tant de mélodies mets l’eau dis

« Quel est le but de l’éducation ?

Le but de l’éducation, dans les civilisations traditionnelles, était de faire de nous des sages.

Dans les civilisations chrétiennes, faire de nous des sages habités par l’amour inconditionnel, c’est-à-dire des Saints.

À partir des « Lumières » (de la raison), sinon des hommes raisonnables, des honnêtes hommes, le but de l’éducation était de faire de nous des savants et des scientifiques.

Le but de l’éducation dans la société contemporaine semble vouloir faire de nous des hommes puissants, des scientifiques, augmentés par l’énorme mémoire de l’intelligence artificielle, des cyborgs.

À toutes les époques, il y eut des êtres humains capables de dire : « je ne suis ni un sage, ni un saint, ni un savant, ni un cyborg… Je ne sais pas qui je suis. Je suis qui Je suis ».

Hors des conditionnements de leurs époques, ce qui est impossible, ils témoignent pourtant d’une liberté, d’une insouciance souveraine, d’un grand rire amoureux dont les secousses invisibles et silencieuses continuent à ébranler les mondes… » (Jean-Yves Leloup, avec un regard profond sur l’actualité, en ce mois de juin 2026) !

La découverte de l’Amérique bien avant les colons Colomb, mon colon !

Les vainqueurs écrivent l’histoire, souvent en effaçant l’histoire des vaincus. Les Européens prétendent avoir civilisé l’Afrique, comme si, avant la colonisation, elle n’avait ni civilisation ni histoire. À vrai dire, l’Afrique a été envahie et occidentalisée.

Une illustration de cet effacement ? En Afrique de l’Ouest, l’empereur Mandingue, Aboubakari II, qui est passionné par l’exploration du monde inconnu, lance près de deux siècles avant Christophe Colomb une première gigantesque expédition de 2000 navires vers l’Ouest, puis une deuxième de plus de 3000 navires.

L’Amérique semble garder des traces qu’il y est arrivé finalement : des sculptures mésoaméricaines, comme les têtes colossales olmèques, portent des traits de visages africains ; des lances en or pur venant d’Afrique de l’Ouest ont été identifiées en Amérique Latine ; des croisements lexicaux ont aussi été remarqués par des chercheurs. Christophe Colomb lui-même a consigné dans ses journaux la présence de commerçants à la peau noire venus du sud/sud-est.

C’est donc en explorateurs audacieux que les Africains auraient d’abord posé les pieds en Amérique, bien avant d’y être conduits, enchaînés en esclaves…

Cf. https://www.youtube.com/watch?v=DkImPDvMkVk

+ le livre de Pathé Diagne : ‘Bakari II (1312) et Christophe Colomb (1492) à la rencontre de l’Amérique.

plantes sensibles

Est-il possible que les plantes aient des ressentis de douleur ? Perçoivent-elles la souffrance autour d’elles ? Ont-elles une forme de sensibilité ? de conscience ?…

J’ai aimé lire cet article présentant les 3 premières expériences tenant de l’objectiver dans les années 1960 :
https://naturerights.com/cleve-backster-et-la-conscience-du-vivant/
Cleve Backster, ancien de la C.I.A., expert polygraphe (détecteur de mensonge), spécialiste des interrogatoires des espions… mettant son savoir-faire au service de la perception des plantes !…

R.I.P. tramway d’Alexandrie

Les antiques (multiséculaires) wagons (dont certains de deux étages) du tramway historique d’Alexandrie vont bientôt cesser de circuler. Tristesse de perdre ce charmant véhicule qui longeait la belle côte méditerranéenne tel « cette masse lumineuse glissant sur ses rails comme un navire égaré sur la terre ferme » (la formule est de Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988).

Cf. Le dernier train de Mohamed Salmawy.

éviter un impératif négatif

« Ne t’inquiète pas » : l’intention est bonne
et pourtant, la formule est malheureuse :
1) elle est négative « ne… pas… » (il est toujours
préférable d’opter pour un langage positif d’action),
2) avec un verbe à l’impératif (il est toujours
préférable d’opter pour une proposition
qui honore la liberté de l’autre),
3) elle commande une émotion (une émotion ne se commande pas ; elle est un clignotant précieux qui s’allume sur mon tableau de bord interne, indépendamment de ma volonté, pour m’alerter et m’inviter à prendre soin de ce qui est en manque).

Plutôt que de dire « ne t’inquiète pas », je peux choisir parmi deux démarches :
a) je communique en « je » ma confiance, mon assurance, ma disposition à prendre soin du souci actuel ;
b) j’écoute l’autre dans ses propres vécus et besoins, pour en prendre soin ensemble.

Sous forme de slogan :
quand on erre,
a) je gère ;
b) tu digères ?

S’égarer s’est garé

Kant te dit : « personne ne peut penser ou vouloir à ta place ».
Sartre ajoute : « t’es condamné à être libre et à choisir toi-même ».

« L’erreur n’est pas un détour mais une étape essentielle
d’apprentissage sur le chemin de vie »
(Jane Nelsen, La discipline positive).

« Ne demande pas ton chemin
à celui qui le connaît.
Tu risquerais de ne pas t’égarer »
(Nahman de Brastlav, rabbin, 1772 – 1810).

prune !

Voici un des charmes de la langue française…

Travailler pour des prunes = pour rien, sans résultat (l’expression remonte aux croisades du XIIᵉ siècle : les croisés étaient revenus bredouilles de Damas, excepté de piètres pruniers rapportés dans leurs sacs).

Par ailleurs, la prune est utilisée comme un projectile.
D’où ramasser une prune = prendre un coup ;
prendre une prune = recevoir une contravention.

Et pour la route :
avoir une tête de pruneau = avoir un visage marqué, ridé.

éclair créatif

Un professeur qui cherchait à avoir la paix pour un bon moment demanda à sa classe de calculer la somme de 1 à 100.

Un des élèves, dans un éclair fulgurant, vit comment simplifier le travail :
1 + 100 = 101
2 + 99 = 101
3 + 98 = 101

Donc, multipliant 101 par 50, il donna facilement et rapidement la réponse.

Il s’appelait Gauss, il avait 8 ans, en route vers la fameuse courbe de Gauss !

Vive la curiosité…

C’est en enfermant une souris sous une cloche avec une plante qu’il y a 250 ans, Joseph Priestley devint sûr que la plante « répare » / « rafraîchit » l’air ; elle nous aide à respirer plus longtemps dans un espace sans air. Cette expérience l’a conduit à comprendre qu’une plante produit une substance indispensable à la vie animale, ce que nous appelons aujourd’hui l’oxygène.

Dans la foulée, en 1779, Jan Ingenhousz comprend que la lumière aide les plantes à « purifier » l’air. Juste après, à Genève, Jean Senebier montre que les plantes absorbent le CO₂ !

Et dire que c’est la bête expérience de Priestley qui a mis les hommes sur la piste de la photosynthèse. Vive la curiosité…