Je vois tellement à partir de ma réalité que je passe à côté de la tienne.
Je suis sûr de saisir ta réalité alors que je projette la mienne sur la tienne.
Tant de conflits naissent non pas de nos différences mais de nos préjugés. Tant de conflits se dénouent par de véritables temps d’écoute qui permettent la rencontre de nos différences !
« Marre de mon ado qui fait la grasse mat’… »
« S’ils sont pauvres comme ça, c’est qu’ils n’ont pas fait assez d’efforts. »
« Quels irresponsables, ces jeunes ! »
« Pfouffff, ces personnes en surpoids qui manquent tant de volonté… »
Débloquons en nous et ouvrons de nouveaux possibles autour de nous !
Pour Gandhi, désobéir au système injuste ne suffit pas. Il faut aussi vivre le système juste à petite échelle ; expérimenter ce programme constructif ; mettre l’alternative en action ; avancer d’abord localement, concrètement, sans attendre que le changement vienne d’en haut. Montrer comment les structures inégalitaires oppressives peuvent être remplacées par des dynamiques coopératives et solidaires. Dire « non » au système en place ne suffit pas. Il faut aussi incarner le « oui » à construire ensemble pas à pas, à la base de la société, dans l’art des petits pas : « un pas à la fois nous suffit » !
« Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » (Gandhi). Commençons par changer en nous ce que nous voulons changer autour de nous.
Un enfant est une personne à part entière et non un adulte pas encore accompli. Il a une conscience propre et est présent, écoute et agit depuis sa conscience propre !
« Un enfant maltraité n’imagine pas qu’on puisse l’aimer pour ce qu’il est, qu’il est aimable tel qu’il est, respectable tel qu’il est, même avec ses défauts et aussi avec ses qualités » (Julie Arcoulin, Survivre aux parents toxiques).
Des personnes qui m’aiment assez pour oser être vraies avec moi m’interpellent sur certains de mes « posts déplacés« . Mon intention ? Je les veux volontairement décalés, parfois dérangeants et choquants, justement pour déplacer (d’abord en moi, ensuite en quiconque me lit) nos schémas engoncés et bien-pensants, pour stimuler la créativité de nos capacités de pensée latérale… Chercher à faire éclater nos cadres trop étroits, déconstruire quelque chose en espérant une reconstruction plus large !
…Et pardon pour ceux qui sont choqués. Et tant pis pour ceux qui me trouvent pas assez professionnel, qui trouvent que je me discrédite (surtout sur LinkedIn où je relaie trop de mes posts potaches venant de mon site perso) ! J’ai cessé d’essayer de trier ce que je relaie de mes posts, en me censurant moi-même, car je me trompe à chaque fois sur la manière dont ils vont être accueillis. Certains hyper potaches donnent finalement lieu à de beaux échanges en MP ! Alors, je laisse les lecteurs décider du temps qu’ils consacrent à me lire / me survoler / réagir, chacun à partir de sa Weltanschauung (vision du monde)…
« Les pédants sont trop bêtes pour deviner leur bêtise et pour la cacher. Ils se trompent dans l’appréciation des grandeurs relatives et confondent leurs cirons avec des éléphants » (Henri-Frédéric Amiel). NB Le ciron est un acarien (visible à l’œil nu dans la farine, les denrées sèches, sur la croûte de certains fromages).
« Le mérite du calembour ? Faire briller la bêtise ! » (Diane de Beausacq).
« L’amour est une bêtise, mais cette bêtise est divine » (Victor Cherbuliez).
« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).
Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.
On peut s’amuser, à la mode des Anciens :
invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !
L’ictus frappe, l’invictus se relève…
Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !
Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…
Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…
« La réalité, c’est qu’il n’existe aucun couple sans vagues, sans doutes ni sans crises. Quand vous regardez vos amis avec envie, vous ne voyez pas la « vitre invisible » qu’ils doivent eux aussi parfois traverser, ni les moments de solitude et de déconnexion qu’ils tentent courageusement de raccommoder en coulisses. Les couples vibrants ne sont pas ceux qui ne se disputent jamais, mais ceux qui acceptent de frotter leurs incompatibilités et décident de se retrousser les manches pour nettoyer leur Espace Entre. Tomber amoureux se fait tout seul, mais le rester est une décision consciente qui demande des compétences et de l’intentionnalité au quotidien. L’amour ne suffit pas, il se construit pas à pas, avec ses hauts, ses bas et toute notre magnifique imperfection. Soutenons les couples qui essayent plutôt que de les envier. À nos Amours… » (Florentine d’Aulnois-Wang).
En regardant ceci https://www.facebook.com/reel/1267465998677017 sur Blanche-Neige et le Prince qui se sont mariés, hélas sans se connaître, j’ai composé cet alexandrin : se rencontrer, cheminer sans empressement tout un chemin de dialogue, d’ajustements…
« Je ne peux diriger le vent, mais je peux ajuster mes voiles. Être présent, c’est vivre cette liberté capable de s’ajuster à la distance de l’autre » (inspiré de Confucius).
Je ne peux créer à partir de l’Absolu. Mais j’aime absolument participer à la création…
Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux que de choisir un camp contre un autre, que de brandir des drapeaux partisans ? Ne sont-elles pas au top quand elles intègrent les parts de vérité des uns et des autres et servent notre bien commun ?
Et nos consciences ne sont-elles pas au top quand elles saisissent en profondeur ce qui relie les êtres humains dans leur commune fragilité plutôt que dans leurs apparentes puissantes forces d’oppositions ?
Dans une relation saine, nous sommes assez proches pour entendre les cœurs battre et assez loin pour que chacun respire pleinement (inspiré de Khalil Gibran).
« L’amour véritable n’est pas en-deçà de la discorde Il en est au-delà, par l’accueil courageux du conflit, sans tomber dans les pièges de la violence ! » (Cf. Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35 ; disponible en français et en anglais auprès de l’auteur).