Pour moi, être seul en voyage, ce n’est pas renoncer au lien, c’est avec moi d’abord me sentir bien.
La solitude choisie est un lieu, un lieu que j’ouvre en moi pour respirer, me déposer, créer, un lieu où je peux me relier en vérité, sans le bruit du monde, sans détour, sans masque.
Prendre le temps d’écouter ce qui bouge en moi, à l’intérieur, sans réagir… et avant d’agir ! Marcher à mon rythme… Choisir les rencontres comme les espaces dont j’ai besoin pour me retrouver, parfois me relever.
La solitude choisie, un manque ? Un territoire sacré ! et une manière d’habiter ma deuxième vie aussi…
C’est ce que j’ai écrit en entendant un partage de Céline Fauche que je reprends pour l’essentiel.
NB : Me voici en route vers la Région des Grands Lacs pour animer diverses sessions…
« Je ferme les yeux et j’entends alors les mots millénaires du Talmud, qui sont ceux aussi du Coran : « qui sauve une vie, sauve l’humanité entière ». Dans la nuit du désastre et de l’horreur de notre humanité, […] nos gorges deviennent des puits asséchés d’avoir trop hurlé contre le vent. L’écho ne nous renvoie que le silence… …Et… nos pupilles, depuis des millénaires ont appris à se dilater jusqu’à percevoir les contours du possible, là où d’autres ne voient que ténèbres. Dans la nuit la plus noire, nos yeux voient, et dans nos cœurs, veille l’étincelle du possible » (Rachid Benzine, Droit dans les yeux de la Grande Librairie (24/9/2025), avec son roman L’homme qui lisait des livres : « « N’y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d’une vie. Celle de tout un peuple, parfois », murmure le libraire qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie. Dans un monde où les bombes tentent d’avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l’habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit est la plus radicale des révolutions »).
« À chaque pulsation de mon cœur, il m’apparaît de plus en plus clairement que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrite en nous » (Etty Hillesum).
L’hégémonie américaine repose notamment sur le système du pétrodollar mis en place il y a 50 ans : 1974, les USA obtiennent de l’Arabie saoudite, en échange de sa protection militaire, que tout le pétrole soit vendu dans le monde en dollars américains. C’était indispensable pour la suprématie de la devise américaine sur la planète, avec tous les avantages que cela offre : les États-Unis ont assuré une dépendance structurelle du monde entier au dollar, ont pu financer leurs déficits en imprimant de la monnaie dont tout le monde a eu besoin, ont pu emprunter moins cher que tout le monde et acheter à l’étranger à moindre coût. Depuis les années 70, les USA ont pu ainsi exercer un pouvoir géopolitique décisif. Comme la plupart des transactions internationales sont passées par le système financier américain, les USA ont pu imposer des sanctions financières efficaces, bloquer des transactions, refuser à des banques étrangères l’accès au système SWIFT. Le dollar a été une arme géopolitique silencieuse mais redoutable car en période de crise mondiale, les capitaux ont été se réfugier dans le dollar, ce qui l’a renforcé ! Jusqu’ici, quand le monde a tremblé, l’argent a couru vers les États-Unis…
On comprend ainsi que depuis 50 ans, tout dirigeant d’un pays producteur de pétrole qui décide de « se libérer du dollar » a été brisé par les USA qui ne tolèrent pas que le pétrole soit tarifé en yuans chinois, en euros, en roubles… Exemples : Saddam Hussein annonça en 2000 que l’Irak vendra dorénavant son pétrole en euros. Aussitôt que les USA le firent tomber, la vente du pétrole irakien est revenue au dollar. Kadhafi fut aussi impitoyablement éliminé quand il déclara vouloir placer en 2009 le commerce du pétrole de la Lybie sous le « dinar or », monnaie fièrement africaine adossée à l’or.
« Se libérer du dollar » est une expression que répète depuis 2018 Maduro, le président du Venezuela, ce pays qui possède 20 % des réserves de pétrole prouvées (303 milliards de barils), loin devant tous les autres pays : cinq fois plus de pétrole que l’Irak et la Lybie réunis ! Maduro a systématiquement cherché le soutien des pays les plus engagés dans la dédollarisation mondiale : Chine, Russie, Iran, les BRICS… L’intervention américaine au Vénézuéla cherche à arrêter la dédollarisation mais il est probable qu’elle va l’accélérer. La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays, avec des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar.
Le Vénézuéla fournit moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis. La lutte contre le trafic de drogue est un épiphénomène mis en avant par Trump à des fins d’habillage idéologique du maintien de la Pax Americana. Ce post est un complément à celui que j’ai fait le 31 décembre 2025, 3 jours avant l’intervention militaire des USA pour capturer Maduro et exercer son emprise sur son pays : https://etiennechome.site/la-loi-du-plus-fort-%e2%89%a0-la-paix-veritable/.
« Chaque enfant qui naît est un miracle qui sauve le monde en y introduisant du neuf » (Hannah Arendt).
Quel est mon œuf neuf offert au monde ? Belle Épiphanie / illumination personnelle !
« N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa maison. Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10, 32-37). « Voici des versets d’Évangile étonnants, clivants, contradictoires avec le langage chrétien convenu, mais cependant bien réels et incontestables, même si d’aucuns souhaiteraient les effacer de la Bible et les nier. Pourtant, ils existent bel et bien, et ils sont très riches d’enseignements, et porteurs de consolation dans l’épreuve.
Voici donc Jésus qui ne se présente aucunement comme sur une rassurante image sulpicienne, sujet de concorde et de paix béate, mais bien au contraire comme un fauteur de trouble social et même familial, Prophète subversif et clivant. […] La foi donnée par Dieu n’est pas un agréable sédatif inoffensif ! Bien au contraire, celui ou celle que le Seigneur est allé chercher un jour, à sa guise, tout en arrière du troupeau de ses brebis, pour porter sa Parole de feu au monde, celui ou celle-là brûle intérieurement de l’Évangile, et après une lente maturation, atomise sa propre famille en se révélant au grand jour ! » (Véronique Belen, https://www.histoiredunefoi.fr/meditations-bibliques/16123-oui-je-suis-venu-separer-lhomme-de-son-pere-la-fille-de-sa-mere-la-belle-fille-de-sa-belle-mere-on-aura-pour-ennemis-les-gens-de-sa-maison-matthieu-1035-36).
Ce que la Révélation chrétienne nous apprend, c’est que 1) la violence n’écrase pas le mal, elle lui offre plutôt une victoire de plus ; 2) la force qui sauve du mal est d’un ordre radicalement différent que le fer de la lame de l’épée…
Ci-joint une image d’un archange aux traits féminins, accompagnant la méditation de Julie Dratwiak : « Ses ailes déployées, l’ange rappelle que la hauteur véritable naît d’une descente courageuse dans l’ombre. Sous son pied, le dragon cesse d’être maître, il retrouve sa juste place. Elle avance pieds nus sur la bête vaincue ; la peur n’a plus de trône. Et le mystère Et la victoire se disent ainsi, avec grâce, au point précis où le feu est rendu obéissant » (Julie Dratwiak, Le Jardin des Oeuvriers).
Sens de mon texte dans l’image : la rose conquiert les cœurs parce qu’elle attire, embellit, émeut, parfume et inspire. Pour ces changements magiques, elle ne passe pas par la conquête impériale et n’entraîne pas la roue infernale des années qui vont de mal en pire quand un empire s’accroche à son pouvoir de domination.
We speak of Pax Romana, Pax Mongolica, Pax Britannica, Pax Americana, etc., when international life enjoys a period of sufficient stability because one of its actors is powerful enough to impose its own law, punish transgressions, bring less powerful actors into line, and even directly interfere in conflicts between such secondary actors.
Such hegemonic peace is possible because of overwhelming military superiority. Throughout history, the strongest power has always developed a narrative legitimising its military domination and economic exploitation, highlighting the benefits of the peace it offers: the Romans secured the Mediterranean routes, the Mongols the Silk Road, the British the shipping lanes, the Americans global finance (the dollar = the global reference currency), the space lanes, and not to mention, the virtual pathways…
The hegemonic power uses its ideology of peace to claim the right to monopolise legitimate violence in the name of its civilising mission, and for the common good.
Of course, it is in our interest to look beneath the layers of ideological veneer and identify when invisible infrastructures function according to the law of the jungle; where “Nature” teaches that an Alpha male who has succeeded in imposing his order (established dominant disorder) can know in advance what his fate will be: when he is supplanted, he will pay dearly for what he has done to others. Such is the price to pay for peace through superiority rather than through negotiation between actors respected as equals in dignity and considered as equals in fundamental rights and duties, regardless of their physical, military or economic power. This utopia of equal dignity among actors inspired the creation of the UN, even as the world seemed to be emerging from the Second World War through a multilateralism based on the balance of terror… True peace is built century by century, step by step, overcoming the law of the strongest.
To hear two minor actors defending their own ideology in the present moment: https://www.youtube.com/watch?v=mLM1prACQ1Y. I am sharing this document to encourage us all to be critically aware of the ideological mechanisms of discourse, not to take a position for or against anyone… i am for the peace in the mutual respect!
On parle de Pax Romana, Pax Mongolica, Pax Britannica, Pax Americana, etc., quand la vie internationale jouit d’une période de stabilité suffisamment satisfaisante du fait qu’un de ses acteurs est assez puissant pour imposer sa propre loi, en punir les transgressions, mettre au pas les acteurs moins puissants que lui, au point d’interférer directement dans des conflits entre de tels acteurs secondaires.
Une telle paix hégémonique est possible à cause d’une supériorité militaire écrasante. Dans l’Histoire, à chaque fois, le plus fort développe un narratif légitimant sa domination militaire et ses exploitations économiques, en montrant les bienfaits de la paix qu’il offre : les Romains ont sécurisé les routes méditerranéennes, les Mongoles la route de la soie, les Britanniques les voies de navigation, les États-Uniens la finance mondiale (le dollar = la devise de référence mondiale), les voies de l’espace et j’en passe sur les chemins virtuels…
La puissance hégémonique se sert de son idéologie de paix pour revendiquer le droit à monopoliser la violence légitime, au nom de sa mission civilisatrice et pour le Bien commun.
Bien sûr, nous avons intérêt à regarder sous les couches des vernis idéologiques et repérer quand les infrastructures invisibles fonctionnent comme dans la loi de la jungle, là où « la Nature » enseigne qu’un mâle Alpha qui a réussi à imposer son ordre (désordre dominant établi), peut savoir à l’avance quel sera son sort : quand il sera supplanté, il paiera cash ce qu’il a fait subir aux autres. Tel est le prix à payer d’une paix par la supériorité et non par la négociation entre acteurs respectés comme égaux en dignité, considérés comme égaux en droits et en devoirs fondamentaux, indépendamment de leur puissance physique, militaire ou économique. Cette utopie d’égale dignité entre acteurs a inspiré la création de l’ONU, alors même que le monde semblait sortir de la Deuxième guerre mondiale par un multilatéralisme basé sur l’équilibre des terreurs… La paix véritable se construit de siècle en siècle, à petits pas, en dépassant pas à pas la loi du plus fort.
Pour entendre deux acteurs secondaires défendant leur propre idéologie dans le moment présent : https://www.youtube.com/watch?v=mLM1prACQ1Y. Je partage ce document pour nous encourager tou.te.s à une conscience critique sur les mécanismes idéologiques des discours, pas pour prendre position pour ou contre qui que ce soit…
1/1/2026 Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas… J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement. Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir… J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs. Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière. J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ; les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ; tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées, celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ; me rencontrer peu à peu dans la curiosité de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant, comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte des couches durcies, épaissies, comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement y entrer, traverser et éclairer…
J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent, alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé, les échecs des dernières années, et d’autres élans fuyant vers demain… Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect mes parts porteuses de celles-ci, avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident, avec une ouverture qui n’attend rien. Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions, Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement et de goûter les bienfaits que cela nous procure, savourer les détentes…
Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur, je me suis relié aux personnes qui sont apparues alors dans mon esprit et dans mon cœur ; et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles ajustés envers mes proches et mon prochain.
Paix et joie, confiance et espérance ! Bonne année 2026…
« …bénir le nationalisme, justifier religieusement la violence et la lutte armée : les croyants doivent réfuter activement, avant tout par leur vie, ces formes de blasphème qui obscurcissent le Saint Nom de Dieu. […] C’est la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international, démentie malheureusement par de plus en plus fréquentes violations d’accords difficilement obtenus, dans un contexte qui nécessiterait non pas la délégitimation, mais bien plutôt le renforcement des institutions supranationales. […] La force dissuasive de la puissance, et en particulier la dissuasion nucléaire, incarnent l’irrationalité d’une relation entre les peuples fondée non pas sur le droit, la justice et la confiance, mais sur la peur et la domination de la force. […] La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le pouvoir doux d’éclairer et d’élargir l’intelligence, elle résiste à la violence et la vainc. La paix a le souffle de l’éternité : alors qu’on crie ‘assez’ au mal, on murmure ‘pour toujours’ à la paix. […] Même dans les lieux où il ne reste que des ruines et où le désespoir semble inévitable, nous trouvons aujourd’hui même ceux qui n’ont pas oublié la paix. […] Entamer en soi-même ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses » (Léon XIV, 59ème journée mondiale de la paix, 1er janvier 2026).
« …to bless nationalism, and to justify violence and armed struggle in the name of religion. Believers must actively refute, above all by the witness of their lives, these forms of blasphemy that profane the holy name of God. […] This is the disarming path of diplomacy, mediation and international law, which is sadly too often undermined by the growing violations of hard-won treaties, at a time when what is needed is the strengthening of supranational institutions, not their delegitimization. […] The idea of the deterrent power of military might, especially nuclear deterrence, is based on the irrationality of relations between nations, built not on law, justice and trust, but on fear and domination by force. […] Peace exists; it wants to dwell within us. It has the gentle power to enlighten and expand our understanding; it resists and overcomes violence. Peace is a breath of the eternal: while to evil we cry out “Enough,” to peace we whisper “Forever”. […] Even in places where only rubble remains, and despair seems inevitable, we still find people who have not forgotten peace. […] To begin within ourselves that disarmament of heart, mind and life. God will surely respond to this by fulfilling his promises » (Léon XIV, LIX WORLD DAY OF PEACE, 1st January 2026).
« Il faudrait une pandémie d’amour, une épidémie de douceur. Que l’humanité tousse des « Je t’aime » qui fassent éternuer le cœur. Vivent les fièvres de joie, des infections de vie et des crises cordiales. Bienvenue à un monde malade d’affections passionnées » (Paul Lawton).
Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !
Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.
Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.