Sans nous la péter, nous filons à 107.000 kms/heure. Kepler est le premier à avoir capté l’indice-pensable : indispensable est cette vitesse pour rester sur notre orbite solaire. Moins vite, nous serions attirés par le Soleil jusqu’à avoir toujours plus chaud et finalement nous écraser en lui ; plus vite, nous quitterions notre orbite en nous en éloignant et en frissonnant toujours plus.

Même chose pour les autres planètes. Ainsi, Vénus qui est à seulement 108 millions de kilomètres du Soleil (plus proche de lui que la Terre) joue l’équilibriste cosmique à 125.000 kms/heure (225 jours par an), pour garder son orbite… Cette danse orbitale est la même pour tous les satellites terrestres. Plus ils sont proches de nous, plus ils vont vite pour rester en orbite. Par exemple, les satellites GPS qui sont en orbite moyenne (+/- 20.000 kms d’altitude) tournent à environ 14.000 kms/h.
L’objectif d’un lancement spatial n’est pas d’envoyer la fusée tout droit vers le haut, il est d’accomplir un « virage gravitationnel » : la traînée lumineuse dessine un arc parfait et non une ligne droite vers le haut. La vitesse doit être ni trop lente (retomber sur Terre) ni trop rapide (quitter la Terre) ; elle est calculée pour que le satellite devienne prisonnier du bon champ gravitationnel !
