Connect before correct

Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux
que de choisir un camp contre un autre,
que de brandir des drapeaux partisans ?
Ne sont-elles pas au top
quand elles intègrent les parts
de vérité des uns et des autres
et servent notre bien commun ?

Et nos consciences ne sont-elles pas au top
quand elles saisissent en profondeur
ce qui relie les êtres humains
dans leur commune fragilité
plutôt que dans leurs apparentes
puissantes forces d’oppositions ?

ombre et hombré

Par temps de canicule, porter des vêtements en fibres naturelles (coton, lin ou bambou) permet de respirer mieux que les synthétiques + se rafraîchir avec une serviette humidifiée et refroidie avec un bloc sortant du congélateur…

« Alors ils ont éteint, d’un geste de prophètes,
Le
soleil de justice et les lampes des fêtes.
Et
l’on vit s’avancer, dans l’ombre, à petits pas,
La
peur aux doigts crochus et le mensonge gras »
(Victor
Hugo, poème Les Ténèbres dans Les Châtiments, 1853).

sieste requinKant

« Deux choses remplissent le cœur d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s’y attache et s’y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi » (Emmanuel KANT, Critique de la raison pratique).

« Le bonheur est un idéal non de la raison mais de l’imagination » (Emmanuel KANT, Fondements de la métaphysique des mœurs).

« Parfois, de loin en loin, quand la nuit est vraiment belle, j’entends un rire lointain […] et me voilà requinqué (Camus, Chute).

« On reconnaît le rouquin aux cheveux du père
et le requin aux dents de la mère »
(Pierre Desproges, Dictionnaire superflu).

prier pour mon ennemi

« Prier pour ceux qui vous persécutent n’est pas une faiblesse morale, c’est une exigence radicale de l’Évangile. Le Christ ne propose pas une simple attitude de tolérance, mais une transformation du cœur capable de traverser l’injustice sans se laisser corrompre par elle.

La prière pour l’ennemi arrache l’âme à la logique de la vengeance. Elle empêche la blessure de devenir haine, et la haine de devenir identité. Celui qui prie pour celui qui le persécute refuse d’être intérieurement gouverné par le mal qu’il subit.

Dans la tradition catholique, cette prière n’absout pas le péché de l’autre ni ne nie la justice, mais elle place la situation devant Dieu, unique juge des cœurs. Elle libère celui qui prie d’un poids spirituel lourd : celui de porter lui-même la rétribution.

Peu à peu, elle purifie le regard. Elle permet de voir l’autre non seulement comme un adversaire, mais comme une personne capable de conversion. Et elle protège le cœur du durcissement intérieur, qui est souvent le premier fruit de la rancune prolongée. Ainsi, prier pour ceux qui persécutent, c’est choisir la liberté intérieure, la stabilité du cœur et la fidélité à l’amour du Christ, même au milieu de l’injustice » (Pape Léon XIV).

tant de mélodies mets l’eau dis

« Quel est le but de l’éducation ?

Le but de l’éducation, dans les civilisations traditionnelles, était de faire de nous des sages.

Dans les civilisations chrétiennes, faire de nous des sages habités par l’amour inconditionnel, c’est-à-dire des Saints.

À partir des « Lumières » (de la raison), sinon des hommes raisonnables, des honnêtes hommes, le but de l’éducation était de faire de nous des savants et des scientifiques.

Le but de l’éducation dans la société contemporaine semble vouloir faire de nous des hommes puissants, des scientifiques, augmentés par l’énorme mémoire de l’intelligence artificielle, des cyborgs.

À toutes les époques, il y eut des êtres humains capables de dire : « je ne suis ni un sage, ni un saint, ni un savant, ni un cyborg… Je ne sais pas qui je suis. Je suis qui Je suis ».

Hors des conditionnements de leurs époques, ce qui est impossible, ils témoignent pourtant d’une liberté, d’une insouciance souveraine, d’un grand rire amoureux dont les secousses invisibles et silencieuses continuent à ébranler les mondes… » (Jean-Yves Leloup, avec un regard profond sur l’actualité, en ce mois de juin 2026) !

Chimère

Poursuivre une chimère : courir après un rêve illusoire,
croire dans un projet séduisant mais irréalisable.

« Nos chimères sont ce qui nous ressemble
le mieux » (Victor Hugo, Les Misérables).

« Rien de grand ne se fait sans chimères »
(Ernest Renan).

« Le désespoir est une chimère,
c’est ce qui le rend si semblable à l’espoir »
(Sandor Petöfi).

« Si l’on ôtait les chimères aux hommes,
quel plaisir leur resterait-il ? »
(Bernard Le Bouyer de Fontenelle).