Commandements en forme négative = piquets de la clôture de la Vie

« Dans la Bible, la Loi joue un rôle de clôture : ses prescriptions négatives en sont les piquets délimitant un espace à l’intérieur duquel la vie est garantie. Le décalogue présente des paroles surtout négatives. Leur tournure négative ouvre en fait un extraordinaire espace intérieur à la liberté des hommes. Ne te trompe pas de Dieu, ne tue pas, ne vole pas ton voisin, ne lui vole pas sa femme… Car en faisant cela, tu dérapes, tu sors du cadre de la vie, tu choisis la violence et la mort. Inter-dire, c’est dire-entre, c’est ouvrir un espace de vie.

Les lois et les règles bornent le champ social. Elles en fixent les limites. Entre celles-ci, s’ouvre un espace de non-violence, de communion possible, de gestion positive des conflits. Dès son enfance, tout homme peut grandir harmonieusement et trouver sa place dans une famille et dans une société d’autant mieux qu’un tel espace est soigneusement cultivé » (Chomé Étienne, Tends l’autre joue, ne rends pas coup pour coup. Mt 5, 38-42, non-violence active et Tradition, Éd. Lumen Vitae & Sortir de la violence, 2008, p. 135).

Inter-dire, c’est dire-entre, c’est ouvrir un espace de vie !

Île Maurice

Île Maurice, née par en bas d’un point chaud,
tu conduis l’humanité vers là haut…
M E R C I, Mauriciens arc-en-ciel, beau rainbow !

Je trouve que l’âme de ce peuple
est le fruit le plus succulent
de cette île Maurice…

Cher Maurice, Cardinal de cette île,
bon anniversaire de tes 82 ans…
Avec gratitude !

Quai laid Poc&Pic ?

« Où est la très savante Héloïse
Pour qui fut châtré Pierre Abélard
Puis se fit moine à Saint-Denis ?
Pour son amour, il souffrit cette blessure.
De même, où est la reine
Qui ordonna que Buridan
Fût enfermé dans un sac et jeté à la Seine ?
Mais où sont les neiges d’antan ? »
(petit extrait de François Villon,
La Ballade des dames du temps jadis).

Mon pèlerinage

«  Give me my scallop-shell of quiet,
my staff of faith to walk upon,
my scrip of joy, immortal diet,
my bottle of salvation,
my gown of glory, hope’s true gage.
And thus I’ll take my pilgrimage »
(Walter Raleigh, Britannique
ayant vécu de 1552 à 1618,
sur les chemins de Compostelle).

Donne moi ma coquille de paix,
mon bâton de foi pour marcher sur le chemin,
ma besace d’allégresse, nourriture éternelle,
ma gourde de salut,
ma robe de gloire, véritable témoin de l’espoir.
Et ainsi je commencerai mon pèlerinage.

L’amour divinise

« Tout l’univers obéit à l’Amour.
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres dieux à ce dieu font la cour.
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes cœurs, c’est le suprême bien.
Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien.

Sans cet amour, tant d’objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins et fontaines,
N’ont point d’appas qui ne soient languissants.
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.
Des jeunes cœurs, c’est le suprême bien.
Aimez, aimez ; tout le reste n’est rien »
(Jean de La Fontaine, Les Amours de Psyché et de Cupidon, 1669).

Aiguilleur du ciel

Comme un avion sans aile
J’ai chanté toute la nuit
J’ai chanté pour celle
Qui m’a pas cru toute la nuit
Et même, même si j’peux pas m’envoler
Oui, j’irai jusqu’au bout
Oh oui, je veux jouer
Même sans les atouts
Tu fais semblant
De r’garder ailleurs
Tu dis même que j’te fais peur
Pourtant tu sais j’tiens plus d’bout
Aussi crevé qu’un danseur
Oh , il fait lourd
Et grande, grande nuit blanche
Et grande grande nuit d’orage
Le tonnerre gronde
Mais y’a pas d’éclair
Écoute, écoutez la voix du vent
Qui glisse, glisse sous la porte
Écoute on va changer de lit, changer d’amour
Changer de vie, changer de jour
Ho ho
Et même, même si tu fais plus rien
Tu vois moi j’aboierai encore
Mais tu t’endors sous mon piano
Quand je joue faux
Oh libellule
Et toi, t’as les ailes fragiles
Moi, moi j’ai la carlingue froissée
Mais j’ai chanté tout’ la nuit
(Charles Élie Couture chantant ‘Comme un avion sans aile’, 1981 :
https://www.youtube.com/watch?v=068G1r0hP28).