d’audition pour le prochain ordre monétaire.

une bonne information

Si l’argent est le nerf de la guerre,
la qualité des informations
est l’oxygène de la fournaise,
la principale munition invisible
des guerres d’aujourd’hui.

L’argent arme les armées,
l’information arme
les consciences,
celles des démons,
celles des anges aussi.

Si les batailles d’hier se gagnaient sur les champs, celles d’aujourd’hui se gagnent de plus en plus sur les flux.

« Soyons conscients et présents humblement et agissant même modestement ! » (le colibri et sa goutte pertinente dans l’incendie).

« Fiat lux et facta est lux » 
(Dieu s’exclamant pendant
la Genèse de ce monde) :
que la lumière soit ! et la lumière fut…

élections laxatives

« Voter, c’est écrire l’Histoire » (Alex Le Gall).

« On ne ment jamais tant qu’avant les élections,
pendant la guerre et après la chasse »
(Georges Clemenceau).

« Vivement Agen, ensemble pour changer d’ère » (Maître Laurent Bruneau, élu ce 22/3/26 nouveau maire d’Agen !).

« Vivement à jeun, ensemble pour changer d’air »
(Docteur Étienne Chomé, gros bêta (chanson dont voici les paroles :
Mais qu’est-ce ki m’énerve
C’est un gros bêta
Y m’énerve
C’est un gros bêta
 
Y dit gros poilu
A tous les gendarmes moustachus
Y dit gros poilu poilu
Gros poilu
 
Y dit scrogneugneu
Là ça va ça n’est pas trop fâcheux
Y dit scrogneugneu gneugneu
Scrogneugneu
 
Y dit pieds qui puent
Quand il voit quelqu’un marcher pieds nus
Y dit pieds qui puent qui puent
Pieds qui puent
 
Y dit gros derrière
Là je trouve quand même qu’il exagère
Y dit gros derrière derrière
Gros derrière
 
Y dit ptit boudin
A la jolie fille du pharmacien
Y dit ptit boudin boudin
Ptit boudin
 
Y dit vieill dondon
Là ça mérite une punition
Y dit vieill dondon dondon
Vieill dondon
 
Y dit vieux croûton
Au monsieur qui nourrit les pigeons
Y dit vieux croûton croûton
Vieux croûton
 
Y dit ptit péteux
Alors là j’n’aurais pas trouvé mieux
C’est lui qu’est un ptit péteux
Ptit péteux)).

prière des pauvres point pauvre

« Toujours, mais surtout dans les circonstances dramatiques de la guerre, telles que celles que nous vivons actuellement, les médias doivent se prémunir contre le risque de devenir de la propagande. Et la tâche des journalistes, qui consiste à vérifier l’information pour ne pas devenir le porte-parole des puissants, devient encore plus urgente et délicate — je dirais même essentielle. C’est à vous qu’il revient de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations, de montrer le visage de la guerre et de la raconter à travers le regard des victimes, afin de ne pas la transformer en jeu vidéo. Ce n’est pas facile dans les quelques minutes d’un journal télévisé et de ses reportages approfondis. Mais tel est le défi » (Léon XIV s’adressant aux journalistes de la télévision italienne, 16 mars 2026).

art mûr < > armures

Je crois en cet amour qui ne m’oblige pas à prouver ma valeur, où mon âme se sent « à la maison » avec toi.
Je goûte à cette relation connectée qui permet à chacun.e de nous deux d’être soi-même sans se poser de questions.
Je déguste notre bouteille remplie du nectar de nos actes bien plus sûrement que du vent de nos paroles passionnées…
(au point de départ de mon inspiration :
un partage de Joey Palermo que j’ai laissé résonner en moi).

« Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de Maman, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze » (Emmanuel Carrère, Kolkhoze. Faire kolkhoze : ce rituel d’enfance de la rejoindre dans son lit quand Papa était absent pour ses affaires). 

Ombrage ombre-âge

Bon « vendredi 13 » mars : 13/3 = 13 + 3 = très étroit ?

« L’estime où l’on vous tient a dissipé l’orage.
Et mon mari de vous ne peut prendre d’ombrage »
(Molière, Tartuffe).

« Cette haine fut le premier secret que nous partageâmes, une fondation solide sur laquelle nous bâtirions le reste, murs de mépris, tourelles d’indifférence, mâchicoulis, poterne, contrescarpe de dédain, de mesquinerie, de colère ravalée, une forteresse d’ombrage et de ressentiment qui s’effondrerait six mois plus tard au premier souffle du vent, preuve qu’elle n’était pas si solide après tout » (Jean-Baptiste Andrea, Des diables et des saints).

« Mon amour, ma clarté,
ma mouette, mon long cours,
depuis dix ans, je t’aime.
Mon amour, mon pensif et mon rieur ombrage,
en t’aimant, j’ouvre grand les portes de la vie !
(Claude Orland (dit Claude Roy), Jamais je ne pourrai, 1970).

prune !

Voici un des charmes de la langue française…

Travailler pour des prunes = pour rien, sans résultat (l’expression remonte aux croisades du XIIᵉ siècle : les croisés étaient revenus bredouilles de Damas, excepté de piètres pruniers rapportés dans leurs sacs).

Par ailleurs, la prune est utilisée comme un projectile.
D’où ramasser une prune = prendre un coup ;
prendre une prune = recevoir une contravention.

Et pour la route :
avoir une tête de pruneau = avoir un visage marqué, ridé.

lune arc-en-ciel de miel

« Le bonheur consiste à vivre chaque jour
comme si c’était le premier jour
de votre lune de miel… et
…le dernier jour de vos vacances »
(Tolstoï).

« La vie est une fleur,
l’amour en est le miel »
(Victor Hugo, Le Roi s’amuse, 1832).

« Je glisse au creux de ton oreille
trois mots de peu, trois mots de rien :
le ciel exulte dans un ‘JE T’AIME’,
éclaire la lune d’un arc-en-ciel.
Pour nous, ce soir, c’est lune de miel ! »
(Anonyme à la mode).

Le passé aide à le passer !

« L’histoire ne se répète pas mais elle rime » (attribué à Mark Twain).

« Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter » (George Santayana).

« Ne pas connaître ce qui s’est passé avant nous, c’est rester éternellement un enfant » (Cicéron).

« Étudier le passé, c’est comprendre l’avenir » (Confucius).

« La vie ne peut être comprise qu’en regardant en arrière, mais elle doit être vécue en regardant en avant » (Søren Kierkegaard).

Pour ne pas revivre toutes les horreurs et douleurs du passé, ne nions pas l’Histoire, tirons ses leçons et faisons-y face avec courage (inspiré de Maya Angelou).