patient guéri = client perdu

Un thérapeute qui guérit tous ses patients n’a plus de patients.
Un consultant qui résout définitivement les problèmes n’a plus de mission.

Nos fameux conflits d’intérêt structurel ! Ils sont nombreux les métiers où le professionnel est supposé enlever le problème tout en ayant intérêt à ce que le problème demeure, s’il veut continuer à servir à quelque chose et à gagner plus d’argent :

soignants (psy, médecin, dentiste, pharmacien…), avocat, coach, consultant, créancier/banquier, garagiste pour réparation, plombier & électricien, etc., sans en rajouter pour les vendeurs de tabac, d’alcool, de jeux entraînant dépendance, parieurs sportifs…

Plus je t’aide à être autonome, meilleur je suis dans ma profession ET moins je gagne financièrement !

Pour approfondir ce paradoxe d’un service dont la raison d’être & la mission sont de résoudre un problème, mais dont le Business plan requiert que ce problème persiste, cf. les concepts de “Moral Hazard” (aléa moral), “Problem-Sustaining Professions” (professions qui vivent du problème), “Perverse Incentives” (incitations perverses), “Dependency Loop” (boucle de dépendance), “The Paradox of Professional Self-Defeat” (le paradoxe de l’auto‑défaite professionnelle)…

Magnifique humanité et ses méandres vers la liberté véritable !

Nudge

Du coup de pouce  jusqu’au coup de coude, le nudge est une technique marketing qui consiste à influencer la population à faire le ‘bon’ choix, en procurant du plaisir, de manière  ludique, en douceur, l’air de rien, etc., plutôt que par contrainte, obligation, sanction.

Beaux exemples de nudging :

1) la mouche dessinée dans l’urinoir, incitant les hommes à viser juste et à réduire les éclaboussures d’urine donc… les coûts de nettoyage.

2) les marches du métro transformées en touches de piano géantes et sonores, augmentant de 70% l’utilisation des escaliers plutôt que l’escalator.

Il y a de moins beaux exemples qui flirtent avec la manipulation : une bannière d’un site marchand insistant ‘plus que 2 exemplaires en stock’ pour nous pousser à passer commande tout de suite !

Cela va jusqu’au dark nudge, piège à con…

Cf. Dimitri Griemers, Nudge, la démocratie du coup de pouce, analyse n°257 publiée par le Centre permanent pour la citoyenneté et la participation, à propos des risques et opportunités des marketings et des politiques paternalistes… Pratique des gouvernements devenue courante : payer une « Nudge Unit » pour gérer les comportements des gens…

Qu’on se le dise Cons soles prédisent…

palindrome mon nom

Dans le post https://etiennechome.site/origine-de-mon-nom-chome/, je partage l’origine de mon nom !

Je suis sensible au fait que « mon nom » est un palindrome (un mot qui se lit de la même façon dans les deux sens), à condition d’accepter que les deux mots en forment un seul comprenant l’espace qui les sépare. J’apprécie ce mot dont l’espace central participe à dire qui je suis : d’une part une personne unique ET en même temps qui se reçoit d’une famille dont elle hérite tant de trésors et de fardeaux !

J’aime tant le jeu des mots dans cette fameuse tirade de Cyrano de Bergerac, qui est un palindrome de 16 lettres :
« À révéler mon nom,
mon nom relèvera ».

Si on les sépare, les mots « mon » et « nom » ne sont plus palindromes mais anacycliques, en miroir… Un mot anacyclique est un mot qui, lu de droite à gauche, forme un autre mot valide.

« mon » et « nom » sont identiques en miroir : toute une pédagogie des risques familiaux quand « tel père, tel fils » porte des fardeaux transgénérationnels : ils se transmettront inconsciemment, tant que la personne affectée ne fait pas ce travail en conscience de libération personnelle, seule capable de rompre la chaîne de malédiction que peut, pour une part, porter mon nom, non ?

se désintoxiquer par les pieds

Au Japon, Ogimi est un village riche en centenaires. Les ingrédients de leur longévité ? Une philosophie de vie ikigai + des habitudes alimentaires telles que manger du poisson cru + algues, tofu, légumes violets… ET des rituels quotidiens, comme chaque soir avant de dormir, se détendre en trempant ses pieds dans l’eau chaude avec des minéraux.

Ces Okinawais de 90 ans qui mangent léger, dont du poisson cru deux fois par jour, ont des ventres plats, non ballonnés. Ils expliquent que l’eau tire les poisons par la peau des pieds, là où le corps a le plus de pores. Les pilules prises le matin par les Occidentaux pour se débarrasser des parasites intestinaux n’opèrent pas ce que réussissent leurs bains de pieds en fin de soirée.

Il semblerait que les parasites s’enfouissent dans nos parois intestinales, construisant des forteresses protectrices appelées biofilm qui les cachent de notre système immunitaire et des analyses médicales. Quand nos pieds sont immergés dans une eau minéralisée traversée par un courant ionique doux, le village des centenaires est convaincu que ce courant crée un gradient qui attire les toxines et les sous-produits parasitaires vers l’extérieur, à travers la peau. Et ils le font le plus tard possible le soir quand les parasites se nourrissent et se reproduisent, sans devoir pénétrer le biofilm.

Livre : “Ikigai : Le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse”, écrit par Héctor García et Francesc Miralles.

origine de mon nom Chomé

Étymologiquement, chômer, c’est se reposer par temps de chaleur. Le mot « chômer » provient du latin populaire du XIIIe siècle, repris en Occitan : « caumare », lui-même dérivé du grec ancien « καυμα » (kauma) signifiant « chaleur ». Chômer, c’est laisser reposer une activité pendant la chaleur.

À la Révolution française, mon aïeul, le Marquis de Chaume, a quitté en 1789 son domaine en Île-de-France et refit sa vie à Anvers. Pour ne pas avoir la tête coupée, il a coupé son nom : de Chaume est devenu Chomé ! Il a choisi ce nom qui avait, à son époque, une excellente aura car l’augmentation des temps chômés, c’est-à-dire des temps de repos, représentait un grand progrès pour l’humanité : libération des durs labeurs.

La plaie du chômage que nous connaissons aujourd’hui n’est venue qu’après, avec la révolution industrielle, laquelle d’ailleurs a cherché à faire travailler même le jour du dimanche (dies Dominici : le jour du Seigneur). C’est au 19e siècle, avec les cadences des industries et les conditions de vie dans les cités ouvrières que le travail devient si pénible mais aussi que la perte d’emploi est une catastrophe pour quelqu’un qui a quitté la campagne, réduit à vivre en cité. « Chômé » perd son sens si progressiste qu’il avait au 18e siècle.

Fêter le travail le 1er mai par un jour chômé :
mise à pied
pour prendre son pied !
Vivent nos temps chômés
qui nous offrent congé
et tiennent chaud met /
Étienne Chomé…

éclipse

Une éclipse aura lieu le mercredi 12 août 2026.
En Espagne, elle sera totale ;
en Belgique, elle sera à 89,6 %. 
Elle devrait durer 1h.46’.
19h19 : début de l’éclipse ;
20h13 : son maximum ;
21h05 : l’éclipse s’éclipsera !

Comme le Soleil sera proche de son coucher, il sera bas sur l’horizon ! Donc, pour admirer le spectacle, il s’agit de se mettre à un endroit dont l’horizon est complètement dégagé côté Ouest.

Il est nécessaire de prévoir une protection forte pour pouvoir l’observer en toute sécurité. J’apprends que pointer l’objectif de son smartphone sans protection est dangereux également. La meilleure pratique = porter une paire de lunettes prévue pour observer une éclipse + en tenir une autre devant l’objectif de son téléphone !

éviter un impératif négatif

« Ne sois pas triste !
« Ne t’inquiète pas… » : l’intention est bonne
et pourtant, la formule est malheureuse :
1) elle est négative « ne… pas… » (il est toujours
préférable d’opter pour un langage positif d’action),
2) avec un verbe à l’impératif (il est toujours
préférable d’opter pour une proposition
qui honore la liberté de l’autre),
3) elle commande une émotion, alors qu’une émotion ne se commande pas ; elle est un clignotant précieux qui s’allume sur mon tableau de bord interne, indépendamment de ma volonté, pour m’alerter et m’inviter à prendre soin de ce qui est en manque. La volonté n’est pas la bonne faculté pour réguler le registre émotionnel. Nous avons besoin alors de faculté d’empathie (« intelligence émotionnelle ») : accueil inconditionnel des ressentis, considération des vécus, présence, connexion, bienveillance, compassion, bonté, douceur, gratuité. Tous ces mots font résonner l’énergie qui convient pour écouter une émotion, la recevoir comme un cadeau sur notre tableau de bord psychique. Elle est un cadeau précieux qui nous indique ce qui nous manque. Prendre au sérieux ce manque permet de passer du manque (verre à moitié vide) au besoin (verre à moitié plein), que nous pouvons nourrir jusqu’à extinction du clignotant. L’inquiétude est un des premiers degrés de la peur : en cas de danger, elle nous invite à prendre soin de notre besoin de sécurité. La tristesse clignote en cas de perte pour vivre un deuil qui aboutira in fine à l’acceptation de la perte.

Plutôt que de dire « ne t’inquiète pas », je peux choisir parmi deux démarches :
a) je communique en « je » ma confiance, mon assurance, ma disposition à prendre soin du souci actuel ;
b) j’écoute l’autre dans ses propres vécus et besoins, pour en prendre soin ensemble.

Sous forme de slogan :
quand on erre,
a) je gère ;
b) tu digères ?

le sens progressiste de chômé

Étymologiquement, chômer, c’est se reposer par temps de chaleur. Le mot « chômer » provient du latin populaire du XIIIe siècle, repris en Occitan : « caumare », lui-même dérivé du grec ancien « καυμα » (kauma) signifiant « chaleur ». Chômer, c’est laisser reposer une activité pendant la chaleur.

À la Révolution française, mon aïeul, le Marquis de Chaume, a quitté en 1789 son domaine en Île-de-France et refit sa vie à Anvers. Pour ne pas avoir la tête coupée, il a coupé son nom : de Chaume est devenu Chomé ! Il a choisi ce nom qui avait, à son époque, une excellente aura car l’augmentation des temps chômés, c’est-à-dire des temps de repos, représentait un grand progrès pour l’humanité : libération des durs labeurs.

La plaie du chômage que nous connaissons aujourd’hui n’est venue qu’après, avec la révolution industrielle, laquelle d’ailleurs a cherché à faire travailler même le jour du dimanche (dies Dominici : le jour du Seigneur). C’est au 19e siècle, avec les cadences des industries et les conditions de vie dans les cités ouvrières que le travail devient si pénible mais aussi que la perte d’emploi est une catastrophe pour quelqu’un qui a quitté la campagne, réduit à vivre en cité. « Chômé » perd son sens si progressiste qu’il avait au 18e siècle.

Fêter le travail le 1er mai par un jour chômé :
mise à pied
pour prendre son pied !
Vivent nos temps chômés
qui nous offrent congé
et tiennent chaud met
Étienne Chomé…

verser 1 pot de vin pour boire

Il y a 500 ans, « verser un pot de vin » ne signifiait pas corrompre. C’était saluer le bon service ou l’encourager, en offrant au serveur de quoi s’acheter un verre, donner un pourboire (= une pièce d’argent ‘pour boire’). Autre image semblable : graisser la patte de quelqu’un pour bien le disposer.

Un État est d’autant mieux un État de droit que chaque mandataire politique a des comptes à rendre clairement / que ses comptes sont strictement contrôlés. Voici un propos en ce sens d’il y a près de 500 ans :

« Ces accusés sont incapables d’expliquer raisonnablement la source de leur enrichissement extraordinaire et rapide. L’ambiguïté des explications doit être la preuve même de la malversation (Ipsa peculatus sit plena probatio). Quand une couleur non naturelle s’attache à l’or, elle dissimule à coup sûr des artifices. Apparences et présomptions nous permettent d’habitude de démontrer les crimes cachés. En la matière, l’information des hommes se heurte à mille supercheries et l’erreur imprévue comme le mensonge spécieux nous guettent sous des dehors trompeurs » (Guy Coquille publiant en 1703 des propos tenus en 1577, lors des États de Blois !).

Viva España y Bélgica

Ce 19/7/26, l’Espagne a dominé toute la partie de football et a bien mérité son titre ! aussi dans l’esprit et le fair-play…

Viva España !

Cela a duré 157 ans au cours desquelles l’actuelle Belgique fut intégrée à la monarchie espagnole : 1556 → 1713. Déjà auparavant, Charles Quint, né en Belgique en 1500 et mort en Espagne en 1558 s’était réjoui que ses provinces du Nord soient le plus intense foyer culturel du monde. Avec sa Cour, il a trouvé la formule idéale : l’hiver doux en Espagne et l’été doux en Belgique : doudou climatique !

Les « Pays-Bas espagnols » (le sud des Dix-Sept Provinces, comprenant le nord de la France et l’ouest de l’Allemagne) est alors l’un des principaux centres intellectuels et artistiques d’Europe, notamment en peinture (Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Anthony van Dyck et tant d’autres ; et les arts disent le regard de la foi), en sciences (dont des cartographes à la pelle, tel Mercator ; des médecins, tel Vesalius, père de l’anatomie moderne), en humanisme (un pionnier, Érasme, était venu se réfugier à Bruxelles et à Louvain)…

Certes, n’oublions pas que l’hégémonie politique et la richesse de l’Espagne au XVIe siècle proviennent de l’exploitation massive de son empire colonial dans le Nouveau Monde. Cet âge d’or a été alimenté par le pillage et l’extraction intensive de l’or et de l’argent. Viva España + Justicia y reparaciones para la Argentina y toda América Latina y todos los pueblos colonizados y oprimidos !

Même l’île Maurice et l’Asie colonisées par les Pays-Bas sont concernés par cette Histoire de conquête colonisatrice des Dix-Sept Provinces Réunies (avec les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux) ; à ce propos, voir mon post https://etiennechome.site/dites-les-pays-bas-et-non-la-hollande/ !