« Dans les vieilles vignes, on voit le parcours très sinueux de pieds qui se sont tordus dans tous les sens et qui ont fini par trouver leur voie vers la lumière. On peut être tordu et quand même trouver petit à petit le chemin du ciel, de la lumière, de la joie de Dieu !
Le vigneron attache sa vigne pour la faire monter et lui donner la capacité de recevoir le plus de lumière possible. Jésus s’est présenté comme une vigne dont son père est le vigneron et nous les sarments. Pour que nous portions du bon fruit et beaucoup de fruit, notre Père du Ciel émonde tout ce qui dépasse pour nous faire aller à l’essentiel » (un moine témoignant de sa vie monastique dans le documentaire La Règle bénédictine & l’art de gouverner).
« Et c’est parfois dans un regard, dans un sourire que sont cachés les mots qu’on n’a jamais su dire » (Yves Duteil).
« Dans le silence, il y a une oreille qui s’ouvre toute seule et puis qui ressent, c’est comme la musique. Il y a une telle paix, un tel bien-être physique de tous nos membres, de notre cœur, de notre tête. C’est délicieux » (Michael Lonsdale).
« Le couple est notre laboratoire de croissance le plus intense, le plus complet, le plus complexe, potentiellement le plus dangereux comme le plus fertile. Il y a des moments aveugles. On a besoin d’outils, on a besoin de guides. Je trouve extraordinaire que notre pulsion de vie, notre instinct, notre intuition, notre désir nous poussent à essayer cette paire de vie, à la chercher, à la faire durer, à travailler pour la construire. Après, il nous reste à devenir compétents » (Florentine d’Aulnois-Wang).
Ramenée à son essentiel, la vie de couple est somme toute très simple : 1) Avant le mariage, éprouver l’unité, secouer le cocotier, en vérifiant bien qu’il n’y a pas erreur de casting. 2) Une fois mariés, nourrir l’accord des cœurs (l’accorité est un des plus beaux mots que j’apprécie dans le vocabulaire du créole mauricien), prendre soin de nos cœur-à-cœur et âme-à-âme, accueillir nos parts dans tous leurs manques et étroitesses, jusqu’à ce qu’elles se laissent combler par l’Amour et qu’elles s’ordonnent à la vie et à l’avis de nos âmes…
« C’est dans la relation que nous naissons. C’est dans la relation que nous sommes blessés. Et c’est dans la relation que nous pouvons être guéris » (Harville Hendrix, fondateur d’Imago).
Ne laisse pas tes ombres me réduire à mes ombres, laisse la compassion nous ouvrir à moins sombre. Appelle-moi par mon vrai nom qui est tien É-tienne, marié à Christ-in pour que l’Amour advienne dans nos vases d’argile, dans notre foyer fragile. Laisse l’Amour ouvrir les portes peu agiles de nos cœurs endurcis, obscurcis par Pénombre. Que Christ, troisième Larron, balaie ce qui encombre.
Ce WE, un pont cyclable a été placé pour enjamber le large ring, à hauteur de Zaventem, et ainsi finir l’ ‘autoroute à pied et à vélo’ qui relie Leuven à Bruxelles, sur 25 kilomètres. Fin mars, elle sera ouverte aux cyclistes, qui pourront alors avancer quasiment toujours en site propre, sans être ralentis par les carrefours et les feux rouges. C’est le bonheur des navetteurs… Vive leur santé au grand air, dans ce bien meilleur R.E.R. !
« Les arbres sont des sanctuaires. Quiconque sait comment leur parler, et sait comment les écouter, peut apprendre la vérité » (Hermann Hesse).
« Fermer le livre, se lever, marcher le long du temps, regarder la fleur, prêter l’oreille au mystère, courir jusqu’au fin fond de l’Être, se faire anéantir par le parfum de la terre et atteindre le lieu où se rencontrent l’arbre et Dieu. S’asseoir au seuil de l’expansion, au lieu de l’extase et de la révélation » (Sohrab Sepehri).
« L’arbre, c’est à la fois le mystère de la verticalisation, de la prodigieuse croissance vers le ciel, de la perpétuelle régénération ; c’est non seulement l’expansion de la vie, mais encore la constante victoire sur la mort ; c’est l’expression parfaite du mystère de la vie qui est la réalité sacrale du cosmos » (Gérard de Champeaux).
Dans Chanson pour L’Auvergnat, Georges Brassens décrit, avec gratitude, le concret de sa vie partagée avec le couple qui lui a offert refuge pendant la guerre :
Elle est à toi, cette chanson, Toi, l’Auvergnat qui, sans façon, M’as donné quatre bouts de bois Quand, dans ma vie, il faisait froid, Toi qui m’as donné du feu quand Les croquantes et les croquants, Tous les gens bien intentionnés, M’avaient fermé la porte au nez… Ce n’était rien qu’un feu de bois, Mais il m’avait chauffé le corps, Et dans mon âme il brûle encor’ A la manièr’ d’un feu de joi’.
Toi, l’Auvergnat quand tu mourras, Quand le croqu’-mort t’emportera, Qu’il te conduise, à travers ciel, Au Père éternel.
Elle est à toi, cette chanson, Toi, l’hôtesse qui, sans façon, M’as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim, Toi qui m’ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants, Tous les gens bien intentionnés, S’amusaient à me voir jeûner… Ce n’était rien qu’un peu de pain, Mais il m’avait chauffé le corps, Et dans mon âme il brûle encor’ A la manièr’ d’un grand festin.
Toi l’hôtesse quand tu mourras, Quand le croqu’-mort t’emportera, Qu’il te conduise à travers ciel, Au Père éternel.
Elle est à toi cette chanson, Toi, l’Étranger qui, sans façon, D’un air malheureux m’as souri Lorsque les gendarmes m’ont pris, Toi qui n’as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants, Tous les gens bien intentionnés, Riaient de me voir emmené… Ce n’était rien qu’un peu de miel, Mais il m’avait chauffé le corps, Et dans mon âme il brûle encore A la manièr’ d’un grand soleil.
Toi l’Étranger quand tu mourras, Quand le croqu’-mort t’emportera, Qu’il te conduise, à travers ciel, Au Père éternel.
Prendre un temps de retraite, se retirer en silence (au moins une heure par jour, un jour par semaine, une semaine par an), contempler Son rayonnement, Sa gloire (kabôd dans la bible : sa densité, son pesant d’or, sa manifeste présence) autour de moi et en moi, comment elle pénètre et éclaire tout : mes ombres et mes lumières… Descendre peu à peu dans cet ample espace où monte ma musique sacrée et s’activent mes pas de danse autour de mon axe de lumière… Respirer la joie d’‘être simplement’.
« Le Seigneur lui-même marchait à leur tête : le jour dans une colonne de nuée pour leur ouvrir la route, la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer ; ainsi pouvaient-ils marcher jour et nuit » (Exode 13,21).
« La nuée couvrit la tente de la Rencontre, et la gloire du Seigneur remplit la Demeure. À chaque étape, lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure, les fils d’Israël levaient le camp. Si la nuée ne s’élevait pas, ils campaient jusqu’au jour où elle s’élevait. Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure, et la nuit, un feu brillait dans la nuée aux yeux de tout Israël. Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes » (Exode 40,34‑38).
« Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer » (psaume 22).