La force du nombre

Suite de mes posts qui prennent des extraits de mon article : ‘Réussir une mobilisation collective est un art qui s’apprend’, disponible ici : https://etiennechome.site/df/. Cet article fournit la méthodologie et les moyens concrets d’un profond changement politique de la base vers le haut : comment mobiliser la foule des « gens de bonne volonté » autour d’une action collective pour plus de justice sociale ? Comment ensemble faire tomber une injustice ? C’est un séminaire que j’anime régulièrement, par exemple chaque année à l’île Maurice.

« La première clé du succès d’une action non-violente, c’est la force organisée dans l’action appuyée sur le nombre. Je vais poser ce principe par le biais de tableaux historiques tirés de quatre continents, en privilégiant de donner la parole aux acteurs engagés. Le nombre des citations et la longueur de certaines est un choix motivé par le projet de retracer d’où vient, ce qu’est et où va le changement de paradigme qui tourne autour du « non à la violence ». 

Sur le continent américain, dans sa lutte contre la discrimination raciale aux États-Unis, le pasteur baptiste Martin Luther King (1929-1968) utilisa aussi cette force du groupe. Il organisa par exemple un sit in de mille personnes devant un bar réservé aux Blancs. Leur rassemblement avait l’effet de bloquer son entrée et d’attirer l’attention sur les problèmes de discrimination. Ou encore, quand un noir venait s’asseoir au comptoir du bar, il était directement arrêté par des policiers blancs mais également remplacé par un autre noir, et ainsi de suite durablement, jusqu’à manquer de prisons ! Elles étaient pleines à craquer de noirs fiers, résolus et moralement forts. Que Gandhi et Martin Luther King soient assassinés en 1948 et en 1968 n’a pas empêché la doctrine de la non-violence de se propager. En Amérique du Sud, l’archevêque Helder Camara ose dire : « Si je suis seul à me lever contre l’injustice, je serai écrasé. Si nous sommes dix ou même cent, nous serons encore écrasés. Mais si tout un peuple se lève, alors les armes de l’oppression deviennent dérisoires. » Concrètement, « si un membre du Mouvement, agissant en accord avec les principes et les méthodes de violence pacifique, est mis en prison, une des forces du Mouvement serait de pouvoir rassembler des dizaines, des centaines, des milliers de compagnons qui accepteraient de se présenter aussi, au même instant, aux portes de la prison, s’affirmant solidaires du frère outragé. Il est clair que cela ferait sensation. Et à travers l’écho des journaux, des radios et de la télévision, et à travers les agences de presse, le mouvement obtiendrait une résonance nationale et internationale » (Camara Helder, Spirale de violence, Desclée de Brouwer, 1970, p. 38 et 39). Jacques Gaillot le cite dans sa Lettre ouverte a ceux qui prêchent la guerre et la font faire aux autres, Albin Michel, 1991, p. 141 et en conclut : « La non-violence, nous l’avons dit, est une stratégie : nous avons donc besoin de stratèges » (p. 153) ».

Extrait plus long = https://etiennechome.site/lunion-fait-la-force-la-force-de-la-non-violence/.

technologie tech now logis

« Ce n’est pas la technique qui nous asservit,
mais le sacré transféré à la technique »
(Jacques Ellul).

La simplicité technique stimule la créativités de nos débrouilles tandis que les machines complexes, avec leurs boîtes noires impénétrables, nous aliènent. Vive la « Low-Tech », l’art d’utiliser les matériaux les plus simples et accessibles pour répondre à nos besoins de base.

Nota Bene : Il y a 50 ans, le manuel d’une voiture nous expliquait comment régler les soupapes. Aujourd’hui, il nous avertit de ne toucher à rien, d’aller chez son garagiste …et de ne pas boire le contenu de la batterie ! MERCI…

sereine ET NON sert haine

La bonne nouvelle de Jésus :
les personnes de la Trinité
changent les cœurs de pierre
en cœurs de chair. Et c’est
ainsi qu’elles recréent !

Elles libèrent de la haine,
desserrent nos rancunes.
Elles élargissent nos cœurs,
donnent clarté et courage
pour déposer nos rancœurs,
lâcher nos ressentiments…

Je nous souhaite bon accueil
de cette bonne nouvelle !…

Être pleinement, à sa juste place

C’est quand je donne à mes parts toute leur place
qu’elles se réjouissent de n’occuper que leur place.

« Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant
que le mauvais d’un pas ferme »
(St Augustin d’Hippone, la ville à cheval !).

« On cherche parfois
le paradis aux mauvais endroits,
alors qu’on l’a à ses pieds…
ou dans son lit »
(Bob Dylan, Chroniques, 1er volume).

« J’aime être la bonne personne
au mauvais endroit
et la mauvaise personne
au bon endroit »
(Andy Warhol, Ma philosophie de A à B et vice-versa).

feu d’artifices créatif

Avant l’aube, après que j’ai été à la source de mon être, se produit en moi une sorte de feu d’artifices créatif, dans le magma duquel sortent notamment mes posts (assurément de qualités très diverses)… Je les place sur mon site-blog comme des témoins de cette Vie légère et joyeuse, spitante et bouillonnante, que j’ai reçue ici et maintenant, notamment à travers ces vagues de créativité.

Et mon intention, en relayant sur les réseaux sociaux de telles productions, tantôt potaches, tantôt profondes, est de souhaiter à chaque lecteur un semblable accueil intérieur de la Vie et, dans la foulée, une semblable créativité que je trouve bonne de nous partager les uns aux autres : oser être en vie en partageant nos envies…

Bienheureuses les personnes qui savent rire d’elles-mêmes ; elles n’ont pas fini de s’âmes-muser. Voici mon post au début du confinement de 2020 :

https://etiennechome.site/bienheureux-ceux-qui-savent-rire-deux-memes-ils-nont-pas-fini-de-samuser/…

Belle journée, bon accueil de la Vie et des Vivants !

unité dans la diversité

L’image montre 2 tombes reliées par deux mains, depuis 1 siècle et demi (à Roermond, aux Pays-Bas), dans un cimetière dont un mur sépare nettement la section pour les catholiques et celle pour les protestants. À l’époque, le couple mixte fut interdit de pouvoir reposer côte-à-côte dans la tombe… D’où la solution ingénieuse réalisée par leurs enfants, témoignant ainsi pour toujours de leur unité par-delà les différences religieuses et illustrant magnifiquement que les murs de la séparation ne montent pas jusqu’au Ciel.

Merci à Anja Vollendorf, pasteure protestante d’Allemagne et présidente de ‘Church and Peace’, réseau œcuménique européen d’acteurs résolument engagés pour une paix véritable en Europe, de rencontrer cette semaine le Comité de Travail Œcuménique de l’île Maurice, en vue de féconder nos initiatives d’unité dans la diversité !

Trou-aux-Cerfs

Au point accessible culminant de l’île Maurice (plus de 600 mètres d’altitude => un des points les plus frais de l’île), se trouve un gros trou : le vieux cratère volcanique qui mesure environ 300 mètres de diamètre et environ 85 mètres de profondeur. Selon la saison, le fond du volcan est une zone marécageuse ou un petit lac.

Il s’appelle Trou-aux-Cerfs  du fait qu’à l’époque coloniale, ce cratère offrait aux cerfs un refuge idéal, avec ses pentes abruptes mais accessibles. Ils s’abritaient dans cette végétation luxuriante et s’y abreuvaient.

Les cerfs ont été introduits sur l’île en 1639 par les « Hollandais », comme tout le monde dit, alors que c’est une appellation abusive : cf. https://etiennechome.site/dites-les-pays-bas-et-non-la-hollande/

Les 17 Provinces Unies des Grands Pays-Bas (comprenant la Belgique, le Luxembourg, l’ouest allemand et tout le nord français) étaient à l’époque la première Puissance mondiale du fait qu’ils étaient en pleine conquête asiatique ! Les cerfs venaient de Java, en Indonésie ! Et, en 1989, des cerfs de Maurice furent réexpédiés à Java pour y enrichir le cheptel ! Juste retour des choses…

Sur la côte, à quelques kilomètres du cratère, voici les images d’une baleine bondissant hors de l’eau à plusieurs reprises, en plein ballet (vidéo prise ce lundi 7 septembre par une touriste, au Nord-Ouest de l’île Maurice, visible en arrière-fond de la photo à gauche ci-dessous) :

https://www.facebook.com/reel/1002575899468402

Amazing wildlife!

seul dans cette percée de l’Être pour être relié à tous

« Lorsque j’accepte ma solitude,
lorsque j’y adhère, il peut
y avoir une percée de l’Être,
une émergence de cette
transcendance immanente.
Je découvre que lorsque
j’accepte d’être seul.e,
je peux me sentir en
communion avec
tous les êtres »
(Jean-Yves Leloup).