L’Épiphanie dans tous les sens / l’essence ?

En littérature, « épiphanie d’une réalité » se dit d’une prise de conscience soudaine et lumineuse de la nature profonde de cette réalité : on parle d’une épiphanie de la musique, de l’épiphanie d’une amitié…

Dans son sens philosophique, « épiphanie » convient pour l’expérience d’une personne qui découvre une nouvelle information ou expérience, souvent insignifiante en elle-même, qui illumine de façon fondamentale l’ensemble. C’est voir la chose dans son intégralité, après avoir rassemblé toutes les pièces du puzzle ; genre Archimède s’écriant « Eurêka / J’ai trouvé ».

Fêter l’épiphanie, le 6 janvier, serait-ce donc célébrer la joie que les pièces du puzzle biblique sont désormais toutes assemblées ? Les mages, en quête du sens premier de la vie, partent de chez eux, quatre à quatre. Les voici à côté d’un bœuf et d’un âne, pour reconnaître et honorer le Fond de l’être, que ce bébé incarne si bien et que nous pouvons percevoir, en déployant notre stéthoscope divin, avec ses antennes célestes et capteurs terrestres…

Bonne fête de l’Épiphanie…

Âne né bis-sextile

C’est parti, nous serons bis-sextiles
cette année sexy-tilt :
trois-six-six bons jours ;
crois, si si bonjour !

« Dieu à double visage,
c’est de toi que part l’année pour s’écouler sans bruit.
toi qui, sans tourner la tête, vois ce que nul autre dieu ne peut voir,
montre-toi propice aux chefs dont l’active sollicitude donne le repos
à l’Océan et la sécurité à la terre, qui nous prodigue ses trésors.
Montre-toi propice à tes sénateurs, au peuple romain,
et, d’un signe, serre les portes de ton candide sanctuaire »
(Ovide pas odieux quand il prie
au dieu Janus pas au vide ?).

« L’univers est un parchemin,
un endroit et un envers.
Ce côté-là, c’est le mien.
C’est sur celui-là que j’erre.
Et ce temps qui nous transperce,
ces illusions qui nous bercent,
n’ont pas le même pourquoi
sur l’envers et sur l’endroit »
(l’astrophysicien Jean-Pierre Petit brodant sur son modèle de Janus).

Voici une vidéo avec des scènes
qui m’ont tant émerveillé
que je partage :
https://www.facebook.com/reel/289809510638396
Images jointes prises de là.

Journée mondiale de la paix

« Les développements technologiques qui ne conduisent pas à une amélioration de la qualité de vie de l’ensemble de l’humanité, mais qui au contraire exacerbent les inégalités et les conflits, ne pourront jamais être considérés comme un véritable progrès » (Pape François, Intelligence artificielle et paix, 57ème journée mondiale de la paix célébrée le 1er janvier 2024).

Banané 2024, vou zot tou !
Et-tiennent chauds-mets
pour vous les servir…

« Mari chouette les veillées » : en créole mauricien, « mari » est un adverbe qui signifie « très »   / « tellement ». Exemples : « Mari top ça », « Mari bon ça », « Mari loin ça ».

Saint-Sylvestre ET Sainte Famille

Bonnes fêtes de la Saint-Sylvestre
et de la Sainte Famille,
avec les mages d’Orient = d’Est !

Dans l’image, encore un dernier
anagramme 23 pour la route 24 !

Nota Bene : Profitons car le fait que ces deux fêtes tombent le même jour n’arrive que 11 à 12 fois dans une vie de 80 ans : 1967, 1972, 1978, 1989, 1995, 2000, 2006, 2017, 2023, 2028, 2034, 2045, 2051, 2056, 2062, 2073, 2079, 2084, 2090, 2102 ; c-à-d tous les 5, 6 ou  11 ans ! Amazing, non ?).

Du 31 au 1er…

Je me mets sur mon 31 pour ma dernière occasion en 2023
de faire des commentaires potaches à propos de cette image :

1) Lundi, nous percevons dimanche loin…
Dimanche, nous percevons lundi proche !
Le 31 décembre, nous percevons le 1er janvier tout proche.
Le 1er janvier, nous percevons le 31 décembre bien loin…
C’est notre perception linéaire du temps,
tournés que nous sommes vers l’avant ?

2) Rétroviseur sur nos traditions anciennes :
« nous macquerons » signifie, en vieux français,
« nous romprons le chanvre ou le lin
pour les rendre propres à être teillés ».
Teiller ou tiller = débarrasser de la tille,
détacher le filament du chanvre ou du lin,
en brisant la chènevotte.
Chènevotte = moelle du chanvre,
partie ligneuse du chanvre
dépouillée de son écorce…
Et oui…

3) Connaissez-vous la différence entre les suffixes « -iste » et « -ien » ? Marc Arabyan situe son origine dans les guerres de religion entre Papistes, Calvinistes et Luthériens. Par exemple, les gaullistes / sarkozistes, etc., sont des militants en guerre, des partisans vindicatifs, en conquête ; les gaulliens / sarkoziens, etc., évoluent dans un état plus apaisé et stable. « -ien » est d’usage pour désigner le mouvement dans sa maturité, le courant de pensée établi.

Je nous souhaite moelleuses chènevottes,
sous nos écorces endurcies, que nous soyons
anti ou pro-macronistes/macroniens…

Le saurien, Lacoste l’accoste, n’en sort rien

Savez-vous que René Lacoste, champion de tennis, fit fortune en s’associant à celui qui inventa la maille et en se mariant à la championne de golf Simone Thion de La Chaume ? La jeune Compagnie Lacoste se mit ainsi araignée à-régner sur les terrains et de tennis et de golf.

Le saurien qui lui sert de logo vient d’un pari (« je t’offre cette valise en croco vert si tu gagnes ce match »). Il le perdit mais montra une telle ténacité à ne jamais lâcher qu’il fut surnommé l’alligator.

Lacoste et saurien, même combat !

Au creux de la nuit, au solstice d’hiver

C’est la cure d’hiver.

Le froid invite la sève des arbres à retourner aux racines.
La nuit prie l’attention de descendre des yeux
vers ce qui ne se voit pas d’habitude.
Émerge lentement ce qui EST (l’été,
c’est souvent enfoui, caché sous la surface).
La nature vit un retour à l’essence-Ciel de sa Terre.
Sa vraie nature se révèle dans les profondeurs, à l’intérieur.

Car seul le cœur de mon cœur peut embrasser tout ce que je suis,
avec un amour inconditionnel,
sans rejeter les aspects de moi
que d’autres parts en moi n’aiment pas…

Le sapin de Noël

Tout arbre, par ses racines et ses ailes, nous invite à célébrer l’alliance Ciel-Terre qui nous constitue et qui nous traverse.
Le sapin, lui, apporte sa touche spéciale avec sa forme pyramidale : ne nous invite-t-il pas à nous élancer et à nous affiner dans notre élan vers les cieux ?…
Contenant la pyramide des besoins de Maslow, le sapin représente notre progression humaine, partant de la base vers le sommet : besoins physiologiques > besoins de sécurité > besoins d’appartenance et d’amour > besoins d’estime > besoins d’accomplissement de soi.
Balisent-elles ce chemin de réalisation de soi, les décorations sur le sapin de Noël, illuminé par les boules telles les corps célestes (soleil, lune, étoiles) ? Et, à la pointe de l’arbre, est-ce l’étoile reliée au zénith qui symbolise le retour de la lumière ?

Quand la déco du sapin de Noël
est une œuvre collective,
dit-elle notre unité
dans nos diversités /
dans nos divers Cités
(oh oh oh
Santa Klaus écho
pas clos…) ?

Prendre le temps pour ce passage de 2023 à 2024

Sous les festivités de surface,
je choisis de passer de 2023 à 2024
en prenant un temps de retraite.
Regarder ce passé proche, repérer
ce qui intoxique, dont il est bon de me débarrasser ;
ce qui est mort, dont il est bon de faire le deuil :
lâcher, accepter la perte ;
mes illusions que je peux regarder et laisser se consumer…
 
Prendre le temps de respirer dans un espace aéré,
admirer les pousses naissantes au ras de ma terre quotidienne ;
s’ouvrir aux renouveaux qui pointent
sous les décombres de mes morts ;
accueillir le neuf qui en vaut la peine et la priorité,
aligné à ma vérité profonde…