Je viens de passer à Goma pendant mon séjour dans la Région des Grands Lacs et je relaie ici fidèlement les points de vue de 5 habitants de Goma.
Points positifs : c’est la fin des vols à main armée. Nous étions visités quasi chaque semaine dans des cambriolages parfois très violents. C’est maintenant la sécurité. En outre, la ville est beaucoup plus propre. Et la cohésion sociale entre ethnies est bonne. Nous en sommes positivement surpris…
Points négatifs : nous avons perdu nos emplois, nous sommes à la maison (mécanismes de survie et résiliences par un petit poulailler / culture de mon jardin). Les Institutions nationales sont inopérantes, l’aéroport est fermé, comme les banques (tout l’argent ayant été envoyé à Kin). Notre argent sur un compte en banque n’est pas accessible. Financièrement, c’est très dur. La facture d’électricité a été multipliée par 4. Les taxes augmentent et se multiplient.
« Un livre sans point, aux phrases ininterrompues, crée une impression de rhapsodie congolaise. En incitant à poursuivre la parole, la virgule est la ponctuation-reine. La parole est dans la virgule et les silences » (Alain Mabanckou).
« Le ‘oui’ de Dieu a besoin du nôtre pour obtenir son effet » (Maurice Zundel).
Que brûle en toi le feu de l’Amour au point de t’illuminer et de devenir lumière pour tes proches et prochain !
(Personnellement, au Rwanda, je me suis mis en route pour 4 jours de marche par monts et par vaux de ce pays aux mille collines, jusqu’à Kibeho : l’écoute par les pieds du Vivant vibrant !)
« Il vaut mieux danser sur l’herbe ou sur la fougère que d’être malheureux dans un palais » (Fénelon, 1718).
« Si j’avais en charge l’éducation des enfants d’un pays, je commencerais par les faire danser et chanter tous les matins » (Yehudi Menuhin, 1996).
« La rumba raconte l’histoire de ces peuples qui ont souffert, mais qui ont, dans leur souffrance, cherché à rester debout. La rumba est une musique d’évolution qui vous traverse les tripes » (Alain Mabanckou, 2025).
« Fais que le rêve dévore ta vie afin que la vie ne dévore pas ton rêve » (inspiré de Antoine de Saint-Exupéry qui aurait dit, lui : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité », +/- 1937).
Voici une présentation brève (45 minutes) de la méthode C-R-I-T-E-R-E ® :
Développant l’art de conclure des accords à partir de nos désaccords, cette méthode articule les compétences de communication vraie et de négociation efficace, au sein d’un cadre de droit ajusté. Elle est une synthèse originale et novatrice des techniques reconnues pour leur efficacité en communication et en négociation. Elle donne ainsi accès aux meilleurs acquis des recherches dans ces domaines, en les appliquant d’une manière claire et précise à nos relations de tous les jours.
De nombreuses études en neurosciences et médecine du sommeil montrent que la sieste accroît la concentration, la mémorisation, la créativité, la performance cognitive et les performances sportives. Une sieste de 20 minutes peut offrir des bienfaits comparables à un cycle de sommeil nocturne de 90 minutes.
Plus nous apprenons à écouter notre corps, plus la sieste viendra à point et sera de la bonne durée pour lui (il s’agit de ne pas commencer un cycle de nuit).
Pour ma part, quel bonheur ces doux plongeons dans des états de conscience modifiée jusqu’au rêve régénérant et inspirant…
Exemples d’études parues : en 2024, dans la Revue du Praticien et une autre par la Fondation pour la Recherche Médicale ; en 2022, étude parue par la Fondation Ramsay Santé, dans la Revue de littérature. En 2020, l’Université de Lyon montra que la sieste consolide les apprentissages des jeunes enfants.
Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire
À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L’été taille la nue au tablier des anges Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le cœur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L’enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août
J’ai retiré ce radium de la pechblende Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa
« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).
« Vous savez bien que les comédiens sont immortels À quoi bon vous crier ce qui ne peut s’écrire Que je le porte en moi ce séisme d’aimer Rien ne peut s’arranger ni s’éteindre avec l’âge La neige des cheveux n’éteint pas le volcan Ô long brasier cruel, les loups intérieurs me dévorent Jusque dans le sommeil où me perce en plein rêve Leur dent la seule vérité De vos fauteuils d’orchestre entend-on la chamade Au fond de l’âme et sous le carton peint du masque L’homme de douleur Ici se pose à moi la question de moi-même J’entends ma voix parler comme si J’étais l’acteur alors Que je suis les acteurs À la fois et vers eux les oreilles de l’ombre Non pas un spectateur mais l’œil Multiple de tous ceux que le spectacle tient Les prisonniers du spectacle et rarement l’un d’eux S’évade en claquant son fauteuil À vrai dire ni spectateur ni Acteur mais l’un et l’autre ainsi Que dans l’amour le couple et dans L’eau mon visage profond est celui de l’abîme et si… » (Louis Aragon, La nuit est à l’étroit, dans son amour passionné pour Elsa Triolet, aussi douloureux que des loups dévorant l’âme, aussi inextinguible qu’un incendie brûlant).