« Il y a une fissure en toute chose. C’est par là qu’entre la lumière » (Leonard Cohen).
« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » (Marcel Proust).
« Les illusions nous rendent le service de nous épargner des sentiments pénibles et de nous permettre d’éprouver à leur place des sentiments de satisfaction » (Freud).
Belle ressemblance phonétique des verbes ‘ouïr’ et ‘jouir’ mais elle est fortuite ; elle est un accident du français :
ouïrvient du latin audīre(« entendre » ; percevoir par l’ouïe),
jouirprovient du latin gaudēre(« se réjouir »).
« J’ouïs » est au passé simple.
Raymond Devos (1922 – 2006) :
« Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe « OUÏR ». Le verbe ouïr, au présent, ça fait : J’ois… j’ois… Si au lieu de dire « j’entends », je dis « j’ois », les gens vont penser que ce que j’entends est joyeux alors que ce que j’entends peut être particulièrement triste. Il faudrait préciser : « Dieu, que ce que j’ois est triste ! » J’ois… Tu ois… Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit… Oyons-nous ? Vous oyez… Ils oient.
C’est bête ! L’oie oit. Elle oit, l’oie ! Ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle ? Si au lieu de dire « l’oreille » on dit « l’ouïe », alors : l’ouïe de l’oie a ouï. Pour peu que l’oie appartienne à Louis : « L’ouïe de l’oie de Louis a ouï. » « Ah oui ? Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? » « Elle a ouï ce que toute oie oit… » « Et qu’oit toute oie ? » « Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu’elle oit, l’oie !… »
Au passé, ça fait : J’ouïs… J’ouïs ! Il n’y a vraiment pas de quoi ! »
« Je ne peux diriger le vent, mais je peux ajuster mes voiles. Être présent, c’est vivre cette liberté capable de s’ajuster à la distance de l’autre » (inspiré de Confucius).
Je ne peux créer à partir de l’Absolu. Mais j’aime absolument participer à la création…
Je viens d’animer un atelier sur notre système nerveux autonome, avec lequel nous pouvons grandir en familiarité. 1) Quand je suis stressé, activé, mobilisé, je peux en conscience respirer ventralement avec une expiration prolongée plus longue que l’inspiration => mon système nerveux est encouragé à ralentir le cœur, pour revenir à un calme profond. 2) Quand je me sens engourdi, flottant, embrumé, figé, que mon énergie est basse, je peux en conscience respirer ventralement avec une inspiration prolongée plus longue que l’expiration => tout mon être est énergisé et je me remets en mouvement, pour sortir de la léthargie.
Je peux visualiser un frein de bicyclette qui 1) freine pour ralentir en dévalant la pente, 2) relâche le frein et remettre de la vitesse. Je peux encore joindre le geste physique de tenir mon guidon et de jouer avec mon frein, tout en accompagnant ma respiration et mon image à l’esprit…
« On aura beau informatiser et normaliser ; chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique, sa stratégie, ses sésames, ses secrets » (Nicolas Bouvier).
« Les communautés, pour prospérer, ont besoin de bibliothèques dont les préoccupations dépassent leurs bâtiments et les livres qu’elles contiennent. Elles doivent être des centres d’apprentissage et des catalyseurs du développement numérique » (David Lankes).
Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux que de choisir un camp contre un autre, que de brandir des drapeaux partisans ? Ne sont-elles pas au top quand elles intègrent les parts de vérité des uns et des autres et servent notre bien commun ?
Et nos consciences ne sont-elles pas au top quand elles saisissent en profondeur ce qui relie les êtres humains dans leur commune fragilité plutôt que dans leurs apparentes puissantes forces d’oppositions ?
Par temps de canicule, porter des vêtements en fibres naturelles (coton, lin ou bambou) permet de respirer mieux que les synthétiques + se rafraîchir avec une serviette humidifiée et refroidie avec un bloc sortant du congélateur…
« Alors ils ont éteint, d’un geste de prophètes, Le soleil de justice et les lampes des fêtes. Et l’on vit s’avancer, dans l’ombre, à petits pas, La peur aux doigts crochus et le mensonge gras » (Victor Hugo, poème Les Ténèbresdans Les Châtiments, 1853).
« Deux choses remplissent le cœur d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s’y attache et s’y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi » (Emmanuel KANT, Critique de la raison pratique).
« Le bonheur est un idéal non de la raison mais de l’imagination » (Emmanuel KANT, Fondements de la métaphysique des mœurs).
« Parfois, de loin en loin, quand la nuit est vraiment belle, j’entends un rire lointain […] et me voilà requinqué (Camus, Chute).
« On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère » (Pierre Desproges, Dictionnaire superflu).
« Prier pour ceux qui vous persécutent n’est pas une faiblesse morale, c’est une exigence radicale de l’Évangile. Le Christ ne propose pas une simple attitude de tolérance, mais une transformation du cœur capable de traverser l’injustice sans se laisser corrompre par elle.
La prière pour l’ennemi arrache l’âme à la logique de la vengeance. Elle empêche la blessure de devenir haine, et la haine de devenir identité. Celui qui prie pour celui qui le persécute refuse d’être intérieurement gouverné par le mal qu’il subit.
Dans la tradition catholique, cette prière n’absout pas le péché de l’autre ni ne nie la justice, mais elle place la situation devant Dieu, unique juge des cœurs. Elle libère celui qui prie d’un poids spirituel lourd : celui de porter lui-même la rétribution.
Peu à peu, elle purifie le regard. Elle permet de voir l’autre non seulement comme un adversaire, mais comme une personne capable de conversion. Et elle protège le cœur du durcissement intérieur, qui est souvent le premier fruit de la rancune prolongée. Ainsi, prier pour ceux qui persécutent, c’est choisir la liberté intérieure, la stabilité du cœur et la fidélité à l’amour du Christ, même au milieu de l’injustice » (Pape Léon XIV).