Nos chants en conscience élargissent nos champs de conscience…

« La voix intérieure, c’est la voix d’une vie plus pleine, d’une conscience plus large et plus grande. C’est pourquoi, dans la mythologie, la naissance du héros, ou la naissance symbolique, coïncident avec le lever du soleil : car le devenir de la personnalité signifie ACCROISSEMENT DE CONSCIENCE » (Carl Gustav Jung).

« Aimer votre enfant signifie le décharger de ce que vous n’avez pas vécu ou pas choisi ; cela signifie prendre conscience de ce qui vous a empêché de grandir en tant qu’être humain (par peur, par négligence…) et œuvrer à changer cela dans votre vie, afin que votre enfant ne soit pas bloqué là où vous-mêmes l’avez été. Votre enfant a besoin que vous lui montriez que vous existez pleinement pour qu‘il puisse s’autoriser, à son tour, à exister pleinement lui-même. Vous pouvez ainsi devenir une formidable source d’inspiration pour lui, en lui offrant, du milieu de votre vie et, plus tard, dans vos années de senior, l’image la plus positive et la plus créative possible. Vous pouvez l’inviter à croître sans cesse à tous les niveaux de son être, quel que soit son âge. Cela peut devenir le plus bel héritage que vous pouvez lui transmettre en tant que parent » (Dr Christophe Fauré, Maintenant ou jamais).

Nous prendre dans les bras : le plus pertinent pour rebrancher nos cerveaux

« Mieux que l’espéranto, les câlins parlent une langue universelle et valent mieux qu’un long discours » (Kathleen Keating).

« Le toucher est instinctif. Il est le vecteur de nos sentiments lorsque nous montrons que nous aimons, que nous sommes concernés par le bien-être de l’autre » (Céline Rivière).

Comment rebrancher son cerveau ? Isabelle Filliozat (TEDxVaugirardRoad) : https://www.youtube.com/watch?v=CNSylSf02WU

La lumière à l’intérieur

« Le soleil est parti, mais j’ai la lumière » (Kurt Cobain).

« Être heureux n’est pas un destin, mais une conquête pour ceux qui savent voyager dans leur propre être. Être heureux, c’est cesser d’être victime de problèmes et devenir acteur de ma propre histoire. C’est traverser des déserts hors de moi, mais pouvoir trouver une oasis au plus profond de mon âme. C’est remercier Dieu chaque matin pour le miracle de la vie. […] Puissiez-vous être un amoureux de la joie dans vos sources. Puissiez-vous être un ami de sagesse et de paix pendant vos hivers » (Pape François).

L’âme d’enfant, naïveté rafraîchissante, créativité jaillissante, sensibilité bouleversante, curiosité en alerte

« Gardez précieusement votre âme d’enfant, votre naïveté rafraîchissante, votre créativité jaillissante, votre sensibilité bouleversante, votre curiosité en alerte, ces trésors qui font de vous un adulte qui ne devient jamais une « grande personne » » (Jeanne Siaud-Facchin).

« Il y a des existences comme ça qui sont tirées par la locomotive de l’enfance. Toute la vie durant, toutes les intuitions premières étaient dans l’enfance et… dès le début, il y avait cet émerveillement devant cette présence multipliée, sous toutes les formes imaginables, sous tous les visages, dans tous les instants » (Christiane Singer).

« Amen, je vous le dis, si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Mt 18,3).

Un cadre strict : apparente prison, en fait porte d’entrée vers la libération

Le cadre-porteur libère ma liberté par ses limites contenantes :

« Les rives sont la chance du fleuve puisque, l’enserrant, elles l’empêchent de devenir marécage » (Comte de Bourbon-Busset).

« La rivière n’atteindrait jamais la mer si les berges ne la contraignaient » (Rabindranàth Tagore).

« Devant une toile immense dont il ne verrait pas les bords, tout peintre aussi génial fût-il baisserait les bras. C’est la restriction de la toile, sa limitation même qui exaltent ses pinceaux. La liberté vit de la puissance des limites. Elle est ce jeu ardent, cette immense respiration à l’intérieur des limites » (Christiane Singer). 

Sel et levain pour un bon gâteau. 2 poumons s’interconnectant pour une respiration plus ample

« La méditation de pleine conscience et la kyrielle d’exercices spirituels accessibles à tous, en amont des rites religieux, ne résultent-elles pas d’une magnifique fécondation mutuelle de l’Orient et de l’Occident ? Comme diverses alvéoles pulmonaires s’interconnectant pour une respiration plus ample… » (Étienne Chomé).

« Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. Ainsi en est-il de toute personne, née de l’Esprit » (Jn 3,8).

« Le langage, à mesure qu’il est dit, ne fait que périr pour que naisse le sens. Si la phrase s’immobilise dogmatique, le langage est mort. Les formules sont des idoles, les conclusions sont des idoles. Mais si les phrases se précipitent en bavardage, c’est aussi un blasphème car la volubilité n’est pas non plus de la vie » (Jean Grosjean, L’ironie christique).

Une spiritualité orientale peut avoir raison, sans que le patrimoine judéochrétien aie tort !

« N’ayant plus l’ambition d’avoir raison, je soulage mes détracteurs de la peine qu’ils prendraient à me donner tort » (Christiane Singer).

À un ami prêtre qui s’inquiétait que je participe aux confusions spirituelles de ce monde, j’ai répondu : 

« J’ai de la joie à l’idée de contribuer à diminuer les quiproquos interculturels et interreligieux, les incompréhensions dues à des langages différents, aussi dues à une méconnaissance des racines chrétiennes, dont le trésor : l’expérience de l’Amour inconditionnel de notre Créateur et réCréateur… Plus je m’enracine dans la Tradition, moins j’ai peur de vivre dans ce monde, d’être en dialogue avec d’autres expériences vibrantes de la Vie.

Certes, ce choix de dialogue comporte des risques, il n’est pas la voie de la facilité et provoque des critiques par les uns et par les autres. D’un côté, quand des personnes qui surfent sur l’air du temps me trouvent trop chrétien, elles me ferment des portes. D’un autre côté, je suis régulièrement critiqué par des Catholiques, qui m’accusent d’une spiritualité trop diluée dans les pratiques ‘du monde’, et d’un langage trop influencé par des catégories syncrétistes New Age..

Quand je dépose cela au pied de la Croix, j’entends souvent : « Si tu savais le don de Dieu », tellement plus large et plus généreux que nos étroitesses !… Depuis 2000 ans, chaque génération de croyants est mise au défi d’intégrer dans la sagesse héritée les trésors contemporains. Pour l’heure, parmi ceux-ci, figure en bonne position, selon moi, l’écoute de son corps, de son cœur, de ses tripes, afin d’accéder plus en vérité à son Self, qui n’est autre que l’âme,dans la Tradition. Ma profonde gratitude au processus IFS et à l’Intensif ‘Qui suis-je ?’ ! »

En discutant de nos puits de sagesse, ne pas passer à côté de l’essentiel : puiser l’eau vitale Essence-Ciel

« L’écoute est pour moi le sel d’une vie en fluidité, simple et sans effort… Nous avons été conçus avec un trésor en nous – un GPS intérieur – dont peu nous parlent. Et pourtant à  chaque instant nous recevons les clés, la direction à  suivre pour faire de notre vie une œuvre d’art » (Armelle Six). 

« Il ne s’agit pas de faire une propagande indiscrète et d’encombrer les autres avec nos convictions, mais de laisser rayonner une présence » (Maurice Zundel, Un autre regard sur l’homme).

Comme des puits, nous bénéficions tous des mêmes source et soleil

« Ce matin en longeant à bicyclette le Stadionkade, je m’enchantais du vaste horizon que l’on découvre aux lisières de la ville et je respirais l’air qu’on ne m’a pas encore rationné. Partout des pancartes interdisaient aux Juifs les petits chemins menant dans la nature. Mais au-dessus de ce bout de route qui nous reste ouvert, le ciel s’étale tout entier. On ne peut rien nous faire, vraiment rien. On peut nous rendre la vie assez dure, nous dépouiller de certains biens matériels, nous enlever une certaine liberté de mouvement tout extérieure, mais c’est nous-mêmes qui nous dépouillons de nos meilleures forces par une attitude psychologique désastreuse. En nous sentant persécutés, humiliés, opprimés. En éprouvant de la haine. En crânant pour cacher notre peur. On a bien le droit d’être triste et abattu, de temps en temps, par ce qu’on nous fait subir : c’est humain et compréhensible. Et pourtant la vraie spoliation c’est nous-mêmes qui nous l’infligeons. Je trouve la vie belle et je me sens libre. En moi des cieux se déploient aussi vastes que le firmament. Je crois en Dieu et je crois en l’homme » (Etty Hillesum, Une vie bouleversée, 1941-1943 ; p. 132 dans l’édition Points).

Né en 2015 et décédé hier, ce mardi 28/7/20, Joseph Moingt s.j. nous suggère de renoncer à concevoir Dieu « a priori comme l’Être absolu et infini de la philosophie, qui n’a d’ailleurs pas d’être-là en ce monde, ou le Père tout-puissant de la religion, dont les représentations anthropomorphiques et finalistes sont désavouées par la vraie foi autant que par la raison critique. […] Seul le Dieu souffrant peut aider. […] Au temps où nous vivons, placé sous le signe de la mort de Dieu, « la naissance de Dieu » entend affirmer que Dieu n’en continue pas moins à naître en nous » (Joseph Moingt, Dieu qui vient à l’homme. Du deuil au dévoilement de Dieu, 2002, p. 280 et 470).

Le comble pour un nuage = se protéger de la pluie. Le comble pour un mage = se protéger de la vie

« Ne prenez pas la vie trop au sérieux. De toute façon, vous n’en sortirez pas vivant » (Bernard le Bovier de Fontenelle).

« Je sais, un peu partout, tout le monde s’entretue, c’est pas gai. Mais d’autres s’entrevivent, j’irai les retrouver » (Jacques Prévert).

« Le sens de la vie est de trouver son don. Le but de la vie est de le partager » (William Shakespeare).