Sécurité et tendre douceur

« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS  (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).

Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.

On peut s’amuser, à la mode des Anciens :

invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !

L’ictus frappe, l’invictus se relève…

Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !

Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…

Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…

La vie ne te fuit pas ; ne la fuis pas

« La vie est la vie ; défends-la.
La vie est une chance ; saisis-la.
La vie est un défi ; fais-lui face.
La vie est un devoir ; accomplis-le.
La vie est un combat ; accepte-le.
La vie est une tragédie ; prends-la à bras le corps.
La vie est beauté ; admire-la.
La vie est mystère ; perce-le.
La vie est une béatitude ; savoure-la »
(Mère Teresa).

Nous ne baissons pas les bras

English & German below!

Ce vendredi 28 août 2026, nous avons tenu l’AG de Church and Peace, réseau européen œcuménique de paix. Voici la riche et précieuse méditation que Maria Biedrawa nous a offerte en guise d’ouverture. Je vous souhaite de prendre un bon temps avec ce partage, ce regard profond, …selon moi un trésor.

Psaume 11

1 Au chef de chœur. Un psaume de David. Oui, j’ai fait mon refuge de l’Éternel. Pourquoi alors me répéter : « Prends ton vol, comme un passereau, afin de fuir dans les montagnes » ?

2 Vois les méchants bander leur arc, poser leur flèche sur la corde pour tirer dans l’obscurité sur ceux dont le cœur est intègre.

3 Lorsque les fondements vacillent, que peut bien faire l’homme droit ?

4 L’Éternel est dans son saint temple, l’Éternel a son trône au ciel, de ses yeux il observe : il sonde les humains.

5 L’Éternel sonde ceux qui sont justes, mais il déteste le méchant et l’homme épris de violence.

6 Il fait pleuvoir sur les méchants du charbon, du feu et du soufre. Il les expose au vent brûlant : voilà la part qu’il leur réserve.

7 Car l’Éternel est un Dieu juste, et il aime les actes accomplis selon la justice. Les hommes droits verront sa face.

Il y a quelque temps, j’ai été interpellée par un verset de ce psaume qui exprimait exactement le cri de mon cœur :

 Lorsque les fondements vacillent, que peut bien faire l’homme droit ?

C’est toujours étonnant, cet ancrage dans la réalité chez ceux qui prient dans la Bible ! C’est tellement concret. Je peux lire cette phrase en poussant un profond soupir, poser la Bible et me dire : « Regarde comme le psalmiste est réaliste ! »

Ces guerres de plus en plus brutales, le mépris des traités internationaux et de l’État de droit, les discours sur la nécessité de se préparer à la guerre, la crise climatique, etc., ce sentiment d’impuissance. Même lui, le psalmiste, admet que tout cela est sans espoir. Et il l’explique si bien : « Quand les fondements vacillent. » Une belle image, trop vraie ! Alors vraiment, ne m’en voulez pas si je ne parviens pas à recoller les morceaux.

Et le psaume continue ainsi : Dieu semble être très confortablement installé
« dans son temple saint et sur son trône céleste ». Je m’en réjouis pour lui. Mais qu’en est-il de nous ?« Ses yeux contemplent le monde » (v. 4). Oui, d’ailleurs, c’est ce que je fais moi aussi, même si je ne comprends pas tout. Mais très honnêtement, au fond de moi, j’aimerais qu’il fasse quelque chose !

Mais attends un peu, ce verset sur les fondements ébranlés, c’est la fin du verset 2. Qu’est-ce qui précède en fait ? Cela m’avait complètement échappé.

C’est en Dieu que je trouve mon refuge. Comment peux-tu me dire : « prends ton vol, passereau, vers ta montagne ! » (v. 1) – Oh, mais cela change tout ! Cela signifie en effet que je suis avec lui, dans son temple saint, près de son trône céleste – ici, je suis en sécurité. Je ne regarde pas le monde à travers le prisme du journal télévisé, mais d’ici, je vois ce que Dieu voit. Je vois les impies qui aiment la violence. Et je vois peut-être les larmes dans les yeux de Dieu. Mais je constate aussi : je suis en sécurité, protégé dans l’amour de Dieu, quoi qu’il arrive. Je n’ai pas besoin de me réfugier dans « mes » montagnes. Dans les versets qui suivent, il n’y a pas de place pour l’apitoiement sur soi-même ou le sentimentalisme, mais pour une conviction : ne t’enfuis pas d’ici ! Peut-être devras-tu, au sens géographique, quitter un lieu pour sauver ta vie, mais ne cherche pas à fuir l’amour de Dieu pour le monde. Ne te résigne pas !

Car Dieu me murmure quelque chose à l’oreille, dans le cœur : « Le Vivant est juste, et il aime la justice » (v. 7).

Alors qu’au début j’avais lu ce verset en soupirant, je l’entends désormais comme un appel, comme une promesse de Dieu : Si tu aimes vraiment la justice, laisse-moi déverser en toi toutes mes réserves de justice et agir à travers toi, avec toi et en toi. J’entends l’apôtre Paul dire (Romains 11, 29) :
« Dieu ne regrette pas d’avoir fait des dons et d’avoir appelé des hommes et des femmes par sa grâce. »

Mon Dieu, me voici, nous voici devant Toi. Toi, le Juste, au milieu de nous, en nous. Toi, le Juste, guéris notre mémoire jusqu’à la bénédiction originelle ; jusqu’au moment où Tu as voulu que nous devenions coopérateurs de Ta création ; jusqu’au moment où Tu nous as humblement demandé de devenir des serviteurs de la paix et de la réconciliation. Guéris notre mémoire jusqu’au jour où le ciel s’est assombri, où la terre a tremblé et où Jésus est mort sur la croix, et où nous avons compris : désormais, unis en Christ, assemblés en un seul corps, en un seul temple (Éph 2,21), nous sommes appelés et équipés (rendus aptes) pour vivre, en tant qu’enfants de Dieu, loin de tout ce qui n’est pas la volonté de Dieu, et pour marcher dans la droiture : « pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec notre Dieu » (Michée 6,8), car le Christ est la pierre angulaire (Éphésiens 2,20). Dieu n’a pas baissé les bras. Alors, faisons ce que nous devons faire, ensemble, et en son nom.

la vie réveillée et en éveil à la pointe de l’aube

Quelle joie de communier aux mots de Thoreau quand il partage son expérience de la première heure de chaque jour : il n’y a pas d’heure plus sacrée que cette heure aurorale. C’est l’heure par excellence où les sens et l’esprit échappent à la torpeur quotidienne ; une vie réveillée à la pointe de l’aube, où le léger bourdonnement d’un moustique en train de faire tout le tour de la cabane est reconnue comme une épopée héroïque pas moindre que celle d’Ulysse dans les yeux d’Homère ; cette vie en éveil qui reconnaît à l’instant présent la majesté de la grandeur cosmique, insufflée par le Vivant aussi minuscule soit-il.

Voici les mots mêmes de Thoreau, lui qui chercha à « expérimenter la vie » dans une cabane en bois (pendant 2 ans, 2 mois et 2 jours) : « Le léger bourdonnement du moustique en train d’accomplir son invisible et inconcevable tour dans ma cabane à la pointe de l’aube, lorsque j’étais assis porte et fenêtre ouvertes, me causait tout autant d’émotion que l’eût pu faire nulle trompette qui jamais chanta la renommée. C’était le requiem d’Homère ; lui-même une Iliade et Odyssée dans l’air, chantant son ire à lui et ses courses errantes. Il y avait là quelque chose de cosmique ; un avis constant jusqu’à plus ample informé, de l’éternelle vigueur et fertilité du monde. Le matin, qui est le plus notable moment du jour, est l’heure du réveil. C’est alors qu’il est en nous le moins de somnolence ; et pendant une heure, au moins, se tient éveillée quelque partie de nous-même, qui tout le reste du jour et de la nuit sommeille.

[…] Les Védas disent : « Toutes intelligences s’éveillent avec le matin. » La poésie et l’art, et les plus nobles comme les plus notables actions des hommes, datent de cette heure-là » (Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, 1854).

Dans ce cabanon, Thoreau avait l’intention d’expérimenter ce qu’offre d’une part une simplicité volontaire et d’autre part un laboratoire effervescent de vie intérieure. Il y donna priorité à cette aube intérieure qui laisse partir les fumées d’une vie superficielle, s’ancre dans le fond solide & rocheux du Réel essenceCiel et plonge dans le feu de son cœur…

Bons choix de vie, bonne sagesse à chacun.e de nous !

apprivoiser mes protecteurs

Il est dit : « sois patient avec tout le monde ». Et François de Sales ajoute : « particulièrement avec toi-même ».

Il est dit : « aime ton ennemi » et j’ai réalisé qu’il s’agissait d’abord d’un apprivoisement intérieur : aimer les plus effrayants en moi, ne pas m’occuper de leurs actes horribles et mettre toute mon attention curieuse à comprendre leur intention positive, leur rôle protecteur.

éclipse

Dans une légende au Japon, on raconte que le soleil et la lune s’aimaient, alors même que trop de décalages entre eux les condamnaient à ne jamais s’unir. Dieu créa alors l’éclipse, dans la joie de montrer qu’à partir de son Amour, il n’existe aucun amour impossible…

Ci-joint, l’archange dans l’éclipse solaire : photo prise par 𝑀𝑎𝑡ℎ𝑖𝑒𝑢 𝑅𝑖𝑣𝑟𝑖𝑛 ce 12/8/2026.

« Clipser » signifie fixer, attacher ou assembler deux éléments à l’aide d’un clip, d’une pression ou d’un système d’enclenchement rapide sans utiliser d’outils complexes ou de vis permanentes.

Charles Trenet, Le soleil et la lune :

Sur le toit de l’hôtel où je vis avec toi
Quand j’attends ta venue mon amie
Quand la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chats tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats, de ces chats qui s’ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici, les voici, les voilà

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil attend
Ici-bas, souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver, il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil attend
Papa dit qu’il a vu ça lui

Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient, un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis, les aveux, des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C’est alors que docteurs, savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en chœur

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil attend
Ici-bas, souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver, il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil attend
Papa dit qu’il a vu ça lui

Philosophes, écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s’enfuit à l’appel de bien des rendez-vous
Il s’efface, il se meurt devant nous
Quand on croit qu’il est loin, il est là tout près de vous
Il voyage, il voyage, il voyage
Puis il part, il revient, il s’en va n’importe où
Cherchez-le, il est un peu partout

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil attend
Ici-bas, souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là, la lune est là
La lune est là, la lune est là mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil attend
Papa dit qu’il a vu ça lui
Papa dit qu’il a vu ça lui

Perséides

Alors, vous avez pu apprécier les Perséides, cet essaim d’étoiles filantes visibles chaque année, entre fin juillet et mi août, avec un pic autour du 12–13 août ? En 2026, ce phénomène céleste se conjuguait avec l’éclipse solaire !

Les Perséides sont une pluie de météores provenant des débris de la comète Swift Tuttle. Ils se désagrègent dans l’atmosphère terrestre à 58 km/s, produisant ainsi ces fugaces traînées lumineuses dans le ciel.

Photo jointe réalisée par Jeremy Bansard dans la nuit du 12/8/26, dans le Calvados.

https://www.facebook.com/reel/1059369193409918

Dean Nixon :

Michael Blanchette :

appel à être prophètes

Dans la blague « Allo Ulysse, c’est Achille ! Ça te dit ce soir un plan à Troie ? », Ulysse représente le stratège rusé, Achille symbolise le guerrier puissant physiquement, un peu comme, il y a 5 ans, Zelensky et son commandant militaire sur le terrain Zaloujny, Macron et son Général Pierre Schill,
Iron Man < > Thor…

Et si, dans ce plan à Troie,
on ajoute un véritable troisième ?
Dans la Bible, Dieu ne laisse jamais seuls, sans Esprit,
ni les stratèges politiques (Jacob et Joseph)
ni les guerriers (Samson et Josué),
qui ont bien besoin d’esprit dans leurs combats
afin qu’ils soient surtout prophètes éclairés
par un sens spirituel & moral qui vient d’une écoute et une humilité qui se reçoit d’un ordre supérieur.

les gens d’air légendaires voyage voyage

« Le voyage, c’est aller de soi à soi en passant par les autres » (proverbe Touareg).

« Quel voyage voudriez-vous faire ?
Celui de l’autre monde, juste un aller et retour.
[…]
Qu’est-ce qu’une lune de miel ?
Un voyage au ciel avec billet de retour »
(Diane de Beausacq, Livre d’or de la comtesse Diane, 1886).

Humour belge, ça fait du bien d’être biesse (mot belge qui veut dire : bête, idiot ou maladroit ; il vient du wallon) :

Quand t’es Nue T’Es LLA plus belle…

Home Sweet Home

« Changer le monde n’est pas ta mission.
Te changer toi-même n’est pas ton devoir.
T’éveiller à ta vraie nature, voilà ta chance
et ta magnifique opportunité »
(Mooji).

« Ne cherchez pas à posséder beaucoup de richesses sur la terre. Là, les insectes et la rouille détruisent tout. Les voleurs entrent dans les maisons et ils volent. Mais cherchez à posséder beaucoup de richesses auprès de Dieu. Là, les insectes et la rouille ne détruisent rien, les voleurs n’entrent pas et ils ne peuvent pas voler. Oui, là où tu mets tes richesses, c’est là aussi que tu mettras ton cœur » (Mt 6,19-21).

Les plus beaux palais sur cette terre ne sont rien d’autre qu’une cahute provisoire (une cahute est une petite habitation rudimentaire et précaire : une cabane, une hutte, une masure, un abri de fortune) !