gourmandise

« La gourmandise est le vice
des cœurs qui n’ont pas d’étoffe.
L’âme d’un gourmand
est toute dans son palais.
Dans sa stupide incapacité,
il n’est qu’à table à sa place,
il ne sait juger que des mets »
(Jean-Jacques Rousseau, Pensées d’un esprit droit, 1826 (ouvrage posthume)).

« La gourmandise exagère nos
besoins réels et en crée de factices. 
Elle prépare le malheur de l’individu
et la ruine de la société »
(Paul Belouino, Des passions, 1844).

Sécurité et tendre douceur

« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS  (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).

Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.

On peut s’amuser, à la mode des Anciens :

invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !

L’ictus frappe, l’invictus se relève…

Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !

Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…

Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…

la vie réveillée et en éveil à la pointe de l’aube

Quelle joie de communier aux mots de Thoreau quand il partage son expérience de la première heure de chaque jour : il n’y a pas d’heure plus sacrée que cette heure aurorale. C’est l’heure par excellence où les sens et l’esprit échappent à la torpeur quotidienne ; une vie réveillée à la pointe de l’aube, où le léger bourdonnement d’un moustique en train de faire tout le tour de la cabane est reconnue comme une épopée héroïque pas moindre que celle d’Ulysse dans les yeux d’Homère ; cette vie en éveil qui reconnaît à l’instant présent la majesté de la grandeur cosmique, insufflée par le Vivant aussi minuscule soit-il.

Voici les mots mêmes de Thoreau, lui qui chercha à « expérimenter la vie » dans une cabane en bois (pendant 2 ans, 2 mois et 2 jours) : « Le léger bourdonnement du moustique en train d’accomplir son invisible et inconcevable tour dans ma cabane à la pointe de l’aube, lorsque j’étais assis porte et fenêtre ouvertes, me causait tout autant d’émotion que l’eût pu faire nulle trompette qui jamais chanta la renommée. C’était le requiem d’Homère ; lui-même une Iliade et Odyssée dans l’air, chantant son ire à lui et ses courses errantes. Il y avait là quelque chose de cosmique ; un avis constant jusqu’à plus ample informé, de l’éternelle vigueur et fertilité du monde. Le matin, qui est le plus notable moment du jour, est l’heure du réveil. C’est alors qu’il est en nous le moins de somnolence ; et pendant une heure, au moins, se tient éveillée quelque partie de nous-même, qui tout le reste du jour et de la nuit sommeille.

[…] Les Védas disent : « Toutes intelligences s’éveillent avec le matin. » La poésie et l’art, et les plus nobles comme les plus notables actions des hommes, datent de cette heure-là » (Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, 1854).

Dans ce cabanon, Thoreau avait l’intention d’expérimenter ce qu’offre d’une part une simplicité volontaire et d’autre part un laboratoire effervescent de vie intérieure. Il y donna priorité à cette aube intérieure qui laisse partir les fumées d’une vie superficielle, s’ancre dans le fond solide & rocheux du Réel essenceCiel et plonge dans le feu de son cœur…

Bons choix de vie, bonne sagesse à chacun.e de nous !

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« Ainsi parle le Seigneur :
Ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s’écroule ;
je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines,
je la rebâtirai telle qu’aux jours d’autrefois…
Les montagnes laisseront couler le vin nouveau,
toutes les collines en seront ruisselantes »
(Amos 9,11).

« On met le vin nouveau
dans des outres neuves »
(Matthieu 9,17).

sieste requinKant

« Deux choses remplissent le cœur d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s’y attache et s’y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi » (Emmanuel KANT, Critique de la raison pratique).

« Le bonheur est un idéal non de la raison mais de l’imagination » (Emmanuel KANT, Fondements de la métaphysique des mœurs).

« Parfois, de loin en loin, quand la nuit est vraiment belle, j’entends un rire lointain […] et me voilà requinqué (Camus, Chute).

« On reconnaît le rouquin aux cheveux du père
et le requin aux dents de la mère »
(Pierre Desproges, Dictionnaire superflu).

Souffle à couper le souffle

Respirer, c’est anodin ; cela se fait si banalement souvent, sans même s’en rendre compte. …Et pourtant c’est si joliment vital.

Ce matin, une amie m’a invité à respirer consciemment et amoureusement. Merci à toi, l’âme-mie, pour ton partage en douceur / douce heure qui me souffle, de coeur à coeur, une proposition qui me fait sortir d’une peur qui ne soufflait mot en moi… Ton partage m’a saisi – à couper le souffle – : « cesse de te couper du Souffle ». Ta suggestion me donne un si doux second souffle !

Quels déploiements intérieurs lorsqu’en âme et conscience, j’accueille chaque inspiration comme le don précieux / préCieux de la vie, lorsque je vis chaque expiration comme un grand merci, lorsque chaque bouffée d’air résonne comme un grand oui d’Alliance qui me remplit le cœur, l’âme et l’Esprit.

Sieste bienfaisante

De nombreuses études en neurosciences et médecine du sommeil montrent que la sieste accroît la concentration, la mémorisation, la créativité, la performance cognitive et les performances sportives. Une sieste de 20 minutes peut offrir des bienfaits comparables à un cycle de sommeil nocturne de 90 minutes.

Plus nous apprenons à écouter notre corps, plus la sieste viendra à point et sera de la bonne durée pour lui (il s’agit de ne pas commencer un cycle de nuit).

Pour ma part, quel bonheur ces doux plongeons dans des états de conscience modifiée jusqu’au rêve régénérant et inspirant…

Exemples d’études parues : en 2024, dans la Revue du Praticien et une autre par la Fondation pour la Recherche Médicale ; en 2022, étude parue par la Fondation Ramsay Santé, dans la Revue de littérature. En 2020, l’Université de Lyon montra que la sieste consolide les apprentissages des jeunes enfants.

Réveillon réveillons rêve ayons

1/1/2026
Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas…
J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement.
Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir…
J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs.
Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière.
J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ;
les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ;
tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées,
celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ;
me rencontrer peu à peu dans la curiosité
de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant,
comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte
des couches durcies, épaissies,
comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement
y entrer, traverser et éclairer…

J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent,
alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé,
les échecs des dernières années,
et d’autres élans fuyant vers demain…
Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect
mes parts porteuses de celles-ci,
avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident,
avec une ouverture qui n’attend rien.
Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions,
Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement
et de goûter les bienfaits que cela nous procure,
savourer les détentes…

Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur,
je me suis relié aux personnes
qui sont apparues alors
dans mon esprit et dans mon cœur ;
et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles
ajustés envers mes proches et mon prochain.

Paix et joie, confiance et espérance !
Bonne année 2026…