Sécurité et tendre douceur

« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS  (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).

Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.

On peut s’amuser, à la mode des Anciens :

invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !

L’ictus frappe, l’invictus se relève…

Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !

Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…

Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…

La vie ne te fuit pas ; ne la fuis pas

« La vie est la vie ; défends-la.
La vie est une chance ; saisis-la.
La vie est un défi ; fais-lui face.
La vie est un devoir ; accomplis-le.
La vie est un combat ; accepte-le.
La vie est une tragédie ; prends-la à bras le corps.
La vie est beauté ; admire-la.
La vie est mystère ; perce-le.
La vie est une béatitude ; savoure-la »
(Mère Teresa).

la vie réveillée et en éveil à la pointe de l’aube

Quelle joie de communier aux mots de Thoreau quand il partage son expérience de la première heure de chaque jour : il n’y a pas d’heure plus sacrée que cette heure aurorale. C’est l’heure par excellence où les sens et l’esprit échappent à la torpeur quotidienne ; une vie réveillée à la pointe de l’aube, où le léger bourdonnement d’un moustique en train de faire tout le tour de la cabane est reconnue comme une épopée héroïque pas moindre que celle d’Ulysse dans les yeux d’Homère ; cette vie en éveil qui reconnaît à l’instant présent la majesté de la grandeur cosmique, insufflée par le Vivant aussi minuscule soit-il.

Voici les mots mêmes de Thoreau, lui qui chercha à « expérimenter la vie » dans une cabane en bois (pendant 2 ans, 2 mois et 2 jours) : « Le léger bourdonnement du moustique en train d’accomplir son invisible et inconcevable tour dans ma cabane à la pointe de l’aube, lorsque j’étais assis porte et fenêtre ouvertes, me causait tout autant d’émotion que l’eût pu faire nulle trompette qui jamais chanta la renommée. C’était le requiem d’Homère ; lui-même une Iliade et Odyssée dans l’air, chantant son ire à lui et ses courses errantes. Il y avait là quelque chose de cosmique ; un avis constant jusqu’à plus ample informé, de l’éternelle vigueur et fertilité du monde. Le matin, qui est le plus notable moment du jour, est l’heure du réveil. C’est alors qu’il est en nous le moins de somnolence ; et pendant une heure, au moins, se tient éveillée quelque partie de nous-même, qui tout le reste du jour et de la nuit sommeille.

[…] Les Védas disent : « Toutes intelligences s’éveillent avec le matin. » La poésie et l’art, et les plus nobles comme les plus notables actions des hommes, datent de cette heure-là » (Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, 1854).

Dans ce cabanon, Thoreau avait l’intention d’expérimenter ce qu’offre d’une part une simplicité volontaire et d’autre part un laboratoire effervescent de vie intérieure. Il y donna priorité à cette aube intérieure qui laisse partir les fumées d’une vie superficielle, s’ancre dans le fond solide & rocheux du Réel essenceCiel et plonge dans le feu de son cœur…

Bons choix de vie, bonne sagesse à chacun.e de nous !

comme l’eau qui descend de la montagne sans robinet, inépuisable et surabondante

Ces temps-ci, une fois par semaine, le dimanche, je me réveille spontanément et en forme, à 3h00, une heure plus tôt que d’habitude (4h00), comme irrésistiblement appelé à prier, à me tenir aux côtés de Jésus au Jardin des Oliviers, qui – comme dit l’évangéliste Jean – nous conduit au Père (& Mère, source de toute vie).

Je ne prie pas des lèvres. Je remonte le fleuve, la rivière, le ruisseau, jusqu’à la source. Et là, au coeur de mon coeur, je savoure ce qui jaillit et coule de Source. Quelle joie de laisser ÊTRE simplement…

Je respire avec l’Intention Vivante/vibrante d’être dans leurs Volonté & projet d’Amour. Mon bonheur est de demeurer dans ce flux de Vie donnée gratuitement. Cette vie, c’est comme l’eau qui descend de la montagne sans robinet, inépuisable et surabondante.

Le meilleur début de journée que je connaisse…


Bon dimanche à chacun.e de vous !

naît pélé nez pelé

Au pays des au moins 10.000 collines, de Kigali à Kibeho, j’ai marché 4 jours éprouvants, dans la faim et la soif, sous un soleil de plomb… Quel pélé et qu’est-ce que j’ai pelé, ensuite !

À partir de la nuit à Kibeho, durant cinq nuits, des rêves m’ont fait intérieurement cheminer. Joie, paix, confiance et liberté débordantes à chaque réveil… Quel bain libérateur pour mes parts blessées, accrochées au passé, à la justice, à la vérité. Quels cadeaux inestimables, ces moments d’unité et d’amour en couple, en famille, embruns du Ciel qui changent concrètement ma manière de vivre ici et maintenant : plus simple et plus présent aux présents offerts gratuitement.

Merci, Marie, pour ce que j’ai reçu comme une catéchèse d’Amour offerte sur mesure, tout en délicate douceur.

Voici quelques photos du dernier jour de marche, le 3 février 2026. Notre trio  a démarré à 5h45 du matin dans le brouillard, sans rien avoir mangé… Et nous avons grimpé la plus haute colline du coin pendant près de 6 heures !

Voici le soir de notre arrivée à Kibeho :

Voici le matin au sanctuaire, dès les premières lueurs de l’aube à 5h30 :

Souffle à couper le souffle

Respirer, c’est anodin ; cela se fait si banalement souvent, sans même s’en rendre compte. …Et pourtant c’est si joliment vital.

Ce matin, une amie m’a invité à respirer consciemment et amoureusement. Merci à toi, l’âme-mie, pour ton partage en douceur / douce heure qui me souffle, de coeur à coeur, une proposition qui me fait sortir d’une peur qui ne soufflait mot en moi… Ton partage m’a saisi – à couper le souffle – : « cesse de te couper du Souffle ». Ta suggestion me donne un si doux second souffle !

Quels déploiements intérieurs lorsqu’en âme et conscience, j’accueille chaque inspiration comme le don précieux / préCieux de la vie, lorsque je vis chaque expiration comme un grand merci, lorsque chaque bouffée d’air résonne comme un grand oui d’Alliance qui me remplit le cœur, l’âme et l’Esprit.

dansant d’encens

« Il vaut mieux danser sur l’herbe ou sur la fougère que d’être malheureux dans un palais » (Fénelon, 1718).

« Si j’avais en charge l’éducation des enfants d’un pays, je commencerais par les faire danser et chanter tous les matins » (Yehudi Menuhin, 1996).

« La rumba raconte l’histoire de ces peuples qui ont souffert, mais qui ont, dans leur souffrance, cherché à rester debout. La rumba est une musique d’évolution qui vous traverse les tripes » (Alain Mabanckou, 2025). 

« Fais que le rêve
dévore ta vie
afin que la vie
ne dévore pas ton rêve »
(inspiré de Antoine de Saint-Exupéry
qui aurait dit, lui :
« Fais de ta vie un rêve,
et d’un rêve, une réalité », +/- 1937).