Grâce à la sagesse de notre inconscient, nous « choisissons » un.e partenaire susceptible de rejouer avec nous dans le présent notre drame fondamental du lointain passé.
Nous tombons amoureux d’un.e qui a résolu partiellement le drame en développant des qualités auxquelles nous-même avons dû renoncer, petit.e, pour être ajustés à l’amour imparfait de nos parents.
Nous allons nous combler l’un.e l’autre dans la phase attractive.
Nous allons nous blesser, nous dégoûter dans la phase répulsive.
Nous sommes ensemble pour devenir adultes : chacun.e peut guérir, récupérer les talents qu’il a du sacrifier, petit.e.
À l’époque, nous avons eu du génie à construire ce programme de survie. Aujourd’hui, devenus adulte, notre génie est de découvrir comment lâcher nos programmes devenus obsolètes et goûter à la plénitude de cœurs réconciliés avec leur histoire.
De la pax romana à la pax americana, en passant par les pax francesca et britannica, « la civilisation trace des chemins droits, mais les chemins tortueux sans profit sont ceux-là même du génie » (William Blake, Le mariage du ciel et de l’enfer).
« Ne perdez jamais confiance, ne cédez jamais au découragement : le pouvoir de l’amour du Christ crucifié et ressuscité est plus grand que tout mal dont l’homme pourrait ou devrait avoir peur » (Jean-Paul II).
« Connaître sa propre ombre est la meilleure méthode pour vivre avec l’ombre des autres » (Carl Jung).
Affre : grande peur, extrême frayeur, terrible effroi.
Deux exemples dans la lis-tes-ratures : « …Et le soleil, rouge de colère, court après la lune qui, pâle d’affre, s’enfuit » (Marcel Arnac, Le Brelan de joie, 1946).
« La ville tentaculaire ? Quel océan, ses cœurs ! quel orage, ses nerfs ! Quels nœuds de volontés serrés en son mystère ! Victorieuse, elle absorbe la terre ; Vaincue, elle est l’affre de l’univers : Toujours, en son triomphe ou ses défaites, Elle apparaît géante et son cri. Et son nom luit, Et la clarté que font ses feux dans la nuit Rayonne au loin, jusqu’aux planètes ! » (Émile Verhaeren, Les villes tentaculaires, 1895, p. 116-117).