La projection ‘Equal Earth’ (voir l’image) que l’ONU vient d’adopter (une seule voix contre : celle des USA !) met en valeur la taille réelle de l’Afrique et de l’Amérique du Sud et réduit la taille que les USA et l’Europe notamment avaient dans la projection de Mercator. ‘Equal Earth’ a l’avantage de corriger les distorsions de taille des continents et donc les biais géopolitiques ainsi induits. Cette nouvelle visualisation en 2D du monde en 3D convient mieux à l’école, par exemple pour les cartes thématiques sur les populations, le climat, les ressources.
Ceci dit, ‘Equal Earth’ sacrifie la précision des directions et des formes (distorsion aux pôles)… Et donc, le travail du Belge Mercator reste pertinent pour les navigations maritime et aérienne (qui ont besoin de rhumb lines / lignes de cap droites) et pour les applications interactives (OpenStreetMap, Google Maps…). Sur les plateformes numériques, Web Mercator reste pertinent !
Le choix n’a donc pas que des aspects géopolitiques et idéologiques, il a des enjeux scientifiques, comme je l’expliquais déjà dans un post du 28/8/2025 :
Dans une légende au Japon, on raconte que le soleil et la lune s’aimaient, alors même que trop de décalages entre eux les condamnaient à ne jamais s’unir. Dieu créa alors l’éclipse, dans la joie de montrer qu’à partir de son Amour, il n’existe aucun amour impossible…
Ci-joint, l’archange dans l’éclipse solaire : photo prise par 𝑀𝑎𝑡ℎ𝑖𝑒𝑢 𝑅𝑖𝑣𝑟𝑖𝑛 ce 12/8/2026.
« Clipser » signifie fixer, attacher ou assembler deux éléments à l’aide d’un clip, d’une pression ou d’un système d’enclenchement rapide sans utiliser d’outils complexes ou de vis permanentes.
Charles Trenet, Le soleil et la lune :
Sur le toit de l’hôtel où je vis avec toi Quand j’attends ta venue mon amie Quand la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi Tous les chats tous les chats tous les chats Que dit-on sur les toits que répètent les voix De ces chats, de ces chats qui s’ennuient Des chansons que je sais que je traduis pour toi Les voici, les voici, les voilà
Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n’est pas là et le soleil attend Ici-bas, souvent chacun pour sa chacune Chacun doit en faire autant La lune est là, la lune est là La lune est là, mais le soleil ne la voit pas Pour la trouver, il faut la nuit Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n’est pas là et le soleil attend Papa dit qu’il a vu ça lui
Des savants avertis par la pluie et le vent Annonçaient, un jour la fin du monde Les journaux commentaient en termes émouvants Les avis, les aveux, des savants Bien des gens affolés demandaient aux agents Si le monde était pris dans la ronde C’est alors que docteurs, savants et professeurs Entonnèrent subito tous en chœur
Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n’est pas là et le soleil attend Ici-bas, souvent chacun pour sa chacune Chacun doit en faire autant La lune est là, la lune est là La lune est là, mais le soleil ne la voit pas Pour la trouver, il faut la nuit Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n’est pas là et le soleil attend Papa dit qu’il a vu ça lui
Philosophes, écoutez cette phrase est pour vous Le bonheur est un astre volage Qui s’enfuit à l’appel de bien des rendez-vous Il s’efface, il se meurt devant nous Quand on croit qu’il est loin, il est là tout près de vous Il voyage, il voyage, il voyage Puis il part, il revient, il s’en va n’importe où Cherchez-le, il est un peu partout
Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n’est pas là et le soleil attend Ici-bas, souvent chacun pour sa chacune Chacun doit en faire autant La lune est là, la lune est là, la lune est là La lune est là, la lune est là mais le soleil ne la voit pas Pour la trouver il faut la nuit Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit Le soleil a rendez-vous avec la lune Mais la lune n’est pas là et le soleil attend Papa dit qu’il a vu ça lui Papa dit qu’il a vu ça lui
Alors, vous avez pu apprécier les Perséides, cet essaim d’étoiles filantes visibles chaque année, entre fin juillet et mi août, avec un pic autour du 12–13 août ? En 2026, ce phénomène céleste se conjuguait avec l’éclipse solaire !
Les Perséides sont une pluie de météores provenant des débris de la comète Swift Tuttle. Ils se désagrègent dans l’atmosphère terrestre à 58 km/s, produisant ainsi ces fugaces traînées lumineuses dans le ciel.
Photo jointe réalisée par Jeremy Bansard dans la nuit du 12/8/26, dans le Calvados.
Un thérapeute qui guérit tous ses patients n’a plus de patients. Un consultant qui résout définitivement les problèmes n’a plus de mission.
Nos fameux conflits d’intérêt structurel ! Ils sont nombreux les métiers où le professionnel est supposé enlever le problème tout en ayant intérêt à ce que le problème demeure, s’il veut continuer à servir à quelque chose et à gagner plus d’argent :
soignants (psy, médecin, dentiste, pharmacien…), avocat, coach, consultant, créancier/banquier, garagiste pour réparation, plombier & électricien, etc., sans en rajouter pour les vendeurs de tabac, d’alcool, de jeux entraînant dépendance, parieurs sportifs…
Plus je t’aide à être autonome, meilleur je suis dans ma profession ET moins je gagne financièrement !
Pour approfondir ce paradoxe d’un service dont la raison d’être & la mission sont de résoudre un problème, mais dont le Business plan requiert que ce problème persiste, cf. les concepts de “Moral Hazard” (aléa moral), “Problem-Sustaining Professions” (professions qui vivent du problème), “Perverse Incentives” (incitations perverses), “Dependency Loop” (boucle de dépendance), “The Paradox of Professional Self-Defeat” (le paradoxe de l’auto‑défaite professionnelle)…
Magnifique humanité et ses méandres vers la liberté véritable !
Du coup de pouce jusqu’au coup de coude, le nudge est une technique marketing qui consiste à influencer la population à faire le ‘bon’ choix, en procurant du plaisir, de manière ludique, en douceur, l’air de rien, etc., plutôt que par contrainte, obligation, sanction.
Beaux exemples de nudging :
1) la mouche dessinée dans l’urinoir, incitant les hommes à viser juste et à réduire les éclaboussures d’urine donc… les coûts de nettoyage.
2) les marches du métro transformées en touches de piano géantes et sonores, augmentant de 70% l’utilisation des escaliers plutôt que l’escalator.
Il y a de moins beaux exemples qui flirtent avec la manipulation : une bannière d’un site marchand insistant ‘plus que 2 exemplaires en stock’ pour nous pousser à passer commande tout de suite !
Cela va jusqu’au dark nudge, piège à con…
Cf. Dimitri Griemers, Nudge, la démocratie du coup de pouce, analyse n°257 publiée par le Centre permanent pour la citoyenneté et la participation, à propos des risques et opportunités des marketings et des politiques paternalistes… Pratique des gouvernements devenue courante : payer une « Nudge Unit » pour gérer les comportements des gens…
Je suis sensible au fait que « mon nom » est un palindrome (un mot qui se lit de la même façon dans les deux sens), à condition d’accepter que les deux mots en forment un seul comprenant l’espace qui les sépare. J’apprécie ce mot dont l’espace central participe à dire qui je suis : d’une part une personne unique ET en même temps qui se reçoit d’une famille dont elle hérite tant de trésors et de fardeaux !
J’aime tant le jeu des mots dans cette fameuse tirade de Cyrano de Bergerac, qui est un palindrome de 16 lettres : « À révéler mon nom, mon nom relèvera ».
Si on les sépare, les mots « mon » et « nom » ne sont plus palindromes mais anacycliques, en miroir… Un mot anacyclique est un mot qui, lu de droite à gauche, forme un autre mot valide.
« mon » et « nom » sont identiques en miroir : toute une pédagogie des risques familiaux quand « tel père, tel fils » porte des fardeaux transgénérationnels : ils se transmettront inconsciemment, tant que la personne affectée ne fait pas ce travail en conscience de libération personnelle, seule capable de rompre la chaîne de malédiction que peut, pour une part, porter mon nom, non ?
Au Japon, Ogimi est un village riche en centenaires. Les ingrédients de leur longévité ? Une philosophie de vie ikigai + des habitudes alimentaires telles que manger du poisson cru + algues, tofu, légumes violets… ET des rituels quotidiens, comme chaque soir avant de dormir, se détendre en trempant ses pieds dans l’eau chaude avec des minéraux.
Ces Okinawais de 90 ans qui mangent léger, dont du poisson cru deux fois par jour, ont des ventres plats, non ballonnés. Ils expliquent que l’eau tire les poisons par la peau des pieds, là où le corps a le plus de pores. Les pilules prises le matin par les Occidentaux pour se débarrasser des parasites intestinaux n’opèrent pas ce que réussissent leurs bains de pieds en fin de soirée.
Il semblerait que les parasites s’enfouissent dans nos parois intestinales, construisant des forteresses protectrices appelées biofilm qui les cachent de notre système immunitaire et des analyses médicales. Quand nos pieds sont immergés dans une eau minéralisée traversée par un courant ionique doux, le village des centenaires est convaincu que ce courant crée un gradient qui attire les toxines et les sous-produits parasitaires vers l’extérieur, à travers la peau. Et ils le font le plus tard possible le soir quand les parasites se nourrissent et se reproduisent, sans devoir pénétrer le biofilm.
Livre : “Ikigai : Le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse”, écrit par Héctor García et Francesc Miralles.
Étymologiquement, chômer, c’est se reposer par temps de chaleur. Le mot « chômer » provient du latin populaire du XIIIe siècle, repris en Occitan : « caumare », lui-même dérivé du grec ancien « καυμα » (kauma) signifiant « chaleur ». Chômer, c’est laisser reposer une activité pendant la chaleur.
À la Révolution française, mon aïeul, le Marquis de Chaume, a quitté en 1789 son domaine en Île-de-France et refit sa vie à Anvers. Pour ne pas avoir la tête coupée, il a coupé son nom : de Chaume est devenu Chomé ! Il a choisi ce nom qui avait, à son époque, une excellente aura car l’augmentation des temps chômés, c’est-à-dire des temps de repos, représentait un grand progrès pour l’humanité : libération des durs labeurs.
La plaie du chômage que nous connaissons aujourd’hui n’est venue qu’après, avec la révolution industrielle, laquelle d’ailleurs a cherché à faire travailler même le jour du dimanche (dies Dominici : le jour du Seigneur). C’est au 19e siècle, avec les cadences des industries et les conditions de vie dans les cités ouvrières que le travail devient si pénible mais aussi que la perte d’emploi est une catastrophe pour quelqu’un qui a quitté la campagne, réduit à vivre en cité. « Chômé » perd son sens si progressiste qu’il avait au 18e siècle.
Fêter le travail le 1er mai par un jour chômé : mise à pied pour prendre son pied ! Vivent nos temps chômés qui nous offrent congé et tiennent chaud met / Étienne Chomé…
Une éclipse aura lieu le mercredi 12 août 2026. En Espagne, elle sera totale ; en Belgique, elle sera à 89,6 %. Elle devrait durer 1h.46’. 19h19 : début de l’éclipse ; 20h13 : son maximum ; 21h05 : l’éclipse s’éclipsera !
Comme le Soleil sera proche de son coucher, il sera bas sur l’horizon ! Donc, pour admirer le spectacle, il s’agit de se mettre à un endroit dont l’horizon est complètement dégagé côté Ouest.
Il est nécessaire de prévoir une protection forte pour pouvoir l’observer en toute sécurité. J’apprends que pointer l’objectif de son smartphone sans protection est dangereux également. La meilleure pratique = porter une paire de lunettes prévue pour observer une éclipse + en tenir une autre devant l’objectif de son téléphone !
« Ne sois pas triste ! « Ne t’inquiète pas… » : l’intention est bonne et pourtant, la formule est malheureuse : 1) elle est négative « ne… pas… » (il est toujours préférable d’opter pour un langage positif d’action), 2) avec un verbe à l’impératif (il est toujours préférable d’opter pour une proposition qui honore la liberté de l’autre), 3) elle commande une émotion, alors qu’une émotion ne se commande pas ; elle est un clignotant précieux qui s’allume sur mon tableau de bord interne, indépendamment de ma volonté, pour m’alerter et m’inviter à prendre soin de ce qui est en manque. La volonté n’est pas la bonne faculté pour réguler le registre émotionnel. Nous avons besoin alors de faculté d’empathie (« intelligence émotionnelle ») : accueil inconditionnel des ressentis, considération des vécus, présence, connexion, bienveillance, compassion, bonté, douceur, gratuité. Tous ces mots font résonner l’énergie qui convient pour écouter une émotion, la recevoir comme un cadeau sur notre tableau de bord psychique. Elle est un cadeau précieux qui nous indique ce qui nous manque. Prendre au sérieux ce manque permet de passer du manque (verre à moitié vide) au besoin (verre à moitié plein), que nous pouvons nourrir jusqu’à extinction du clignotant. L’inquiétude est un des premiers degrés de la peur : en cas de danger, elle nous invite à prendre soin de notre besoin de sécurité. La tristesse clignote en cas de perte pour vivre un deuil qui aboutira in fine à l’acceptation de la perte.
Plutôt que de dire « ne t’inquiète pas », je peux choisir parmi deux démarches : a) je communique en « je » ma confiance, mon assurance, ma disposition à prendre soin du souci actuel ; b) j’écoute l’autre dans ses propres vécus et besoins, pour en prendre soin ensemble.
Sous forme de slogan : quand on erre, a) je gère ; b) tu digères ?