à Dieu, Jean Lerminiaux

Voici quelques échos de la messe des funérailles de Jean, ce samedi 28 février 2026.

Par la magie des enregistrements, nous l’avons entendu parler de la mort « à ses propres funérailles », n’a pas manqué de dire son fils, Damien, dans sa plus belle simple bonhomie (qui, à mes yeux, était le plus bel hommage qu’il pouvait faire à son papa. Quelle jouissance libératrice !) :

« Mourir, c’est lâcher ce qui est dépassé, les conditionnements anciens, dans une continuité de la Vie ; c’est un événement parmi d’autres.
À travers le développement personnel, je me réalise, tout à fait, librement.
Je suis moi-même jusqu’au bout. le suis heureux, j’attire, je rayonne…
Je peux susciter l’amour, être dans l’Amour.
Je suis attiré par ce qui est infini : Dieu ! qui m’a fait pour ça… » (Jean Lerminiaux).

Dans son homélie, le prêtre a parlé du Royaume de l’autre rive. Et j’ai été repêché quelques lignes du texte de Tagore :

« Ah ! que je voudrais aller là-bas à l’autre rive du fleuve.
Maman, si tu le veux bien, j’aimerais être le passeur du bac quand je serai grand.
Je ferai la traversée sans cesse d’une rive à l’autre et les garçons et les filles du village, en se baignant, me regarderont bouche bée.
Quand le soleil remonte au haut du ciel, quand le matin cède la place à midi, j’accourrai vers toi en disant : « Maman, j’ai faim ! »
Quand la journée est finie les ombres se blottissent sous les arbres, j’arriverai alors avec le crépuscule.
Jamais je ne te quitterai pour aller à la ville travailler comme mon père.
Maman, si tu le veux bien, j’aimerais être le passeur du bac quand je serai grand »
(Rabîndranâth Tagore, La Jeune Lune).

Le chant d’entrée de la messe des funérailles est une merveille : https://www.youtube.com/watch?v=kmOkbBO76a4

Angelo a fait fort dans son mot final, en se laissant appeler au téléphone par Jean de Là-Haut – second live / en direct ! happy life…– et à nous faire tous chanter « Volare Cantare Oh Oh Oh Oh »…
Ô oui, « Jean aimait les gens et les gens aimaient Jean ! », j’en con.viens…

Nous étions dans la très belle église à côté de chez lui : la basilique Notre-Dame de paix et de concorde, à Basse-Wavre :


Jean nous répétait en formation : « quand je peux regarder mon conditionnement ancien en disant « ce n’est pas plus grave que cela », je suis devenu moi, je suis libre ! »
Et là, il nous a adapté la formule : « quand je peux regarder ma mort en disant « ce n’est pas plus grave que cela », je suis devenu moi, je suis libre ! »
Et ce n’est qu’un au revoir !…

Cher Jean, tu nous répétais aussi que, dans la logique de l’Évolution, un comportement qui a réussi dans le passé est très utile à préparer l’avenir ! Quelle belle intelligence du futur tu nous offres, cher Jean, toi qui as reçu les personnes que tu accompagnais jusqu’à ta toute fin ‘ici-bas’. Merci de nous montrer sereinement la route du grand passage…

Peace and love!

Seigneur n’est pas saigneur

« Ce n’est pas la souffrance de Jésus qui sauve, c’est l’amour avec lequel il a vécu cette souffrance ! c’est tout autre chose » (Yves Congar).

La violence, même dans ses formes légitimées, nous éloigne du Royaume d’Amour qui vient par l’amour dont font preuve les victimes des violences dont sont capables les hommes.

La violence qui n’a rien de divin a été désacralisée par ce Jésus de Nazareth qui a soigné jusqu’au bout au lieu de saigner…

Saint Étienne (fêté chaque 26 décembre) l’a pris au sérieux et l’a suivi : servir jusqu’à mourir. Il consolida ce chemin neuf, devenant le tout premier diacre et premier martyr après Jésus…

« De la pierre qui te perce
à la pierre qui transperce,
tu vois venir la mort,
Étienne le fort.
Et dans le temps qu’elle pardonne,
ton âme au Seigneur s’abandonne »
(hymne de l’Office des Laudes à la saint Etienne).

La première personne à m’avoir souhaité une bonne fête ce matin a été une femme africaine. Voici notre échange :

lama sabachthani

Le Psaume 22 commence par
« Eli, Eli, lama sabachthani » (en araméen 
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu
abandonné ? ») et ce psaume 22 se termine
par un ancrage dans la confiance
en ce Royaume de justice qui vient…

Ce psaume descend dans la détresse de l’abandon
jusqu’au verset 19 : « Ils se partagent mes
vêtements, ils tirent au sort ma tunique ».
Et au verset 20, le psaume bascule
dans un cri de confiance en l’Éternel…
Voilà pourquoi Jésus
reprend ce psaume sur la croix
(Mt 27,46 et Mc 15,34).

Noël et Pâques même combat :
fin des combats…

Lavant l’Avent, confiance en l’Amour
qui nous prie de regarder nos guerres
en amont des catégories ‘amis – ennemis’ !

Bonne fête de l’Assomption !

Marie vit l’Assomption, c-à-d qu’elle a la joie d’être au Ciel assumée corps et âme, toute entière, accueillie dans le Royaume sans aucun obstacle au point qu’elle a été immédiatement ressuscitée, son corps transfiguré. Notre vocation à tous est de répondre par un « oui, fiat » qui lève tous nos obstacles… Cette fête me nourrit en m’invitant à lever mes propres obstacles. Que nos « oui » soient « oui » ! Bonne fête de l’Assomption !

« N’est-ce pas la vie, quand on va à la Source de la vie ? et que, de la vie, on puise la Vie éternelle dans un flux incessant ? Avant son départ, la Vierge mère a déjà bu à cette source inépuisable pour que, dans son passage même, elle ne fût pas touchée par le goût de la mort, même le plus léger. C’est pourquoi en sortant, elle a vu la Vie, si bien qu’elle ne vit pas la mort. Elle a vu son Fils, si bien qu’elle ne souffrit pas de la séparation de la chair. S’élançant donc, libérée, dans une si bienheureuse vision et se désaltérant au visage, si désiré, de Dieu, elle trouve les vénérables habitants du ciel prêts à la servir et à la conduire » (Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque).

Dans une petite ville du Sud-Ouest de la France, un enfant naquit le 27 novembre 1944 : Gilles Bouhours. À peine âgé d’un an, il échappa miraculeusement à la maladie grâce à l’intercession de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Mais ce n’était là que le prélude à un destin hors du commun.

À trois ans, l’âme déjà brûlante de ferveur, il annonça à son père, d’un ton candide et assuré :

— La Vierge m’a confié un message… Je dois le porter au Pape.

Personne ne prit au sérieux les paroles de l’enfant. Mais deux années durant, il répéta inlassablement sa mission. Et lorsque sa mère, intriguée, voulut connaître le contenu de ce message, il répondit simplement :

— Maman, il n’est pas pour toi. Il est pour le Pape.

En 1949, les voisins, émus par tant de persistance, offrirent le voyage à Rome. Le père s’interrogeait : comment se présenter aux portes du Vatican pour expliquer qu’un garçonnet de cinq ans avait un message céleste à délivrer ? Pourtant, à peine arrivés, un émissaire du Pape les cherchait déjà.

Le 10 décembre 1949, Gilles fut conduit seul auprès de Pie XII. L’audience dura une heure — un temps prodigieux — et lorsqu’il raccompagna l’enfant, le Saint-Père déclara à son père :

— Depuis longtemps, je demande au Ciel un signe clair avant de proclamer un dogme. Votre fils vient de me l’apporter.

Le contenu exact resta secret, mais le Pape confia qu’il s’agissait de la révélation que la Sainte Vierge, après sa vie terrestre, fut élevée au Ciel en corps et en âme. Moins d’un an plus tard, le 1er novembre 1950, le Dogme de l’Assomption était proclamé.

Dès lors, Gilles ne vécut plus que pour Jésus et Marie. Autorisé à communier dès quatre ans, il priait avec la ferveur d’un moine, célébrait de petites « messes blanches » dans un autel improvisé, et prêchait des sermons d’une profondeur surprenante pour un enfant. Sa soif de l’Eucharistie ne connaissait ni froid ni fatigue.

Mais le Ciel, qui l’avait envoyé, le rappela jeune. En février 1960, une mystérieuse maladie l’emporta en deux jours. Avant de mourir, il rassura :

— Je vais mourir, mais ne pleure pas. Je suis bien et heureux.

Il s’éteignit à quinze ans, laissant sur sa tombe les mots qu’il avait choisis :

« Aimez Dieu et la Sainte Vierge. Offrez-leur toutes vos souffrances et ainsi vous retrouverez la paix de l’âme ».

Le présent m’attend / me tend les bras

Je me suis désolé du passé
comme si c’était un œuf cassé.
J’ai entouré l’avenir comme un œuf couvé.
Puis j’suis tombé sur l’œuf de Pâques : re(s)suscité,
le présent m’attend / me tend les bras, émerveillé.
(Je me suis inspiré de Paul Éluard).

Une poule est un artifice étrangement neuf
qu’utilise un œuf pour produire un autre œuf.
(Je me suis inspiré d’Umberto Eco).

Si l’amour est un œuf bien frais,
le mariage est un œuf bien dur !
et le divorce un œuf plutôt brouillé ?
(Je me suis inspiré de Père d’Oliban).

Oeuf de Pâques


Trump décide de faire une petite visite en Israël. Pendant un bain de foule à Jérusalem, il est pris d’un malaise cardiaque. On le transporte à l’hôpital mais il meurt pendant le trajet.

Les croque-morts proposent 2 possibilités aux diplomates qui l’accompagnent: « vous pouvez le rapatrier pour 50000 dollars ou vous pouvez le faire inhumer ici, en Terre Sainte pour seulement 100 dollars ».

Les diplomates américains se concertent pendant quelques minutes. Ils reviennent vers l’employé des pompes funèbres et lui disent : « Nous voulons le rapatrier ».

Celui-ci est très étonné et demande : pourquoi dépenser 50000 dollars pour le rapatrier alors que vous avez la merveilleuse possibilité de l’enterrer en Terre Sainte pour 100 dollars ?

Les diplomates américains répondent : « il y a très longtemps, un homme est mort ici, puis enterré ici. Et trois jours après, il était ressuscité. C’est un risque que nous ne pouvons vraiment pas prendre ! »

L’amour véritable de notre être profond

« Aimer, c’est avoir accordé tous ses organes, toutes ses cellules et toutes ses facultés pour qu’ils vibrent à l’unisson dans la lumière et dans la paix.

L’amour véritable est un état de conscience indépendant des êtres et des circonstances. Celui qui a atteint cet état de conscience sent que tout son être est imprégné de fluides divins et tout ce qu’il fait est une mélodie » (Omraam Mikhaël Aïvanhov).

Tiré de : « Vous comprendrez ce qu’est véritablement l’amour quand vous cesserez de le considérer comme un sentiment. Le sentiment est obligatoirement sujet à des variations selon qu’il s’adresse à telle ou telle personne, alors que l’amour véritable est un état de conscience indépendant des êtres et des circonstances.

Aimer, ce n’est pas avoir un sentiment pour quelqu’un, mais vivre dans l’amour et faire toute chose avec amour : parler, marcher, manger, respirer, étudier avec amour… Aimer, c’est avoir accordé tous ses organes, toutes ses cellules et toutes ses facultés pour qu’ils vibrent à l’unisson dans la lumière et dans la paix.

L’amour est donc un état de conscience permanent. Celui qui a atteint cet état de conscience sent que tout son être est imprégné de fluides divins et tout ce qu’il fait est une mélodie » (Omraam Mikhaël Aïvanhov).