Un mouvement populaire pour la paix

« Nous avons besoin d’un mouvement populaire pour la paix » a déclaré Jane Kinninmont, la responsable de l’association de soutien pour l’UNO (UNA UK), lors d’un congrès conjoint sur le thème de la paix qui a eu lieu à Milton Keynes, près de Londres.

Church and Peace a coorganisé le congrès du 24 au 26 avril 2026 avec le Mouvement de la Réconciliation (FOR UK), le Mouvement Anglican pour la Paix (AFP), CHIPS (le Service international chrétien pour la paix) et Pax Christi UK sur le thème « Guérir des conflits » – les processus de la guérison après les guerres et les conflits.

Sur cette conférence européenne de Church and Peace 2026, lisez ici le riche communiqué de presse que propose Anja Vollendorf, notre présidente : https://www.church-and-peace.org/fr/2026/04/un-mouvement-populaire-pour-la-paix/.

Désamalgamage

Une part en moi qui a mal,
qui vit une colère / tristesse / peur…
n’est pas le tout de moi.
Je ne suis pas réduit à elle.
Elle n’est pas 100 % de moi,
elle n’est pas moi, au sens
de qui je suis essentiellement.
Elle fait partie de ma famille intérieure.

Ainsi, je peux entrer en contact avec elle
depuis ce que je suis essentiellement,
à partir de mon cœur profond,
avec l’amour dont je suis capable :
lui offrir une véritable présence, écoute empathique,
disponibilité, hospitalité, accueil sincère et profond…

Elle va alors faire l’expérience positive de se sentir accueillie avec tendresse et douceur. Reconnue et comprise, cette part de moi va se décoller de moi, se désidentifier, se désamalgamer d’avec moi.
Nous allons ensemble sortir d’une confusion :
je SUIS moi et elle est elle, en moi.
Bienvenue à elle !

Peace

Pour l’essentiel, la paix coule de source,
comme un fleuve se reçoit des ruisseaux
sortis de la source. La paix est parmi nous
un cadeau à déballer ensemble.
Je vous salue de la conférence européenne
« Guérir des conflits », qui a lieu ce WE à Milton Kenes (UK) :
https://www.church-and-peace.org/fr/2026/01/guerir-des-conflits-conference-europeenne-2026/.

N’ayez pas peur

François décédé le 21 avril 2025 :
un an qu’il a fait le grand passage…

La Bible répète 365 fois
« N’ayez pas peur », « ne crains pas » :
365 invitations, une pour chaque jour de l’année ! 

Première parole de Jean-Paul II, le 22 octobre 1978…

« Je n’ai peur de l’administration Trump
ni de dire le message de l’Évangile »
(Léon XIV, 13 avril 2026).

Humble humus si bienfaisant

À propos des bienfaits au jardin de travailler la terre à mains nues plutôt qu’avec des gants, des études menées à l’Université de Bristol puis à l’Université du Colorado ont mis en évidence la bienfaisante bactérie ‘Mycobacterium vaccae’ à même de déclencher une cascade de réponses biochimiques internes qui détendent notre système nerveux et boostent notre bien-être, dans le calme ancré et la joie aérée. Cette bactérie entre aussi par nos voies pulmonaires…

Il est aussi suffisamment démontré aujourd’hui que le système immunitaire des enfants qui jouent dans de la terre humifère (riche en humus) est bien meilleur que celui des enfants jouant en milieu aseptisé. Ces derniers développent nettement plus d’asthme et autres allergies ; ces maux résultent de nos soi-disant progrès qui prétendent avoir parfaitement contrôlé les dangers de nos environnements naturels.

Dès lors, au diable l’asphalte « propre » et les aires de jeux tout en plastique, y compris les sols artificiels caoutchoutés (cas-out-shootés).

Vivent les environnements remplis de mousse, feuilles mortes, biodiversité boisée, boues diversement glaireuses… La propreté n’est pas là où on croit. Elle est là où la vie naturelle croît…

Humanité vient de humus via humilité !?!

Tu es poussière
et tu retourneras terre humifère…
Bon (et bond) de t’y faire
et d’en être l’humble thuriféraire !

La paix reçue de Dieu en soeurs et frères

 «  Soyez l’huile qui se répand sur les blessures humaines. […] Le monde est détruit par quelques dominateurs ET, par ailleurs, il est aussi maintenu sur pied par une myriade de frères et sœurs solidaires ! Ils sont de la descendance d’Abraham, innombrables comme les étoiles du ciel et les grains de sable sur la plage de la mer. Regardons-nous dans les yeux : nous sommes déjà ce peuple immense! Nous devons simplement nous accueillir les uns les autres. Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires. […] La paix n’est pas à inventer : elle est à accueillir, en accueillant le prochain comme notre sœur et notre frère. […] Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde. Servons la paix ensemble, chacun agissant selon sa propre vocation. Allons de l’avant sans nous lasser, avec courage, et surtout ensemble, toujours ensemble, dans cette révolution silencieuse ! » (pape Léon, Rencontre de paix à Bamenda, au Cameroun, 16 avril 2026).

couronnées de grâce

Étant né au Rwanda et ayant grandi dans ce pays aux plus de 10.000 collines et au printemps éternel, je suis toujours émerveillé par l’élégante majesté des grues couronnées. J’adore quand la couronne de ces oiseaux danse avec le vent, joue avec la lumière, jusqu’à scintiller comme un lever de soleil en or…

Les grues couronnées, hautes sur patte, m’enseignent que la grâce n’a pas besoin de bruit, que les plus belles couronnes royales ne sont pas sur un trône car elles dansent avec le ciel dont elles se reçoivent !

Au complot et temps obscurs

« Quelque chose de rance flotte dans l’air, comme ressurgi de temps obscurs qu’on croyait révolus. On le sent bien, la marée progresse, le barrage est tout près de céder, la boue va tout recouvrir. Au prochain tour ou au suivant, la prochaine secousse…

Partout, on l’entend monter le chant aigre de l’identité, le cantique moisi de l’origine, du repli et du rejet ; la vieille rengaine de l’ordre et du travail, de la famille, de la patrie ; le mépris de tout ce qui élève, augmente, démultiplie, nuance, mélange, complexifie… Et Dieu par-dessus tout ça.

Je pense à nos enfants et me souviens du temps pas si lointain où nous ne savions pas vraiment qui était quoi ni d’où venait chacun. Nous nous prenions comme nous étions, comme nos trajets nous avaient faits. Comptait par-dessus tout ce qui nous rassemblait, où nous allions et d’y aller ensemble. Nos parents, nos professeurs nous avaient enseignés de ne nous fier qu’aux Lumières, aux mots gravés aux frontons, de nous méfier des racines qui entravent et des souches qui pourrissent, de n’attendre du ciel qu’un peu de bleu et des réserves de pluie. Ils nous rêvaient ouverts, éclairés, peuplés de multitudes, délivrés, désassignés, réinventés.

Mais voilà, ça se propage : vieux refrains réactionnaires, vieux couplets nationalistes patriarcaux, autoritaires, illibéraux, virilistes ; chansons tristes du déni climatique et du complotisme.

Alors, puisque c’est dit-on une guerre culturelle qu’on nous livre, ne désarmons pas, demeurons éveillés, ne nous laissons pas réduire. Luttons, vers à verre ; répliquons, pied à pieds ; bataillons, mot pour maux ; combattons, livre à l’ivre » (Olivier Adam, Droit dans les yeux, dans La grande librairie, 22 octobre 2025).

Une preuve de plus que la terre n’est pas plate :